_*/ Chapitre O9 _ « Pourquoi Tom ... Pourquoi t'arrives à lire en moi, comme dans un livre ouvert ? »_

_*/ Chapitre O9 _ « Pourquoi Tom ... Pourquoi t'arrives à lire en moi, comme dans un livre ouvert ? »_
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POV TOM :

DRINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNG
Bill : OHHH YEAHH jour de gloire !
Bill se lève de sa chaise, et commence à ranger ses affaires de cours.
Tom : On a encore une heure de cours Bill ...
Bill : Hein ?
Les yeux ronds, il me regarde, avant de se retourner vers une moitié de classe, elle aussi debout.
- Désolé les enfants, mais nous avons encore une heure de cours ! Je disais donc, que Napoléon, dans ses nombreuses conquêtes ...
Bill retombe sur sa chaise comme une masse, ne manquant pas de faire grincer le sol quand il rapproche sa chaise. Il lance sur moi un regard triste, et je m'empresse de lui envoyer un pauvre sourire, pour lui montrer que je suis dans le même état que lui.
Tom : Désolé p'tit ange, on a encore une heure avec c'trou duc !
Le soupire d'agacement qu'il fait ne passe pas inaperçu aux oreilles du prof, qui nous envoie un énième regard noir. Lui a vite compris qu'il ne valait mieux pas nous séparer. Bill ré-ouvre son cahier sur lequel il n'a strictement rien marqué depuis le début du cours, et recommence à gribouiller sur la marge.

Tom : C'est juste moi ... ou alors t'aimes vraiment pas l'histoire ?
Bill : Ça sert à rien des matières comme ça !
Tom : Tout à fait d'accord !
Bill : Mais honnêtement, à quoi ça sert de nous faire apprendre des choses qui se sont déroulé dans le passé, et auxquelles on ne peut plus rien y changer, alors que nous vivons dans un monde ou on nous demande de plus en plus de penser à notre avenir ?

Les yeux et la bouche grand ouverts, il me faut quelques secondes pour assimiler le discours de Bill.

Tom : Ha Gott ... Mais ... c'était trop profond ce que tu viens de dire ! ... Je ... Jean Claude Ven Damme sort de ce corps !


POV BILL :

___Je suis resté trop longtemps aux côtés de Tom, voila que sa connerie m'atteint. Mais ou est ce que j'ai été cherché un truc pareil ? Nous rigolons un instant de ma connerie, avant de faire semblant de nous replonger dans les cours, sous le regard noir de notre prof. C'est juste une impression ou il a vraiment l'air de ne pas nous aimer ? L'heure qui suit passe lentement ... très lentement ! Et malgré toutes les tentatives désespérées de Tom pour me faire rire, je m'ennuie royalement.

- Et lorsque Napoléon rentra chez lui, il eu la surprise de sa vie ! ... En effet ...
Bill : Oh mein gott, il va nous casser la tête encore longtemps avec son Napoléon lui ?

Je plonge ma tête entre mes mains, sentant le mal de crane arriver. Moi qui me suis habitué à me réveiller aux alentours de midi chaque jour, le fait de m'être réveillé ce matin à 6h30 a été dur ... très dur ! Rajoutez sur le feu deux heures de cours avec un prof qui ne cesse de nous casser la tête avec son Napoléon ... Et vous pouvez sortir le tube d'aspirine. Je suis à deux doigts d'exploser.

Tom : Et encore t'as de la chance. L'année dernière on avait commencé les deux heures de cours par l'antiquité romaine ou un truc dans le style la ! Je me suis endormi au bout de 5 minutes ! ... Il va trop vite quand il parle en plus, maintenant je suis perdu ! J'm'en suis arrête aux conquêtes de Napoléon moi ! Fais voir ton cahier p'tit ange ...

Il prend mon cahier ... et me le rend aussitôt quand il s'aperçoit qu'il est encore et toujours vide.

Tom : Rooooh Bill tu sers à rien des fois !

Il se rend compte, à l'instant ou ses mots sortent de sa bouche qu'il a commis une erreur.

Tom : Non non je voulais pas dire ça, pardon p'tit ange, je ...
Bill : Ca va Tom, j'suis pas vexé !

___Deux semaines maintenant que je connais Tom et son comportement ... j'ai appris à ne plus me vexer à ses remarques, qui sont loin d'être blessantes. Je sais maintenant différencier ses vannes de ses critiques ... Bien qu'il ne me critique jamais. J'ai appris à lui faire confiance ... entièrement confiance ! Je pourrais aisément lui laisser ma vie entre ses mains, je sais qu'il en prendrait soin ... Comme il prend soin de moi aujourd'hui ! Je me retourne et lui lance un magnifique sourire, digne des pubs Colgate, et tente tant bien que mal de me replonger dans les cours.


POV TOM :

DRINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNG !
Bill : O.H.M.Y.F.U.C.K.I.N.G.M.O.T.H.E.R ... Remercions le Seigneur !
Bill se relève de la table sur lequel il est avachi depuis toute la matinée. Il faut dire que les deux heures d'histoire, rajouté aux deux heures de français ont endormi toute la classe. Bill, malgré le fait qu'il parle " un peu le français " comme il dit, n'a strictement rien écouté du cours.
Tom : Allez réveille toi p'tit ange, c'est l'heure d'aller manger !
___En compagnie de Georg et Gustav, nous sortons de la salle cours et nous nous dirigeons vers la cantine. Au menu aujourd'hui : Steak brulé, et frites pas cuites ! Bill va avoir l'extrême honneur de gouter à cette délicieuse ... chose qui nous sert de repas. Bill passe en premier, prend un plateau, et commence à remplir son plateau. Je le suis de très près. Il prend directement, parmi les morceaux de fromage proposé, un babibèle rouge, qu'il s'empresse de serrer contre lui, comme s'il avait peur qu'on le lui arrache. Je m'abstiens de tout commentaires ... et malgré le fait qu'il n'en parle pas, je commence à deviner ce qu'il se passait à Standford. Je remplis mon plateau également, et prend deux morceaux de pains, quand je m'aperçois que Bill n'en n'a pas pris. Lui s'est arrêté, devant les desserts ! Il les regarde avec envie quelques secondes, avant de reporter son regard sur son babibèle. Il hésite un moment, regarde la foule qui se tasse derrière nous, attendant eux aussi d'être servi, comme s'il voulait revenir en arrière. Je l'entend soupirer, avant d'avancer à nouveau son plateau.

Tom : Ben Bill, tu prends pas de dessert ?
Bill : J'ai déjà pris un fromage Tom ...
Tom : Ben et alors ? Tu peux prendre les deux ...

Je me retiens juste à temps pour ne pas dire le " Ici " qui manquait à la fin de ma phrase ! Les grands yeux de Bill me fixent un moment, avant que son regard ne se posent à nouveau sur les desserts.

Bill : T'es sur ... ?
Tom : Mais oui Bill ! Prends donc cette part de gâteau au chocolat que tu dévores des yeux depuis tout à l'heure !

___Nous nous sourions un court instant, avant que je ne le pousse à nouveau pour qu'il prenne ce gâteau. Les élèves derrière nous commencent à s'impatienter. Bill consent enfin à prendre son dessert, en s'étant bien assuré au préalable que je fasse de même. Nous continuons de remplir notre plateau, avant d'aller s'installer au fond de la salle. Bill s'assoit sur la banquette, contre le mur ... je le rattrape en deux deux, et vient m'assoir à ses côtés.

Bill : T'es vraiment sur qu'on peut prendre tout ça ?

Il regarde son plateau, comme si nous étions le soir de Noël, comme si une assiette de frites avec un steak, un malheureux babibele et un dessert étaient trop pour lui.

Tom : Bien sur qu'on a le droit !
Bill : A Standfort on avait pas droit à ça ! C'était soit fromage, soit dessert ! Pas question d'avoir les deux ! Et hors de question aussi d'avoir des sauces pour aller avec les frites ... D'ailleurs on avait pas de frites. Et aussi ...

Ce fut la première fois qu'il me parlait de Standford ! Qu'il me racontait ce qu'il se passait la bas ! Et puis, d'un coup, il s'arrêta ! Comme s'il avait la sensation d'en avoir trop dit ! Comme s'il s'était interdit de parler de cet endroit, qu'il voudrait à tout jamais rayer de sa mémoire.

Tom : Et ?

Je le pousse légèrement à continuer sa phrase. Il n'y a que comme ça qu'il arrivera à remonter la pente.

Bill : Et rien du tout ! Désolé de t'avoir déranger avec ça Tom ... Putain Tom j'suis désolé je voulais pas t'embêter, et ... et ...

Je passe mon bras autour des épaules tremblantes de mon voisin, et prend ma voix la plus douce possible.

Tom : Tu m'embêtes pas, loin de la ! Raconte moi si tu veux !

Non, rien n'y fait ! Il n'aurait jamais du s'interrompre de parler, maintenant il est trop tard ! Il se bloque !

Bill : J'peux pas Tom ... J'peux plus ... En tout cas pas maintenant !
Tom : Alors j'attendrais Bill ... Je t'attendrais p'tit ange !

Je rapproche son visage du mien, et laisse un baiser sur la tempe de son visage rosi. Il me fait un triste sourire, le temps que Gustav et Georg viennent nous rejoindre. Je remarque à ce moment la, que beaucoup de regard sont sur nous ... plutôt sur Bill que sur moi ! Ce qui n'a pas l'air de le déranger plus que ca, vu qu'il dévore ses frites !

Georg : Bon appétit les mecs ... 'Fin si vous arrivez à manger cette daube !

Ils s'installent en face de nous, bloquant la vue aux élèves qui ne cessent de nous détailler du regard.

Gustav : Ben t'as l'air d'avoir faim Bill !
Bill : Ch'ai croo la dalle !

___Il mange frites par frites, les trempant alternativement dans la mayonnaise et le ketchup, les faisant se mélanger en même temps. Je me surprend à m'attendrir devant le spectacle qui s'offre devant mes yeux. Bill dévore littéralement son repas, et je remarque, un peu tard surement, que le babibèle est toujours dans sa main, fermement serré. Je décide d'intervenir, tant pis si ça fait mal ! C'est lui qui me fait mal ... Pas directement bien sur ! Mon c½ur souffre, quand j'essaye d'imaginer toutes les atrocités qu'il a du subir ... Je n'y peut rien, c'est comme si j'arrivais à ressentir son malheur ! Et de le voir qui s'accroche désespérément à son fromage, comme s'il avait peur que l'un de nous trois le lui vole, ne fais qu'accentuer ce mal-être ... P'tit ange ... Mais qu'est ce que l'on t-a fait ?

Tom : Bill ...

Son prénom est sorti de ma bouche, comme une plainte. Il cesse de manger et tourne la tête vers moi, l'air surpris.

Tom : Bill je ...

Je cherche mes mots un instants, ne voulant en aucun cas le brusquer, ou le bloquer de nouveau. Les sourcils de Bill se lèvent, ne comprenant visiblement pas ma réaction.

Bill : Qu'est ce qu'il y a Tom ? ... Dit moi, tu commences à me faire peur la !

___J'ai peur oui ... peur pour lui ... peur qu'il n'arrive jamais à remonter la pente ... peur qu'il se renferme à nouveau sur lui même, peur qu'il perde ma confiance ... J'ai peur de le perdre, tout simplement. A défaut des mots, qui n'arrivent pas à sortir de ma bouche, je lui prend la main, et desserre les doigts, qui agrippent son morceau de fromage. Il se crispe automatiquement, resserre son poing, et tente de dégager sa main de mon emprise.

Tom : Non p'tit ange fait moi confiance ...

Involontairement j'avais murmuré cette phrase, comme si je ne voulais la partager qu'avec Bill. Je retire un à un ses doigts du babibèle, le prend, et le dépose sur un coin de son plateau.

Tom : Tu vois, il ne craint rien la ... On ne va pas te le prendre Bill ... Ici tu peux manger à ta faim ! Personne ne viendra te prendre ton repas.

Ses yeux s'embuent de larmes, comme pris sur le faite. Sa main, toujours dans la mienne, il vient entremêler ses doigts aux miens, pour la serrer fort contre la sienne.


POV BILL :

___Les phalanges blanches, à force de lui avoir trop serré la main, je pose ma tête sur son épaule, cherchant juste un peu de tendresse de sa part. Toujours face à moi, il détache délicatement sa main de la mienne, pour venir les placer dans mon dos. Il me sert doucement contre son c½ur, et son rythme cardiaque me berce un moment. Je laisse mon visage près de son cou, inspire et expire calmement, de façon à ne pas craquer, ici et maintenant dans les bras de Tom, et lui demande tout bas :

Bill : Pourquoi Tom ... Pourquoi t'arrives à lire en moi, comme dans un livre ouvert ?
Tom : Je sais pas Bill ... C'est comme si ... j'arrivais à ressentir tes souffrances ... J'ai mal quand tu as mal p'tit ange !

Une larme solitaire coule sur ma joue, avant de pénétrer dans le T-Shirt de Tom. Je resserre mes bras autour de ses épaules, comme si j'avais peur qu'il ne m'échappe.

Bill : J'suis désolé ... de t'faire mal Tom ...
Tom : C'est pas à toi de t'excuser Bill ... Surtout pas à toi !

___Nous restons comme cela, durant de longues minutes, le temps pour moi de calmer ce c½ur, qui ne cesse de battre horriblement vite. Je ne sais comment l'expliquer, mais Tom a un tel don pour comprendre mes doutes, mes peurs ... Comme s'il était à l'intérieur de moi ! Je me détache a regret de lui, en voyant les premiers élèves sortir de la cantine. Il nous reste 20 minutes pour finir de manger. Saisi d'une pulsion, alors que Tom réajuste son bandeau, je passe mon bras autour de son cou et lui plante un bécot sonore sur la joue ! Sa première réaction est de se retourner à une vitesse folle vers moi, les yeux ronds ... avant de baisser le regard, les joues anormalement rose. Pourquoi serait - il le seul à m'embrasser ?
Je murmure un " Merci Tomi " à son attention, ce qui le fait rougir davantage !
Peut être ici, vais-je réapprendre à aimer ...





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Note aux lectrices perverses :

C
ela fait deux chapitres que je parle d'amour à la fin ! Il s'agit d'amour ... fraternel j'ai envie de dire ! De l'amour entre deux copains ! Ce n'est pas encore l'amour, entre deux personnes, comme dans un couple ! J'arrive pas à m'exprimer, mais il le faut pourtant, car je sais que vous interpreter mal des fois mes phrases. Donc mettons ca au clair une bonne fois pour toute, c'est juste un début d'amitié - amour entre B & T. L'amour va se développer plus tard ! :]


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# Posté le samedi 15 mars 2008 09:12

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:16

_*/ Chapitre 1O _ Dessine Moi ..._

_*/ Chapitre 1O _ Dessine Moi ..._
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POV TOM :

- MR KAULITZ ! C'est déjà une chance de vous avoir en cours cette année, tachez de ne pas la gâcher comme l'année dernière !

___Je me relève de la table, sur laquelle je me suis littéralement endormi, dès le début du cours de dessin. Le dessin ... comme l'histoire géo, le français, l'allemand, la physique, les maths, l'économie, la biologie, l'anglais ... Ce n'est pas mon truc ! Quelle matière est mon " truc " alors ? ... Bonne question ! Le sport peut être ...

- Je ne sais pas ce que vous faites de vos nuits, et je ne veux surtout pas le savoir, au risque d'être choqué ... Non mais vraiment à votre âge ... Mais vous devriez dormir un peu plus !

___Quand on parle de sport ... Si j'étais une fille, je croirais qu'elle est en train de me traiter de prostitué en cet instant. Deux filles de la classe, que je n'avais pas vu auparavant me jettent un regard fiévreux, à l'annonce de la prof. Nous ne sommes rentré que depuis ce matin, et ma réputation était déjà faites ! Tom Kaulitz, le tombeur de ces dames, le garçon adepte des ones-nights, qui baise une fille un jour, et se retrouve au pieu avec sa copine le lendemain ... Oui, ma réputation me suit maintenant depuis deux ans, et voila que dès le début de l'année scolaire, elle est de nouveau là ! Vous dire que je n'aime pas les filles serait vous mentir. J'aime les femmes, plutôt jolie je dois l'avouer. De toute façon trouvez moi UN garçon qui vous dira qu'il aime les filles moches ... J'aime les filles, j'aime prendre du plaisir ... mais cela s'arrête la ! Cela fait deux mois que je suis célibataire ! Et durant ces deux mois, aucune fille n'a attérit dans mon lit, pour que je la jette le lendemain matin, comme le dit si bien ma réputation. Comment de telles anneries sur moi ont - elles été crée ? Je voudrais bien le savoir. Les filles ? Je les respecte, plus que tout au monde. D'ailleurs, je ne peux que les respecter. Ma mère m'a toujours élevé seule. Et je passais le plus clair de mon temps avec elle et ses amis du boulot. J'ai toujours été entouré de femmes. Qu'on ne vienne pas me dire que je ne les respecte pas, et que je les prend pour de la viande.
___Il est vrai que j'aime draguer, j'aime vérifier auprès de la gente féminine si mon charme marche toujours. J'aime être entouré, j'aime que les gens me voient, et me reconnaissent, j'aime quand ils parlent de moi, en bien ou en mal ... L'important c'est qu'ils m'aient vu, et qu'ils se souviennent de moi ... Je n'ai jamais aimé la solitude ... et encore mois quand celle ci se manifestait lorsque je rentrais chez moi ... seul !
Cette réputation de dragueur professionnel qui couche avec tout ce qui bouge maintenant ... elle ne m'atteint même plus. Et si même les profs s'y mettent désormais ... je crois qu'il n'y a plus rien à faire. De toute façon, je ne peux pas dissoudre cette réputation maintenant. Trop de choses se sont déroulés, trop de personnes sont devenus mes amis à la suite de ces mensonges. Je suis entré dans la lumière ... Et je ne veux pas retourner dans l'ombre ... Je ne veux plus ... Cette réputation fait parti de moi désormais ... Je dois faire avec !
___Je pousse un petit soupire, en me disant que les gens devraient m'aimer pour ce que je suis, et non pas pour ce qu'on raconte sur moi Malheureusement ces personnes sont rares ... Terriblement rare ! Je ne suis même pas sur qu'il en existe, des personnes comme cela ! Je sens un regard posé sur moi ... Je me retourne, et me noie dans les deux plus beaux yeux noisettes que la Terre n'ai jamais faite. Je sourit ouvertement à Bill, et avant même que je n'ai eu le temps de parler, la prof m'interrompt.

- Je disais donc, avant d'être interrompu par un ronflement sonore ...

___GOTT ! En plus j'ai ronflé ? J'comprends maintenant pourquoi elle m'a capté ! Est - ce ma faute si j'ai toujours envie de faire une sieste après avoir mangé ? Vivement que cette journée se finisse, je n'en peux déjà plus ! Ce premier jour de rentrée à été horrible ! Dorénavant, je détesterais le lundi !

- Je veux que vous dessiniez ce que vous aimez ...

Raaah et l'autre vieille chouette qui me les casse ! u___u' Est ce que j'ai une tête à dessiner ? Je ne sais faire que les graffitis, et au vu de sa tête, je ne suis pas sur que la prof apprécie ...

- Cela peut être une personne, un objet, un animal ... Ce que vous voulez ... Faites moi passer, dans votre dessin, tout ce que vous ressentez pour cette personne ou objet, je veux voir de l'amour dans vos travaux ! ... Vous avez deux heures !

___Les profs et leurs sujets pourris ... Acte I scène I ! Dessiner ce que nous aimons ? Voyons qu'est ce que j'aime ? ... ... ... Les hamburgers ? Non pas assez spécial pour elle !
Le sexe ? Elle veut que je lui dessine une fille à poil sur ma feuille ? Non non non ! Un peu de tenue Tom ! Ma réputation du mec-qui-baise-tout-ce-qui-a-une-jupe va encore augmenter.
Reprenons depuis le début, il faut que je dessine quelque chose, ou quelqu'un que j'aime ... Autre chose que la nourriture et les filles ...
Benn ... ça existe pas !
___Je pousse un soupire, et mes yeux font un rapide tour de la salle. Tout les élèves se sont déjà mis au travail, se penchant sur leurs feuilles, trop occupés à dessiner ou à gommer, pour voir que je les observait. Un mini soupire me parviens aux oreilles. Je me tourne légèrement, et voit un Bill, concentré à regarder ses crayons, comme s'il espérait en trouver d'autre. Il capte mon regard, me lance un sourire, avant de se replonger dans sa concentration.
___Putain mais pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ? " Dessinez ce que vous aimez " ... Il est la devant moi depuis tout à l'heure, et je ne le voyais même pas ! Je me donne un coup sur la tête, pour me punir d'avoir été aussi stupide ! J'ai peut être tapé un peu fort, les yeux de Bill se posent sur moi, et son sourcil se lève, en signe d'incompréhension. Je le rassure d'un sourire, et l'observe longuement ... Lui qui allait me servir de modèle pour mon dessin.


POV BILL :

___Tom vient de me tourner le dos, surement pour y dessiner la chose qu'il aime le plus au monde. Tout les élèves sont soient en train de dessiner, soit en train de tailler leurs crayons, ou de les échanger avec leurs voisins. Je suis le seul à ne rien faire ... Je ne suis pas inspiré pour dessiner aujourd'hui. Je me débrouille pas trop mal en dessin il est vrai. Les cours que j'ai suivi quand j'étais très jeune m'ont bien servi. Mais il me faut toujours cette petite flamme dans les yeux, ce petit quelque chose qui me donne envie de coucher mes émotions sur papier.
___Mes yeux se posent sur Tom ... Sur ses cheveux blonds, emmêlés, qui lui tombent dans le dos. Mon regard passe de sa casquette, fermement fixé sur sa tête, à ses épaules, légèrement plus carrés que les miennes, à ses bras qui bougent légèrement, sous l'effet de sa main qui dessine activement. Combien de temps restais - je là à détailler le corps de Tom ? Beaucoup de temps je pense ... C'est un bruit qui me tire de ma contemplation. Ce n'est rien ... Juste un élève qui avait fait tomber son crayon. Je baisse le regard, et m'aperçois juste à ce moment la que ma feuille n'est plus vierge. Le dos de Tom apparait sur ma feuille blanche. Je ne me suis pas rendu compte que je l'avais dessiné. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti ce frisson, cette petite étincelle au coin des yeux quand mon crayon se posait sur une feuille vierge, quand l'inspiration me prenait tout d'un coup ... Ce sentiment ... je venais de le redécouvrir, en dessinant Tom !
___Je regarda un instant mon ½uvre ... puis plia la feuille et la rangea, sur un coin du bureau. Je pris une nouvelle feuille, bien décidé à dessiner Tom, mais de face cette fois si. Je n'ai même pas besoin de lui demander de se retourner, pour qu'il prenne la pose. Je connais les moindres traits de son visage par c½ur, à force de l'avoir regarder encore et encore, comme s'il m'obsédait. Je ferma les yeux, inspira profondément, et dessina. J'entre dans une sorte de transe ... comme toujours ... Lorsque que je dessine, et que le plaisir me submerge ... Plus rien ne pourrais m'arrêter ! Il pourrai y avoir une tempête à côté de moi, que je ne remarquerai rien.
___L'heure passa vite ... Horriblement vite. Mes doigts s'activèrent sur le papier ... Tellement vite, que j'eus peur qu'ils ne s'arrêtent jamais.
Je passa tout en revue ... Son grain de beauté, son sourire aussi énigmatique que pervers, ses joues, ses adorables fossettes, ses long cheveux blonds emmêlés, sa casquette aussi indissociable que les petites billes de son piercing en argent, qui dépasse de ses lèvres ... avant de m'attaquer à ses yeux. Quel meilleur façon de faire ressortir ses yeux chocolat, que de laisser le reste du dessin en noir et blanc. Je prend un marron au hasard, et commence à colorier l'intérieur de l'½il ... Raté ! Ce n'est pas ce marron la. J'en essaye un autre ... Puis un autre ... Aucun n'est bon, aucun n'a LA couleur des yeux de Tom, comme s'il avait une teinte unique.
___Je ferme les yeux un instant, voulant me rappeler de chaque détails de son visage et de ses yeux. Oui ... les yeux de Tom sont uniques. Un marron chocolat exquis, qui vous transporte dans une autre galaxie, quand vous avez le malheur de vous noyer dans son regard. Je mélange plusieurs couleurs, avant de trouver la bonne couleur. Je souris bêtement, ravi de ma trouvaille.
J'en suis aux finitions, je repasse mon crayon gras sur les traits du visage de Tom, remet quelques mèches de cheveux sur mon dessin, quand un bruit me fait sursauter.

- Haaa mon dieu c'est trop beau !

___Je me retourne, manque de laisser une énorme trace de crayon sur mon dessin tellement je suis surpris ... juste le temps de voir une fille ... certainement de la classe sinon elle ne serait pas ici, appeler, ou plutôt hurler le nom de la prof.

- Venez voir Madame ! Venez voir ce qu'il a fait !

___Le c½ur battant légèrement plus fort, je sens tous les regards se poser sur moi ... dont un en particulier. Tom s'est tout de suite retourné, dès que la voix de la fille qui lui a fait les yeux doux tout à l'heure à résonné dans la pièce, silencieuse depuis le début du cours. Je m'étais tellement habitué aux bruits du crayon qui parcours la feuille, que les pas de la prof qui s'avance à une allure phénoménale vers moi me semble atrocement bruyant.

- Regardez son dessin Madame !

___Mais de quoi je me mêle ? Est ce que j'ai été voir le sien ? Je jette un ½il sur sa feuille ... Un poney ... Au secours, je crois que j'ai une barbie, mélangé à une poly - pocket assise à côté de moi ! Je vois la tête de Tom pivoter légèrement, de façon à apercevoir mon dessin. Je m'empresse de le cacher à l'aide de mes bras, ne voulant le montrer à personne. Mon dessin me semble atrocement hideux maintenant. Je crois même que le poney de Barbie et Ken est mieux réussi ... Mes dessins, mes compositions, mes textes ... Personne ne les a jamais lu ! Ridicule vous allez me dire ! Quand on a un don, un talent, on doit le montrer, le faire partager aux autres ... Sauf que je n'écris pas pour les autres ... Je le fais pour moi, je dessine, j'écris pour une seule et unique personne ... Moi ! Jamais vous ne lirais un journal intime ? Alors il en est de même pour mes compos. Ce que je fais, ce que j'écris et dessine ... C'est une partie de ma vie ... que vous violeriez si un jour vous tentiez de percer mes secrets !
___La prof est déjà debout devant moi, et tend ses doigts vernis de rouge à la recherche de mon dessin, que j'essaye avec tant de mal, de cacher. Elle tire sur un coin de la feuille, et me demande des yeux la permission. De toute façon je n'ai pas le choix. Elle tire tellement fort sur la feuille, que si je ne lâche pas prise, elle va l'arracher. Ce qui est pour moi, inconcevable. J'enlève mes bras, et une de mes ½uvres est pour la première fois, soumis aux regards des autres.


POV TOM :

- Mon Dieu !

___Ce fut les seuls mots de la prof, avant que son regard ne se pose sur moi. Je ne comprend pas tout de suite l'insistance de son regard. Ce n'est que lorsque ses yeux vont et viennent, entre le dessin de Bill et moi ... Que je comprend qu'il m'a choisit comme modèle. Et c'est avec une voix toute timide, que je lui demande si je peux voir moi aussi le dessin. Je vois du coin de l'½il Bill serrer plus fort son crayon, quand je saisis la feuille. Lorsque mes yeux parcours son dessin ... Mon c½ur loupe un battement ! Ce dessin ... est si réaliste ! Les traits sont magnifiques, mes yeux ressortent, comme deux saphirs luisant dans l'obscurité. Le contraste entre le blanc de la feuille et le noir de son crayon, me donne l'impression de sortir de l'ombre ... et en même temps, d'être figé. Comme s'il avait suspendu le temps, comme s'il m'avait inscrit dans l'éternité, avec son dessin. Mes yeux ne veulent quitter ce dessin, un violent frisson m'envahit, et même la cloche qui retentit dans la salle dans un bruit strident ne m'attend pas.
Je ne relève les yeux, juste pour m'apercevoir que tout les élèves sont déjà parti, et que Bill cherche visiblement à s'enfuit à son tour.

Tom : Bill !

___Raté ! A l'annonce de son nom, il prend ses jambes à son cou. Je ramasse mes affaires à la va vite, fait bien attention à ne pas froisser son magnifique dessin et part sur ses talons. S'en suit alors une course poursuite dans le lycée. Je le rattrape, un peu violemment peut être devant les casiers.

Tom : Putain pourquoi tu cours ?

Bill s'appuie légèrement contre un casier et tente de reprendre son souffle. Je reprend le mien, et attend toujours une explication de sa part.

Tom : Bill ... Pourquoi tu me fuis ? J'ai fais un truc ... qui t'as pas plu ?

Je cherche activement dans mon cerveau, une remarque, une geste que j'aurais fais, et qui lui aurait fait du mal. Mais je ne vois pas !

Bill : J'ai eu peur ... de ... d-de ta réaction ... pour le dessin !
Tom : Mais ... t'avais peur que je réagisse mal ?
Bill : Je t'ai pas demandé la permission ... d-de te dessiner ...
Tom : Depuis quand il faut une permission Bill ?
Bill : Je ... j-je sais pas ...

Il est perdu, horriblement perdu. Ses yeux ne cessent de bouger, au même rythme que tout son corps tremble.

Tom : Comment tu voudrais que je réagisse mal Bill ... quand je vois ce dessin ! Putain il est magnifique p'tit ange ! Tu ... Tu m'avais pas dit que tu savais dessiner aussi bien !


POV BILL :

Il y a plein de chose que tu ignores sur moi Tom ...

___Pourquoi je me suis enfuis ? La raison est aussi simple que ridicule ... Vous venez de passer deux heures à dessiner la personne qui compte le plus à vos yeux, la chose que vous aimez le plus au monde, conformément au sujet. Quand une fille, aussi pathétique que superficielle crie, hurle, ameute tout le quartier. La prof regarde votre dessin, avant de le tendre à celui qui vous a servi de modèle. Tom prend délicatement le dessin, de ses mains tremblantes ... et bugue littéralement dessus, durant cinq bonnes minutes ... Cinq longues bonnes minutes, durant laquelle aucune expression ne passe sur son visage d'ange ... Rien, c'est comme s'il ne ressentez rien. Il n'esquisse même pas le moindre sourire, il ne prend pas plaisir à voir que je l'ai pris pour modèle, et que donc, par conséquent il est la personne que j'aime le plus au monde. Quelle est la chose la plus dur qui puisse arriver à un dessinateur, ou un écrivain ... ? Que votre modèle ne soit pas du tout satisfait de votre travail. Le sentiment que je déteste le plus ... l'indifférence ! Et encore plus quand ce sentiment concerne les personnes qui comptent à mes yeux.
Je n'attend pas une seconde de plus, prend mes affaires à la va vite quand la cloche retentit, et m'enfuie en courant, ne voulant pas subir son regard.
- Bill !
Merde ! J'ai loupé ma sortie qui était censé se faire la plus discrètement possible ! Tant pis, je n'ai pas l'choix ... Je prend mes jambes à mon coup, et cours le plus rapidement possible ... Pour me faire rattraper quelques mètres plus tard !

___Nous sommes toujours là, comme deux cons plantés en plein milieu du couloir désert, toujours à bout de souffle à force d'avoir tant couru. Puisque Tom à l'air d'apprécier mon dessin, pourquoi ne pas lui en faire cadeau ? Quel meilleur moyen aurais - je pu trouver pour vérifier s'il était vraiment sincère que celui la ? Quelque fois je m'étonne moi même ... Bill, tu es génial ! S'il mon dessin le touche, il ne pourra pas refuser.

B & T : Est ce que ...

Nous nous sourions tendrement, avant de recommencer à parler en double.

B & T : Non va z'y ...
B & T : Non toi !

___Je ne tiens plus et laisse échapper un rire de ma bouche. Comment peut t-on être à la fois si différent, et si semblable ? Je lève mon regard sur Tom, et après m'être assuré qu'il ne parlera plus, je prend la parole.

Bill : Tom ...

Son nom est sorti de ma bouche comme une plainte, comme si j'avais peur qu'il ne refuse ma requête.

Tom : Qu'est ce qu'il y a petit ange ?
Bill : Je ... Il te plait vraiment ce dessin ?
Tom : Si il me plait ? Putain Bill, t'as pas l'air de te rendre compte du talent que t'as ! Il est tout simplement magnifique ce dessin ... Et ... et ça me touche beaucoup que tu m'es pris comme modèle ... M-moi aussi je voulais te dessiner ... Mais j'ai pas réussi ... Je sais pas dessiner ! Alors à la place j'ai juste marqué B I L L en graffitis sur ma feuille ...

Un ange passe ... Mon regard s'est de nouveau baissé, pour s'ancrer dans mes santiags, que je trouve très passionnantes tout d'un coup.

Tom : Alors comme ça ... On est les choses les plus importantes à nos yeux ...
Bill : Ben ... j'crois que oui ...

___Je sens le rouge me monter aux joues et les larmes aux yeux. Pourquoi ? Je sens encore le regard de Tom s'attendrir sur moi. Je suis la chose la plus importantes à ses yeux ... c'est tout ce que je demandais. En venant habiter ici, je ne pensais pas que je recevrais autant d'amour et de tendresse de la part d'un garçon. Toujours les yeux sur mes chaussures, je lui demande :

Bill : Dis Tom ... Tu veux ... t-tu veux bien que je te l'offre ce dessin ?


POV TOM :

Tom : Je ... Oui bien sur ! J'voulais te le demander ! Comme ça je pourrais l'accrocher au dessus de mon lit ! Ça ferra une présence de plus de toi dans ma chambre.

Allez savoir pourquoi mais ma réponse lui fait un bien fou. Un immense sourire vient se coller sur ses lèvres. Il me tend son dessin, mais je l'arrête.

Tom : Non je ... Tu ... T-tu me le signes ?

Ses prunelles s'agrandissent, comme si je lui demandais la Lune.

Bill : Je ... Oué si tu veux !

___Il prend un crayon dans son sac, et s'adosse contre un casier. L'occasion est trop belle pour moi, il me faut la saisir. Je m'approche de lui, et me colle littéralement à lui. J'appuie légèrement mon torse sur son dos, et vient enfouir mon visage dans ses longs cheveux, avant de poser ma tête sur une de ses épaules. Un contact ... Je veux juste un contact physique avec lui. Je veux juste le toucher, le prendre dans mes bras ... je crois ... Que je suis en train de de venir accro à lui. Accro à sa peau, à son corps, à ses mains, à ses cheveux, à son visage, à ses yeux ... Accro à lui, à sa personne qui me trouble tellement en ce moment même ...
Ma position n'a pas l'air de le gêner ... Bien au contraire. Je pose mes mains sur ses hanches, et attend un cri ... Qu'il se retourne, et me gifle royalement ... Mais rien ! Il se contente de se reculer légèrement, de façon a encore être collé davantage à moi.
___Il appuie le dessin sur une porte de casier, et commence à écrire ... Vous ai-je déjà dit que les gestes de Bill étaient sensuels ? Sa fine main manucurée qui parcours la feuille, sa façon de tenir son crayon, sa façon de sortir sa langue de sa bouche lorsqu'il est concentré ...
Mais je rêve ou il prend tout son temps pour écrire ?
" Pour Tom ... "
Je le vois qui hésite ... sur le Y qu'il voudrait bien rajouter à la fin, le Y qui manque à ce surnom ... Surnom qu'il adore me donner ...

Tom : Met le Bill ... Met la dernière lettre qui manque ... Je sais que t'en meurt d'envie p'tit ange !

___Je sens un sourire se dessiner sur le visage de Bill. Conformément à mes paroles, il rajoute les lettres qui manquaient au surnom, et signe ... Cette fois je suis surpris ... Je m'attendais à un " Bill " ou à un gribouillage en guise de signature ... Mais en dessous du " Pour Tomi ", viennent se poser trois petits mots " Ton Petit Ange ". Mon c½ur s'accélère subitement, et inconsciemment, je resserre mon étreinte. Cette signature me touche, me montre bien qu'à mes yeux et aux siens, nous nous appartenons. Une connerie ... Il me faut une connerie à dire ou je m'effondre sur place.

Tom : J'espère que tu signes pas toutes tes compos avec ce surnom ... Y'a que moi qui ai le droit de t'appeler comme ça !

___Bill se retourne vers moi, feuille et crayon toujours en main, cassant par la même occasion notre douce étreinte. Il pose délicatement ses affaires sur un bord du casier, m'ouvre les bras et vient s'y glisser dedans. Je le sers automatiquement contre moi, et quand son murmure me parvient à l'oreille, je ne peux que frissonner devant ses paroles :

Bill : T'es le seul qui m'appelle comme ca Tom ... T'es le seul et tu le serra toujours. Je supporterais pas que quelqu'un d'autre que toi le fasse ...

___Il enfouie son visage dans mon cou, et je passe une main dans ses cheveux pour le serrer davantage contre moi, pour ressentir encore plus ce doux frissons qui m'a envahi, à l'instant ou sa peau à frôler la mienne.
___Les personnes qui vous aiment pour ce que vous êtes sont rares ... Pourtant, il suffit de bien regarder autour de vous ... et de les chercher ... Il y en a peut être une, qui se trouve juste devant vous ... Juste sous vos yeux ... Et c'est lorsque ses yeux noisettes rencontrent les miens, et s'ancrent dedans avec une telle profondeur ... que je me dis que les profs ont des fois, des sujets pas mal ...


X x ____________________________________ x X


MDRRRR Oh la fin kitche que j'viens de faire ! =D
Pi
rée, on dirait la fin d'un film, avec la voix off' & tout !
x
DDDD

D
ésolé de vous avoir fait attendre, la suite devait arriver hier, mais j'avais le moral dans les chaussettes ! =/
Et croyez moi ou pas, j'arrive mieux à écrire que si je suis seule, dans mon lit, le Pc sur les genoux (Portable évidemment ! ... Le Pc qui est portable ... Pas les genous ... xD * Taggle Sof' *)

Do
nc voila la suite cheres lectrices, et cher Valentin ! xDD
T'as vu je ne t'oublie pas ! <33
E
t je me demande si je dois te compter parmi les Perverses ... ? =D
J'penserais à toi, je ferrais un petit truc avec les deux GG's ... Genre un plan à quatre tu seras content ! xD
* Sors avant de se faire massacrer *

E
n ce qui concerne le fait de mettre B & T ensemble ...
Ben
je les mettrais jamais ensemble !! Mouhahahahaaaaaaaa !
Ou
laaa raye ca de suite, tu vas plus avoir de lectrices ! xD
N
on mais ne vous inquieter pas, je veux avant tout faire évoluer leur amitié ...
L'am
tié se transforme bien vite en amour dit - on ...
( Personne le dit mais moi j'avais envie de le dire :P )

J'
ai juste envie de dire qu'il est 01h00 du mat' ... Vous avez vu un peu à quelle heure vous me faites travailler ??

Ha j'ai fait du long chapitre quand même ... :P

# Posté le lundi 17 mars 2008 04:20

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:15

_*/ Chapitre 11 _ « P-putain j'te deteste ! »_

_*/ Chapitre 11 _ « P-putain j'te deteste ! »_
X x ____________________________________ x X

POV BILL :

___Le soleil de novembre pointe le jolie bout de son nez entre deux averses, avant de se retirer, pour se coucher, laissant place à la nuit. Il n'est que 17h00, et pourtant il fait déjà noir. Je ne suis pas du tout le cours d'anglais qui est en train de se dérouler, et préfère admirer le soleil se coucher, derrière les nuages noirs. Un crayon dans la bouche, la tête reposant dans une de mes mains, je vois passer devant mes yeux une main. Je cligne des yeux, sursaute légèrement, juste assez pour faire rire mon tendre voisin. Je me retourne vers lui, et laisse apparaitre un magnifique sourire sur mes lèvres, quand mes yeux rencontrent les siens.

Tom : Qu'est ce que tu regardais Bill ?
Bill : Le soleil se coucher ... Je n'aime pas quand il part, j'ai toujours peur que demain il ne se lève pas ... Qu'il s'éteigne ...

___Tom a tout de suite senti ma soudaine mélancolie. Sa main, chaude et rugueuse vient se poser sur ma mienne.

Tom : Il s'éteindra un jour ou l'autre Bill ... Mais pas aujourd'hui, pas maintenant ... Et si un jour il cesse de t'apporter la lumière ... alors moi je le ferrai ... J'éclairerais ton chemin p'tit ange ...

___Ce garçon a toujours les mots qu'il faut ... Ou alors il abrite l'esprit de Ven Damme dans son corps pour partir sur des sujets philosophiques comme ça ... C'est à vous de choisir. Tom glisse sa main dans mes cheveux, avant de me rapprocher vers lui. Il dépose un baiser silencieux sur ma tempe, faisant se retourner quelques élèves. Nous sommes au fond de la classe, à la dernière table, du côté de la fenêtre ... à notre place habituelle. Les élèves qui se sont retournés nous regarde quelques secondes, attendris, avant de se concentrer à nouveau sur le cours d'anglais. Toutes les personnes dans cette classe, ont bien vite compris maintenant le lien qui nous unissait Tom et moi. Certes ils ont été surpris au début. Ils n'avaient pas l'habitude de voir deux garçons, si différents l'un de l'autre, toujours collé, toujours ensemble ... Mais je crois qu'ils ont étaient davantage surpris par le comportement de Tom, qui me prend toujours dans ses bras, et me laisse des bisous sur la tempe à tout va ... ce qui ne me dérange absolument pas ! Ils ont bien vite compris que nous étions indissociable ... Lorsqu'on appelle Bill c'est Tom qui se retourne ... Lorsqu'on parle à Tom, c'est moi qui répond ...

- Je vais consacrer le dernier quart d'heure de mon cours pour vous parlez du voyage. Nous partons jeudi matin, alors soyez à l'heure ! A 7h00 sur le parking du lycée. Pour celles et ceux qui ne m'auraient toujours pas donné l'argent, dépêchez vous. Vous avez encore demain pour me donner le chèque, dernier délai. Afin de faciliter le séjour, les familles d'accueil qui vous hébergerons n'accepterons que deux ou trois personnes maximum. Maintenant, vous allez prendre une feuille, et m'écrire le nom de celui ou de celle avec qui vous voudriez être logé ... Et dans le silence !

___Les élèves n'ont même pas le temps de se retourner pour s'organiser qu'il faut déjà se taire ! Ce lycée est pire que l'armée. Le voyage oui ... cela fait maintenant un mois que tout le monde ne parle que de ça. Le lycée fait une sortie tout les ans, et cette année, nous iront en Angleterre. Je conviens très bien que le choix du pays laisse à désirer. Qu'est ce que des allemands iraient faire en Angleterre ? En plus il doit faire froid la bas ...

- Mr Trûmper concentrez vous ! Et n'oubliez pas de me donner votre chèque demain ! Sinon, pas de voyage.

___Je rougis légèrement, murmure un " oui ", avant de baisser la tête. J'ai toujours repoussé l'inévitable jusqu'à aujourd'hui. Mais maintenant je ne le peux plus. Ce voyage ? J'en rêve depuis longtemps ! Passer quatre jours dans un pays étranger, loin de tout, et surtout avec Tom ... serait le Paradis. Privez moi de ce voyage, et vous me priveriez d'oxygène. Je me penche vers Tom, qui a déjà écrit mon nom sur sa feuille. Je me sens encore plus mal à l'aise.

Bill : Tom ! C'est ... c'est c-combien déjà le prix du voyage ?
Tom : C'est 200¤ ! Dépêche toi de le donner demain le chèque, sinon tu pourras pas partir.

___200¤ ... ? Mais on y va comment en Angleterre, en jet privé ? Je sens les larmes me monter aux yeux, ces 200¤, je ne les aurait jamais pour demain, à moins d'un miracle. Je sens toujours le regard de Tom se poser sur moi, et ses sourcils se froncer.

Tom : T'écris pas mon nom sur ta feuille ?
Bill : Hein ? Ha sisi excuse moi.

___Je gribouille un " Tom Kaulitz " sur ma feuille blanche, la donne au prof, et sors, en même temps que les autres élèves, quand la cloche retentit. Je suis déjà sorti du lycée, quand Tom me rattrape.

Tom : Pourquoi tu m'as pas attendu ?
Bill : ...
Tom : Bill ?
Bill : ...
Tom : Tu sais, j'voulais pas t'obliger à marquer mon nom sur ta feuille. Si tu voulais passer ton voyage avec quelqu'un d'autre, t'en avais le droit. T'avais qu'à juste me dire " Tom tu m'fais chier " et je t'aurais laissé tranquille.

Et voila ... en plus d'en avoir gros sur le c½ur, voila que je vexe Tom.

Bill : C'est pas ça Tom !
Tom : Alors c'est quoi ? Explique moi.

___Les quelques secondes qui suivent se déroulent dans le silence. Nous sommes toujours en train de marcher pour revenir chez nous. Je ravale les larmes qui menacent de couler à tout moment, plonge les mains dans mes poches et réfléchis à tout allure. Mon cerveau carbure à fond depuis tout à l'heure ... Il réfléchit à comment-je-vais-bien-pouvoir-demander-200¤-à-ma-mère.

Tom : Bill ... C'est moi ? J'ai fais quelque chose qui n'allait pas ?
Bill : Non Tom ce n'est pas toi. Arrête de croire que tu y es toujours pour quelque chose !


POV TOM :

___Le ton sec et la voix dure de Bill me font m'arrêter de marcher. Je cherche à comprendre, c'est tout. Comprendre pourquoi il me fuit depuis tout à l'heure, comprendre pourquoi il n'a pas l'air enthousiaste par ce voyage, alors qu'il ne cesse de m'en parler depuis des jours et des jours. Bill vient certainement de voir qu'il a gaffé. Il se retourne, et s'avance de nouveau vers moi. Ses yeux sont embués de larmes, et je vois son menton trembler quand il voit la lueur de déception, passer dans mon regard.

Bill : Putain Tom, non ... j-je voulais pas être désagréable avec toi !
Tom : Mais qu'est ce qui se passe Bill, dit moi !
Bill : Y-y'a rien ... rien du tout !
Tom : Te fout pas de moi, je vois bien qu'il y a un truc qui te gène. Dit moi c'est quoi ! ... Je t'en pris Bill ...
Bill : Je ... ben viens chez moi, et tu l'sauras.

___Il me tourne le dos, et repart aussi vite. Je met quelques secondes à revenir sur Terre, et rattrape Bill. Bordel mais il se passe quoi la ? Jamais le comportement de Bill ne m'aura autant intrigué.
Le reste du trajet se fait dans le plus grand silence, et jamais ce silence n'aura été aussi pesant. J'essaye même de lui saisir sa main, afin d'y entremêler mes doigts ... mais rien n'y fait. Il repousse ma main légèrement, mais durement. Arrivé devant chez lui, Bill pose sa main tremblante sur la poignée de la porte, comme s'il était annonciateur de mauvaise nouvelle. Il souffle un bon cou, et ouvre la porte.


POV BILL :

___La première chose que je vois en rentrant chez moi ... Des sacs ! Des tonnes de sacs ! Dispersés, ici et la, de part et d'autre de la maison.

Bill : Maman ?
- J'arrive mon chéri ...

Un bruit de roulette se fait entendre, avant de voir surgir ma mère des escaliers.

- Tu es déjà la Bill ? Oh bonjour Tom !
Tom : Bonjour Anna.

___Ma mère sourit ouvertement, avant d'aller embrasser Tom sur le front. Jamais ma mère n'aura eu autant de sympathie et d'amour pour quelqu'un d'autre que moi. Je souris devant un si beau tableau ... Tom, le gros dur de service, qui se laisse bercer tranquillement par ma mère ... je sens mon regard s'attendrir devant le sourire de Tom plein de fossettes, et ses yeux qui se sont remplis d'étoiles ... Avant de prendre la parole.

Bill : Maman je voulais te demander un truc ...

Il fallait bien se lancer un jour, tant bien si je plombe l'ambiance !

Anna : Je t'écoute.
Bill : EnfaitejeparsenAngleterredanstroisjoursetj'auraisbesoinde200¤pourpayerlevoyage.
Anna : Tu aurais besoin de combien ?

J'en étais sur ... Le coup du je parle comme un lance pierre pour que personne ne comprenne ne marche jamais. Je sens le rouge me monter aux joues.

Bill : De ... d-de 200¤ ...

___J'entend ma mère soupirer, et avant même qu'elle ne parle, je sais déjà sa réponse. Je sens le regard de Tom se poser sur moi. Je ne relève pas la tête pour me noyer dedans ... Au contraire, mes yeux sont ancrés dans mes chaussures. Je n'aurais plus la force de les relever quand ma mère aura donner son refus. Comment regarder à nouveau Tom dans les yeux, alors qu'un sentiment d'infériorité vous prend aux tripes.

Anna : Mon chéri je suis désolé ... mais ça ne va pas être possible. Tu sais très bien que depuis notre déménagement, les temps sont durs. Je ... Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant Bill ? On aurait pu faire des sacrifices pour te payer ce voyage ... En plus je m'en vais tout à l'heure, je ...
Bill : Tu vas ou ?

J'en oublie totalement la gène, et me retourne bien vite vers ma mère.

Anna : Mon patron m'a appelé, je dois partir deux semaines en France pour travailler sur un projet de chantier. Une autre rentrée d'argent sera la bienvenue.
Bill : Mais ... mais je ... j-je ...

Un sentiment de vide s'installe en moi, encore quelques secondes et je tombe dedans.

Bill : Tu vas me laisser tout seul pendant deux semaines ?

___Les larmes me montent à nouveau aux yeux, et cette fois, impossible de les retenir. Non, ce n'est pas possible. Plus de voyage ... ma mère qui me laisse durant deux semaines ... Mon moral vient de chuter ... d'horriblement haut.

Anna : Bill je n'ai pas le choix. Je ... tu ne serra pas vraiment seul. Je t'appellerais tout les jours, et puis Tom sera là. N'est ce pas Tom ?

Je ne lui laisse même pas le temps de répondre et m'écris :

Bill : Mais Tom ne serra pas là, puisqu'il part en Angleterre JEUDI !

Je ne peux plus retenir ma colère ...

Anna : Bill je t'en pris ne commence pas ! Tu es assez grand pour t'assumer tout seul non. Moi aussi je n'ai pas envie de partir, et de laisser mon fils seul à la maison, mais je n'ai pas le choix. Il faut bien vivre Bill.

___Je n'en peux plus ... Les larmes coulent maintenant à flots sur mes joues. En deux secondes, je venais de perdre les deux seules personnes qui comptent réellement à mes yeux ... ma mère, et Tom. Les poings serrés, je m'écris dans toute la maison :

Bill : Ha parce que tu appelles ça vivre toi ? Mais tu n'es jamais à la maison maman. Je rentre du lycée, tu n'es pas la pour que je te raconte ma journée, je mange seul devant la télé, je m'endors seul le soir parce que tu n'es pas encore rentré, je me réveille seul le matin parce que tu es déjà parti ... Je ... j-je pars au lycée seul, sans aucune nouvelle de toi, mise à part un stupide post it collé sur le frigo ... Je ne te vois jamais maman ! Tu n'es jamais la ... Je ne peux pas te raconter ... mes problèmes, ce qui m'arrive, ce qui m'a fait rire aujourd'hui ... ma vie tout simplement ... Tu me demandais pourquoi je ne t'avais pas parler de ce voyage plus tôt ... Mais quand j'essaye de te parler, tu ne m'écoute même pas. Je pourrais très bien te dire que je m'en vais me suicider que tu me donnerais ton accord ! Tu n'es jamais la ...

Ma voix cesse de hurler, et c'est dans un murmure que je poursuis :

Bill : Tu n'as jamais été là maman ... Tu ... t-tu te moques éperdument de ma vie.
Anna : Arrête Bill, ne dis pas des choses pareil.

Impossible de rester dans le murmure plus longtemps. Ma colère est tellement grande, qu'il me fait la hurler pour qu'elle sorte.

Bill : Je dis les choses telles qu'elles le sont. Et aujourd'hui ... Tu ... vas me laisser seul pendant deux semaines ? Il pourrait m'arriver n'importe quoi ... que tu n'en aurais rien à faire ! Je ... je ... p-putain j'te déteste !

Je m'enfuis de l'entrée, et cours comme un voleur dans ma chambre, en n'oubliant pas de bien claquer ma porte. Je me laisse glisser le long de celle ci, en pleure, le corps parcouru de spasmes.


POV TOM :

___Les minutes qui suivent se passent dans le plus grand silence ... J'entends juste les sanglots de Bill, qui filtrent par delà sa porte. Ce son me transperce le c½ur. Je ressens sa douleur, comme si c'était moi qui était en lui. Je lève la tête, et remarque juste maintenant que les yeux bleus de Anna sont embués de larmes. Je ne sais que faire ... Consoler Anna ... Bill ... ? Les deux ? Un seul ? Aucun ?
___Tout s'embrouille dans ma tête, et je comprend enfin le comportement de Bill. Mais pourquoi ne m'a t-il pas dit qu'il avait des problèmes d'argent ? Je parcours des yeux la maison ... maison ou je ne suis allé que très rarement. La pensée que Bill manque peut être de quelque chose me met hors de moi. Pourtant ... la maison est identique à la mienne ... Une cuisine, un salon, une télé, un canapé ... Le genre d'objet que l'on trouve dans tout domicile ... La mère de Bill essuie délicatement ses larmes. Je ne vais pas la déranger davantage, je repasserai voir Bill plus tard. Je prend mon sac, et recule tout doucement.

Anna : Non ne part pas Tom ...

Je m'arrête en ancre mon regard dans le sien.

Anna : Je sais ce que tu penses de moi Tom, que je suis une mère indigne, qui ne pense qu'à sa petite personne ...
Tom : Non pas du tout, je ne me permettrais pas de vous juger !
Anna : Comprend moi Tom, je n'ai pas le choix. Il me faut travailler, ou sinon je ne pourrais plus payer la maison.
Tom : Je vous comprend ... je ... y'a pas de mal.

" Il n'y a pas de mal ? " Si ... Moi j'ai mal. Je ne me sens pas du tout à l'aise, à parler d'argent avec la mère de Bill.

Anna : Ce qui m'ennuie le plus, c'est de laisser Bill tout seul ...

Je réagis au tac au tac.

Tom : Il ne sera pas seul. Si Bill ne vient pas au voyage, alors moi non plus.

Le regard de Anna s'ouvre, et un fin sourire apparait sur ses lèvres.

Anna : Ne te prive pas Tom ! Ne te prive pas d'un voyage pour nous.
Tom : De quoi est ce que je vais me priver ? De quelques jours dans un pays ou il fait plus que froid ? Ou je ne comprend pas la langue ? Ou je vais me faire littéralement chier à visiter musée sur musée ? Franchement je ne vais pas me priver de grand chose ! Ce voyage, aussi ennuyeux soit - il, je voulais le faire avec Bill ... S'il ne le fait pas, je ne le fais pas.

Je vois une larme couler sur sa joue, et en deux secondes, elle me prend dans ses bras.

Anna : Tom ... Mon dieu ... quelle chance il a d'être tomber sur toi ...

___Tout doucement, je la sers aussi dans mes bras, et remarque avec surprise que cette étreinte me fait du bien ... Elle me sert ... comme une mère serrerais son fils ...


POV BILL :

___Vous trouvez mon comportement excessif ? Peut être ... Mais j'ai mes raisons. Je n'ai passé qu'une semaine de ma vie séparé de ma mère ... Cette semaine ... a était la pire que tout. Je ne supporterais pas d'être à nouveau séparé d'elle ... Et de Tom ... Le prof nous a bien expliqué, que les élèves qui ne pourront assister au voyage, seront dispersés dans différentes classes ... J'ai déjà mis horriblement de temps à m'habituer aux élèves, à mes profs ... que je ne pourrais recommencer à nouveau ... C'est trop dur, je n'y arriverais pas ...
___Mes larmes ont cessé de couler. Et pourtant je ne me sens pas mieux. Recroquevillé contre la porte, les genoux remontés contre ma poitrine, je maudis ma vie, si désastreuse soit - elle. En plus de passer pour le pauvre garçon qui n'a pas une once de confiance en soi, et qui pleurniche tout le temps, je passe désormais pour le pouilleux de service. Que vais - je bien pouvoir dire aux autres demain ? Au prof ? Comment lui expliquer que je n'ai pas d'argent ? Comment lui expliquer que ma mère est même obligé de partir durant deux semaines pour avoir un peu plus de revenu ... Car nous n'arrivons plus à arrondir les fins de mois ... Comment Tom a t-il réagi ? Comment va t-il me regarder maintenant ? Avec dégout ? Avec pitié ? ... S'il me regarde à nouveau ... Voudra t-il continuer à me fréquenter ?
___La perspective d'avoir perdu Tom me fait de nouveau trembler. J'essuie avec rage les larmes qui recommencent à perler aux coins de mes yeux. Je suis énervé, profondément en colère. Contre qui ? Certainement pas ma mère. Elle a déjà tout sacrifié pour moi ... Et dire que je lui ai hurlé que je la détestais ... Tout s'embrouille dans mon esprit ... Je ne sais plus quoi faire, vers qui aller, à qui doit - je aller présenter mes excuses en premier ?
A ma mère, pour lui avoir hurler dessus ?
Ou à Tom pour lui avoir menti ?
Je tremble de froid. Je sers encore plus fort mes genoux contre mon torse, enfouie ma tête dedans, laisse les larmes couler le long de mes joues ... et appelle Tom silencieusement ... le plus silencieusement possible ... et prie pour qu'il est entendu mon appel au secours.



X x ____________________________________ x X

Inutile de dire que je veux pleins de comm's ... =D
La suite arrivera prochainement ...
Une longue et belle suite ...
Préparez les mouchoirs ! :P

# Posté le mercredi 19 mars 2008 11:22

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:15

_*/ Chapitre 12 _« Tom, tu comprend pas ... je ... j-j'ai tellement honte de moi. » _

_*/ Chapitre 12 _« Tom, tu comprend pas ... je ... j-j'ai tellement honte de moi. » _
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POV TOM :

___Je sors à l'instant de la maison de Bill. J'ai préféré les laisser seuls, lui et sa mère quelques instants. Elle doit partir dans quelques minutes, et je ne veux pas qu'elle parte alors qu'ils sont en froid. Je passerais chez Bill, juste après que sa mère soit parti, je ne veux en aucun cas le laisser seul. Je rentre chez moi, rejoint ma mère qui est assis à la table de la cuisine, l'embrasse légèrement et m'assis juste en face d'elle, dans un profond soupire. Je me sers un verre de jus d'orange, en me disant qu'il me faut absolument des vitamines, ou je vais m'écrouler.

- Ca va pas Tom ? Tu t'es disputé avec Bill ?
Tom : Pourquoi tu crois que ça a un rapport avec Bill ?
- Des que tu ne va pas bien Tom, c'est que tu t'es disputé avec lui !

Pourquoi arrive t - elle toujours à comprendre et à ressentir mes peurs et mes craintes ? Peut être parce qu'elle est ma mère ... Oui ça se tient comme hypothèse !

Tom : Je ... oui ... 'fin non, pas directement.

Je soupire ... un soupire aussi long que bruyant.

Tom : C'est à propos du voyage de jeudi ...
- Il est annulé ?
Tom : Non ... Mais je n'y vais plus !
- Tu n'y vas plus ? Mais pourquoi Tom ? Tu te faisais une telle joie à l'idée de partir en Angleterre.

A quoi bon mentir ? J'ai trop besoin de parler ... et ma mère fera l'affaire. Après tout, je ne lui ai jamais rien caché.

Tom : Je n'y vais plus ... parce que Bill n'y va pas !

___Je ferme les yeux un instant, m'attendant à recevoir les foudres de ma mère. Après tout, mon billet était payé, je pourrais très bien faire ce voyage en solitaire, et m'éclater avec Georg et Gustav ... Mais je ne le pourrais pas. A l'instant ou je monterais dans le bus, sans la présence de Bill à mes côtés, je n'aurais qu'une envie ... descendre pour le rejoindre.
___Mais non, rien ne vient. Je réouvre les yeux, me laissant voir le regard de ma mère, qui s'attendrit devant moi. J'ouvre alors la bouche ... et parle ... parle pour ne plus m'arrêter. Je lui raconte tout, mon accrochage avec Bill dans la rue, sa mère qui s'en va, l'impossibilité de Bill pour payer le voyage ... et le fait qu'il soit déçu ... horriblement déçu ! Et cette souffrance, je la ressent également. Ma mère me regarde longuement, une fois mon discours finit. Et puis, après un long silence, sa voix douce résonne dans la pièce, me faisant légèrement sursauter.

- Je suis vraiment désolé pour Bill ... le pauvre ça ne doit pas être facile ...
Tom : Oui ...
- Je suis triste ... pour lui ... et pour toi aussi Tom. Je sais que tu l'aimes beaucoup ce garçon.

___" Que tu l'aimes beaucoup " ? ... C'est un euphémisme maman, je l'aime plus que ma vie ... Pourquoi ne peux tu pas comprendre ça maman ? Je vois ma mère se lever, et commencer à faire les 100 pas autour de moi. Elle murmure des choses à elle même, et je me surprend à penser qu'elle est folle. Je profite de ce moment de folie et lui demande :

Tom : Est ce que Bill pourra venir dormir ici ce soir ? Ou alors je vais chez lui, vu que sa mère ne sera pas là ! J'ai pas du tout envie de le laisser seul.
- Hein ? Haa oui bien sur Tom.
Tom : Je vais chez lui, ou il vient ici ?
- Donc je dois choisir entre le fait de vous entendre toute la nuit fait le ramdam dans ta chambre, ou alors que vous alliez faire le souk dans la maison d'à côté ...

Niveau réputation, je suis blindé de tout les côtés.

Tom : Okay, donc je vais chez lui ?
- Si ça ne te dérange pas, je dois travailler tard ce soir dans le bureau. Et je préférerais le faire dans le calme. Ça ne t'ennuie vraiment pas d'aller dormir chez lui ?
Tom : Oh moi tu sais, du moment que je suis avec Bill ... peut m'importe la maison.


POV BILL :

___C'est le bruit de la porte qui claque qui me fait revenir sur Terre. Lequel des deux est parti ? Lequel des deux m'a abandonné ? Les escaliers grincent, m'indiquant que quelqu'un est en train de monter. Je me relève, essuie les larmes qui ont ravagées mon visage, et arrange un peu mon T-Shirt. On frappe à ma porte. Ce son me fait sursauter. C'est Tom ... C'est lui qui vient de partir de la maison ... Je m'en doutais un peu, mais essayer de me convaincre du contraire. La porte s'ouvre légèrement, laissant apercevoir ma mère. Je ne lui laisse même pas le temps de parler, et me jette dans ses bras. J'ai trop besoin de réconfort, et de bras qui m'entourent, même si j'en attendais d'autre. Ma mère me sert fort contre son c½ur, et c'est d'une voix enrouée de sanglots qu'elle me dit :

Anna : J'suis désolé Bill ... Je suis désolé de te laisser seul ici ... Je ne te déteste pas Bill, bien au contraire, tu le sais pourtant ... Si vraiment ça t'ennuie que je parte, dis le moi, et j'essayerai de m'arranger avec mon patron, je ...
Bill : Non non il faut que tu y ailles. J'suis désolé maman ... J'suis qu'un égoïste, je pense qu'à ma petite personne ...

Les larmes me remontent aux yeux, je plonge mon visage dans le cou de ma mère, et éclate en sanglot. C'est trop dur, je n'y arrive plus.

Bill : Désolé ... si je ... je t'ai blessé maman ... Je ... j-je voulais pas dire ça ... J'voulais pas ... et ... et ... et maintenant, tu me détestes, et Tom aussi ... putain Tom ...

___Mon corps est parcouru de spasmes, la douleur est trop grande, elle sort de mon c½ur et vient maintenant s'écouler dans tout mon corps ... J'ai passé les quatre mois les plus merveilleux de ma vie en compagnie de Tom. Malheureusement, le bonheur est éphémère comme on dit. Je récolte juste ce que j'ai semé ... et cela me fait mal, horriblement mal. Je n'aurais pas du recommencer à faire confiance aux gens, je n'aurais pas du recommencer à aimer ...

Anna : Ne dis pas ça Bill. Je ne te déteste pas, Tom non plus. Tu sais bien qu'il t'adore.
Bill : Alors pourquoi ... il ... il ... il est parti ?
Anna : Il voulait juste nous laisser seul quelques instants, pour qu'on puisse se parler. Il m'a dit qu'il viendrait te voir tout à l'heure, quand je serais parti.
Bill : Et ... Et tu pars quand ?
Anna : Un taxi doit venir me chercher dans 10 minutes ...

Je me détache de ma mère, et lui dit, sur un ton que je veux rassurant.

Bill : Alors va finir de préparer tes affaires, sinon tu vas être en retard.

Elle me sourit, et après un dernier baiser sur le front, sort de la chambre ... pour s'en aller dix minutes plus tard.


POV TOM :

___Du haut de ma chambre, je vois clairement le taxi s'en aller. Bill remonte l'allée à grandes enjambées, en courant presque, pour aller de nouveau s'enfermer chez lui, fermant probablement la porte à double tour. Je ramasse quelques affaires, bien décidé à ne pas passer qu'une seule nuit la bas. Après tout, si la mère de Bill part pour deux semaines, rien ne m'empêche de m'installer la bas durant tout ce temps. Je ferrais plaisir à tout le monde. Je pourrais être avec Bill, et veiller à ce qu'il ne fasse pas de bêtises, tout en laissant ma mère travailler dans son bureau. Elle qui se plaint toujours de mon comportement bruyant et excessif ... Tom, tu es génial ! Je m'envoies encore quelques fleurs, prend mon sac de cours en même temps que mes affaires, et dévale les escaliers. Bill n'est seul que depuis quelques minutes, et cela m'est déjà insupportable. Je passe devant la cuisine, ma mère est toujours dedans, pendu au téléphone.

Tom : Maman j'y vais, je reviendrais demain matin pour y déposer mes affaires.
- D'accord mon chéri, amusez vous bien, et ne faites pas de bêtises.
Tom : Mais oui ! Tu me connais !

___J'entends distinctement un " Justement ", avant de sortir de chez moi. Je dévale la pente, avant de remonter l'allée de la maison de Bill. Je veux le voir, je suis déjà en manque de lui, et pourtant, j'ai peur de ce qu'il va me dire. J'ai peur qu'il me rejette, comme il a rejeté sa mère. J'ai peur qu'il se soit de nouveau renfermé sur lui même. Moi qui est mis tellement de temps à le faire sortir de sa coquille ...
Arrivé devant sa porte, je souffle un bon coup, et frappe.


POV BILL :

___Ma mère vient à peine de partir ... qu'on frappe déjà à la porte. Je sens mon rythme cardiaque accélérer d'un coup. Comment ai - je pu dire à ma mère de partir sans crainte ? Qu'elle ne devait pas s'inquiéter, que je me débrouillerais sans elle ? Un frisson m'envahit quand les coups se font de plus en fort sur la porte. J'ai peur ... Horriblement peur. Me retrouver seul dans une maison a toujours été ma plus grosse phobie. Chaque bruit est amplifié, chaque seconde vous parait une éternité quand vous êtes seul ...

- Biiiiill ! Ouvre c'est moi, Tom !

___Je ne prend même pas la peine de réfléchir deux fois et vient lui ouvrir. Sa présence m'avait trop manqué. J'ouvre délicatement la porte, ne le regarde pas, et m'efface pour lui permettre de rentrer. Je remarque tout de suite ces affaires. Tom n'est pas du tout gêné, et va directement s'installer au salon, ou je le rejoint sans attendre.

Bill : C'est quoi ton sac ?
Tom : Des affaires pour passer la nuit ici.

Ai - je bien entendu ?

Bill : De ... d-de quoi ? Tu veux dormir ici ?
Tom : Tu croyais quand même pas que j'allais te laisser seul ici pendant deux semaines ?

Mon cerveau rate une marche, je ne comprend plus.

Bill : De quoi deux semaines ? Tom, ton voyage c'est jeudi ?
Tom : Je n'y vais plus Bill.
Bill : De quoi ? Ha non Tom tu peux pas faire ça ? Je ... non hors de question que tu te prives de ce voyage à cause de moi ... Non, je ... je m'en voudrais trop après ... de te retenir ici, alors que tu rêverais d'aller à ce voyage et je ...
Tom : Tu n'y es pas du tout Bill. Ce n'est pas ça.

___Il pose ses affaires sur le sol, et s'approche de moi. Quand ses yeux s'ancrent dans les miens, je les abaissent automatiquement, sentent le rouge me monter aux joues. Je me sens honteux, horriblement honteux. Je me sens coupable ... coupable de ne pas avoir d'argent, coupable de ne pas faire ce voyage, coupable de retenir Tom ici ...

Tom : Tu te souviens de la première fois que le prof nous a parlé du voyage ? Il nous a clairement annoncé qu'on visiterait musée sur musée, que le temps ne serait pas au rendez vous, qu'on irai vivre dans des familles d'accueil ... Et je n'étais pas du tout motivé pour y aller ... Tu te souviens de ce que tu m'as dit, quand j'avais annoncé que je ne voulais pas faire ce voyage ?

Les yeux toujours ancrés sur mes chaussettes, je hoche la tête en signe de négation.

Tom : Tu m'as dit " L'important ce n'est pas ce qu'on va faire la bas Tom, l'important c'est qu'on soit ensemble ! " ...

___Je sens les larmes me remonter aux yeux, me tirant un horrible gémissement de douleur. Mes yeux sont rouges à force d'avoir tant pleuré. Je ne peux pas croire que Tom se souvienne de mes paroles, qui remonte à si longtemps.

Tom : Bill ... comment t'as pu croire que je te laisserai seul ici, et que je partirai en Angleterre sans toi ? ... Bill, je t'ai fais la promesse de ne jamais te faire du mal, et surtout de ne jamais t'abandonner. Et ce n'est pas un stupide voyage en Angleterre qui va me séparer de toi ... J'ai trop besoin de toi Bill ... J'peux pas partir p'tit ange ... en tout cas pas sans toi ...

___Comment voulez vous que je reste de marbre devant un tel discours ? Je ne tiens plus, et fond en larmes sur place. Tom vient automatiquement me serrer dans ses bras. Je ne peux plus attendre, j'ai trop besoin de sa douceur, de sa tendresse, de son parfum ... J'ai trop besoin de lui. Je le sers de toutes mes forces contre moi, ne voulant pas le laisser partir.

Bill : Oh putain Tom ... J'ai ... j'ai ... j-j'ai eu tellement peur ... que tu veilles plus me voir ...
Tom : Pourquoi Bill ?
Bill : Parce que ... parce que j'avais pas d'argent ...

Mes sanglots s'intensifient, et l'étreinte de Tom se resserre.

Tom : Arrête de dire ça Bill, pourquoi je serais parti ? Juste pour ces conneries Bill ? Ça arrive à tout le monde d'avoir des problèmes d'argent. C'est pas la fin du monde.
Bill : Si ... si c'est grave ... Tom ... Y'en a ... y'en a ... y'en a qui sont parti ... Oh putain Tom, j'ai eu tellement peur que tu t'en ailles aussi !

___Toute cette douleur, toute cette colère ... ne se déverse que maintenant. Ma mère, même par son amour, n'a pas réussi à la faire sortir. Je reste dans les bras de Tom encore longtemps, et même lorsque mes pleurs se sont calmé, il ne desserre pas son étreinte. Les minutes se succèdent, et quand je sens l'étreinte de Tom se desserrer, j'agrippe plus fort encore son T-Shirt.

Bill : Non, ne me laisse pas Tom.

Ma phrase est sorti de ma bouche comme une plainte. J'en suis presque arrivé à le supplier pour ne pas qu'il me laisse seul.

Tom : J'vais pas te laisser Bill ...

___Il me détache doucement de lui, en ayant tout de même un peu de mal. Je ne desserre pas mes doigts, agrippés à son T-Shirt, tellement la peur de le perdre me prend au ventre. Il essuie les dernières larmes qui coulent sur mes joues, m'embrasse le front, avant de me dire :

Tom : Ceux qui sont parti ... ceux qui t'ont laissé Bill ... ne savent pas ce qu'ils ont perdu ! Ils ont laissé partir un ange ... mon petit ange que j'ai récupéré ... et que je ne suis pas prêt de laisser ... ... Regarde moi Bill !

Je lève timidement les yeux ... Pour les abaisser deux secondes plus tard. Je ne peux pas le regarder, je ne peux plus.

Bill : Je peux pas Tom ... J'ai trop honte !
Tom : Putain Bill n'ai pas honte, surtout pas devant moi !

Je me laisse aller encore dans les bras de Tom qui viennent m'entourer, pour de longues minutes de tendresse.


POV TOM :

___La tête toujours nichée dans les cheveux de Bill, je ne vois pas le temps s'écouler. Un regard sur l'horloge me remettra les idées en places. Il est déjà 19 heures. Je n'ai pas le temps de dire un mot que mon ventre se manifeste, laissant Bill pouffer de rire dans mon cou, maintenant mouillé par ses larmes.

Tom : J'crois que j'ai faim ... T'as faim aussi ?
Bill : Je crève la dalle !
Tom : Tu t'sens motivé pour cuisiner, bien que je sais que tu es un piètre cordon bleu, ou on commande des pizzas ?
Bill : Pizza !!

___Il sourit, puis va s'installer sur le canapé, et prend dans le tiroir de la commode le livret de la pizzéria. Il reprend petit à petit confiance ... en lui, et en moi ... Je m'installe à ses côtés, me rapproche encore davantage de lui, et regarde le livret.


POV BILL :

___Jamais les pizzas ne m'ont paru aussi chères ... Gott 12¤ pour une simple pizza ? Ma main recommence légèrement à trembler. Je donne le papier à Tom pour qu'il puisse choisir.

Tom : Hmmm ... Moi j'vais prendre ... heuuu ...

Peut être acceptera t -il de partager sa pizza avec moi ? Après tout, il ne va pas manger une si grosse pizza à lui tout seul ?

Tom : J'vais prendre celle la tient, aux champignons et aux anchois ! C'est super bon !

Loupé ... Je n'aime pas les anchois ... et encore moins les champignons !

Tom : T'as choisi Bill ? Tu veux laquelle ?

Je n'ai qu'à prendre la moins chère des pizzas. La première ferra l'affaire.

Bill : Oué, je vais prendre ... celle la !
Tom : Celle la ? Au ... fromage ? ... Et c'est tout ?


POV TOM :

Bill : Je ... oué, j'ai pas très faim en faite !
Tom : Hein ? Mais pourtant tu viens de me dire que tu crevais la dalle ?
Bill : Mais maintenant j'ai plus faim Tom.

___Je tente de capter son regard ... mais rien n'y fait. Il détourne la tête, et plonge ses yeux dans le canapé. Un bruit aussi horrible que bruyant vient retentir dans la pièce. Bill appuie sur son ventre, essayant d'atténuer les appels au secours de son estomac ... mais c'est encore pire.

Tom : T'as toujours pas faim Bill ?

___Je m'arrête juste à temps ... Ne pas faire de l'esprit ... Surtout pas maintenant.
Je vois Bill remonter ses jambes jusqu'à lui, et poser sa tête sur ses genoux. Dans quelques secondes il va se bloquer.

Tom : Laquelle tu veux Bill ?
Bill : La ... la première je t'ai dit !
Tom : Laquelle tu veux réellement Bill ? Quelle pizza te ferrait plaisir ?
Bill : Je ... je sais pas Tom ...

___Son menton tremble à nouveau, je vois même déjà une larme perler aux coins de ses yeux. Ai - je déjà comparer Bill à un animal blessé ? La, la comparaison est flagrante. Le corps tremblant de partout, je n'ose faire le moindre geste, craignant qu'il ne se bloque davantage. Je pose le papier à côté de moi, et m'approche, le plus délicatement possible de Bill. Je passe mon bras autour de ses épaules, et lui murmure :

Tom : Qu'est ce qu'il y a Bill ? Et surtout ne me dit pas rien, je ne te croirais pas.


POV BILL :

___J'ai honte ... terriblement honte. Je ne crois pas avoir ressenti une telle honte au cours de ma vie. Et c'est avec une voix, troublé par les sanglots que je lui réponds.

Bill : Tom ... J'ai ... j-j'ai pas d'argent ... à mettre dans une pizza ... Ma ... ma mère ... elle m'a pas laissé beaucoup d'argent ... et faut que je tienne encore deux semaines avec ça ... Je ... putain Tom j'suis désolé !

Voila que je pleur encore ... moi qui croyais n'avoir plus de larmes dans mon corps ...

Tom : Mais Bill ... je les paye les pizza, y'a pas de soucis. Arrête de t'en faire pour ça Bill !
Bill : Tom, tu comprend pas ... je ... j-j'ai tellement honte de moi.

Je sens son étreinte se resserrer, et sa bouche se rapprocher de mon visage, ou il embrasse tendrement me cheveux.

Tom : Bill, ça arrive à tout le monde ce genre de choses !
Bill : Mais pas à toi Tom ...

___Cette phrase m'a échappé ... Je ne voulais pas la dire ... Pourquoi ai - je toujours besoin de me comparer aux autres ? Et à Tom en particulier ? D'ailleurs sa réaction est sans appel. Il casse soudainement notre étreinte, et je laisse échapper un sanglot, la peur me paralysant.

Tom : C'est la que tu te trompes Bill ... Moi aussi je suis passé par là !

___Est ce que c'était la phrase que j'attendais ? Surement ! Je trouve enfin le courage de me retourner vers lui, et de le regarder en face. Comment ai - je pu croire un seul instant, que je pourrais me passer de la profondeur de ses yeux ...

Tom : Mon père a quitté la maison quand j'étais très jeune Bill ... je devais avoir 6 ans ... Ma mère a été complètement détruite après cela. Elle ... elle s'est complètement renfermé sur elle même ... et cela à été encore pire à la fin du mois. Il manquait un revenu à la maison ... ma mère a rapidement été dépassée ... Elle n'arrivait plus à boucler les fins de mois. Bien sur au début, elle se faisait aider, la famille, les amis ... Ils étaient tous la ... Mais un jour ... ils n'ont pas pu suivre ... Ma mère a enchainé les crédits, les petits boulots merdiques qui lui prenaient tout son temps, et auxquels elle se faisait virer au bout de deux semaines car elle prenait des congés pour s'occuper de moi ... Je ne sais pas si tu as connu la misère Bill ... Moi je l'ai connu ... Il pouvait se passer des jours sans que je ne vois ma mère ... Je gardais les mêmes fringues durant trois jours de suite parfois, tellement ma mère n'avait ni le temps, ni les moyens de me changer ...

Inconsciemment, je saisis les mains de Tom, et les serra tendrement. Le rôles étaient inversés cette fois, c'était lui qui se confiait, et moi qui l'écoutait.

Tom : Un jour je suis tombé malade ... Horriblement malade. Le genre de maladie qui vous cloue au lit durant plusieurs jours. Je crois que c'est à partir de cette instant que ma mère s'est rendu compte que notre vie était devenu misérable. Elle m'a confié à grand mère durant quelques temps, le temps pour elle de retrouver un emploi convenable ... Elle en a trouvé un ... Elle a pu régler les dettes, réaménager un peu la maison ... de façon à ce que nous vivions mieux elle et moi ...

Il marque un temps d'arrêt, le temps pour lui de ravaler ses sanglots.

Tom : Tu vois Bill, même si aujourd'hui je ne manque de rien, je n'oublie pas ce que j'ai vécu. Je sais que toi aussi tu manques de quelque chose Bill, mais ce n'est pas pareil ... Je sais que dans ces moments là, les amis et la famille comptent beaucoup ... Alors moi je ne vais pas t'abandonner Bill ... Je ne vais pas te laisser ... Et arrête d'avoir honte avec moi ... c'est moi qui devrait avoir honte plutôt ...

La pièce se plonge dans le silence, laissant juste entendre nos reniflements. Tom vient d'abaisser son regard, ne soutenant plus le mien.

Bill : Tom ... Je ... j-je savais pas.
Tom : Tout comme moi je ne savais pas que tu avais des problèmes d'argent.

Un nouveau sentiment m'envahit, c'est celui de la culpabilité.

Tom : On va se faire une promesse maintenant Bill ... On va se promettre ... de ne plus rien se cacher, de tout se dire l'un envers l'autre ... D'accord ?
Bill : D'accord.

___Nous nous regardons tendrement durant quelques instants, la pièce toujours plongé dans le silence. Je ne sais quoi lui dire ... Pourquoi lui a toujours les mots qu'il faut pour me consoler ... et pour une fois que c'est mon tour, pour une fois qu'il demande mon aide, je n'y arrive pas.
A défaut de parler, je pose délicatement mon front sur celui de Tom. Nous avons juste besoin d'un contact ... Un simple contact physique, qui pourtant nous provoque d'horribles frissons.

Tom : Regarde moi p'tit ange ...

___Je lève mes yeux vers lui, et sourit, en voyant notre proximité. Je commence doucement à frotter le bout de mon nez contre le sien, et continue, en voyant l'immense sourire qu'il me fait. Ce contact me réchauffe le c½ur, et je n'ai nullement envie d'arrêter. Je passe mes deux mains dans ses longs cheveux blonds enméles, et vient coller encore plus le bout de mon nez au sien, tout en continuant à le regarder ... avec amour ... J'ai bien parler d'amour ? Malheureusement, je crois que oui. C'est bien ce sentiment qui se dégage de nos deux corps. Je cesse de le regarder, pour poser mes yeux sur ses lèvres ... si rouges, si pulpeuses, si ... désirables ! Je vois sa langue coquine sortir doucement, pour s'humidifier les lèvres ... Il arbore le même tic que moi. Il me faut arrêter de regarder ces lèvres ou je vais craquer. Je descends tout doucement ma tête, et vient la caler dans le creux de son épaule.
___Est ce normal pour un garçon d'éprouver de tels sentiments à l'égard de son meilleur ami ? Je ne crois pas. Il faudra que je lui parle ... Mais pas aujourd'hui, pas maintenant ... Je ne veux pas rompre le merveilleux cocon dans lequel nous nous sommes installé lui et moi.
Nous aurions pu rester comme cela lui et moi, dans les bras de l'autre jusqu'à l'éternité ... mais mon ventre vient encore semer la zizanie.
Bill : Ohh putain j'ai trop faim !


POV TOM :

___Je peste silencieusement contre son ventre, qui m'a fait me détacher de lui. Je lui embrasse le bout du nez tendrement, en me disant que Bill aurait du me faire ces bisous esquimaux bien avant ... J'ai adoré ce contact. Je saisis mon téléphone, bien décidé à appeler la pizzéria, si nous ne voulons pas mourir de faim sur le canapé. Je redonne la brochure à Bill, et lui demande de choisir.
La chose étant faite, je compose le numéro, et passe la commande.

Tom : Oui bonjour je voudrais commander deux pizzas ... Oui ... Alors une mexicaine ... Oui avec des anchois ... non non pas de sauce ... oui voila ... et une méditerranéenne ...
Bill : Avec beaucoup de fromage !

___Je souris un instant, en voyant Bill, assis tranquillement sur le canapé, jouant avec le trou de sa chaussette. Je ne peux me retenir de rire quand il fait passer son orteil au travers. Je m'arrête de rire, lorsque le gérant de la pizzéria croit que je me fout de lui.

Tom : Euhh pardon, je disais avec beaucoup de fromage la pizza ... Haa ... Il faut payer un supplément ... si on veut rajouter du fromage ?

Je vois Bill réagir au quart de tour.

Bill : Non non ben c'est pas la peine alors.
Tom : Oui oui rajoutez le quand même le supplément ... Oui c'est ça, beaucoup de fromage.
Bill : Arrête Tom.

___Il esquisse un mouvement, pour me prendre le téléphone. Nous nous battons tendrement, moi pour garder le téléphone, et lui pour le prendre, tout en continuant à passer la commande.

Tom : Alors l'adresse c'est le 6 rue ... non non pardon, le 4 rue Indlichkeit ... oui oui c'est ça ... arrête Bill ... non non pas la, arrête p'tit ange ...

Comment voulez vous passer votre commande, quand votre meilleur ami vient de vous sauter dessus et entreprend de vous chatouiller ?

Tom : Oui oui le quartier près du lycée ... c'est ça ...

___Je termine le reste de la conversation, complètement mort de rire. Je ne suis même pas sur que le livreur est compris l'adresse. Bill est complètement affalé sur moi, les mains se baladant sous mon T-Shirt pour me chatouiller, ses ongles me griffant la peau quelque fois. Ce garçon est un ange ... tout simplement. Ses cheveux noirs qui me chatouillent légèrement le visage, l'immense sourire qu'il arbore ... Je crois ... mais je ne suis pas sur ... Mais pourquoi ce garçon m'obsède t'il autant ? Pourquoi j'ai tant besoin de son regard poser sur moi, de sa chaleur, de sa peau contre la mienne ... Pourquoi je viens de tomber amoureux ?
___Tom Kaulitz est amoureux ... et d'un garçon en plus ! On aura tout vu ... Enfin, peut être que je ne suis pas amoureux ... je ne sais pas ... Je ne connais pas ce sentiment, jamais je ne l'ai ressenti pour quelqu'un, autre que ma famille ... Peut être que je considère juste Bill, comme mon frère ... Oui voila, ce doit être cela ! ... Après tout, il est normal de prendre son frère tout le temps dans ses bras, et de l'embrasser à tout va ... Non ? Mais est ce normal de ressentir du désir pour quelqu'un que l'on considère comme son frère ... Non ... A quoi bon vouloir me cacher, ce que je sais depuis bien longtemps ! Bill m'attire ... Il m'obsède, et me hante. Je ... je suis tombé amoureux !




X x ____________________________________ x X


M.E.I.N.G.O.T.T ...
Q
ue de comm's ...
<33

Q
ue dire à part que je vous aimes ...
Ca me fait très plaisir de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à me lire ...
Trop fière la ! <33

L
a suite arrive bientôt ! ;)

# Posté le jeudi 20 mars 2008 17:16

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:15

X x ____________________________________ x X

Si vous êtes sur ce blog, c'est que vous aimez, un temps soit peu, les Tokio Hotel...

Mais
c'est pas tout, on ne va pas se le cacher, si vous êtes aussi là, c'est que votre degré de perversité est au dessus de la moyenne nationale !

V
ous en avez marre de devoir vous cacher...
Vou
s voulez vous exprimez librement sans passer pour une délurée...
V
ous voulez vous éclatez....
Vous
voulez seulement être vous...
V
ous voulez rencontrez des gens comme vous...

J'ai la solution à toutes vos envies...

En ex
clu mondial, le 1er forum de perverse à ouvert ses portes, avec un tout nouveau design, des filles de plus en plus perverses.

N'
hésitez pas à y aller... l'inscription est gratuite et aucun risque de vous faire interner XD

>> DA
>>
DA
>> DA
>>
DA
>>
DA


No
tre devise étant de se faire connaitre du monde entier, le gang des perverses ne s'arrête pas !

B
log : >> DA

Expr
imer votre perversité en toute liberté !!


Ven
ez nombreuses et nombreux ! ;)


Déjà
100 Membres ...





Merci Ornelloux pour ce si bel article ...
Allez lire sa Fic ... qui est magnifique !
>> DA

# Posté le lundi 24 mars 2008 10:21

Modifié le samedi 07 juin 2008 11:21