_*/ Chapitre 42 _« Toi et moi c'est pour toujours pas vrai ? » _

_*/ Chapitre 42 _« Toi et moi c'est pour toujours pas vrai ? » _
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POV TOM :

Georg : Alors Bill tu es ... tu es enceinte ?
Bill : Oui ... J'attends un bébé ... là !

___Pour approuver ses paroles, pour démontrer à nos invités que tout ceci n'est pas une blague, qui selon moi serait loin d'être hilarante, Bill pose doucement sa main sur son ventre rebondi. Son regard, après être passé par tout les sentiments, de la colère à la tristesse, en passant par la honte et l'humiliation, s'adoucit. Il caresse doucement sa peau tendue, devenu encore plus douce qu'à l'ordinaire, tandis que son regard se porte loin, comme enfermé dans son propre monde. La ou la douleur et la haine n'existe pas. Ce geste que nous faisions pour nous calmer tout les deux est devenu vital aujourd'hui. Bill a passé le reste de la soirée à lire ses propres mots, à revivre ses souvenirs, à regarder une nouvelle fois sa vie se dérouler devant ses yeux. Nous nous sommes mis à nus devant nos parents et amis, et je crois que le récit de notre première fois restera longtemps gravé dans leurs mémoires. Pourquoi a t-il fallu que Bill détaille chaque instant de cette nuit là ... Je me souviens encore que ses joues avaient prit une jolie couleur rosée.
___Mes lèvres se posent doucement dans son cou, ou je laisse un tendre baiser sur sa peau blanche. Installé sur une de mes cuisses, les jambes reposant sur l'accoudoir du fauteuil, il continue de fixer son ventre, de fixer le fruit de notre amour, tandis que ma main se pose elle aussi sur son ventre. Nous nous sourions tendrement, alors que nos invités tentent d'assimiler tout ce flux d'information. Nous leur avons tout dit, enfin presque tout ... Notre gémellité est, et restera à jamais un secret. Le fait de donner la vie n'est certes pas interdit, mais l'inceste oui. La justice et l'amour n'ont jamais fait bon ménage. Alors qu'importe que deux êtres s'aiment d'un amour si fort, qu'il en est presque indestructible. Si ces deux personnes sont de la même famille, cela reste un acte odieux. Qu'importe les sentiments, qu'importe la douceur et la tendresse, dans notre société aujourd'hui, l'amour n'est réservé qu'à un homme et une femme, surtout pas à deux hommes, surtout pas à deux frères ...
___La dure réalité me frappe brutalement, me faisant doucement gémir. J'appuie légèrement en dessous de mes yeux pour ne pas que les larmes ne coulent et respire calmement, tandis que Bill pose sur moi un regard des plus inquiet. Et puis, pour une fois dans sa vie, Georg parle au bon moment, me sauvant d'une certaine honte certaine aux yeux des autres.

Georg : Et est-ce que vous croyez ... que ... que je pourrais être le parrain ?

___Le problème avec lui, c'est qu'on ne sait jamais quand il est sérieux ou non. La pression accumulée depuis tout à l'heure, la colère et la tristesse se bousculant à l'intérieur de moi, je ne contrôle plus rien, et éclate de rire, tandis que Gustav entre dans son jeu.

Gustav : Pourquoi ce serait toi le parrain et pas moi ?
Georg : Parce que je l'ai dis le premier.
Gustav : Mais j'y pensais depuis tout à l'heure.
Georg : Fallait le dire plus tôt ! La place est prise !

___Tandis qu'ils se chamaillent, comme deux enfants se disputeraient pour la même friandise, allant même jusqu'à se donner de petite tape pour faire taire l'autre, Bill les regarde les yeux ronds, avant que les traits de son visage ne se décrispent, riant à pleine gorge, le moment de stupeur passé. Après toutes ces larmes versées, ces mots murmurés, qui pourtant ne demandaient qu'à sortir, ces éclats de voix, ces incompréhensions, cette haine et cette honte, le rire de Bill résonne comme le chant d'un oiseau après un enterrement. Tendre et rassurant, triste mais avec une pointe de douceur comme pour marqué la fin de l'histoire, et le début d'une nouvelle.
___Toute cette pression sortira de cette manière. Nous rigolons comme si on nous avait raconté la blague la plus drôle de l'Univers. Nous voulons rire pour ne plus jamais pleurer. Et lorsque que Gustav et Georg se calment petit à petit, jusqu'à retrouver leurs sérieux, j'en suis presque déçu. Je suis même prêt à les payer, comme on payerait des vulgaires clowns, pour qu'ils continuent à nous faire rire. Tandis que Bill essuie ses yeux rieurs, pouffant encore légèrement de rire, mon regard capte celui de ma mère. Le sien ne reflète pas la joie, ni même l'amour. Il reflète la douleur ... la douleur d'avoir raté quelque chose, de nous avoir mal éduqué. Ses yeux se baissent soudainement, comme pour essayer d'échapper au cauchemar dans lequel elle s'est embarquée.
___Tout le monde a très bien prit cette nouvelle, trouvant que la différence de Bill est une chose merveilleuse ... tout le monde sauf elle. La mère adoptive de Bill est tout son contraire. Ses yeux, rougis à force d'avoir tant pleuré, brillent d'une lueur intense. Un sourire attendri se dessine sur ses lèvres quand ses yeux se posent sur le ventre de son fils. Pour elle qui n'a jamais pu avoir d'enfant, cette différence est un don du ciel. Si Bill avait peur de la réaction de sa mère, aujourd'hui les rôles sont inversés. Maman n'a plus reparlé de la soirée. Elle avait déjà du mal à accepter notre relation, maintenant, elle doit comprendre le fait qu'elle va devenir grand mère. Gustav, Georg et Andréas sont absolument ravis, de vrai papas poules. Je sais que dans quelques mois, après l'arrivée du bébé, ou même avant, nous pourrons compter sur eux aux moindres problèmes.
___Alors que la soirée se prolonge, le soleil étant couché depuis longtemps, seul le sourire de Bill maintenant rassuré, illumine mon c½ur. Il diminue légèrement lorsque nos invités prennent congé, et s'efface complètement en voyant le visage de ma mère. On ne peut pas dire qu'elle montre beaucoup d'enthousiasme. Pour combler ce manque d'amour maternel, je m'accroche un peu trop à Anna, lorsqu'elle me dit au revoir. Elle me sert un instant contre son c½ur, étant sensible à ma douleur, avant de me murmurer :

Anna : Si vous avez un problème, appelez moi. D'accord ? Je viendrais aussi vite que possible.

J'hôche la tête doucement, alors qu'elle m'embrasse tendrement sur le front.

Anna : Et félicitation mon grand, tu vas être papa.


Ellipse


Tom : Aie ! Putain de volets !

___Je peste contre ces satanées planches de bois, avant de porter mon doigt fraichement blessé à ma bouche. Je ferme tout à double tour, la terreur m'ayant gagné une fois nos invités parti. Bill est tout de suite parti dans notre chambre, prétextant une fatigue extrême. Il ne m'a pas accordé le moindre regard, ne m'a même pas donné mon bisou du soir, comme il le fait quotidiennement. Je ne peux pas supporté l'idée qu'il ai honte de lui, de son corps, de nous ... Alors que je vérifie à nouveau, et ce pour la troisième fois en l'espace de quelques secondes que la porte d'entrée est bien vérouillée, la voix timide et faible de Bill me parvient aux oreilles :

Bill : T-Tomi, tu ... tu viens pas te coucher ?
Tom : Si j'arrive ma puce, je ferme les volets !
Bill : D'accord !

___Son timbre de voix vient de changer, un mélange de joie et d'euphorie, de soulagement, comme s'il redoutait ma réponse, craignant que je ne refuse de dormir avec lui. Je m'empresse de le rejoindre après avoir éteint toutes les lumières, Nala sur les talons. Mon entrée dans la chambre, malgré le fait que je n'ai pas fait beaucoup de bruit, le fait sursauter. Il sourit timidement pour cacher sa gène, mais ses yeux s'ancrent dans le sol. Il retire ses vêtements, et se jette presque sur son pyjama, les joues horriblement rouges.

Tom : Tu n'met pas de pyjama d'habitude ,
Bill : Mais ... mais c'est pas que là ... j'ai froid.
Tom : Tu veux que j'aille chercher une autre couverture ?

___Je sais très bien que le froid n'est pas la vraie raison de ce changement d'habitude. Alors, lorsque je vois Bill refuser timidement mon offre, je ne suis pas surpris.

Tom : Tu veux que j'augmente le chauffage ?
Bill : Non ... C'est bon Tom, ça va.

___Il tremble légèrement, alors qu'il ouvre les draps du lit, se glissant dedant aussi vite que possible, remontant la couette jusqu'à son nez. Je me déshabille à mon tour, me glisse à ses côtés, et c'est sans un mot que nous partons aux pays des rêves ... sauf que je ne suis pas sur de trouver le chemin. Alors, quelques heures plus tard, j'entends très bien Bill se retourner encore et encore dans le lit, marmonnant un flot de paroles, que j'aurais préféré ne pas entendre. Son esprit doit certainement lui repasser une scène dont j'aurais préféré qu'il n'en fasse pas parti, au vu de ses sanglots. Il se bataille un instant avec les draps, avant de se réveiller en sursaut, les larmes ravageant son visage, le corps suant et brulant d'une haine, trop longtemps contenue. Complètement perdu, il regarde affolé la pièce, et se calme doucement, en comprenant que la chambre de l'internat de Standford n'est plus qu'un lointain souvenir. Je sens son regard se poser sur moi, et me croyant profondément endormi, il déplace timidement mon bras, s'allonge à mes côtés, et niche son visage humide dans mon cou. Je respire de soulagement, et je pourrais même crier de joie, si je n'avais pas peur de l'effrayer. Il vient vers moi, et c'est déjà un grand pas. Je n'aurais pas supporté qu'il me repousse.

Tom : Ça va mon c½ur ?

___Il sursaute légèrement, alors que je referme mon bras pour laisser ma main glisser le long de son dos.

Bill : Je t'ai réveillé, pardon.
Tom : C'est pas grave j'dormais pas.

___Il se pelote davantage contre moi, avant que mes mains ne sentent l'humidité de son T-shirt.

Tom : T'es tout transpirant, enlève ton haut.

___Il hésite légèrement en se redressant, avant que je ne saisisse les coins de son T-shirt pour lui retirer tout doucement. Il se laisse faire, avant que je ne le fasse rallonger contre moi, le voyant frissonner. Son visage plonge dans mon cou, et son nez se frotte doucement contre ma gorge, tandis que je plonge ma main dans sa masse de cheveux soyeux.

Tom : Ça va mieux là ?
Bill : Oui, maintenant ça va ...

___Mon doigt s'entortille autour d'une de ses mèches de cheveux, tandis que je mes lèvres se posent tendrement sur sa tempe. Et pourtant, même après quelques minutes, Bill parait toujours autant agité, comme s'il se forçait à ne pas dormir. Il ne cesse de grelotter contre moi, et même notre chaleur corporelle n'arrive pas à le réchauffer. Je le recouvre du mieux que je peux avec notre couette épaisse, et lui caresse les cheveux d'un geste apaisant.

Tom : Tu devrais essayer de dormir un peu mon c½ur.
Bill : Mais j'arrive pas à dormir ... Et toi, pourquoi tu n'dors pas ?
Tom : Tu m'as pas donné mon bisou du soir. Tu sais très bien que sans ça, je n'peux pas dormir !

___Je l'entends rigoler tout doucement contre mon cou, avant qu'il ne relève la tête vers moi. L'obscurité est presque totale. Je ne peux pas voir ses joues rosir quand son regard croise le mien. Néanmoins, je parviens à distinguer cette étincelle dans ses prunelles, la même que le jour ou je lui dit que je l'aimais ...

Bill : Tu veux ... m'embrasser ?
Tom : Y'a aucune honte à embrasser son p'tit ami ...

___Nos visages se rapprochent dans une extrême lenteur, alors que je me redresse légèrement, passant au dessus de lui. Nos nez entrent en contact, s'écrasent l'un contre l'autre, ce qui a le don de faire glousser Bill. Je penche légèrement la tête, laissant nos souffles se mêler. J'entends sa respiration s'accélérer d'un coup, alors que ses yeux se ferment tout doucement. Je passe une main derrière sa nuque, et scellent nos lèvres. Nous restons bouche contre bouche un petit moment, juste pour que Bill comprenne que je n'ai pas honte de lui. Ma langue frôle doucement les lèvres de Bill. D'abord sa lèvre supérieure, puis celle inférieure. J'emprisonne ses lèvres entre les miennes, les aspirant légèrement, laissant un bruit de succion résonner dans la pièce. Nos lèvres s'attrapent, se relâchent, s'aspirent et se goutent. Nos ventre nus et maintenant chauds collés l'un à l'autre, les mains de Bill qui caressent mes cheveux, font répandre dans la pièce une odeur d'amour, une odeur de désir. J'ouvre un peu plus la bouche, de manière à ce que nos langues se rencontrent enfin. Elles se caressent lentement, s'effleurant à peine, alors que la douceur et la sensualité prennent place à leur tour dans nos esprits. Le baiser prend de l'ampleur, mais nos langues se câlinent toujours avec la même tendresse. Je glisse mes mains dans ses cheveux, me positionne mieux sur lui, de façon à ne pas écraser son ventre, tandis que je joue sensuellement avec son piercing. Après quelques minutes, nos langues se calment, et finissent pas se quitter. Mes lèvres embrassent furtivement sa mâchoire, avant de s'attaquer à son cou, mordillant légèrement sa peau si légère et sensible. Haletant légèrement, je pose mes mains sur ses hanches maintenant nues, et chuchote dans l'obscurité :

Tom : Putain Bill, comment t'as pu imaginer un seul instant que je n'avais plus envie de t'embrasser ?

___Bill est totalement emmené dans ce tourbillon de plaisir, tandis que je frotte tendrement mon nez contre son visage, le faisant ronronner de plaisir. Alors, tout doucement, comme si je voulais être sur d'avoir son accord, je commence un roulement de hanche, dans une lenteur extrême. L'effet est immédiat. Il empoigne mes fesses avec force, me faisant gémir.

Bill : Tomi, dis moi ... Dis moi que tu as envie ... envie de faire l'amour avec moi.

___Le voir me supplier pratiquement de lui faire l'amour me fend le c½ur. Ses jambes s'enroulent autour de ma taille, alors que ses mains encerclent mon cou, comme s'il m'empêchait de partir. Sauf que je n'ai pas l'intention de bouger.

Tom : Mais tu ne le sens pas que j'ai envie de toi ?

___J'appuie légèrement mon érection naissante contre son ventre pour qu'il comprenne enfin. Il rougit timidement et rigole, étant un peu gêné.

Tom : Bébé, j'ai envie de toi. Même quand tu auras 90 ans, des rides partout et les genoux qui craquent, tu m'donneras toujours envie.

___Il pouffe de rire gentillement, et même si ses joues sont toujours aussi rouges, je sais qu'il boit mes paroles, comme il boirait les explications d'un grand homme. Une main près de son visage, je lui déplace toutes ces mèches de cheveux lui tombant devant les yeux. Nos regards ne se lâchent plus. Ils sont la bouée de sauvetage de Bill, la seule chose qui le tient encore en équilibre. Comme si sa seule chance de s'en sortir était une ficelle, je l'attache avec et le tire vers le haut, pour le sortir une bonne fois pour toute de cette enfer que représente son passé.

Tom : Tu m'plais Bill. Tu m'plais depuis le début, et ça ne cessera jamais. Toi et moi c'est pour toujours, pas vrai ?

___Et puis, comme si ma voix avait sonné avec hésitation, Bill me sert brusquement contre lui, comme un boa enserrerait sa proie.

Bill : Bien sur que oui putain. Pour toujours.

___Et pour la première fois depuis le début de la soirée, sa voix est forte, remplie d'assurance, comme si la perspective de m'avoir perdu lui avait fait retrouver son état normal. Ses mains descendent furtivement, après quelques minutes ou nous avons murmuré des dizaines de " Pour toujours " , jusqu'à arriver à mon boxer. Il joue avec l'élastique un court moment, avant de le faire descendre, le plus discrètement possible.

Tom : Dit le tout de suite si tu veux voir mon corps d'apollon !

___Il rigole légèrement, et me donne une claque sur le torse en guise de réponse. Je retire mon dernier vêtement ainsi que le sien, avant que je ne recolle nos deux corps, maintenant entièrement nu. Je l'embrasse dans le cou, avant de commencer à descendre. Je retrace son aine avec ma langue et sourit en sentant son érection brûlante contre ma joue. Ma main droite glisse le long de sa cuisse, laissant Bill haleter légèrement en sentant mes longs doigts l'entourer pour commencer de longs mouvements. Il se redresse lentement sur ses coudes, juste au moment ou je m'apprête à passer ma langue contre le sommet de sa verge. Je souris malicieusement et frotte mon piercing contre sa peau fragile, le faisant couiner de plaisir et retomber en arrière.
___J'enfonce tendrement Bill dans ma bouche, créant de petites vibrations qui le font trembler. Je colle mes joues à sa verge en aspirant doucement alors que mes doigts glissent doucement vers le périnée de Bill. Je caresse sa peau sensible du bout de l'index et glisse vers le fondement de Bill qui se cambre automatiquement. De la douceur ... ce soir, je veux juste lui donner de la tendresse et de la douceur. Pas de sexe violent. Peut-être quelque chose ... de nouveau ? Prit d'une soudaine idée, je sépare ma bouche de son érection et descend mes lèvres entre ses cuisses. Il grogne un moment, sentant la chaleur le quitter, puis sursaute en sentant ma langue glisser contre son antre.

Bill : Han Tom ... qu'est-ce que tu fais ? C'est Han, c'est sale.
Tom : C'est pas sale, c'est toi.

___J'appuye un peu plus mon visage entre ses cuisses, et enfonce mon bout de langue en lui. Juste quelques secondes, juste pour m'assurer qu'il réagit à ce nouveau plaisir. La réponse arrive immédiatement, lorsqu'il resserre inconsciemment ses jambes autour de ma tête. Bill enfonce les pointes de ses pieds dans le matelas, avant que sa voix ne parte dans les aiguës.

Bill : Oh mon dieu ... oh mon dieu ... oh mon dieu !

___Je le regarde furtivement, le temps pour moi de voir ses joues rosies, mélange de gêne et de plaisir.

Tom : Tu veux que j'arrête ?
Bill : Han putain non !

___Comme pour me retenir de partir, il glisse ses mains dans mes cheveux, avant de refermer davantage ses cuisses autour de moi. Je continue ma nouvelle découverte, ce trop plein de plaisir fait vibrer Bill comme jamais. Une de ses mains quitte mes dreads blondes, avant d'empoigner son sexe. Je lui donne une petite tape, et pose ma main sur la sienne, lui faisant comprendre que je vais prendre soin de lui jusqu'au bout. Les mouvements deviennent de plus en plus rapides, laissant la pièce se remplir des gémissements de Bill. Il s'empale presque sur ma langue, alors que je sens son membre devenir de plus en plus humide. J'inhale profondément, poussant ma langue profondément en lui. Un gout tellement frais et familier m'atteint. Jamais je n'aurais cru prendre autant de plaisir en lui faisant ceci. Je suis presque obligé de me frotter contre le matelas, tellement je sens mon érection devenir douloureuse.
___Je retire alors ma langue, insensible aux divers grognements de Bill. Je lui laisse de tendres baisers sur le torse, avant de revenir à son visage, pressant mon bas ventre contre le sien. Nous nous frottons avidement l'un contre l'autre, laissant l'humidité et la chaleur se répandre, jusqu'à ce que Bill me chuchote à l'oreille.

Bill : J'étais si près.
Tom : Je sais mon c½ur.

___Je caresse ses cheveux avec toute la tendresse du monde, et laisse mes lèvres glisser sur sa tempe, comme pour l'apaiser après ce moment.

Bill : Tomi ... tu ... tu le fais ?

___Ses joues s'empourprent légèrement, devant mon regard attendri. Je cherche le tube de lubrifiant dans la table de nuit, et après quelques minutes de fouilles intense, je trouve enfin l'objet de mes convoitise. J'en applique suffisamment sur mon membre en feu, et rien que le contact de mes mains dessus me ferrait presque venir. Nous nous sourions tendrement, et haletons quand mon érection effleure son entrée. Je cherche sa main à taton, et nous entremellons nos doigts, tandis que je pousse mes hanches contre celles de Bill, pénétrant profondément à l'intérieur de lui. Nos mains se serrent quand j'arrive au plus profond. Je commence à me retirer, plongeant mon regard dans celui de Bill, soufflant fort contre son visage, avant de m'enfoncer encore une fois en lui. Les yeux de Bill s'embuent alors de larmes. Il se blottie davantage contre moi, et niche son visage dans mon cou, reniflant silencieusement. Je prends peur un instant, et arrête tout mouvement. Même lors de notre première fois, il n'avait pas pleuré comme cela, en gémissant de douleur, peloter contre moi comme un chaton meurtri de froid.

Tom : Mon c½ur, tu veux que j'arrête ?
Bill : Non ... Non surtout pas ! Ne t'arrête pas !
Tom : Bill j'veux pas te faire mal ! J'voulais juste te faire plaisir !

___Un sentiment de culpabilité s'empare alors de moi. Mon rythme cardiaque accélère soudainement, et le fait de ne pas savoir ce que je dois faire me fait perdre tout mes moyens. Ma lèvre inférieure tremble légèrement, alors que je tente de sortir de son corps chaud et étroit. Mais Bill m'en empêche. Il emprisonne ma taille à l'aide de ses jambes, et commence des roulements de hanche pour me faire entrer de nouveau en lui.

Bill : Enlève les Tom ... Enlève moi ces souvenirs. Fait disparaitre ses mains, qui m'ont fait du mal.

___Mes yeux me piquent un moment, avant que je ne m'abaisse légèrement, pour l'embrasser chastement au coin des lèvres. Je laisse mes grandes mains chaudes parcourir son corps, le caressant avec une extrême tendresse, faisant disparaitre comme il me l'a demandé, la souffrance que Julien lui a causé. Je laisse ma bouche déposer une multitude de baiser mouillé dans le creux de son cou, avant d'y frotter mon nez. Bill me donne un très léger coup de bassin, me faisant comprendre que je peux continuer. Nous faisons l'amour comme pour la première fois, avec tendresse et douceur.

Tom : Mon ange, je t'aime tellement ! Pardonne moi ... de ne pas avoir été là, pour te protéger comme j'aurais du le faire !

___Mes mouvements sont de plus en plus amples, tandis que mes hanches se cognent lascivement aux fesses de Bill, le faisant doucement gémir. Alors, comme pour me faire pardonner de mon absence durant son année scolaire à Standford, je veux lui donner un maximum d'amour et de plaisir. Mon visage niché dans son cou, je ne cesse de murmurer des dizaines de " Pardonne moi ", alors que les larmes coulent maintenant sur mes joues. Et après quelques minutes de ce plaisir interdit, Bill atteints le ciel, lieu qu'il n'avait jamais visité avec Julien. Il se crispe silencieusement, avant que sa semence ne se répande entre nos deux corps brulants d'une passion intense. Totalement perdu, croulant sous un flot de nouveaux sentiments, je cesse à mon tour mes mouvements, alors que je ne me suis pas libéré. Avant que je n'ai eu le temps de prononcer le moindre mot, je sens Bill se redresser, alors qu'il échange nos positions. A genoux, au dessus de moi, ses cheveux me tombant sur le visage, me chatouillant le nez, il me sourit timidement, avant de me chevaucher, comme il adore le faire. Je le sens resserrer ses muscles autour de ma verge, me faisant couiner de plaisir.

Tom : B-Bill ... Encore. R-refait ... le !

___Un sourire se dessine sur ses lèvres, alors qu'il contracte ses muscles à chaque entrée. Il frotte doucement son nez contre le mien, et je l'entends ronronner de plaisir. Je pose mes mains sur ses hanches, et caresse ses flancs tendrement, alors que son nez se frotte toujours contre mon visage, avec tendresse. Je finis par jouir puissamment en lui, me retirant presque. Je le serre instantanément contre moi, alors qu'il retombe sur mon torse, et pose mes lèvres contre son front, moite de sueur. Nous restons un moment silencieux, laissant résonner dans la pièce nos respirations saccadées. Bill sort de mon corps doucement, toujours avec cette rougeur aux joues, avant de rouler à mes côtés, remontant la couette jusqu'à son cou. Il me tire timidement jusqu'à lui, avant que je ne l'enlace, posant mes lèvres sur sa tempe, dans une attitude protectrice.

Bill : Ne t'excuses pas Tom, d'accord ? Si y'a bien quelqu'un qui n'doit pas s'excuser, c'est bien toi !

___Je n'ai pas le temps de dire à quel point je m'en veux, que même s'il ne le veut pas je me sens coupable, qu'il continue. Ses mains se posent doucement sur mes épaules, avant qu'il ne les caresse tendrement.

Bill : Maintenant que le passé est révélé, je ne veux plus en parler ... Laissons le partir. Loin, très loin d'ici. D'accord Tomi ?

___J'hoche la tête doucement, avant que je ne capture ses lèvres, comme pour sceller cette autre promesse. Je les aient toujours tenu, alors celle là également.


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Comparé aux autres chapitres, les commentaires ne se bouscullent pas sur celui là ! J'pensais qu'avec un lemon, plus de personnes se manifesteraient ... J'me plaint pas attention ! J'suis pas du genre à exiger un certain nombre de commentaire avant de poster la suite ! ( Et heureusement pour vous ! lool Vous imaginez ? " 500 commentaires avant la suite ! " _ XDD )
Bref, sinon, en c'moment ça n'va pas fort ! Beau père à la maison = Depression !
Que celles qui ont aussi un beau père avec lequel elles se s'entendent pas, se manifeste ! J'me sentirais moins seul ! _ lool _ Double bref, la suite est en cours d'écriture ! Mtn que c'est les vacances, profitez en pour vous reposer ! = )
Prenez soin de vous, et à très vite !

EDIT 29/1O : Suite demain les gens ! = )
Je sais que j'ai un peu de retard, mais j'ai affreusement galeré pour écrire ! J'ai pas mal de problèmes en c'moment ! Bref, j'sais pas si elle va vous plaire ! Moi perso ... :S C'est bof !
Rendez vous demain ! A très vite !

# Posted on Thursday, 16 October 2008 at 12:03 PM

Edited on Tuesday, 16 December 2008 at 5:43 AM

_*/ Chapitre 43 _« Ne m'laisse pas, parce que je coûte trop cher ! » _

_*/ Chapitre 43 _« Ne m'laisse pas, parce que je coûte trop cher ! » _
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POV TOM :

Tom : Bill ?
Bill : J'arrive ... j'suis ... juste ... derrière ... toi ...

___Je souris légèrement, en me disant que " derrière toi " dans le langage Billien signifie à trois kilomètres, et monte les dernières marches de l'escalier de notre appartement. C'est décidé, sitôt rentré, je me lance dans une pétition pour construire un ascenseur ! Comment va t-on faire lors de l'accouchement de Bill ? Je ne me vois pas le porter, descendre les cinq étages, et en courant s'il vous plait. Alors, plutôt que de dormir dehors à partir d'aujourd'hui, pour ne pas avoir à descendre ses satanés escaliers, il nous faut un ascenseur !
___Alors que je prends conscience que même avec la signature du président des États Unis sur la pétition, en un laps de temps de trois mois, l'ascenseur ne sera jamais prêt, je pose enfin le pied sur le palier. Je dépose les sacs contenant les affaires de notre futur enfant, et redescends quelques marches, pour voler au secours de Bill. En nage, le front suant, il monte avec difficulté, malgré le fait qu'il ne soit pas beaucoup chargé. Son manteau dans une main, un sac contenant du papier peint dans l'autre, son gros ventre est bien plus lourd que tout nos sacs réunis. Maintenant enceinte de six mois, il a du mal à se déplacer, sans éprouver une fatigue extrême, bien que je le soupçonne d'en faire un peu trop. Une femme enceinte de six mois peut encore se lever le matin, et se préparer elle même son petit déjeuner non ?

Tom : Donnes ton sac mon c½ur, j'le prends.

___Je m'attendais à une énième remarque, sur le fait qu'il est peut-être enceinte mais pas impotent, comme il me l'a fait si souvent ces dernières semaines. Paradoxalement à la fainéantise qui le frappe quelques fois, pour les tâches lourdes et difficiles, il n'accepte aucune aide, et surtout pas la mienne. Alors, aujourd'hui, quand il me donne son sac et même son manteau, je reste surpris. Au vu de sa grimace de douleur, je retient le commentaire que je voulais faire, et passe une main derrière son dos, pour l'aider à finir l'ascension de ces escaliers.


POV BILL :

Bill : La vache, j'en peux plus !
Tom : Je t'avais dis de rester ici pour te reposer.
Bill : Mais moi aussi j'voulais choisir les affaires pour ce petit monstre là, qui me pompe toute mon énergie !

___Je pose mon doigt sur mon ventre d'un geste accusateur, laissant Tom rigoler doucement derrière moi, avant qu'il ne prenne place à mes côtés sur le canapé, ou je me suis littéralement affalé, sitôt rentré. Jamais je n'aurais pensé qu'être enceinte serait si fatiguant. Je crois que je préférais encore les nausées matinales. Au moins je ne ressemblais pas encore à une montgolfière ! Tom relève tendrement le haut de mon pull, et pose ses deux mains chaudes sur mon gros ventre. Après le froid du mois du mois de décembre que nous venons d'affronter, sa chaleur corporelle me fait doucement gémir. Il sourit en se rapprochant, et niche son visage dans mon cou, laissant son nez se frotter contre ma gorge. Nous nous enveloppons dans une bulle protectrice, une atmosphère de chaleur et de bien être se repent dans notre sang. Il me sert un instant contre lui, laissant une de ses mains caresser la peau nue de mon ventre, sentant notre enfant bouger à chacune de ses caresses. Cela fait depuis plusieurs jours qu'il se tourne encore et encore, me donnant des coups de pieds, plus ou moins fort, me tordant quelques fois de douleur. Mais nous savons au moins qu'il est en bonne santé, même si je préférerais qu'il nous le signale moins violemment.
___J'entends Tom parler tout doucement à notre enfant, avec tendresse et douceur. Voir ses yeux briller et s'illuminer quand il sent le bébé bouger sous ses mains, est quelque chose d'indescriptible. Je perd totalement pied, et laisse ce trop plein d'émotion m'envahir. Je suis pratiquement en train de m'endormir, en entendant Tom ronronner de plaisir, que le téléphone sonne, me faisant violemment sursauter. Je décroche, et après un quart de seconde, je donne le combiné à Tom. C'est fou ce que les gens peuvent être aimable.

Bill : Tiens Tomi, c'est la banque !

___Emporté dans un monde ou moi seul possède la clé, je ne vois pas le visage de Tom se fermer alors qu'il saisit le téléphone. Il se lève et quitte la pièce, faisant surgir le silence, rendant ce moment encore plus intime entre mon enfant et moi. Je suis en train de me dire que nous n'avons pas encore réfléchi aux prénoms que Tom revient au salon.

Tom : J'vais poser les affaires du bébé dans la chambre !

___J'acquiesce lentement, et entreprends de me lever, ayant subitement soif. Cinq minutes plus tard, je suis enfin debout. Mon dos me fait horriblement mal, et alors que je songe un instant à me mettre au lit pour ne pas en sortir avant trois mois, une question un peu tardive me vient à l'esprit.

Bill : Tomi ? Elle voulait quoi la banque ?

___Même de loi, lorsque sa voix parvient à mes oreilles, je perçois son trouble.

Tom : C'était pour me dire que ... que mes chèques sont arrivés !
Bill : On pourra aller les chercher demain si tu veux. Il faut que j'aille à la banque faire changer ma carte, elle ne ...

___Ma phrase reste en suspend, une main levée, tenant un verre d'eau, mon regard s'ancre dans les papiers entassés sur la table de la cuisine. Non, je crois que nous n'irons pas chercher les chèques demain. Là, entre les factures, la carte postale de Gustav parti aux Maldives, se trouvent ... les carnets de chèques. Un étrange parfum se repend autour de nous. Un petit parfum de mensonge. Cette non confiance me sert un instant le c½ur, alors que je me remémores les instants des jours passés. Oui, Tom est allé chercher ses carnets de chèques hier, en sortant du travail. Je pose mon verre brutalement sur l'évier, dans un excès de colère, et part en direction de notre chambre, bien décidé à lui faire cracher toutes ses dents si il ne me dit toujours pas la vérité. J'ouvre la porte un peu plus violemment que prévu, et regrette aussitôt mon geste. Tom est assis sur notre lit, la peluche en forme d'éléphant dans les mains, il tortille nerveusement ses grandes oreilles toutes douces. Il sursaute légèrement, et me sourit, avant que son regard ne s'ancre dans la moquette. Mais son sourire est tout ce qu'il y a de plus trompeur. Je ne sais pas ou est passé cette colère que j'avais contre lui à cause de son mensonge, mais en tout cas, elle ne réside plus dans mon c½ur.

Bill : Est-ce que tu m'évites ?

___Ses yeux se lèvent sur moi, et si j'avais encore le pouvoir de courir et de sauter, je crois que je me serais jeté sur lui, et j'aurais enlevé toute cette tristesse dans son regard.

Tom : Non, bien sur que non. Pourquoi tu dis ça ?

___J'hausse les épaules, et commence à ranger quelques uns de mes vêtements trainant dans la pièce, en me demandant comment aborder le sujet. Surement par le moyen le plus court ...

Bill : Tom tu ... tu me le dirais si on avait des problèmes d'argent, n'est-ce pas ?

___Son regard, après être passé par la surprise et la gène, se ferme, alors qu'un soupire sort de ses lèvres. Un long et douloureux soupire, tout droit sorti de son c½ur. Alors que j'attendais une réponse, je le vois se lever, en marmonnant un " On n'a pas de problèmes ! ". Indifférent à ma présence, il déballe toutes les affaires que nous venons d'acheter. Toutes ces choses inutiles ... Comme ces vêtements, nous n'en avons pas besoin pour l'instant. Et ce mini train électrique ... C'est surement à cause de cela que ma colère revient.

Bill : Putain Tom ! Tes chèques sont sur la table. T'es déjà allé les chercher. Alors la prochaine fois que tu me mens, trouve une meilleure excuse !

___Ma voix, soudainement dure et froide, sonne comme un reproche. Surement est-ce à cause de cela que les yeux de Tom se mettent à briller de larmes. Le temps que je trouve une excuse, il est trop tard. Tom a baissé la tête sur le train électrique, le tournant nerveusement entre ses mains. Je me souviens qu'au magasin, il avait littéralement craqué dessus. Ses yeux avaient pétillé d'une lueur enfantine, en s'imaginant surement jouer avec lui, et notre enfant. Je m'approche doucement de lui, comme pour ne pas l'effrayer, qu'il remette cette carapace qui vient de se briser.

Bill : Tom tu ... tu peux me le dire. J'suis pas bête tu sais.

___Comme si c'était la phrase qu'il attendait, il relève la tête, et sa voix se fait plus forte.

Tom : J'ai jamais dit le contraire !

___Nous nous affrontons un moment du regard, avant que Tom ne baisse les armes. Il s'assoie sur le lit, et tapote la place à côté, ou je m'empresse de le rejoindre. Sa main se pose doucement sur la mienne, comme s'il avait peur que je ne le repousse. Je l'encourage doucement en serrant sa main contre la mienne. Il se rapproche de moi, et passe une main dans ma chevelure noir. Il sait toujours les choses qui me calment. Et ce geste en fait parti. Je ferme les yeux un instant, me laisse enivrer par ce plaisir avant de doucement ronronner, tandis que Tom me murmure :

Tom : J'voulais juste ne pas t'inquiéter Bill, ne pas que tu t'fasse du soucis.
Bill : J'crois que c'est trop tard.

___J'ouvre les yeux, le regarde avec tendresse, tandis que j'embrasse doucement la paume de sa main. Il inspire profondément, comme s'il se préparait à subir sa peine de mort.

Tom : On ... on est à découvert.
Bill : Oh ... et ... et de combien ?
Tom : De beaucoup !

___Mes mains deviennent moites. Des sueurs froides apparaissent sur mon corps, collant mes vêtements à ma peau blanche. Mon torse se soulève de façon rapide, augmentant mon rythme cardiaque. Tom remarque mon angoisse soudaine, et pose sa main sur ma cuisse, ses yeux s'ancrant dans les miens.

Tom : Mais ... c'est pas grave Bill, c'est pas grave ! J'vais arranger ça ! T'inquiète pas !
Bill : Comment veut tu ... que je ne m'inquiètes pas Tom ! Je sais très bien ce que c'est, d'avoir des problèmes d'argent ! Et on arrange pas ça d'un claquement de doigt ! Je, je ... jamais on n'aurait du acheter ces affaires ! On en a pas besoin !

___La colère a changé de camp. Elle se diffuse en nous, et prend place dans le c½ur de Tom, qui explose littéralement. Il se lève, furieux, et sa voix résonne dans la pièce silencieuse.

Tom : Putain Bill essaie de comprendre ! Si on achète pas les affaires maintenant, après ça sera trop tard ! Avec les frais d'hôpital, toutes les affaires du bébé, plus le loyer, on y arrive plus ! Je sais pas ... Putain je n'sais pas comment on va rembourser ces putain de 300¤ de découvert !!

___Les mots de Tom résonnent encore fortement contre les cloisons de notre chambre, avant que la pièce ne se plonge dans un silence des plus pesant. Il soupire fortement, et me tourne le dos, comme si j'étais devenu indifférent à ses yeux. Un sentiment de culpabilité se repend dans mon corps, se mélangeant à mon sang. Alors tout ça, c'est à cause ... de moi ? Je coute trop cher ? Notre enfant est trop couteux pour nous ? Les larmes me montent aux yeux, et ce trop plein d'hormone en moi, y est surement pour quelque chose. Je pleure silencieusement, alors que mes mains se posent sur mon gros ventre, comme si j'avais peur qu'on me le prenne, si les gens savent que nous n'avons plus d'agent. Que fait-on des choses qui coutent trop cher ? On les vend, on les ... jette.
___D'ordinaire, lorsque les émotions me submerge, lorsque mes sanglots se font trop fort, Tom est le premier à venir me consoler ... Mais aujourd'hui c'est différent. La colère l'habite, et c'est au milieu d'un juron qu'il quitte la pièce. Je l'entends mettre son manteau, et claquer la porte tellement violemment que j'en sursaute. Alors c'est ça sa solution miracle ? Prendre la fuite ? Je ne retiens plus mes pleurs, et éclate littéralement en sanglots, les hormones y étant surement pour quelque chose. Je me glisse dans les couvertures, entièrement habillé, et me pelote du mieux que je peux. Mais rien n'y fait. Les mots de Tom résonnent encore dans ma tête, faisant trembler mon c½ur et mon âme. Suis-je trop bête pour comprendre ? Nous n'aurions pas pu en discuter calmement, et essayer de trouver une solution ? Visiblement non ...

___Les secondes ont précédé les minutes, et les heures. Tom n'est toujours pas revenu à la maison. La nuit a commencé à tomber, en même temps que les coups du bébé sont devenus plus fort, comme s'il avait perçu mon trouble, et manifestait sa colère. Je me suis levé du lit, j'ai enfilé un sweet appartenant à Tom, comme si c'était la chose qui le ferrait revenir. Je me suis assis sur le canapé, ne supportant plus le poids de notre enfant, bien trop lourd selon moi. J'ai caressé mon ventre d'un geste apaisant, en inspirant et expirant lentement, pour me calmer.

Bill : C'est pas de ma faute tu sais, j'ai pas eu le temps de lui parler ... Mais je suis sur qu'il va bien, ne t'inquiètes pas. Ton papa est juste aller prendre l'air. Il va revenir vite.

___J'ai essayé de me persuadé en disant ces mots ... Qu'il allait revenir vite, que tout serait comme avant, en oubliant ces problèmes d'argent ... Mais je n'ai pas pu. J'ai attrapé le téléphone, ai composé un numéro que je pourrais faire les yeux fermés, et j'ai attendu qu'il décroche. La messagerie, évidemment.

Bill : Tom ... Tomi. Reviens, c'est pas drôle. Je m'inquiète tu sais. Et ... et pas que moi, le bébé aussi. Il me donne des coups, et c'est vraiment douloureux. Je ... tu sais c'est pas grave pour l'argent, on va bien se débrouiller. Mais ... me laisse pas ... p-parce que je coute trop cher Tomi. Je ... je sais bien qu'on y arrive plus à cause des frais du bébé. C'est pas ma faute tu sais. M-M-Mais on arrivera à surmonter t-tout ça n-n'est-ce pas ? A-Alors reviens, je ... j-je m'inquiète. S-il t-te plait, r-rappelle moi Tomi. Je t'aime tu sais.

___Je raccroche, avant d'éclater en sanglots. Peut-être que Tom est parti ... pour toujours ? Il a entièrement raison, les frais d'hôpital sont horriblement couteux. Avec toutes les échographies que j'ai été obligé de faire, bien plus que ne le ferrait une femme enceinte, plus les affaires, la chambre que nous avons refait ... Serait-il possible que je me sois trompé sur Tom ? Qu'il puisse m'abandonner, au premier problème ? Non, je refuse de le croire. Tom a su rester le même, le garçon tendre et doux, le garçon dont je suis tombé amoureux ...


POV TOM :

Tom : Maman j'y vais. J'voudrais rentrer avant la nuit, Bill doit surement s'inquiéter.

___Ma mère m'embrasse tendrement, et je quitte la maison, en n'oubliant pas de la remercier pour son enveloppe. Même si elle a encore un peu de mal à accepter la grossesse de Bill, des que je lui ai annoncé que nous avions de petits problèmes d'argent, elle n'a pas hésité une seconde. Je me met au chaud dans ma voiture, et tandis que le moteur chauffe, j'allume mon téléphone, que j'avais éteint avant d'arriver chez maman, préférant ne pas être dérangé pendant que je lui parlais.
" Tom ... Tomi ? ... "
___La voix de Bill, tremblante, enrouée de sanglots me glace le sang. Ses derniers mots me font mal, et c'est avec les yeux brillants que je démarre la voiture. Pas le temps de lui répondre, je me met directement en route. Je conduis prudemment, mais mes mains sont crispé au volent. Je me donne des centaines de claques mentales, alors que je me remémores la scène dans ma tête. Je n'ai même pas dit à Bill ou est-ce que j'allais ... Il doit être mort d'inquiétude. Je n'ai pas osé rester à l'appartement après notre mini dispute. Je ne voulais pas qu'il ai honte ... Je lui ai promis de prendre soin de lui, et de le protéger de tout, et ces problèmes d'argent sont en premier plan. Il a déjà trop souffert de ce manque de revenu, ce n'était pas pour recommencer ici. Je gare la voiture en vitesse sur le parking, cours comme un fou, et monte les escaliers quatre à quatre. Oh mon dieu, il nous faut vraiment un ascenseur ! Pourtant, arrivé devant la porte, j'hésite. Je respire profondément, et pousse la porte. Le corps légèrement tremblant, j'enlève mon manteau, avant que des bruits de pas ne se fasse entendre, se rapprochant dangereusement de moi. Bill apparait devant moi, ses yeux rougis, son menton tremblant, mais pourtant c'est sa voix qui me choque le plus, elle est dure, glaciale.

Bill : Mais t'étais ou putain ! Je t'ai attendu. Tu m'as pas donné de nouvelle. Je me suis inquiété toute l'après midi putain Tom ! Je ... je pensais que tu voulais plus me voir, que ... q-que tu voulais plus du bébé. J'ai ... j'ai ... j'ai cru que tu ... tu nous avais a-abandonné.

___Le corps de Bill se crispe, avant qu'il n'explose en sanglot. Il glisse le long du mur, ou je m'empresse de le rattraper. Je le sert avec force contre moi, tandis qu'il se débat légèrement.

Tom : Non mon c½ur, je ne vous ai pas abandonné. J'suis allé voir maman. Elle m'a donné un peu d'argent. Putain mon c½ur pardon pardon.

___Je ne tiens pas compte de ses gémissements, et passe ma main dans ses cheveux noir ébène, sentant légèrement la vanille et le miel. L'odeur qui émane de lui me donne une confiance, qui m'a fait défaut lorsque que nous nous sommes disputé. Bill cesse de se débattre, et s'accroche à moi, comme un noyé se tiendrait à sa bouée de sauvetage. Il niche son visage humide dans mon cou, et gémit plaintivement.

Bill : T-Tu voulais m-me laisser ... p-parce que je coute trop cher ?
Tom : Dis pas ça Bill, dit pas ce genre de chose. C'est pas vrai, tu l'sais. Je savais dans quoi je m'engageais en prenant un appartement, et en acceptant d'avoir un enfant avec toi. Mon p'tit amour, pardonne moi. Pardonne moi d'avoir crié.

___Je le berce tendrement, comme une mère bercerait son enfant, hanté de cauchemars. Je pose doucement mes lèvres sur sa tempe, et l'embrasse amoureusement, tandis que je glisse ma main entre nos deux corps étroitement enlacé, pour la poser sur son ventre, sentant notre enfant se manifester.

Tom : Mon bébé excuse moi de m'être enervé tout à l'heure. Pardon. Je t'aime tu sais, toi et ta maman.

___Nous nous serrons fortement l'un l'autre, comme si nous avions peur que quelqu'un nous sépare. Nous pleurons, comme si c'était la dernière fois que nous nous voyons ... Je ne cesse de m'excuser, pour mon comportement, pour ma lacheté, pour mon égoisme, pour être parti comme un voleur, pour avoir fait du mal, à Bill et à notre enfant. Nous nous calmons au fur et à mesure que les minutes s'écoulent. Toujours à genoux sur le sol de l'entrée, je relève Bill, avant de le porter jusque dans la chambre. Je lui retire ses vêtements, ainsi que les miens, et je recouvre nos deux corps de la couverture. Bill s'empresse de se blottir contre moi, alors que je le sert tendrement contre mon torse. Une main dans ses cheveux, je cherche ses doigts à taton de l'autre. Nos doigts s'entremellent, alors que je chuchotte dans l'obscurité :

Tom : Mon amour, est-ce que ça va ?
Bill : Oui ... P-Promet moi que ... que plus jamais tu ne t'en iras comme ça.
Tom : J'te le promet mon coeur ... c'est promis. Excuses moi, j'aurais du rester avec toi.

___Je vois Bill fermer doucement les yeux, avant de se laisser aller à mes caresses. Il frotte son nez contre ma gorge, et je l'entends doucement ronronner de plaisir.

Bill : Et ... Et alors, t'es allé voir Simone ?
Tom : Oué. Elle m'a prêté un peu d'argent. Et j'vais faire des heures supplémentaires au boulot. On pourra aussi vendre certains trucs, y'a une espère de foire la semaine prochaine.
Bill : Tu sais, je pourrais chercher un travail moi aussi.
Tom : Hors de question !

___Ma voix a sonné plus durement que je ne le voulais. Et je ne tarde pas à le regretter quand je sens le corps de Bill me quitter. Il roule sur le côté, me tournant le dos.

Tom : Bébé, pardonne moi. Mais je ne veux pas que tu travaille. Bill, t'en est à 6 mois de grossesse, ça sera trop dur. J'veux pas qu'il arrive quelque chose au bébé.

___Je m'approche doucement de lui, passe une main timide sur son bras dénudé, et lui embrasse tendrement la clavicule.

Bill : Mais ... Mais pourtant je voudrais t'aider.
Tom : Tu m'aides déjà Bill. Seulement maintenant, c'est à moi de faire en sorte qu'il n'arrive rien au bébé, et qu'il puisse vivre dans une famille normale, avec des moyens. D'accord mon p'tit coeur ?

___Il hoche la tête, me murmure trois petits mots, qui ont toujours le même effet sur moi, avant que je ne me glisse derrière lui, posant ma tête dans le creux de son cou. Nos mains se joignent, et se posent sur son ventre, et les mouvements de notre enfant seront notre berceuse, celle qui nous enmène tout droit au pays des rêves, là ou les problèmes n'existent pas.


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Je sais, je suis très en retard ! J'ai déménager, donc on a du résilier la connexion un mois à l'avance ! ( Remerciez ma mère --' ). Puis l'ordi du beau père bloque à mort ! (* Double joie ! * )
J'ai du me remettre dans le bain, relire les derniers chapitres ... En plus ce chapitre là était pratiquement fini ! Mdrr
Pardon de vous avoir fait attendre ! <33

C'était effectivement la suite que je vous avez déjà mis ! Comme elle ne me plaisait pas du tout, je l'ai changé !
Sinon vote pour moi ! ICI

# Posted on Thursday, 23 October 2008 at 8:06 AM

Edited on Tuesday, 16 December 2008 at 5:43 AM

_*/ Chapitre 44 _« Maintenant tout va bien ! » _

_*/ Chapitre 44 _« Maintenant tout va bien ! » _
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POV TOM :

Tom : Bébé ? Ou est-ce que t'as rangé les madelaines ! Je les trouve pas !

___En équilibre sur une chaise, le nez fourré dans les placards, je recherche déséspérement depuis quinze bonnes minutes déjà, ce fichu pacquet de madelaine. Il n'a pas pu disparaitre comme ça, et la faim me tiraille le ventre depuis ce matin. Trop fainénant pour faire un vrai repas, je préfère grignotter devant la télé. La nouvelle saison de Prison Break ne va pas tarder à commencer ! Il me faut absolument ce fouttu pacquet ! La porte de la cuisine qui s'ouvre doucement, faisant résonner dans la pièce ce grincement si désagréable pour mes tympans, manque de me faire tomber de mon perchoir. Bill apparait, les joues légérement rouge, ses mains se tortillant derrière son dos courbé, ne supportant plus le poids de son ventre. Maintenant enceinte de huit mois, se déplacer est devenu une véritable corvée pour moi. Il baisse la tête, et me dit d'une voix si timide et enfantine :

Bill : C'est moi qui ai mangé les madelaines Tomi.
Tom : Mais j'en ai acheté deux pacquets hier !
Bill : J'avais vraiment faim ce matin ...

___Je le regarde quelques secondes, et son air de tristesse sur son visage me fait rire doucement. Il relève timidement ses yeux sur moi, et sa moue digne d'un enfant de cinq ans, qui aurait mangé toutes les friandises me fait craquer. Je rigole, descent de ma chaise, et m'approche de lui. Je l'embrasse avec douceur sur la tempe, pose ma main sur son ventre énorme, avant de parler.

Tom : C'est pas grave mon coeur. Mais j'ai hâte que ce p'tit bout sorte de là ! Pour qu'il arrête de manger tout ce qu'il y a dans les placards !

___Bill pouffe de rire un instant, avant que son nez ne se frotte contre ma gorge. Je le sers du mieux que je peux contre moi, mais la présence de notre enfant dans son ventre installe une certaine distance entre nous. Nous ne savons toujours pas le sexe du petit, préferant la surprise à la deception de l'un d'entre nous. Bill aimerait avoir une fille, et moi un garçon. L'idéal serait d'avoir les deux ... Je me rapelle avec douceur de la tête de Bill quand je lui en ai parlé, il y a de ça quelques semaines.
- " Tu ... Tu aimerais avoir un autre enfant avec moi ? " m'a t-il demandé.
___Je ne sais pas si Bill a bien comprit que mon plus grand rêve était de fonder une famille avec lui ... En tout cas, il est bien parti pour se réaliser. Qu'importe le sexe de notre enfant !

Bill : Viens, on va louper le début de l'épisode !

___Sans madelaine, nous nous installons sur le canapé, Bill prenant la majorité de la place. Habillé d'un caleçon et d'un de mes T-Shirt, il a définitivement laché l'idée de s'habiller comme il le faisait avant, avec toutes ces breloques et bijoux. De toute façon, il ne rentre plus dans un seul de ses pantalons. Le ventre rond, les joues encore rosies de cette gène de toujours mangé, ses yeux pétillants, il me fixe un moment, avant de poser ses mains sur son ventre, une expression de douleur passant sur son visage.

Tom : Ca va pas ?
Bill : C'est rien, juste le bébé qui fait son cirque la dedans !

___Un sourire aux lèvres, je me rapproche de lui, pose une main par dessus la sienne, et c'est toujours avec émotion que je sens notre enfant bouger sous mes doigts. Nous nous installons dans notre bulle de chaleur, cet endroit chaleureux et reconfortant que personne ne pourrait briser. Alors que les minutes s'écoulent, je suis totallement embarqué par la série. Me demandant comment Mickael Scotfield va s'en sortir, prisonnier d'une pièce sans issu, je ne remarque pas que Bill a décroché de l'histoire. Le suspens étant à son maximum, je le lache un instant du regard, et revient sur Terre lorsque son cri de douleur est plus fort que ceux de Wentworth Miller.

Tom : Mon coeur, qu'est-ce qui se passe ?

___La fuite de Mickael dans les couloirs de l'entreprise n'est plus ce qui m'importe en ce moment. Je ne cherche même pas à comprendre comment il a réussi à sortir de la pièce. Bill est plié en deux sur le canapé, ses mains aggripant fermement son ventre.

Bill : Putain ... Je ... J'ai mal Tom. Ca fait plus mal que d'habitude ...

___La panique monte rapidement en moi, alors que je sens mon ventre se nouer. Je pose une main sur son ventre, le massant tendrement, alors que l'autre lui caresse doucement les cheveux, comme pour l'apaiser.

Tom : Ca va mieux bébé ?

___Alors que je prie silencieusement pour qu'il me dise oui, même si je n'aurais rien entendu, tellement les battements de mon coeur résonne dans ma tête, alors que j'espère que notre enfant se calme et retourne dormir bien tranquillement, un cri résonne dans la pièce, me faisant sursauter. Les traits du visage de Bill se contracte, et c'est à partir de ce moment que je panique. Je me lève, et même si je ne suis pas plus avancé debout que assis, je fais les cents pas, pratiquement en courant, en criant des " Ha mon dieu, Ha mon dieu ! " ... Jusqu'à ce que Bill ne m'arrête.

Bill : Tom, ferme là ! C'est moi qui devrait crier là !

___La pertinance de sa phrase m'arrête immédiatement. Quelques mèches de ses cheveux sont déjà collé à son front, moite de sueur. Il respire calmement, Inspirant par le nez, et expirant l'air par la bouche, comme on le lui a appris pendant les cours de maternité, donné à l'hôpital.

Tom : Mon amour, mon amour ... Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que t'as ?

___Rien à faire, je n'ai jamais su gérer mon calme, quand la santé de Bill et de notre enfant sont en jeu. Mes paumes deviennent moites, et c'est en mordant l'intérieur de mes joues que je regarde Bill s'allonger, grimaçant de douleur.

Bill : Tom ... Tom putain ! Il ... Non non, c'est pas possible ... Il, il arrive !
Tom : Qui ? Mais qui arrive ?

___Alors que je suis sur le point d'aller voir à la porte, pour accueillir le soit disant invité de Bill, celui ci craque. Des larmes coulent sur ses joues, alors qu'il se tord sur le canapé, cherchant visiblement la meilleure position posible.

Bill : Le bébé ! Putain il arrive Tom !

___Je ne sais pas comment j'ai réussi à garder le contrôle après cela. Peut-être l'entendre dire que notre enfant arrivé m'a fait redescendre sur Terre. J'ai tout de suite appeller une ambulance, mais après avoir passé plusieurs minutes à tenté d'expliquer à la secretaire que c'était bien un homme qui était sur le point d'accoucher, j'ai décidé d'emmener Bill moi même à l'hôpital, vu que cette cruche ne comprenait strictement rien. Alors que je note dans un coin de ma tête de dire au médecin de virer sa secrétaire, je soulève Bill du canapé, et entreprends le parcours du combattant. Nous aurions vraiment eu besoin de cette ascenseur ... J'ai failli tomber plusieurs fois, manquant de faire du mal à Bill et surtout à notre enfant. Bill a finit de descendre les dernières marches à pied, comprenant qu'il irait bien plus vite par ses propres moyens, pendant que je remontais en quatrième vitesse chercher ses affaires, bien rangé dans un sac, que nous avions préparé quelques jours auparavent. Bill s'est installé dans la voiture, sur les sièges arrières. Alors que j'aurais pu avoir une idée perverse, en me rappellant tout les adolescents qui avaient perdu leurs virginités sur le siège arrière de leur voiture, le cri de douleur de Bill me force à accélerer. Je me met au volant, et c'est avec une vitesse monstre que nous parcourons le chemin de l'hôpital, sans que je ne sois calmé pour autant.

Tom : Mon amour, est-ce que ça va ?
Bill : J'sais pas si tu l'as remarqué ... mais j'suis en train d'accoucher !!

___L'ironie de Bill se déculpe, au fur et à mesure que sa douleur grandit. Allongé sur les sièges, il gémit silencieusement, alors que j'entends des sanglots plaintifs.

Tom : Mon p'tit coeur, on est presque arrivé ! J'te jure on est presque arrivé ! J'fais aussi vite que je peux !

___Je croyais que ce n'était que dans les films que l'on voyait un bouchon se créer, un ralentissement, un accident qui vous met au point mort, alors que la personne que vous aimez est en train d'accoucher. J'ai toujours su garder mon self contrôle, et ce, durant tout ces moments passé avec Bill. Même la fois ou il m'a avoué son passé, même la fois ou nous avons appris notre fraternité ... Mais aujourd'hui tout ressort. Toute cette culpabilité, cette peur, cette angoisse de mal faire, et de tout gacher s'échappent de mon corps, sans que je n'arrive à les retenir. Au début de la grossesse j'avais imaginé le pire, Bill qui aurait crié vraiment beaucoup, stressé et complètement tremblant. Mais paradoxalement, aujourd'hui, c'est le contraire. C'est moi qui frôle la crise de nerf et Bill semble ne pas avoir peur, ou du moins se contenir.

Tom : Putain ! Mais putain tire toi d'mon chemin toi !

___La fenêtre ouverte, braillant des injures tel un marin, je conduis comme une personne sous l'emprise de l'alcool, essayant vainement de sortir de cet embouteillage.

Bill : Tomi, ferme la fenètre s'il te plait. J'ai froid.
Tom : Pardon, pardon mon coeur. J'suis désolé, j'ai pas pensé à ça ! Pardon, pardon, pardon ...

___Les doigts tappant nerveusement sur le volant de la voiture, je me mord un instant la lèvre, alors que j'entends Bill rire doucement derrière moi.

Bill : Mon ange, essaye de te calmer un peu ! Allume la radio, et chante la chanson qui passe.

___Je crois que même s'il m'aurait demandé de sauter d'une falaise, j'aurais exécuter sans rien dire. Alors me voici en train de fredonner doucement une chanson de Green day, même si ce n'est pas du tout mon genre musical. Bill a toujours su me calmer, m'occuper l'esprit alors que quelque chose me tracassait. Les minutes se sont succédé, et alors que je pensais vraiment faire carrière dans le monde de la musique, nous sommes finalement arriver à l'hôpital. Bill et moi avons tout de suite été séparé, lui partant dans un de ces nombreux couloirs blancs, alors que je m'asseyais par terre, sous les yeux de tous. Cette position me rappelait étrangement ce qu'il s'était passé il y a quelques mois, quand nous avons revu Julien ...
___Le médecin qui suit Bill depuis le début de sa grossesse n'a pas voulu que je l'accompagne. Savez vous ce qui est le plus horrible à l'hôpital ? Ce n'est pas tant de voir les personnes en fin de vie, ni voir leurs yeux briller, à la recherche d'une dernière chose à regarder, d'une dernière chose à laquelle se raccrocher ... Le plus dur est l'attente ... Dix minutes que je suis ici, et j'ai l'impression que cela fait des heures. Des heures que je regarde les médecins sortir et entrer dans la salle ou est Bill, à entendre ces cris, à sentir se poser sur moi leurs regards. Des heures à regarder le médecin s'approcher de moi, comme au ralenti, la blouse d'une couleur si blanche, couverte de sang ... Celui de Bill.


POV BILL :

Bill : Tom ? Toooom ?
- Votre ami ne peut pas vous rejoindre pour le moment. Détendez vous Bill, nous allons faire sortir votre enfant.
Bill : Qu-Quoi ? No-on, c'est pas possible, c'est trop tôt, c'est trop tôt !

___Tout est flou autour de moi, je ne distingue que les murs blancs, et ces visages au dessus de moi. J'essaye de repousser ces personnes qui en veulent à mon enfant, mais rien n'y fait, les forces m'abandonnent petit à petit. Je sens une larme chaude couler jusqu'à mon oreille, alors que des bruits d'une conversation résonnent dans la salle. Je ferme les yeux, et dès le moment ou le travail commença, je me suis forcé à ne penser à rien. J'avais réussi à être fort, pour ne pas tomber dans le même état de stress que Tom, mais pourtant là, au milieu de tout ces médecins ... j'ai peur. Et l'absence de Tom ne m'aide vraiment pas à me détendre. Il a toujours été là pour m'aider, me calmer dans les moments de doute, me regarder avec tendresse dans les moments de joie. Une phrase digne des romans à l'eau de rose me vient à l'esprit, " Sans toi je ne suis rien ! ". Aujourd'hui, cette phrase résume parfaitement bien mon état.
___Je fais le vide pour ne pas entendre le bruit de ma peau qu'on découpe, sentir l'odeur de la stérilité de la pièce. Une odeur de sang et de sueur me parvient aux narines, alors qu'un voile apparait devant mes yeux, sur lequel se dessine les ombres des gestes des médecins.
___Je me sens dans le même état qu'une personne très malade, cotonneux, vidé de ses force, et ayant très chaud. Mon corps brule de l'intérieur, et cela se ressent à l'extérieur. Je me sens humide, en nage, comme si on m'avait laissé en plein desert.
___Je tourne la tête de tous les côtés et ne trouve Tom nulle part. Je m'entends gémir et pleurer. Je voulais être fort, comme j'avais réussi à le faire depuis quelque temps. Comme quand j'avais accepté le fait d'être homosexuel, quand j'ai réussi à passer outre l'histoire de Standford, oubliant Julien et toutes les choses horribles qu'il m'avait fait subir, quand j'ai accepté l'idée d'attendre un enfant ...
___Je sens qu'on me tapote les joues et mon front avec un linge humide, ou quelques gouttes d'eau s'insinuent dans mes cheveux. Je rouvre les yeux en me sentant ramené vers l'avant, en position assise. La première chose que je remarqua, fut l'absence de mon gros ventre. Je paniqua un instant, ne retenant plus mes sanglots. Je tourne la tête rapidemment, assez pour m'en faire mal aux cervicales, gémissant comme un enfant qui aurait perdu son doudou.

Tom : Mon amour.

___Et puis, comme si c'était le mot de passe pour que je voie à travers mes larmes, la silhouette de Tom se dessine à côté de moi, notre enfant dans les bras, les joues pleines de larmes. Il avance doucement, et me présente ce qu'il tient tendrement dans ces bras. Tout rose, légérement potelé, les yeux fermés, avec juste un peu de cheveux blonds sur le dessus de sa tête, notre enfant est magnifique. Un petit bracelet blanc pend autour de son poignet avec son prénom marqué dessus « Noa ». Je sanglotte encore plus, quand je vois que Tom a tenu compte de mes choix. J'aurais voulu appeller notre fille Anais et notre fils Noa. C'est un prénom que je trouve magnifique, encore plus lorsque notre enfant le porte.

Tom : Tu veux prendre ton fils mon coeur ?

___Je porte ma main à ma bouche, ouvrant mes grands yeux humides. J'acquiesse d'un signe de tête, tandis que Tom dépose notre enfant dans mes bras. Noa gigotte doucement, ses yeux marrons me fixent un court instant avant de se fermer, pour trouver la bonne position pour s'endormir. Je met quelques secondes avant d'accepter que cet enfant est bien sorti de mon ventre, et dort dans mes bras. Je sens déjà que j'en suis raide dingue. Je frôle sa petite main du bout des doigts, alors que je sens Tom s'assoir à mes côtés.

Bill : Il ... Il est tout petit Tom.
Tom : C'est normal mon coeur. Il vient juste de sortir de là.

___Il porte une main à mon ventre, là ou figure désormais ma cicatrice, avant de continuer, posant son front contre le mien.

Tom : Il va grandir, ne t'inquiète pas.

___Alors que je m'extasiais devant la beauté de notre fils, les reniflements de Tom me font sursauter. Les yeux rougis, remplis de larmes, il caresse tendrement la peau de notre enfant, avant de resserer son étreinte. Un bras autour de ma taille, il m'embrasse tendrement la tempe.

Bill : Tomi ? Qu'est-ce qui s'passe ?
Tom : J'ai eu tellement peur ... J'ai attendu tout seul. Et ... et t-tu criais tellement.
Bill : J'ai ... J'ai crié ?
Tom : Tout le monde t'as entendu ! Même les vieux du dernier étage !

___Sa pseudo vanne nous détends légérement, avant que nous ne rigolions comme deux fous, évacuant toute cette pression. Tom me sers tout d'un coup contre lui, enfouissant son visage dans mon cou, prenant bien soin de ne pas écraser Noa.

Bill : Je suis désolé. Mais tout va bien maintenant.
Tom : Oui. Tout va bien ... Je t'aime tellement Bill putain ! J'te jure que Noa aura une belle vie, on va bien s'en occuper.

___Cet élan d'affection soudaine rempli mes yeux de larmes, avant que je ne lui dises moi aussi ces trois petits mots. Nous passons de longues minutes, tout les trois étroitement serrés, pleurant, et remerciant le Ciel de nous avoir donné ce cadeau. Nous rentrons dans cette bulle chaleureuse, dans ce cocon familial, qui désormais, abrite une nouvelle personne.


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Désolé, j'm'y connais pas trop en accouchement ... J'ai jamais été enceinte pardonnez moi ! Mdrr
J'espère que cette suite vous plait ! Moi je l'adore ! <3
( Hé pour une fois qu'un chapitre me plait ! =P )

Edit 15/12 : Ha ué ? Noa avec un H ? Ben moi les Noa que je connaissent ( Càd 1 ! Mdrr ) s'écrivent sans H ! =P
Bref, sinon j'aurais besoin un petit peu de vous ... J'aimerais que vous me disiez les moments important de mon hisoire ! Si par exemple, vous deviez résumer ma fiction, quel élement choisiriez-vous ? Les temps forts ! Les choses importantes ! & à côté, les choses secondaires, les choses mal faites, les choses à changer ... Bref j'a besoin de critiques ! :-)

Non rassurez vous, ça n'sent pas la fin d'ma fic ! A vrai dire, j'peux pas m'imaginer qu'il y ai une fin à cette histoire ... J'vous demande ça, car j'ai un projet en tête, et il me faudrait des avis de lectrices ! :-)

Edit 19/12 : La suite arrive ! J'pense que vous l'aurez pdt le Week-end ! Un truc assez spécial, différent des autres chapitres dans la manière de l'écriture ! :-) _ Mais qui va certainement vous plaire ... ou tout du moins, plaire aux Perverses ! ( A tt l'monde quoi ! :P )
Merci (l)

# Posted on Wednesday, 10 December 2008 at 8:26 AM

Edited on Friday, 19 December 2008 at 3:47 PM

_*/ Chapitre 45 _« J'avais oublié ... » _

_*/ Chapitre 45 _« J'avais oublié ... » _
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POV TOM :

Tom : Attends, je t'ouvre la porte. Non Nala tu n'sors pas !

___Je fais rentrer Nala à l'aide de mon pied, qui cherche par tous les moyens à sortir de cet appartement, et ouvre la porte, pour permettre à Bill de rentrer, tenant son fils tendrement au creux de ses bras. Nala crache doucement, comme un petit tigre, manifestant son mécontentement. Ce n'est pas tant que je n'ai pas envie de la laisser sortir, mais ou irait-elle ? Sur le palier ? Et si elle arrive à descendre les cinq étages, et si elle arrive à sortir par la porte qu'un voisin aura laissé ouverte, et si elle rencontre une voiture roulant trop vite sur son chemin ... Je ne crois pas que Bill s'en remettrait ... Et moi non plus d'ailleurs.
___Nous sommes sortis de l'hôpital ce matin même, après avoir passé quelques jours là-bas. Etant prématuré, les médecins voulaient garder Noa en observation. Maintenant qu'il peut respirer tout seul, on nous a autorisé à rentrer chez nous. Jamais je crois, je n'ai eu autant peur, en voyant ces machines autour de mon fils, l'écrasant de leurs ombres menaçantes. Depuis, nous faisons attention à lui, comme à la plus rare des pierres précieuses. J'entends Bill parler tout doucement à notre enfant, en lui faisant visiter notre appartement, lui décrivant tout en détail. Il s'arrête finalement devant la baie vitrée, regardant le manteau blanc de neige que le mois de février nous a apporté. Il sert tendrement Noa contre son coeur, comme s'il avait encore peur qu'on le lui prenne. Je me souviens de ces cris à l'hôpital, pleurant toutes les larmes de son corps et suppliant qu'on lui rende son enfant, lorsque les médecins ont pris Noa pour le mettre en couveuse.
___Je donne à manger à Nala, la caresse doucement derrière les oreilles, avant de rejoindre Bill. Je l'enlace par derrière, collant mon torse à son dos, et niche mon visage dans son cou. J'entends Bill soupirer de plaisir, et déplace légèrement Noa, de façon à ce qu'il me voit. Lorsque je parle tout doucement à Bill, Noa ouvre les yeux, et ses deux prunelles de couleur chocolats me fixent, ayant reconnu ma voix. Je lui parlais tout le temps quand il était encore dans le ventre de Bill, et je me souviens que le médecin avait dit que c'était important, pour qu'il sache qui je suis.

Tom : Salut mon petit prince !

___Je caresse tendrement sa petite main si petite, comparée à la mienne, avant que Noa ne gigotte avidemment dans les bras de Bill. Le médecin nous a certifié que Noa serait un garçon plein d'entrain. Il n'a que quelques jours, mais il est déjà bien curieux pour son jeune âge. Il me regarde attentivement, et c'est comme si j'en prenais tout juste conscience ... j'ai un fils, un petit garçon d'à peine quelques jours ... La chair de ma chair ... Bill, qui pourtant n'avait pas la morphologie pour porter un enfant autant de mois, va très bien. Fatigué, mais en bonne santé. Je sens mes yeux briller, laissant ce bonheur me submerger. Les émotions prennent le dessus sur moi, alors que je ressere mon étreinte. Nous sommes passés par tellement d'épreuve, tellement de douleur et de souffrance, que j'ai du mal à croire qu'aujourd'hui, nous sommes encore là ! Alors peut-être ... que tout cela est fini ? Que notre passé est définitivement derrière nous, et qu'il ne reviendra plus à la charge, détruisant par un seul de son passage tout ce bonheur que nous avions réussi à construire ...

Bill : Alors Noa, tu veux parler à ton papa ?

___Toujours cette même agitation quand la voix de Bill parvient aux oreilles de notre fils. Bill aussi à les yeux qui brillent, cette petite étincelle dans ses prunelles, cette flamme qui s'allume dès que son regard se pose sur moi et sur Noa. Nous restons prisonnier de cette bulle de bonheur, priant pour qu'elle n'éclate pas. Nos parents pourront peut-être la percer un jour, plus ma mère que celle de Bill. Anna et Gordon nous ont rendu visite à l'hôpital, apportant vêtements et jouets pour Noa. Mais le plus beau des cadeaux restera les yeux d'Anna, quand ils se sont posé sur son petit fils. Je n'ai pas de doute sur le fait qu'elle fera une grand-mère formidable. Maman n'est pas venu, prétextant des heures de travail à rattraper ... alors qu'elle est en congé depuis la semaine dernière ... Alors que l'idée même de lui rendre une visite surprise à l'instant, pour lui présenter son petit fils, Bill m'interrompt dans mes pensées.

Bill : Il est fatigué Tomi, il arrête pas de bailler.
Tom : Tu m'laisses le prendre pour le mettre au lit ?
Bill : Je ... oué ! Tu l'fais pas tomber hein ? Tu fais attention ?

___Je le gronde gentillement, en saisissant mon enfant, le calant bien dans le creux de mes bras, alors que Bill me suit de près, surveillant mes moindres faits et gestes. Il est assez méfiant quand je porte Noa, mais je crois surtout qu'il a terriblement peur qu'on lui enlève l'être qu'il a porté durant huit mois dans son ventre. Avec ce laps de temps aussi long, il a tissé un lien unique avec notre enfant, bien plus grand que le lien que j'ai avec lui. Avant que je n'ai eu le temps d'arriver dans la chambre, Noa s'est déjà pratiquement endormi dans mes bras. Ses poings sont fermés, et il est tellement petit que je pourrais le cacher habillement dans mon énorme veste. Comment un être aussi petit peut-être si adorable ? Il vient juste de naitre, et pourtant j'en suis déjà raide dingue. Il est maintenant ma piqure de bonheur, je ne sais même pas comment j'ai réussi à vivre toutes ces années, sans lui. Je l'embrasse doucement sur le sommet de sa tête, là où figure quelques cheveux blonds, avant de me retourner, pour faire face à Bill.

Tom : Dis bonne nuit à maman, mon p'tit prince !

___Les yeux de Bill s'illuminent, alors qu'il s'approche de moi, embrassant à son tour Noa. Je me souviens qu'il avait eu l'air surpris, lorsque j'ai utilisé pour la première fois ce terme ... Maman. Il a froncé les sourcils, avant de me dire :
- " J'suis pas une maman Tom, j'suis un garçon ! "
___Je l'ai regardé avec douceur un moment, cherchant mes mots avant de lui répondre.
- " Comment tu voudras que Noa nous appelle alors mon coeur ? Papa 1 et Papa 2 ? "
___Devant la pertinence de ma phrase, il a rigolé doucement, avant de demander à Noa s'il était sa maman. Il a mis un peu de temps à se familiariser avec le fait qu'il portait un enfant en lui, alors je pense que ce n'était juste qu'une question de temps avant qu'il ne s'habitue à cette nouvelle appellation. Je ne l'ai forcé en rien, mais quelques heures plus tard, il s'est lui même présenté comme la maman de notre enfant. Et cette phrase a été l'une de plus belle à mes yeux.

___Nous sortons sur la pointe des pieds de la chambre, tandis que je referme doucement la porte, ou figure sur un carton, le prénom de Noa, marqué en lettre d'enfant. Nous allons directement dans notre chambre, voulant partager un moment d'intimité. Il faut dire que cela va faire plusieurs mois que nous n'avons pas été seul. Vraiment seul. Noa était toujours là. Caché dans le ventre de Bill certes, mais il était là. Alors que la nuit s'est déjà installé dans le ciel, faisant disparaître le soleil aussi vite qu'il était venu, plongeant le monde dans l'obscurité, je cherche l'interrupteur de la lampe en tâtonnant le mur.

Bill : Non n'allumes pas !

___Je reste figé, tel une statue, craignant d'être sur le point de casser quelque chose. Ce qui n'est pas le cas ... Bill franchit les derniers pas qui nous sépare, et pose ses mains sur mes hanches, avant de me retourner. Nos nez se frôlent, alors que nos souffles se mêlent. J'avais oublié ... Oublié à quel point c'était un délice de parcourir son corps fin, et malgré les quelques kilos qu'il lui reste de sa grossesse, il est toujours aussi magnifique. Oublié à quel point sa timidité s'envolait quand il me touchait. Oublié à quel point il pouvait être à la fois sauvage tel un tigre, et doux tel un chaton. Oublié à quel point ces baisers étaient langoureux et fougueux. Oublié à quel point c'était bon, de sentir son corps se frotter au mien. J'avais presque oublié, à quel point c'était excitant, de sentir son érection contre ma cuisse, d'entendre sa respiration s'accelerer, et ses gémissements résonner dans la pièce. J'avais oublié à quel point c'était intime, doux et tendre de sentir sa peau nue contre la mienne, de l'entendre ronronner de plaisir ... J'avais oublié, presque oublié, à quel point l'amour sous cet angle, était bon. A quel point l'amour avec Bill, m'avait manqué.

Bill : Tom ... Tomi attends !
Tom : Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Ca va trop vite pour toi ? Tu veux qu'on arrête mon coeur ?

___Allongé sur le lit, nos deux corps nus se frottant l'un contre l'autre, Bill me repousse légèrement, et me sourit avec tendresse. Je crois que c'est une des choses qui lui a tout de suite plu chez moi, le fait que je fasse passer son désir et ses besoins avant les miens. Et son regard doux et chaud qu'il pose sur moi me confirme ma version.

Bill : Non non c'est pas ça. Faudra juste pas faire de bruit, j'voudrais pas reveiller Noa.

___Je le regarde doucement, avant que mes lèvres ne s'étirent pour former un sourire, pour finir par rigoler, surement nerveusement. J'avais peur que Bill n'ai besoin de plus de temps pour se remettre de son accouchement.

Tom : Alors ça c'est impossible mon coeur ! Tu n'sais pas gémir en silence !
Bill : Oh, de quoi ? N'importe quoi, je saurais très bien le faire !

___Mon rire par la suite, me vaudra une claque sur le torse, avant que Bill n'inverse les positions, se retrouvant au dessus de moi. Ses cheveux noirs me chatouillent doucement le visage, alors que je sens son souffle devenir de plus en plus proche de mon visage.

Bill : Maintenant, à toi de voir si tu tiendras la cadence ...

___Il hausse un sourcil en signe d'interrogation, avant que je ne sente son souffle quitter mon visage, et s'aventurer vers le bas. J'avais oublié ... presque oublié à quel point c'était frustrant de sentir Bill si proche, et pourtant si loin. J'avais oublié à quel point mon corps brulait de l'intérieur, à quel point mon coeur hurlait de plaisir, à quel point Bill avait cette facilité d'ouvrir mon âme en deux, pour y glisser à l'intérieur toute sa tendresse et sa douceur. J'avais oublié à quel point c'était bon de sentir l'humidité de la bouche de Bill sur mon sexe. J'avais oublié ... presque oublié à quel point les caresses de Bill m'avaient manqué.

Tom : B... haan, B-Bill.

___Tandis que mon petit copain me caresse sur toute la longueur, il remonte son visage vers le mien, et frotte son nez contre ma gorge. Sa respiration s'accélère autant que la mienne, alors que je sens son excitation cogner contre mon ventre dénudé. Ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus agréable, mais c'est chaud. Dur certes, mais chaud et humide, terriblement délectable, et affreusement excitant. Comme promis, nous n'ouvrons la bouche que pour chuchotter, et cette obligation de se taire à un côté aphrodisiaque. Comme deux adolescents obliger de se cacher, nous essayons de ravaler nos gémissements de plaisir, ne laissant résonner dans la pièce qu'un hâle de chaleur rauque. Comme si nous étions une oeuvre d'art, nos jambes et nos bras s'entremêlent, ne formant qu'un. Impossible de nous séparer, même si nous le voulions.

Tom : Je ... Putain tu m'donnes tellement envie Bill.
Bill : Ha oui ?

___Ses prunelles, remplies de malice me fixent un instant, avant qu'il ne se frotte à moi avec plus de lenteur. Une de ses mains quitte la mienne, et part dans l'exploration de la table de nuit. Peut-être même que le flacon est périmé après tout ce temps ... Il le trouve, s'en saisit, et je sens ses mains légèrement huileuse parcourir mon membre. J'avais oublié ... presque oublié, à quel point Bill était étroit, et chaud. J'avais oublié à quel point ses joues rougissaient à chaque allées et venues. J'avais oublié comment il cherchait mon regard, pour ne pas que nous ne partions dans des voies différentes. J'avais oublié à quel point mes mains devenaient moites, et glissaient sur le corps de Bill. J'avais oublié l'odeur de sa peau, une odeur fraiche de cerise, signe d'amour pur et franchise. J'avais oublié, presque oublié, que toutes les parties de son corps étaient signe d'orgasme. Comme ses cheveux, doux et soyeux, noir comme la couleur de son passé, contrastant avec l'odeur d'amande qui s'en dégage.

Bill : Hmm Tom ... Tom ... Tom t'arrêtes pas.

___J'avais oublié, à quel point j'aimais que Bill prenne les commandes, j'aimais qu'il soit au-dessus, me chevauchant, se prenant pour Lucky Luke comme il aimait le dire. J'avais oublié à quel point la vue était belle de mon côté, à quel point il était terriblement bon, de voir son sexe entrer et sortir du corps de Bill, englobant sa chaleur et l'étroitesse de son corps. J'avais oublié à quel point Bill me serait contre lui, s'accrochait à moi comme à une bouée de sauvetage au moment ou la chaleur annonciatrice d'un orgasme prenait place dans nos ventre. J'avais oublié que son cri de délivrance n'était pas vraiment discret. J'avais oublié, presque oublié, son ronronnement, mélangeant sa tendresse et son amour, alors qu'il vient se blottir contre moi.
___Nous restons enlacés quelques minutes, alors que je sens le nez de Bill se frotter contre ma gorge, et ses mains se poser sur mes hanches. Notre couette posée sur nos corps nus et sales, nous entrons dans notre bulle de chaleur et de réconfort. Je caresse tendrement son dos, alors que ses cheveux me chatouillent le nez. Je sens les mains de Bill dévier de leurs trajectoires, et caresser doucement l'intérieur de mes cuisses, sans jamais monter plus haut. J'avais oublié, presque oublié, à quel point Bill était infatigable ...

Bill : Tom ? Tu ... Tu m'donnes envie. Encore et encore.

___Comme si cela était une honte, un fardeau, les joues de Bill s'empourprent violemment, et cache son visage dans ses mains, regrettant surement ses paroles. Je rigole doucement, et retire ses mains, caressant le bout de son nez avec le mien. Nos prunelles se captent, et je reste un instant noyé dans cet océan de couleur chocolat. Une couleur certes banal, mais tellement exquise dans ses yeux.

Tom : N'ai pas honte mon coeur. Tu m'donnes envie aussi. Tout l'temps même.

___Nos yeux ne se lâchent plus, alors que je me saisie des mains de Bill. Je les fais glisser sur mon torse, avant de les poser sur mon bas ventre, faisant rougir Bill de plus belle. Il hocha la tête lentement, avant de m'embrasser le plus doucement possible, comme pour se donner du courage. J'entre ouvre les lèvres, et nos langues entrent en contact. Elles se cherchent, se trouvent et s'emmèlent ensemble. Elles glissent sensuellement l'une contre l'autre, alors que mes mains se posent sur ses hanches, pour le faire basculer sur moi. J'écarte mes jambes, et nos virilités entrent en contact, nous arrachant tout deux un gémissement, étouffé par nos lèvres, toujours scellées. Finalement, Bill descend doucement, m'embrassant chastement le torse, les tétons, retraçant le contour de mon nombril, avant d'y glisser sa langue, faisant se dresser tous les poils de mon corps. Un gémissement meurt dans ma gorge, quand la bouche chaude et humide de Bill se referme autour de mon gland, et déscend lentement le long de mon sexe. Bill m'accueille de plus en plus profondément dans sa gorge. Mon membre gonfle rapidement, alors que je sens sa bille de métal rouler sur ma peau sensible.
___Bill me maintient constamment à un cheveu de mon orgasme. Lorsqu'il me sent sur le point de venir, il détache sa bouche de mon sexe, et préfère titiller mes testicules du bout de sa langue ou même les sucer doucement, avant de le reprendre brusquement jusqu'au plus profond de sa gorge. Mon ventre se tord délicieusement, quand ses lèvres entoure mon gland, et que je sens la bille de métal de son piercing s'enfoncer dans la fente à son sommet. Lorsque Bill aspire, ce fut le coup de grâce. L'orgasme me terrasse, alors que je donne involontairement un coup de bassin, forçant Bill à le reprendre entièrement en bouche. Bill continue d'aspirer ma semence, alors que mes mains viennent s'infiltrer dans ses cheveux, les caressant tendrement. Une façon à moi de me faire pardonner si mon coup de rein a été trop brutal pour lui. Nous adorons le sexe, aussi bien lui que moi. Mais jamais du sexe bestial, violent, et sans sentiment.
___Bill continue de sucer doucement, jusqu'à ce que mon orgasme s'achève, jusqu'à ce que mon sexe se dégonfle dans sa bouche. Un soupir de satisfaction sort de ma bouche, avant que tous mes muscles ne se détendent, et retombe lourdement sur le matelas, alors que Bill remonte vers moi, toujours cette rougeur aux joues.

Tom : Bébé ...

___Je regarde Bill avec un incroyable tendresse, alors qu'il se blottie contre moi, nichant son visage dans mon cou. Je lui souffle un merci au creux de l'oreille, alors que je lui caresse doucement les cheveux. Nous savourons la quiétude de l'instant, ne laissant résonner dans la pièce que notre respiration, plus calme qu'il y a quelques secondes. Mais si j'ai réussi à avoir un orgasme, Bill a encore une érection qui commençe à se faire douloureuse. Il ondule légèrement des hanches, créant ainsi une friction contre ma cuisse. Je passe tendrement mes doigts dans les cheveux de Bill, le redressant pour le regarder, et couvre son visage de baiser. Nous continuons à nous frotter l'un contre l'autre, tendrement, puis sauvagement, faisant revenir mon excitation. La main de Bill tâtonne la table de nuit, avant que je ne récupère sa main, mêlant ses doigts aux miens, mordillant ses articulations. Bill essaye de s'échapper en rigolant, et attrape le lubrifiant, que je récupère aussitôt. Nous nous battons tendrement, inversant les positions plusieurs fois, emmêlant nos jambes et nos mains, voulant à tout prix garder le contrôle sur l'autre.

Bill : Mais Tomi, t'es pénible !
Tom : J'veux le faire !

___J'avais cette idée depuis pas mal de temps en tête, mais jamais je n'ai osé la mettre en pratique. Alors aujourd'hui, quand Bill me demande de le refaire, encore et encore selon ces paroles, je ne me pose plus de question. Bill ne s'en rends compte que lorsque je lubrifie tendrement sa verge. Mes joues deviennent rouges, alors que Bill me regarde d'abord avec les yeux ronds, puis avec la plus grande tendresse du monde. Mon petit côté macho m'empêche depuis longtemps de dire à Bill que j'aimerais bien qu'il prenne les commandes. Je préfère lui demander plus ou moins explicitement, comme en ce moment.

Bill : Mais T-Tom, je ... je sais pas comment on fait moi.
Tom : Mon amour c'est tout simple. Je voudrais tu sais. Que tu le fasses. Mais si tu veux pas, c'est ... c'est pas grave hein ! J'te force pas tu sais.

___Les yeux de Bill s'illuminent, comme si je lui offrais le plus beau des cadeaux. Il se mord la lèvres, avant qu'elles ne s'étirent en un magnifique sourire. Je sens son rythme cardiaque s'accéler, avant qu'il n'entoure mon visage de ses mains tremblantes.

Bill : Oh tu, tu m'aides hein ?

___J'hoche la tête pour le rassurer, avant que je ne glisse ma main derrière sa nuque, pour venir l'embrasser avec douceur. Je pose mes mains sur ses hanches pour le caresser et le rassurer. J'écarte légèrement les cuisses, sentant la peur et la panique m'envahir. Bill attrape son érection pour se guider, alors que j'approfondie le baiser, pour le détendre lui, ainsi que moi. Je suis aussi stressé que lui, mais si je lui montre, nous n'y arriverons jamais. Nous ferons juste une belle bande de stressés ! Lorsque Bill cogne contre mon anneau de chair, je pousse un petit cri, faisant rigoler Bill. Finalement, il nous fallait ceci pour nous détendre. Bill glisse facilement en moi, nous faisant nous cambrer en arrière, et gémir tous les deux. J'ondule des hanches pour que Bill entre encore plus profondément en moi, malgré cette sensation de déchirement qui se produit en moi. Je me demande même comment Bill peut supporter ce genre d'intrusion, c'est désagréable, horriblement génant. La perspéctive d'avoir son membre à l'intérieur de moi ne m'excite pas le moins du monde. Je ferme les yeux, et sourit lorsque j'entends le gémissement de plaisir qui sort de la bouche de Bill. Ses yeux sont fermés, et sa bouche se sépare doucement de la mienne, alors qu'il se retire doucement.


POV BILL :

Bill : Ca ... ça va Tomi ?

___Il hoche la tête lentement, alors que ses lèvres ne s'étirent en une grimace. Pris de panique, je tente de me retirer, mais Tom m'en empêche.

Tom : Bébé, s'il te plait ... Juste doucement.

___Je passe les minutes qui suivent à suivre son conseil, et à entrer en lui avec une douceur infinie. Je le couvre de baiser, voulant détourner son attention. Alors que je suis en train de frotter mon nez à son gorge, un gémissement de plaisir sort de ses lèvres entre ouverte. J'arrête même mes mouvements, surpris.

Bill : Je ... Est-ce que c'est ... bon ?
Tom : Putain oué.

___Ayant parfaitement bien accepté l'intrusion d'une partie de mon corps en lui, je continue mes mouvements de hanches. Mes testicules se cognent contre ses fesses, alors que je sens sa main se glisser entre nos deux corps, pour se masturber en même temps. D'une rapide claque sur le torse, je lui enlève la main, et le fait moi même.

Bill : C'est mon job ça Tomi !

___Il rigole doucement, et je ne peux m'empêcher de me sentir exploser sous cette vision. Tom est dans une position entièrement dominé. Je peux le voir, et rien n'est plus excitant que de voir Tom prendre du plaisir, en glissant sous moi, le rouge aux joues, autant par la gène que par l'envie. Il passe une main derrière ma nuque, m'embrassant fougeusement. Sa deuxième main se pose sur mes reins, accélerant ainsi nos mouvements. Le lit grince, et si nous voulions être discret, cela est raté. Nos gémissements n'en finissent plus de résonner dans la pièce. Nos langues se mêlent et ne se lâchent plus, tandis que nos corps et nos âmes ne font qu'un.

Tom : Putain ... Putain j'adore ça, continue.

___Il s'appuye sur ses coudes pour être plus à l'aise, et surtout pour voir les mouvements de nos deux corps, s'emboîtant l'un dans l'autre. Nos yeux se captent, alors que je prends conscience de ce que je suis en train de faire. Mes joues prennent une couleur rouge, alors que Tom posent ses mains sur mes hanches, accélérant la cadence. Je m'enfonce au plus profond de Tom, dont la tête part en arrière, gémissant fortement. J'accélere donc encore plus mes mouvements, secouant la tête pour dégager quelques mèches de cheveux, collés à mon front. Jamais je n'aurais cru prendre un tel pied. Sentir Tom contre moi, entre mes cuisses ... Jamais je n'aurais cru que Tom se laisse prendre, qu'il me demande de le faire ... Mes yeux brillent d'un amour trop grand, alors qu'une envie irrésistible de crier à Tom que je l'aime, et que j'adore lui faire l'amour me prend. Mais seul des gémissements incontrôlés s'échappent de ma gorge, jusqu'à ce que je n'atteigne la prostate de Tom, le faisant jouir, presque par surprise. Je sens sa chaleur se répandre sur nos ventres collés, alors que Tom resserre son emprise autour de mon membre, encore sous le coup de son orgasme. Il n'en faut pas plus pour que je le rejoigne au Ciel, et me déverse en lui.
___Tom retombe sur le matelas, m'entraînant avec lui, les yeux clos, la bouche encore ouverte, recherchant un maximum d'air. Je souris et me pelote contre lui. Il resserre ses jambes et ses bras autour de mon corps, se remettant peu à peu, alors que je remonte la couette sur nos deux corps. Mon coeur explose de joie, alors que je sens le nez de Tom glisser contre mon cou, et se frotter tendrement.

Bill : Je ... Je t'ai pas fais mal j'espère ?
Tom : Non mon coeur. C'était génial. Merci pour ce moment ... Tu sais je ... j'le dis pas souvent, mais j'aime bien. Quand, quand tu prends les commandes, quand tu diriges. C'est bien, enfin pour moi.

___Jamais je crois, je n'avais vu Tom rougir autant, et mes yeux le fixent amoureusement, avant que je ne le sers fortement contre moi. Ce gage d'amour, de confiance, est le plus beau cadeau qu'il pouvait m'offrir. Il m'a offert son corps et son âme, tout comme je lui ai offert mon coeur.

Bill : J'avais peur ... de mal faire. De te décevoir, et d'être nul.
Tom : T'as pas du tout été nul bébé. T'as très bien retenu mes leçons.

___Je rigole, surement nerveusement, évacuant toute cette pression. Je suis sur le point de m'endormir, serrant Tom contre moi, quand je sens sa chaleur me quitter. Le lit grince doucement, alors qu'il se relève, allant voir si Noa dort toujours.


POV TOM :

___Alors que je tends l'oreille pour voir si nous avons réveillé Noa avec nos ébats, je caresse les cheveux de Bill tendrement. Il semblerait que non. Dans le doute, je me lève quand même, enfile mon caleçon, laisse une tendre bise sur le front de Bill qui s'endort à moitié et me dirige vers la chambre de mon fils . Et la ressemblance avec Noa est frappante. Les mêmes traits fins, la même position pour dormir, ce même côté tendre et sensible qui émane de lui. Je regarde un instant ce petit bout de chou dormir, alors que mon coeur déborde d'un amour trop grand. Je touche du bout des doigts sa main si petite, dépassant de la couverture bleue que Anna nous a offert, avant de l'embrasser doucement sur sa joue. Je sors discrètement de la chambre, et va rejoindre Bill, qui a déjà changé les draps du lit. J'avais oublié, presque oublié, qu'il détestait dormir dans ces draps, ou se mélangeait l'odeur de sueur et de sperme. Comme une odeur ... de sexe. Il me regarde et me sourit, rougissant légèrement, alors que je m'installe à ces côtés, une fois les draps changés. A mi-chemin entre le réel et le rêve, Bill me murmure de sa voix endormie :

Bill : Tom ... Tom je t'aime.

___J'avais oublié, presque oublié, à quel point cela était vital pour moi d'entendre ces trois mots, venant de lui. Oublié comment mes poils se dressaient et mon rythme cardique accélerait. J'avais peut-être oublié à quel point c'était bon de faire l'amour avec lui, oublié le contact de son corps contre le mien, oublié comment Bill m'emmenait au ciel à chaque fois, oublié sa douceur et sa tendresse ... Mais je n'ai jamais oublié de l'aimer, ni de lui dire.

Tom : Je t'aime aussi ma puce.



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J'vais faire comme Tom dans l'DVD, quand il parle de Geo' ... Piah Piah Piah, laisse les gens parler ! :roll: _ J'copie sur tout l'monde en faite, chaque fiction que je lis, je fais " copier- coller ", et hop, directement sur mon histoire ! Comme ça j'me fais pas chiez à écrire pdt des jours & des jours ! A lire & relire le chapitre, à coriger encore et encore, à tout effacer, pour tout recommencer ... Oué, la vie est belle quand on copie ! Le jour ou j'vais vraiment copier, là vous l'sentirez passer ! J'commence à en avoir assez d'me justifier tt le temps put*in ! _ Oué j'efface les comm's injurieux ! Oué j'me protège quoi ! J'suis recherché par la Mafia mtn, à cause de tout mon plagiat ...
Il est étonnant de voir que chaque comm' " injurieux " est laissé par qq'un sans blog ! Juste un nom ! & après c'est moi la froussarde ? Haha ! Ca en deviendais presque comique !

EDIT 25/12 : Heuuu comme cadeau de Noel, vous avez eu ce chapitre ! Mdrr _ Nan en faite que je vs explique !! J'suis parti faire jeune fille au pair, pr le moment dans une famille française ! Dc j'ai accès au net, j'ai du temps libre & tt ! Y'a pas de soucis pour ça ! Seulement, je pourrais pas squatter le PC tte la journée ! Oué j'suis pas en vacances !! lol _ Mais pas de soucis, j'ai l'intention de faire une belle suite ! Qui va parler de... je sais pas encore, mais je vais trouver !! lool
Voila, c'était juste pour vous mettre au courant de ma situation !! _ J'espère que vs avez eu de beaux cadeaux! ^^

EDIT O1/O1 : C'est affolant comment j'ai pas du tt le temps !! Pourtant j'ai plein de temps libre... Mais j'arrive pas à me mettre dedans. Bref, je vous promet de faire un effort. J'écris sur papier, avec une idée précise en tête, mais faut que je fasse des recherches pr approfondir tt ça !! J'vous souhaite une bonne année & qu'elle soit moins pourrie que la précedente !!

# Posted on Wednesday, 17 December 2008 at 4:39 PM

Edited on Thursday, 01 January 2009 at 11:03 AM