_*/ Chapitre 23 _Prends soin de mon Coeur ... Car désormais il T'appartient ..._

_*/ Chapitre 23 _Prends soin de mon Coeur ... Car désormais il T'appartient ..._
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POV TOM :

___Les mots de ma mère résonnent encore dans ma tête, m'empéchant même de dormir. Bill est retourné chez lui, peu de temps après que ma mère ne rentre. Il voulait nous laisser seul tout les deux, pour que puissions nous expliquer. Je ne suis même pas descendu de ma chambre lorsqu'elle est rentrée ... Je lui ai juste hurler de l'étage qu'elle avait un message important sur le répondeur.
___Entendre la voix de mon père, pour la deuxième fois de la journée, m'a une nouvelle fois énervé. A défaut de tout casser dans ma chambre, je suis descendu rejoindre ma mère, et je me suis assis en face d'elle, à la table de la cuisine, voulant des explications. Elle m'a alors expliqué, une partie de la vie de mon père ... bien que je n'en avais rien à faire.
___Ses pensées remontèrent à bien avant ma naissance ... quand il avait à peu près mon âge. Il avait un frère ... Un frère jumeau ... Paul ... qu'il adorait par dessus tout ... Ce que j'ignorais totallement ... Pour être franc, je ne savais pas beaucoup de chose de la vie de mon père ... si ce n'est rien ... Je ne me suis jamais intéressé à la vie d'un homme qui a abandonné femme et enfant ...
« Vois-tu Tom, Paul et ton père étaient comme les deux doigts de la main ... inséparable ! Ils faisaient tout ensemble ... Ils voulaient vivre ... et mourrir ensemble ! ...
A 18 ans, ils sont entré à la Fac ... tout les deux, comme toujours. C'est là que Paul s'est découvert ... des attirances ... pour les hommes ! Il a commencé à fréquenter les bars, et les boites ... avant de rencontrer celui qui allait devenir son copain ... Ils sont resté ensemble plusieurs mois Tom ... Ils s'aimaient énormément ... Jamais je n'avais vu un amour comme celui là ...
Mais un jour, Paul s'est senti mal ... il ... il ne tenait pratiquement plus debout. Ton père l'a conduit à l'hôpital ... c'est là qu'on a découvert qu'il était atteint du SIDA ... Ce ... ce salopart l'avait contaminé, avant de prendre la poudre d'éscampette ... Il l'a laissé Tom, il l'a abandonné ...
»
___Ma mère avait soudainement resseré ses poings, avant de continuer son récit, la voix légérement tremblante.
« Il est mort Tom ... Paul est décédé quelques années plus tard ... Ton père est resté avec lui, jusqu'au dernier jour ... Quand il a rendu son dernier souffle ... son dernier soupire ... ton père est devenu ... très étroit d'ésprit ... méprisant les couples ... allant même jusqu'à devenir ...homophobe ...
Tom, il ne te deteste pas ... bien au contraire ... Ce n'est pas toi ...
»
J'aurais pu me laisser attendrir par ce récit ... mais sa dernière phrase m'a choquée, m'a fait mal.
« C'est Bill qu'il deteste n'est-ce pas ? » ... lui avais-je répondu.
Ma mère n'avait pas vraiment répondu à ma question ... Je me souviens qu'elle avait bafouillé deux trois mots, avant de baisser la tête. La colère que j'essayais tant bien que mal de cacher a fini par prendre le dessus.
« Comment peux t-il le detester ? Voyons ... il ne le connait même pas ! ... Oui, c'est vraiment moche ce qu'il lui est arrivé à Paul ... mais il n'y a pas que les homosexuels qui peuvent contracter ce virus ... On est pas con ... On ... on se protégera ... et ... je ... j'me considère même pas comme un homo ... Je ... je suis pas attiré par d'autre homme à part Bill ... Je ... Je suis ... Billousexuel ... »
Je me souviens que ma mère s'est pincé les lèvres ... avant d'éclater de rire, faisant un peu retomber la pression entre nous.
« Maman, écoute moi ! »
Je me souviens avoir retrouvé mon sérieux à ce moment là.
« J'aime Bill ... et avant que tu ne me dises que c'est peut être une simple amourette d'adolescent ... je peux te dire que c'est sérieux entre nous ... Jamais j'avais ressenti çà maman ... J''veux pas qu'il nous sépare ... J'veux pas qu'il pense qu'en nous séparant l'un de l'autre ... notre vie va s'améliorer ... Il ... Merde quoi ! Il ne peut pas débarquer dans ma vie après plus de dix ans d'absence, et éxiger que notre relation s'arrète ! »
___Nous avons parlé jusque tard dans la nuit ma mère et moi ... Même si mon père avait perdu son jumeau ... et même si c'est cruel de ma part, je n'en ai rien à faire ! Mon père ne nous séparera pas ! Point !
Voila ce que j'avais rétorqué à ma mère, avant de monter me coucher.

___Le reveil indique maintenant 1h00 du matin ... Le sommeil ne m'a pas encore emporté ... et je doute qu'il le fasse. La conversation tourne en boucle dans ma tête ... les mots de ma mère ne veulent pas quitter mon ésprit. Même si je considère encore mon père comme le roi des cons, ma mère a appuyer sur un sujet sensible ... le SIDA. Bill a vécu durant un an à Standford ... à se faire toucher, et salir ... Se sont-ils ... protégés ? Porte t-il le virus ? Est-il contaminé ?
___A défaut de serrer Bill dans mes bras, je ressers un coussin contre mon torse ... peut être inconsciemment ... plus pour me rassurer moi même que lui ...
Le marchand de sable ne m'emporte que lorsque l'aube pointe le bout de son nez. Je n'ai dormi que quelques heures, tiraillé par les mauvais songes ... Je pensais donc être plus en rogne en me levant. Mais ce fut tout le contraire ... Une envie indéscriptible de le voir me prend aux tripes. J'ai passé la nuit à me dire qu'il était malade, qu'il était sur le point de mourrir ... Que j'ai résisté tant bien que mal à ne pas aller sonner chez lui, le réveillant probablement.
___Je me prépare rapidemment, et descends manger un morceau avant d'attaquer cette longue journée qui nous attends. Ma mère n'a même pas relevé que nous avons sécher les cours hier ... Trop occupé à défendre l'attitude de mon père. Elle m'embrasse tendrement, alors que je suis en train de boire mon bol de chocolat.

Simone : Tu sais Tom j'ai bien réfléchi !

Elle s'installe face à moi, l'air très sérieuse. La bouche grand ouverte, un morceau de pain au chocolat pratiquement à la lisière de ma bouche, tout mes sens sont en éveil.

Simone : Quand j'ai dit hier que je n'avais jamais vu un amour aussi grand que celui que Paul et Stéphane ... je me trompais ... L'amour qui te lit à Bill est une chose unique ... et tellement belle ...Je sais que ce garçon ne te ferra rien ... et que tu ne lui ferra rien également ... Si ce n'est lui donner l'amour et la confiance qui lui manque ... Je t'ai entendu te retourner dans ton lit toute la nuit ... Je sais que cette conversation te perturbe ... Alors c'est pour cette raison, que pour une fois dans ma vie, je ne vais pas suivre ton père ... Je ne m'opposerais pas à ta relation avec Bill ... Si je faisais cela ... je crois bien que je tuerais mon fils ...

Les yeux légérement embués, je ne parviens qu'à murmurer un simple " Merci" ... mais qui pourtant vient du coeur.

Simone : Cependant, même si moi j'ai approuvé ta relation, ce ne sera surement pas le cas de ton père ... Je ne veux pas te miner le moral mon chéri ... mais il faudra que tu arrives à le convaincre ... que tu lui explique ...
Tom : Tu voudras que je lui explique l'amour ?

___Rien n'y fait ... j'ai toujours été borné ... et aujourd'hui plus que tout. Si mon père ne comprend pas que je suis amoureux, il se pourrait bien qu'il y ai un meurtre le soir de Noêl. Après tout c'est ce que j'avais promis à Bill lors de notre première rencontre non ? Que je tuerais le prochain qui lui ferra du mal ... Et qu'importe si c'est l'homme qui se prétant être mon père ! Je continue de déjeuner tranquillement, le coeur cependant plus léger.

Tom : Maman ?
Simone : Oui mon chou ?

Je grimace à l'annonce de ce surnom débile, mais continue néanmoins ma phrase.

Tom : Je ... comment t'as su que Bill et moi on était ensemble ?
Simone : Tu appelles souvent les autres garçons " Mon coeur " ?

Elle me regarde tendrement, avant de rigoler devant mon visage qui commence à rougir.

Tom : Je croyais pourtant avoir été discret ...
Simone : Aussi discret qu'un éléphant.

___Je lui tire la langue en grognant un peu, la faisant davantage rigoler. Comment ai-je pu croire un seul instant que ma mère m'arréterait dans ce long chemin qu'on appelle l'amour ? Je suis prèt à me battre contre le monde entier pour que Bill et moi restions ensemble ... Mais s'il aurait fallu me liguer aussi contre ma mère ... Je crois que je ne l'aurais pas supporter.

Tom : Donc pour Noêl ... on sera trois si j'ai bien compris ?
Simone : Pourquoi trois ?
Tom : Ben toi, moi ... et ... et papa ...

___Je me retiens à temps pour ne pas dire " Et l'autre con qui me sert de père ". C'est déjà assez dur pour ma mère de voir revenir l'homme qu'elle a aimé, puis tenté d'oublier durant ces dernières années ... mieux vaut ne pas en rajouter une couche.

Simone : Tu ne voudras pas inviter Bill et sa mère ?
Tom : Ben ... moi je demande que ca ... mais ca ne te dérangera pas ?

___Je prie intérieurement pour qu'elle me donne une réponse négative, et lorsque qu'elle me répond dans un sourire un " Si je te le propose, c'est que ca ne me dérange pas ! ", je n'y tient plus et laisse échapper un cri de joie ... laissant ma mère se fouttre encore un peu plus de moi.
Passer les fêtes de Noêl avec Bill ... que demandez de mieux ? J'imagine déjà Bill, croulant sous les papiers cadeaux, riant aux éclats ... Je sens déjà mon coeur fondre quand ses yeux se poseront sur mon cadeau ... Je veux voir ses yeux pleins d'étoiles, avec cette lueur si innocente qui le caractérise si bien, quand il verra la maison décorée ... J'ai hâte ... tellement hâte ... que ma mère me surprend à sourire comme un crétin. Je ne lui laisse pas le temps de me titiller davantage, et prend mes jambes à mon cou ... non sans lui avoir soufflé un énième " Merci ". Même s'il est encore tôt, je prends mon sac, et me dirige vers la maison de Bill. Je sonne à la porte une première fois ... puis une seconde fois après quelques secondes.

- J'arriiiiiiiiiiive !

Un bruit de pas se fait entendre, avant que la clenche de la porte d'entrée ne bouge légérement.

- Je ... qui est-ce ?
Tom : C'est moi mon coeur !

La porte s'ouvre soudainement, après qu'il n'enlève le vérou.

Bill : Ben t'es en avance ?

Mon petit copain, de ses cheveux lisses et ses vêtements près du corps, me sourit tendrement, avant qu'il ne me fasse entrer chez lui.

Tom : Je sais ! Je voulais juste passer un peu de temps avec toi.

___J'enlève rapidement mon manteau, pose ou plutôt balance mon sac au sol, avant de me retourner. Je sursaute légérement quand je surprends la présence de Bill près de moi. Nos nez se frollent, et c'est dans un sourire que je demande :

Tom : Qu'est ce que je peux faire pour vous ?
Bill : Un bisou ...

___Il se mord la lèvre inférieure, avant d'approcher son visage du mien. Je frotte délicieusement le bout de son nez au mien, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Juste pendant quelques secondes ... Juste un simple baiser ... Sauf que Bill n'a pas l'air de cette avis.

Bill : Mais euh Tomi ! Moi je veux un plus long bisou.

___Je rigole légerement, et plaque doucement Bill contre le mur. Lui se passe la langue sur sa lèvre inférieure, me laissant voir son piercing qui m'a déjà donné tant de plaisir. Je prends son visage entre mes mains et pose délicatement mes lèvres sur les siennes. Je laisse ma langue coquine aller rejoindre la sienne ... et commence un baiser langoureux. Nos langues se complètent parfaitement, se câlinent et jouent ensemble le temps d'une minute ... ou peut être plus ... Le temps ? Je ne le ressens plus quand je suis avec Bill. Les mains de Bill descendent, et viennent aggriper les bords de mon T-Shirt, faisant détendre le tissu. Ma mère m'a déjà fait la remarque à ce sujet. Tout les bords de mes T-Shirt sont froissés. En les serrant comme il est en train de le faire, Bill agrandit encore plus mon T-Shirt ... Mais ca ne me gène pas ... J'aime la façon dont il a de me montrer qu'il a besoin de réconfort et de chaleur ... de me montrer qu'il tient à moi, qu'il ne veux pas me laisser partir ... Je ressère doucement notre étreinte, joue avec sa langue une dernière fois, avant de laisser mon membre rentrer revenir dans ma bouche. Je pose ma tête au creux de son épaule, et soupire de plaisir.
L'odeur qui émane des cheveux de Bill m'emplisse un instant les narines et le c½ur. Elle est réconfortante, délicieuse, elle m'ennivre ... Si je m'écoutais, je resterais toute la journée dans cette position ... avec pour seule occupation, me shooter encore et encore à l'odeur de son corps.
___Je me détacha à regret de lui, quand l'horloge de l'entrée sonna 8h00. Je soupire lentement, et avant que je ne me retourne pour reprendre mes affaires, je sens la main de Bill se poser sur mon bras, m'obligeant à lui faire face de nouveau. Je reste un instant bloqué sur son regard ... Ses yeux sont emplis de douceur, de tendresse, mais aussi avec une pointe de passion. Il me sourit, repose une dernière fois sa bouche sucrée sur la mienne, avant de prendre à son tour son manteau. Sur le chemin qui nous amène au lycée, la main de Bill se sert plus fort contre la mienne, avant qu'il ne prenne la parole.

Bill : Tomi ... Je ... comment ca c'est passé avec ta mère ?

___Je prends un certain temps avant de répondre, laissant le vent du mois de décembre me gifler le visage. Que pourrais-je lui répondre ? Que mon père le deteste parce qu'il a peur qu'il ne me refile le SIDA ? Avouez que pour une conversation à 8h00 du mat', qui plus est sur le chemin du lycée ... il y a mieux ...

Tom : Elle ne va pas tenter de nous séparer Bill ... T'inquiètes pas pour ca mon coeur ...

Le soudain sourire de Bill me redonne du baume au coeur. Je n'aurais pas pu supporter qu'il s'en aille ... Je n'aurais pas supporter de le faire souffrir ... à nouveau.


POV BILL :

___Je suis en train de m'endormir royallement sur la table, alors que le prof tente de nous expliquer la révolution française. L'homme qui tente de nous apprendre l'histoire et la géographie depuis le début de l'année a eu la bonne idée de nous séparer Tom et moi. Me voila comme un imbécile seul sur ma table, à lutter pour ne pas que mes yeux se ferment. Tom, sur la table voisine n'a pas l'air plus concentré que moi. Il a le nez collé à la vitre, les yeux perdus dans le ciel ... Une soudaine envie de m'amuser me prend. J'arrache un bout de papier de mon cahier, de toute façon pour ce que j'écris dedans ... la chiffonne, de façon à concevoir une petite boulette de papier, et la jette doucement sur la tête de Tom. Il sursaute viollement, faisant se retourner le prof. Il émerge tout doucement, et regarde autour de lui, une fois que le prof s'est retourné, marquant sur le tableau le nom des présidents dont j'aurais déjà oublier le nom dans cinq minutes.
___Quand les yeux de mon amour se posent sur moi, et au vu de l'étrange sourire que je lui fait ... il comprend automatiquement. Il étire ses lèvres ... pour former un sourire à tomber par terre, avant d'ouvrir la boule de papier, et cherche à taton son stylo. Il y inscrit un mot, et me relance le papier. Je suis obligé de me mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire, tellement ce que nous faisons est puéril ... mais tellement bon. J'ouvre le bout de papier, exité comme une puce, et lis la phrase qui y est inscrite, de son écriture si belle.
" Arrête de m'embéter ! Laisse moi suivre le cours ! "
Mais à qui veut-il faire croire qu'il suit le cours ... Je répond, et lui relance le papier, toujours en evitant que le prof nous attrape. S'en suit alors une véritable description par bout de papier.
" Tom Kaulitz qui suit les cours ... Faites une croix dans le calendrier ! "
" Tu ferrais bien de suivre également ! Ca te ferrais pas de mal ! Un peu de matière grise dans ta tête d'hérisson ! "
" Tu sais ce qu'elle te dit la tête d'hérisson ? "
" Qu'elle m'aime ? "
Je cherche mes mots un instant, avant de lui renvoyer le nouveau morceau de papier. L'ancien se trouve dans ma trousse ... gardé jalousement, comme un souvenir ...
" La tête d'hérisson aime son calamar. "
___Je le regarde légérement, apréhendant un peu sa réaction. Lorsque je vois ses yeux briller, je sens mon coeur repartir. Il me lance un regard, me sourit tendrement, avant de recommencer à écrire ... longtemps cette fois-ci ... Le prof est en train d'annoncer que nous serons en bac blanc après les vacances de Noêl, que je me reçois la boulette de papier en plein dans la tête. Je jure tout haut, faisant se retourner tout les élèves. J'hausse un sourcil, essayant de prendre une attitude la plus digne possible, quand je sens le regard de Katie poser sur moi. Je me redresse de toute ma hauteur, et ne lache pas le regard. Je veux bien passer pour un crétin aux yeux des autres ... mais elle certainement pas. Nous nous défions un instant du regard, alors que même le prof regarde nos échanges. Tout le monde a très bien vu l'attirance qu'elle portait à Tom ... à mon Tom ... Elle rejette la tête en arrière, faisant voler ses longs cheveux blonds pas du tout naturel, mais qui correspondent très bien à son intélligence, lance un regard de braise à Tom, avant de se replonger dans le cours. La pièce se replonge dans son état normal. Seul Tom, lui, n'a pas l'air d'avoir compris ce qu'il vient de se passer ... Moi j'ai très bien saisie le message ... C'est une déclaration de guerre qu'elle veut ...
___Je secoue ma tête d'hérisson comme Tom l'appelle, et me replonge dans la lecture du mot ... ce qui à le don de me calmer automatiquement.
" Le calamar aime tellement son hérisson qu'il l'invite chez lui pour les fêtes de Noêl. "
" C'est vrai Tomi ? "
A la lecture de ce mot, il me regarde, et hoche la tête, en signe d'affirmation. Mon comportement change soudainement, je n'ai plus envie de me lever pour aller jeter Katie du haut du troisième étage ... J'ai juste envie de me lever, et que Tom me prenne dans ses bras. J'ancre mes yeux dans son regard marron, couleur banale mais tellement magnifique sur Tom. Je regarde autour de moi, et quand je vois que personne nous épie, je mime des lèvres un " Je t'aime " ... qu'il ne comprend malheureusement pas. Je recommence encore et encore ... il lève ses bras, en signe d'incompréhension ... Mais son sourire qui vient subitement d'apparaitre me fait croire qu'il a très bien compris au contraire. J'arrache un nouveau morceau de papier, plus petit cette fois ... Je n'ai que trois mots à écrire après tout ...

___La sonnerie annonce la fin de la souffrance. Je ramasse mon cahier et mon livre qui n'ont servi à rien, les balance au fond de mon sac, et me faufille entre les élèves pour sortir plus au plus vite de cet endroit. En passant près de la porte, je bouscule involontairement Katie ... Je vous le jure, mes pieds ont tout bonnement glissé, et ce n'est pas ma faute si elle est tombée, se faisant horriblement mal au coude. Pratiquement tout les garçons se jettent à ses pieds, l'aidant à se relever ... tous, sauf celui qu'elle convoite ... Je lui lance un " Désolé ", qui sonne aussi faux que sa poitrine, et sort de la salle, en fredonnant une chanson de Nena. Je m'arrète au milieu du couloir, et en attendant Tom, refait mon lacet de chaussure. Je n'ai pas le temps de me casser un ongle, que quelqu'un me pousse, m'envoyant valser trois kilomètres plus loin. Je tombe la tête la première sur le sol sale, et instinctivement, place mes mains en avant ... qui viennent se bruler au sol du à la force du choc. Je tombe lourdement sur le sol, dans un juron aussi horrible que bruyant.

- Oups désolé ...

___Je ne connais que trop bien cette voix si horripilante soit-elle ... Je me retourne légérement, et ancre mon regard noir, en ce moment si embué de haine, dans celui de Katie ... qui révèle sa méchanceté. Elle s'en va, après m'avoir humilié publiquement, toujours dans un jeté de cheveux digne des plus grandes pubs, et appelle Tom, qui vient vers nous en courant ... difficilement avec son pantalon trois fois trop large.

Katie : Ton petit copain ne tient pas la route Tom ... Si encore il se rattrapait sur d'autre chose ... mais là ... c'est désespérant ...

___Elle me regarde une dernière fois, répète une nouvelle fois " désespérant " ... et je vois bien que cette remarque est pour moi. Elle s'en va, pour de bon cette fois, dans un éclatement de rire sonore. Je me mord la lèvre tellement la rage s'est emporté de moi ... Il n'en faudrait pas plus pour que je lui saute à la gorge.
Tom accourt vers moi, sans même un regard vers ma rivale, et m'aide à me relever. Il enlève la poussière de mes vêtements d'un revers de main, avant de me prendre le bras, m'enmenant loin de la foule. Si le début de la journée c'est bien passé, la fin est un cauchemard. Nous rentrons chez nous, toujours sans un mot ... Une pointe de culbabilité commence à se former en moi. Je frissonne légérement, et je ne suis pas sur que la nuit qui commence à tomber en soit la cause. Tom me prend délicieusement la main, et je ne peux m'empécher de la lui serrer fortement, l'empéchant même de faire un pas sans moi. Arrivés devant chez moi, je me retourne, et dit d'une voix hésitante :

Bill : Tu ... Tu viens chez moi Tomi ?

Je baisse le regard, et les ancre dans mes lacets, que je n'ai toujours pas refait.

Tom : Si tu veux ...

___Pas de surnom ... pas de " Bien sur que je viens chez toi " ... pas la moindre trace de tendresse ... Je commence légérement à avoir peur. Cet excès de panique m'empèche de rentrer la clé dans la serrure, tellement mes mains tremblent. Tom vient subitement de comprendre son érreur, et vient poser ses mains sur les miennes.

Tom : Et alors ? Qu'est ce qu'il t'arrive ?

___Son murmure me fait frissonner, et il ouvre la porte de lui même. Nous rentrons, enlevons sacs, manteaux et écharpes, avant de pénétrer dans le salon. Je range nerveusement le peu de coussin sur le canapé, avant que la voix de Tom me fasse sursauter.

Tom : Bill je ...

Je n'attends même pas la fin de sa phrase. Je me retourne, et laisse mon coeur éclater.

Bill : Putain Tom excuse moi ! Je voulais pas lui faire çà ! Mais elle m'insuporte tellement, que je ne peux plus me contrôler ! Je veux pas Tom ... Je veux pas qu'elle pose les yeux sur toi, je veux pas qu'elle te lance son super sourire qu'elle croit magnifique, digne des pubs pour dentifrice. Je veux pas qu'elle t'approche ! J'veux pas qu'elle t'arrache de moi ... Putain Tom ... je ... je veux pas te perdre ....

___Si mon discours avait commencé dans un hurlement ... ma voix se casse à la fin, troublé par les sanglots qui commencent à apparaitre. Je tord nerveusement mes mains, m'adosse légérement au canapé, sanglottant comme un enfant qui vient de perdre un jouet ... sauf que moi, je viens de perdre ma plus belle chose.

Tom : Ma puce ... mais ... tu vas pas me perdre.

___Est-ce le fait de le voir s'approcher de moi, dans un élan de tendresse, ou le fait qu'il est prononcé mon surnom préferé qui me fait craquer ? Je ne sais pas ... Un peu des deux je pense ... A moins de quelques centimètres de moi, je ne peux plus me controler et me jette dans ses bras. Tom me rattrape au vol, et me sert dans ses bras, comme si nous ne nous étions pas vu depuis des années. J'enfouie mon visage dans son cou, et ne retient plus les sanglots, qui sortent désormais de ma gorge. Il me murmure des choses affreusement attendrissantes ... ces choses que j'attendais tout à l'heure.

Bill : T'es à moi Tom ... T'es à-à ... à moi ! Pas à elle ! ... Dis le moi Tom ... d-dit moi ... que tu m'appartiens ...

___Vous trouvez mon discours égoiste ? Je le conçois très bien. Je suis une personne égoiste, ne voulant absolument pas partager ... surtout les choses que j'aime ... Et surtout pas avec Elle ...

Tom : J'suis à toi Bill ... à toi pour l'Eternité ... Cesse d'être jaloux comme çà ... Elle n'en vaut même pas la peine ...

___Mes pleurs se calment soudainement ... J'ai entendu ce que je voulais entendre. J'essuie les dernières larmes d'un revers de main, alors que Tom m'embrasse tendrement les cheveux. Je me détache un instant de son étreinte, et le regarde. La conversation n'est pas finit ...

Bill : Tom ... tu sais ... c'est pas ma faute ... Je supporte les autres filles ... mais Elle ... mais elle non ... Elle est méchante ... Elle ne m'aime pas ... Elle me deteste parce que je suis avec toi ... Elle cherchera par tout les moyens de nous séparer ... Je ... quand elle est là ... Je suis obligé de sortir les griffes ...

Tom rejette soudainement la tête en arrière, et me dit dans un rire :

Tom : Ha oui griffe moi griffe moi !

Cette remarque lui vaut une claque sur le torse. Mais je ne peux m'empécher de rire avec lui. Il pose son front sur le mien, laissant nos yeux s'entre choquer.

Tom : Elle ne va pas nous séparer Bill ... J'te le promet ... Et puis ... Moi j'aime bien quand t'es jaloux ... Ca prouve que tu tiens à moi ... Et que tu ...

Ses grands yeux marrons s'illuminent tout d'un coup, et il farfouille un instant dans ses poches, sortant un morceau de papier. Il le déplie, et le place sous mon nez.

Tom : Lis le moi ...

Je ne comprends pas immédiatement son comportement ...

Bill : T'es sur ?
Tom : Oui ... Va z'y ...
Bill : Ok ... Alors une grande frite, un coca et un Big - Mac ...

J'explose de rire en voyant la tête de Tom ... Pourquoi garde t-il toujours ses tickets de caisse dans ses poches ?

Tom : Hein ? Hoo non non non ! C'est pas le bon papier !

Il cherche activement au fin fond de ses poches, et panique comme un malade. Je comprends alors ce qu'il cherche ... le morceau de papier de tout à l'heure ... Mon papier ... celui qui représente mon coeur.

Tom : J'le trouve pas !
Bill : C'est qu'un bout de papier Tom.
Tom : Non c'est bien plus pour moi !

___Sa voix, soudainement grave et forte me fait légérement sursauter. Il murmure un " Pardon ", et quand un sourire vient s'afficher sur son visage, je devine qu'il a trouvé mon morceau de papier ... Il le déplie, regarde cette fois-ci si c'est bien le bon, et me le place devant le visage.

Tom : Lis le moi Bill ...

___Fini de rire cette fois ... Je ne dois lire que trois mots ... et pourtant ces mots me paralysent ... Je ne les ai prononcé que très rarement ... Et qui pourtant m'ont détruit ... Comment trois petits mots peuvent-ils tout gacher ? Comment une simple phrase peut-elle vous anéantir ? Je ne les ai pas dit à la bonne personne ... Voila tout ... Comment ai-je pu croire aussi que j'avais trouvé l'amour à Standford ?

Tom : S'il te plait mon coeur ...

Mon coeur ... Voila le problème ... En lisant ces mots, mon coeur ne m'appartient plus ... J'abaisse le regard, prend la main de Tom, et vient la poser sur ma poitrine, là ou palpitte la vie ... et mon amour pour lui.

Bill : Si je te confie mon coeur Tom ... Tu me promet d'en prendre soin ?

La main de Tom se sèrre légérement sur mon coeur, comme s'il voulait le prendre. Ses yeux s'embuent de larmes, et je sens son corps se ressérer sur le mien.

Tom : J'en prendrais soin ... Je le conserverais jalousement contre moi ... Pour que personne ne puisse y accéder ... Pour que personne ne prenne ma place ...

___Une larme coule sur ma joue, et Tom s'empresse de venir m'embrasser à cette endroit, lappant la goutte d'eau par la même occasion. Il est maintenant temps, pour moi, de tourner un chapitre de ma vie ... Et cette nouvelle histoire, je veux l'écrire avec Tom ... Je saisis son visage entre mes deux mains tremblantes, et c'est d'une voix enrouée sous les sanglots que je murmure un " Je t'aime " ... Venu du coeur ... qui désormais appartient à Tom ...


POV TOM :

___Je remets en place quelques mèches de ses cheveux, collés sur son visage à cause de ses larmes. Je l'embrasse sur le bout du nez avec une extrème tendresse, me noie encore un instant dans ses prunelles magnifiques, avant de le prendre délicatement dans mes bras. Rien n'aurait pu gacher ce moment si délicieux entre nous ... Ce moment de tendresse avait tellement bien commencé ... que Bill, sans le faire éxprès, vient tout gacher ...

Bill : On sera ensemble pour Nôel alors ?

___Mon coeur s'emballe, en repenssant à la conversation que j'ai eu ce matin avec ma mère. Je ressere inconsciemment mon étreinte, et murmure un " Oui ". Je l'entends soupirer de bonheur dans mon cou, avant qu'il ne me sert encore plus fort contre lui. Est-ce que je veux vraiment savoir ? Je ne sais pas ... En tout cas la question me brûle les lèvres ... Comment amorcer le sujet ?
" Hé Bill, est ce que ces salopards de Standford t'ont refilé le SIDA ? " ...
Pathétique ... Vous avez bien raison. Je ne veux pas lui faire de mal ... Je lui ai promis ... Je ne veux pas qu'il souffre encore, qu'il revive son passé, à cause d'une simple question ...
Alors, quand il me murmure un deuxième " Je t'aime " à l'oreille, ma décision est prise ... Je ne lui demanderais pas ... Ou en tout cas, pas maintenant ... Je ne sais pas comment je réagirais si j'apprenais qu'il est affecté par ce virus ... Je crois ... que j'irais me jetter sous le premier train ... Je ne pourrais pas supporter de le regarder mourrir, alors que je ne pourrais rien faire ... Non, je ne veux vraiment pas savoir ... Je veux encore me convaincre qu'il n'a rien, et que nous finirons notre vie ensemble ...
Je veux juste ... être dans ses bras ... ne pas penser à l'avenir ... Ne pas penser à l'arrivée de mon père dans deux semaines, ni même la réaction de la mère de Bill quand elle apprendra notre relation, ni les examens qui approchent ... Je veux juste ... Vivre la seconde ...
Je sens les mains de Bill descendre tout doucement, pour aggripper les coins de mon T-Shirt ... Ils lui appartiennent ... Tout comme son coeur est mien.




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* Rentre discrétement ! *
La guimauve et le sadissisme se mélangent très bien,
Ne trouvez vous pas ? =P

Petite grande suite sadique ! =P

Comme d'hab, pour être prévenu, des comm's Ici ! (L)
360 comm's au précedent ... Alors à vos claviers !!

En éspérant que vous avez apprécié ! =P

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xapericub-drugs : Hmm déjà merci d'être franche ! =)
Mais j'ai pas trop compris ta remarque !
Il me semble pas que j'ai sous entendu que Bill avait le SIDA ... Si ?
J'ai rien dit ! Je laisse juste le suspens, comme tu me l'as dit dans le comm' !
Après peut être que tu n'as pas compris ma façon d'écrire ...
Ma Fic` ne va pas tourner en cliché ... Rassure toi ! =)
J'essaye de faire un truc original à chaque chapitre ...

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4000 Comm's ! Grace à Hell !
Merci ! =)

La suite est en cours d'écriture !

# Posté le lundi 12 mai 2008 08:05

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:19

_*/ Chapitre 24 _ A deux ... Nous étions invincibles ..._

_*/ Chapitre 24 _ A deux ... Nous étions invincibles ..._
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POV TOM :

___Je profite d'un moment de calme pour faire le tri dans ma chambre. Debout sur une chaise, je farfouille sur le haut de mon étagère, avant de retrouver mon ancien livre du Code ... Juste en dessous d'un magasine avec sur la couverture, une fille pas très habillée ... Je balance le tout sur mon lit, m'installe sur le fauteuil à côté, et tente de me replonger dans la lecture du code de la route.
Le moment de calme n'a pas duré longtemps. Je suis en train de me demander qui a la priorité entre deux voitures, quand j'entends les escaliers trembler, suivi d'un cri.

- Tooooooooooooom ! Viens voir viens voir on a tout décoré !

___Un soupire sort de ma bouche, avant de se transformer en sourire. L'excitation et la joie d'être ce soir, d'être à Noël résonne dans la voix de Bill. Je n'ai pas le temps de me lever de mon siège, que Bill déboule dans ma chambre.

Bill : Ben alors Tomi ? Pourquoi tu viens pas en bas ?
Tom : C'est toi qui m'a envoyé dans ma chambre je te le rappelle !
Bill : Oui mais maintenant c'est bon ! J'ai tout décoré ! Rien que pour toi !

___Je m'attendris un instant devant son visage d'ange, avant de tendre la main, pour qu'il vienne me rejoindre. Ce qu'il fait sans attendre. Il s'approche de moi, en sautillant gaiement, et vient s'agripper à ma main, avant que je ne le fasse assoir sur mes genoux. Il passe ses bras autour de mes épaules, et plonge son visage dans mon cou, y soupirant de plaisir. Qui aurait pu croire que les fêtes de Noël soient aussi douces et remplies d'amour. Bill m'a envoyé dans ma chambre, le temps que lui et ma mère décorent le salon pour le réveillon de ce soir. Jamais je n'aurais cru que ma mère et Bill puissent s'entendre aussi bien ... Elle a très bien pris notre relation, tout comme la mère de Bill, rentré une semaine plus tôt. Bill est tout de suite rentré chez lui, m'emmenant avec lui. Après l'avoir aidé à rentrer ses bagages, Bill a prit son courage à deux mains, et lui a demandé :
« Maman, qu'est ce que tu dirais si j'étais amoureux ? »
« Je dirais que c'est merveilleux mon chéri », avait-elle répondu.
Mais avant qu'elle ne se fasse une fausse joie, Bill avait enchainé.
« Et si j'étais amoureux ... d'un ... d'un garçon ? »
Il avait alors baissé la tête, laissant ses yeux regarder ses pieds, qu'il frottait nerveusement sur la moquette du salon. Mon souffle s'était arrêté, alors que mon regard basculait entre lui et sa mère, appréhendant sa réaction. Mais l'expression de joie qui était apparu sur son visage lorsque Bill lui avait annoncé qu'il était amoureux n'avait pas changé. C'était toujours le même regard, tendre, et sincère qu'elle portait sur son fils.
« Est-ce que ce garçon t'aime Bill ? »
Le murmure que Bill avait prononcé, pour dire à sa mère que ce garçon l'aimait énormément m'avait donné des frissons.
« Et est-ce que tu l'aimes toi ? »
« Owh oui ... Même plus fort que lui ... »
Mes yeux s'étaient alors embués de larmes, alors que sa mère avait tourné la tête vers moi, devinant probablement que j'étais ce garçon. Mes doutes se sont confirmés quand elle a ouvert les bras, laissant en premier temps Bill s'y blottir, avant de me dire :
« Bienvenue dans la famille Tom. »
Ce n'était que quelques mots, mais pourtant qui m'avaient fait énormément de bien. Ne restait plus qu'à voir la réaction de mon père, qui ne devait arriver que ce soir.
___Je sers un peu plus fort le corps chaud et rassurant de Bill contre moi, et lui embrasse tendrement les cheveux. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps à nous ces derniers temps. Trop occupé à courir les magasins pour les cadeaux de untel, décorer nos différentes maisons, suivre les cours pour le Bac qui approche de plus en plus ... Alors nous profitons d'un moment de calme pour nous retrouver un peu. Juste lui et moi ... Sans ma mère qui ne cesse de stresser suite au retour de mon père ... Sans Anna, qui ne cesse de nous regarder, nous disant encore et encore à quel point nous étions mignon ensemble ...
Je passe ma main sous son pull à coll roulé noir, et vient caresser la peau de son petit ventre ... Ce morceau de chair à lequel je suis devenu accro. J'entends Bill soupirer de bien-être entre mes cheveux, et s'accrocher encore plus à mes épaules.
Nous restons dans cette position durant un long moment, juste ravi d'avoir retrouvé notre moitié. Je bouge légèrement les genoux, de façon à ce que Bill soit mieux installé, que mon livre tombe au sol. Bill se penche légèrement, pour voir le titre de mon livre.

Bill : Pourquoi tu révises le Code ?
Tom : Pour le passer !
Bill : Tu veux passer le permis ?

Il ancre ses yeux d'un marron magnifiquement dans les miens, avant que je ne lui réponde.

Tom : Ben oui. Toi non ?
Bill : Si ... 'fin quand j'aurais plus ... plus de temps !

___Je rigole légèrement, avant de le resserrer plus fort dans mes bras. Plus de temps ? Plutôt plus d'argent oui ... Je souris tout seul, avant de lui embrasser tendrement les cheveux.
Malheureusement, ce moment ne dure pas. Les escaliers grincent une nouvelle fois, nous indiquant que quelqu'un est en train de monter à l'étage. Bill soupire, avant de se détacher de moi. Il se lève, et va s'installer sur le lit, avant que ma mère n'entre dans ma chambre. Elle n'a pas le temps de parler que Bill s'exclame :

Bill : Putain c'est un magasine porno Tom ?

Il se met debout sur mon lit, le magasine dans la main, avant de s'écrier à nouveau.

Bill : Putain ... Tom ! T'as ce genre de magasine dans tes affaires ?
Tom : Mais ... mais non ! Je l'ai retrouvé alors que je cherchais mon bouquin du Code !
Bill : Mais oui bien sur ! Comme par hasard tu l'as retrouvé, et tu la posé sur ton lit pour le jeter après !
Tom : Mais ... oui !
Bill : Putain Tom tu soules !!

___Sa voix soudainement éclectique me colle un horrible frisson, avant que ses yeux noirs ne viennent s'ancrer dans les miens. Il descend du lit, et me jette le magasine, que je reçois en pleine figure, avant de sortir de ma chambre. Ma mère hausse un sourcil, avant de sortir à son tour, oubliant même le pourquoi elle était venu nous voir. Je me retrouve donc comme un con, dans ma chambre, toujours assis dans mon fauteuil, le magasine sur mes genoux.
___Je n'ai pourtant rien fait ... Et le comportement de Bill m'a laissé sur le cul ... Mais il m'a surtout vexé. Lui qui était si calme il y a quelques secondes ... Ce n'est pas dans son habitude de s'énerver comme cela. Même si nous sommes tous un peu tendu ces temps si, je ne comprends pas ... Ce ne sont pas ces mots qui m'ont blessé. Mais plutôt le coup du magasine qu'il m'a jeté. Je me lève, et va me regarder dans le miroir. Une marque rouge vient d'apparaitre près de mon sourcil droit, là ou le coin du livre m'a atteint. Un peu plus et il me crevait l'½il ... Je me mords la lèvre pour ne pas qu'elle tremble davantage. Pour la première fois ... Bill m'a fait mal ... aussi bien physiquement que moralement.
___Je soupire fortement, avant que ma mère ne m'appelle. Je traine des pieds, et rentre dans la cuisine.

Simone : Je dois aller faire une course Tom ! Tu veux bien aider Bill à faire à manger ? Il faut juste que tu coupes la viande en petit morceau ! Je serais bientôt de retour !

___Je n'ai même pas le temps de lui dire qu'elle peut aller se gratter avec ses morceaux de viande, qu'elle sort de la maison assez rapidement. Si elle doit aller au magasin, pourquoi ne pas avoir prit son sac à main ? Je ne cherche pas plus loin, sentant déjà le mal de crane arriver.
Bill me tourne le dos, trop occupé à couper diverses légumes. Je dois faire un effort considérable pour ménager ma colère et ma tristesse.

Tom : Mon c½ur je ...
Bill : M'appelle pas comme ça Tom ! Ça a perdu tout son sens pour moi !
Tom : Putain mais tu vas pas me faire la gueule pour un magasine porno, que j'ai du lire quand j'avais 15 ans !

Mais rien n'y fait ! Bill continue de me tourner le dos, sans même prendre le temps de répondre à ma question.

Tom : Joue pas à ça avec moi Bill ! Tu sais très bien comment ca va se finir !

___Je le sais tout aussi bien que lui. Nous allons continuer à nous chamailler, la colère va peu à peu s'emparer de moi, avant que je ne lui hurle dessus, rompant par la même occasion la promesse que je lui ai faite la première fois que je l'ai rencontré. Je me retourne à mon tour, fulmine un moment, et abat le couteau violemment sur le morceau de viande rouge.
___A défaut de m'énerver sur Bill, je passe ma colère sur ce poulet, qui ne cesse de me chercher ! La pièce se plonge dans un silence pesant ... coupé par les bruits de nos couteaux qui s'abat sur le plan de travail. Je suis pratiquement en train de dépiauter le morceau de viande, qui ne ressemble plus à rien maintenant, quand j'entends une faible voix tout près de moi.

Bill : T-Tom .... Je ... Tiens j'ai fini de couper les légumes !

___Il dépose le plat à côté de moi, avant de me regarder timidement. Je n'ai même plus besoin de bouder, Bill est totalement remplie de remord. Je souris, me retourne vers lui, tends une main vers lui, quand il recule, affolé.

Bill : T'es plein de poulet Tom !

Son rire cristallin résonne dans la cuisine, me faisant à mon tour rigoler. Comment ai-je pu croire que j'arriverais à garder cette distance avec lui ? Je n'y arrive pas ... Et lui non plus visiblement.

Tom : Attends je vais me laver les mains.

Je laisse la viande à moitié déchiré, à cause de ma colère, et passe mes mains sous l'eau.

Bill : Moi aussi elles sont sales.

___Il relève les manches de son pull, et attends patiemment son tour. Je me recule légèrement, en lui murmurant un " Viens ". Il s'approche, se place devant l'évier, et tandis qu'il passe ses deux mains sous l'eau, je me colle à son dos, laissant ma tête se caser au creux de son épaule. Il soupire de plaisir, et colle un peu plus sa tête à la mienne. Mes mains rejoignent les siennes, avant de se frotter délicieusement ensemble.
___Lorsque la peau de nos doigts devient molle, à force de les laisser trop longtemps sous l'eau, nous les retirons. Nous les essuyons sur une serviette commune, avant que je n'ancre mon regard, plein de reproche dans le sien. J'enfourne mes mains dans les longues poches de mon baggy, et attend qu'il s'explique de lui même. Il soutient mon regard durant un quart de seconde, avant de baisser le sien, comme prit en faute. Je pourrais éventuellement le prendre dans mes bras, le consoler, et faire comme si de rien n'était, comme j'ai fait à chaque fois ! Mais aujourd'hui je ne marche plus. Je ne suis pas un pantin, qu'il peut contrôler. Je ne veux pas qu'il joue avec mes nerfs, avant de me reprocher de lui avoir crier dessus ... Je veux qu'il grandisse ... Rien qu'un tout petit peu ... Nous avons passé l'âge de ces enfantillages pas vrai ?
Il baisse la tête, et joue nerveusement avec ses doigts. Ses yeux, si pétillants d'habitude, ne brillent plus. Ils sont comme vide. Comme si notre dispute l'avait complètement détruit. Il tend un bras, frôle le bord de mon T-Shirt avec son doigt ... comme un appel au secours ... avant de laisser son bras retomber le long de son corps. Par ce geste, je comprends qu'il a retenu la leçon.
___Je m'approche de lui, n'en pouvant plus de cette distance entre nous, et l'enlace de mes bras, posant une main sur son crâne pour diriger sa tête dans le creux de mon cou. Cela semble être le geste que Bill attendait pour enfin réagir. Son corps tremble légèrement, tandis que ces mains viennent s'accrocher à mon T-Shirt, comme un signe de désespoir.

Bill : T-Tom ... J'suis désolé ... J'voulais pas ... T-Te ... te faire mal ...

Son corps est prit de tremblement, se transformant bientôt en sanglot. Je resserre mon étreinte, et le berce tendrement, en murmurant de nombreux " Shhh " au creux de son oreille.

Bill : Mais j'ai tellement peur Tom ... J'ai ... j'ai peur de rencontrer ton père ... Et si ... et si il m'aimait pas ... Et si il ... il me mettait dehors ... J'suis désolé ... de ... de m'être énervé sur toi ...
Tom : Moi aussi j'ai peur Bill ... J'suis mort de trouille ... Mais c'est pas en se disputant pour rien qu'on va arranger les choses. A deux on est invincible Bill ...

Il me sert alors avec une force que je ne lui connait pas, comme s'il voulait m'empêcher de fuir. Et puis, si son étreinte ne suffisait pas, il me murmure à l'oreille :

Bill : Je t'aime Tomi.

L'utilisation de mon surnom m'indique clairement qu'il cherche à se faire pardonner. Je passe une de mes mains dans ses cheveux, les lui embrasse tendrement, et m'enivre de leur odeur de vanille.

Tom : J'veux plus qu'on se dispute Bill ... J'veux pas ... Ça me fait trop mal !
Bill : Pardonne moi Tom ... Me laisse pas ... je t'en prie ...

Sa plainte murmurée à mon oreille me colle un horrible frisson. Cette fois c'est moi qui me sent mal ... Mal de le faire autant souffrir ...

Tom : Je t'en veux pas Bill ... J'ai aucune raison de te laisser mon c½ur ... Mais dans ce cas, fallait me le dire ... Fallait me dire que tu avais peur ... On aurait pu en parler ... Je croyais qu'on devait tout se dire ...
Bill : J'voulais pas ... t'embêter davantage ... Et puis ... on ... on se parle plus beaucoup depuis deux semaines Tom ...

Je ne peux répondre qu'un " Je sais " ... Qu'est ce que je pourrais bien répondre d'autre ? Bill l'a très bien compris. Depuis le message de mon père sur le répondeur, je suis comme absent ...

Bill : Et ... et ... et puis aussi ... Tu ... tu me touches plus Tom ... Je ... J'ai fais quelque chose de mal ?

Mon c½ur se serre soudainement, et je resserre le corps de Bill contre moi, manquant de l'étouffer.

Tom : T'as rien fais de mal mon c½ur ... Rien du tout je te le jure ! C'est juste que ... qu'on a pas eu beaucoup de temps à se consacrer ...

Je détache légèrement le corps de Bill de mes bras ... Chose qui s'avère difficile car il s'accroche à moi, tel une personne agrippée à sa bouée, perdu en pleine mer.

Tom : Regarde moi ma puce ... T'as rien fait ... Te sent pas coupable ... Je ... C'est moi Bill, c'est moi qui m'en veut ...

___Je plonge mon regard dans le sien, et lui caresse tendrement la joue, effaçant une larme qui coule le long de celle ci. C'est ma faute ... Entièrement ma faute ... Nous n'avons pas eu beaucoup de temps à nous, il est vrai ... Mais du temps pour un peu de sexe, on en trouve toujours, et moi le premier. J'ai du mal à me l'avouer, mais je suis mort de trouille. Je n'ai toujours pas trouvé le courage de lui demander si il a été faire le test du SIDA. Et le fait de ne pas savoir me paralyse ...

Bill : Tu m'en veux pas alors ... hein ?

Il renifle bruyamment, et ancre son regard embué dans le mien, comme s'il cherchait à me sonder.

Tom : J'ai pas de raison de t'en vouloir mon ange. On va se donner du temps maintenant ... Du temps pour nous deux ... Et dès ce soir si tu veux ! Après la soirée, après que nos parents soient totalement ivres ...

J'entends Bill rire doucement, et attends sagement la fin de ma phrase.

Tom : Tu dormiras à la maison ce soir d'accord ? On sera rien que tout les deux. Tu veux bien ?

___Il me murmure un " Ow oui " avant que je ne pose mes lèvres sucrées sur les siennes. Je laisse ma langue coquine lécher tendrement sa lèvre inférieure, avant de la faire pénétrer dans sa cavité buccale. Nos langues se cherchent, se trouvent, et s'enroulent sur elles mêmes, ne voulant plus se quitter. Mes mains passent de ses cheveux impeccablement lisses, à sa chute de rein, ou je donne une légère pression, pour le coller davantage à moi. Je sens ses fines mains manucurées s'insinuer dans mes cheveux blonds emmêlés, afin d'approfondir au maximum ce baiser.
Nous nous embrassons avec passion, avec tellement d'amour, que cette échange devient presque violent. Je sers Bill si fort contre moi à présent, que je doute qu'il puisse arriver à respirer. Mais ça n'a pas l'air de le déranger plus que ça. Son bassin vient encore plus se coller au mien, et il soulève même un jambe, avant que je ne le porte. Mes deux mains sous ses fesses, je le plaque doucement contre la porte du frigo, avant de dévorer la peau de son cou. Je la mordille légèrement, avant de passer ma langue chaude sur les petites blessures que je viens de faire.

Bill : Oww Tom ...

___Son petit cri que jouissance me titille le bas ventre ... Et si la porte d'entrée n'avait pas claqué, nous faisant nous séparer, je crois que je n'aurais pas pu me contrôler davantage. Bill s'éloigne de quelques centimètres, rempli ses poumons d'air, et arrange ses cheveux, qu'il vient tout juste de faire légèrement coupé. Adieu les mèches blondes. Désormais je devrais me contenter d'une chevelure lisse, noir corbeau ... J'ai le petit copain le plus magnifique au monde ...
___Je suis en train d'arranger mon T-Shirt, que ma mère rentre dans la pièce. Elle nous regarde chacun notre tour ... Nous sommes tous les deux rouges, comme si nous venions de courir un marathon, et Bill arbore un sourire pire que magnifique ... Il n'en faut pas plus à ma mère pour qu'elle comprenne. Elle sourit tendrement, avant de nous parler :

Simone : Venez au salon les garçons s'il vous plait.


POV BILL :

___Mon c½ur qui vient de s'alléger suite à ma conversation avec Tom, retombe dans le néant quand nous pénétrons dans le salon. Là, au milieu de la pièce, se trouve un homme, grand, brun, la quarantaine ... Je me dis à cet instant que Tom ressemble beaucoup à son père ... Je sens Tom se crisper ... Ses poings se serrent soudainement, et il se mord nerveusement la lèvre inférieure.
Mon c½ur s'emballe de plus en plus, quand je sens les yeux perçants de son père se poser sur moi. Inconsciemment, je me déplace vers Tom, de façon à ce qu'il me cache légèrement.

Jorg : Bonjour Tom ... Ça fait longtemps n'est-ce pas ?

___Il ne l'a pas vu depuis des années, et pourtant son visage ne trahit aucunes émotions, comme s'il n'en avait rien à faire de revoir son fils. Tom réagit exactement pareil, il se referme davantage, ne laissant rien apercevoir ... Mais je ne le connais que trop bien. Je sais bien qu'au fond de lui, toute cette haine ne demande qu'à sortir.
___Je ne me sens pas bien ... Pas bien du tout. Le regard froid de son père toujours sur moi me donne des sueurs froides. J'ai étrangement chaud dans mon col roulé ... Quelle idée aussi de mettre un pull comme ça ? Je tente de respirer le plus calmement possible, et quand je ma vue commence à se brouiller, j'agrippe le bord du T-Shirt de Tom, et le sert si fort, que mes phalanges en deviennent blanches ... Voila ce qui arrive quand on est trop à fleur de peau ... Cette distance depuis deux semaines, cette dispute qui m'a littéralement détruit ... Ma peur d'être ce soir pour la remise des cadeaux, ou même pour me retrouver seul avec lui, car je sais qu'il ne pourra pas se contrôler très longtemps, la peur de sauter le pas avec lui ... Ajouté à cette longue liste le fait de rencontrer le père de Tom ... qui ne se déroule pas du tout comme je l'avais imaginé ... Et vous obtenez mon humeur du moment !
___Je me recule encore légèrement, et il me manque juste le courage pour ne pas m'enfuir à toutes jambes. Mais je ne partirais pas sans Tom. Alors quand il croise ses bras, cachant ses mains dans les larges manches de son T-Shirt, je suis obligé de rester à ses côtés. Il ancre son regard dans celui de son père, alors que je baisse le mien, regardant avec passion mes chaussettes noir. Alors que je suis en train de me dire qu'une de mes chaussettes est trouée, la voix grave et cassante de son père résonne dans la pièce, malheureusement silencieuse.

Jorg : Tu ne me présentes pas ton ami Tom ?

* Non non je crois que c'est pas la peine ... Dit non Tom, dit non ... s'il te plait ! *
___Je prie silencieusement pour que Tom réponde le plus négativement possible, et qu'il m'emmène loin ... très loin d'ici. Mais malheureusement, je l'entends soupirer, signe qu'il laisse son père prendre le dessus. Il s'avance légèrement, mais se stop quand il sent que je l'en empêche. Hors de question que je lâche son T-Shirt. Nous devons surement avoir l'air très con comme cela ... Tom à un pas de moi, ma main toujours agrippés à son T-Shirt, que j'agrandis encore plus. Il se retourne, et ancre son regard interrogateur dans le mien, comme s'il cherchait à savoir ce qui ne va pas. Il se colle à moi, n'en ayant rien à faire de la présence de ses parents.

Bill : Tom ... il ... il me fait peur ...

___Mon murmure lui parvient difficilement aux oreilles. Il passe une main dans mes cheveux couleur ébène, avant de m'embrasser tendrement le front. Il se saisit de ma main, entremêle ses doigts avec les miens, avant d'avancer vers son père.

Tom : Papa, Bill ... Bill, papa ...

___Comme présentation éclair on ne fait pas mieux. Son père me tend une main, que j'hésite à serrer. Je jette un regard à Tom, mais ses yeux à lui sont ancrés fermement sur son père. Je regarde Simone, qui hoche la tête légèrement, comme pour me donner son accord. Je souffle un bon coup, et tends à mon tour ma fine main que je viens tout juste de manucurée. Je murmure un simple " Bonjour ", et me rend bien compte que j'aurais du fermer ma bouche. La main de son père se sert avec force contre la mienne, me l'écrasant pratiquement. Et pourtant, il ne cesse de l'agiter, comme s'il était extrêmement content de me rencontrer. Malgré l'extrême douleur, j'essaye un maximum de rester le plus digne possible. Je tente de serrer sa main à mon tour, mais c'est peine perdu. Il me lâche la main si soudainement, que je ne peux retenir un cri de douleur.
Je me recule légèrement, en portant ma main à mon c½ur, comme s'il avait le pouvoir de me guérir. Il vient de me blesser, et pourtant, personne n'a rien fait. Tom a toujours les mains dans ses poches, et il toise son père du regard. Simone, elle, à les yeux baissés, comme si elle se refusait à voir la vérité. Et pourtant elle est bien là ... Elle n'aurait jamais du l'inviter ... Jamais ... Elle a réussi à se reconstruire après que son mari soit parti ... Pourquoi cherche t-elle à tout détruire ?

Jorg : Maintenant Bill, si tu veux bien avoir l'extrême obligeance de nous laisser ...

___Comment se faire rembarrer en deux secondes. J'ancre mon regard dans le sien, avant de le baisser. Il veut que je m'en aille ? Bien ! Très bien même. Il me donne une excuse pour m'enfuir loin d'ici ! Et il faut que je la saisisse avant qu'il ne change d'avis.

Tom : Il n'ira nul part !

Mince ... Tom s'il te plait, laisse moi partir ...

Jorg : J'aimerais rester seul avec ma famille Tom ...
Tom : Bill fait parti de ma famille dorénavant ! Que ça te plaise ou non !

Si pour faire parti de la famille de Tom j'aurais su qu'il fallait aussi se trimbaler son père, j'y aurais réfléchi à deux fois.

Simone : Tom s'il te plait ...

Je relève les yeux, et voit les sourcils de Simone se lever doucement, comme si elle cherchait à le faire céder. Mais Tom s'entête, je ne le connais que trop bien, il ne va rien laisser passer.

Bill : C'est bon Tom ... Je ... J'm'en vais ... J'avais des choses à faire de toute façon.

Que faire un jour de Noël, tout seul à chez soi ? Je ne sais pas ... Je vais bien trouver ... En tout cas, ce que je sais, c'est que je n'ai absolument pas envie de rester une seconde de plus ici ... avec Lui !

Tom : Mais ... Bill ...
Bill : Non Tom, ton père a raison ... Ça ne me regarde en rien !

___Même si ce message blesse Tom au plus profond de lui même, je suis obligé. Je suis prêt à tout pour partir d'ici. Je passe devant lui, prends mon manteau, l'enfile à la va vite, et au moment ou ma main se pose sur la clenche, la voix presque suppliante de Tom me parvient aux oreilles.

Tom : Alors je viens avec toi !

___J'entends le mécontentement dans la voix de son père, quand celui ci se met à jurer. J'ai un peu honte de le dire, mais je suis mort de trouille. Et cette peur qui me paralyse, et m'empêche même de tenir tête à cet homme qui tente de nous séparer, je ne l'ai ressenti que lorsque j'étais à Standford. Toujours à fuir, à baisser la tête dans les couloirs, à ne pas me battre pour mon honneur ... Est-ce que je suis en train de retomber ? De replonger dans ces souvenirs si douloureux ? Malheureusement je crois que oui. Et pour une raison que je ne connais pas, je ne veux pas à nouveau entrainer Tom dans mes problèmes. Je me retourne vers lui, les yeux embués de larmes, et lui dit, la voix tremblante :

Bill : Me rend pas les choses plus difficiles Tom ... Ta place n'est pas avec moi ... Elle est ... a-avec ton père ... et ta mère ... C'est ta famille Tom ... Pas la mienne !

___Je sors en vitesse, et le temps qu'il assimile mes paroles, je me retrouve en train de courir dans la rue, ou la lumière du jour commence à faiblir. Je ne rentrerais pas chez moi ... En tout cas pas maintenant ... De toute façon personne ne m'attends ...

# Posté le vendredi 23 mai 2008 11:39

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:18

_*/ Chapitre 25 _ « Ich bin da, wenn Du willst ... »_

_*/ Chapitre 25 _ « Ich bin da, wenn Du willst ... »_
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POV BILL :

Bill : 70 ... 80 ... 90 ... et voilà, ca fait 39¤ !

___Je dépose quelques billets et de nombreuses pièces sur le comptoir, sous l'oeil mauvais de la gérante du magasin. Quoi ? Est-ce qu'il est marqué quelque part que nous n'avons pas le droit de payer avec des pièces de centimes ? Comment je me débarasse de ces pièces alors ? Je ne vais quand même pas les jeter. Après avoir payé mon achat, je me fais jeter gentillement dehors, sous pretexte de la fermeture du magasin. Il doit être aux alentours de 18 heures ... Quoi que je n'en ai aucune idée. Je n'ai pas de montre à mon poignet, et mon portable n'est toujours pas réparé. J'ai du partir de chez Tom vers 17 heures. Après avoir fait le tour des magasins, regardant comme un enfants les illuminations de Noêl, le coeur lourd sans Tom, je suis entré dans une bijouterie, depensant par la même occasion toutes mes économies.
___Je range délicatement la petite boite recouvert d'un papier cadeau quelqu'onque dans la poche de mon manteau, avant de m'engouffrer dans la rue froide. En passant devant l'horloge, sur la place de la ville, je me rends compte qu'il est pratiquement 19 heures ... Nous devions aller chez Tom, ma mère et moi à 18h ... Autant dire que je risque de me prendre un savon monumental ... Autant par ma mère que par Tom ... Pourquoi suis-je parti aussi vite de chez lui ? Parce que je ne supportais pas son père ... Je ne le supporterais plus ... Tout m'insupportait chez lui ... Aussi bien son comportement, que son attitude, que ses gestes, que son regard méprisant qu'il portait sur moi ... Je n'aurais pas pu supporter de voir Tom se déchirer entre son père et moi. Malgré tout le mal qu'il lui a fait, il l'aime toujours ... Qu'importe ce qu'il lui a fait, un enfant aime toujours ses parents pas vrai ? Malgré ce qu'en pense Tom, il n'aurait pas pu se mettre à l'aise si j'avais été là ... Il aurait voulu me protéger, à la moindre remarque de son père ... Et il n'aurait pas pu s'expliquer avec son père ... Et cette explication doit voir lieu, pour que puissons enfin vivre en paix !
___Alors j'ai préfèré les laisser seul ... en famille comme son père l'a si bien dit ... Mon coeur se pince quand mes paroles me reviennent en tête ...
" C'est ta famille Tom, pas la mienne " ...
Malgré le fait qu'il fallait que je m'en aille, j'aurais du le faire moins séchement ... Tom fait parti de ma famille, depuis le jour ou je l'ai rencontré ... Lui et moi ne formont qu'un ... Je ne supporterais pas qu'il soit véxé ... Pire encore ... Que je l'ai blessé ... Encore une fois ... Deux fois dans la même journée, cela fait beaucoup ...
Je sers le pacquet dans ma poche tellement fort que mes phalanges en deviennent blanches, et je crois que le froid y est pour quelque chose. Si je n'arrive pas à expliquer mon comportement à Tom avec de simples mots, peut être qu'il me pardonnera avec un cadeau ? Ce n'est pas grand chose, et pourtant je suis fière de ce présent, que je compte lui offrir à l'instant ou je le verrais. On dit toujours que c'est l'intention qui compte ... J'espère que cette phrase dit vrai ...
J'arrive devant chez moi, et avant que je ne remonte l'allée, la porte de la maison voisine s'ouvre tout d'un coup.

Tom : Oui c'est ca, fouttez moi dehors le soir de Noêl !

___Il sort, en claquant violement la porte derrière lui, faisant se taire la voix de sa mère derrière lui. Il remonte la fermeture éclair de son manteau, fait trois pas, avant de shooter dans un caillou. Même s'il est à quelques mêtres de moi, je ressens sa côlère. Et je suis probablement la cause de sa mauvaise humeur. Il grogne un instant, avant de remarquer ma présence. Nous nous observons quelques secondes, sans qu'aucun de nous ne fasse le premier pas. Il fait trop noir pour que je distingue ses yeux, et pourtant je sens qu'il me fixe. Une bourrasque de vent violente vient soudainement mettre fin à ce moment, manquant de me faire tomber. Ce doit être le signal que Tom attendait pour s'approcher de moi. Il enfourne les mains dans les grandes poches de son manteau, et continue sa marche. Mon coeur bat subitement plus vite, comme si ... j'avais peur ... A trois millimètres de moi, il tend un main devant lui, comme pour me toucher ... avant que je ne recule affolé ... Allez savoir pourquoi, mais je suis tellement térifié qu'un rien me fait sursauter. Il me regarde, et cette fois je peux enfin voir ses yeux ... si identiques, et pourtant si différents de ceux de son père. Toujours sans un mot, il me prend la main, avant de nous diriger vers chez moi. Je tourne la clé dans la serrure, entre dans la maison, après m'être apperçu que ma mère était absence.

Bill : Je ... maman n'est pas là ?
Tom : Elle est à la maison, en train de se fritter avec mon père ...

___Je rigole légérement ... trois secondes même pas ... avant que la bouche de Tom se pose sur la mienne. Il me plaque avec force contre la porte d'entrée, la faisant claquer par la même occasion. Il entre directement sa langue à l'intérieure de ma bouche, et s'en suit un échange sensuel, pratiquement violent. Je passe mes mains dans ses cheveux enmélés, recule légérement, mais avec difficulté son visage du mien, avant de murmurer un " Doucement Tom " ... Il sourit, et toujours les yeux à demi fermés, approche ses lèvres des miennes. Nos souffles se mèlent, alors que nos visages se frollent, avant de se reculer légérement, pour se rapprocher encore plus. Après quelques secondes de ce jeu, je pose mes lèvres sucrées sur les siennes, et indique moi même la cadence. Je lèche sensuellement sa lèvre inférieure, avant d'aller rejoindre sa langue. Les grandes mains de Tom viennent s'insinuer dans mon manteau, avant qu'ils ne les posent sur mes hanches. Ses mains ne m'empoignent plus, mais me caressent très tendrement. Nos langues ne s'affrontent plus mais glissent langoureusement l'une contre l'autre
___Nous nous enveloppons d'une douceur extrémement bonne, et malgré son empressement de tout à l'heure, Tom est redevu doux, tendre ... comme je l'aime. Je caresse une dernière fois sa langue, avant de ranger la mienne bien au chand dans ma bouche. Tom remplit ses poumons d'air, et soupire de plaisir. ll ancre ses yeux remplis d'étoiles en ce moment dans les miens, avant de frotter le bout de son nez contre le mien. Il le frotte ensuite contre ma joue, avant de descendre dans mon cou, ou il y dépose de tendre baiser. En quelques instants, il me donne toutes les marques de tendresse que j'ai attendu durant ces deux dernières semaines. Je ne peux plus me retenir, passe mes mains dans son dos, pour resserer davantage cette douce étreinte. Comme il me la fait tout à l'heure, je pose une main sur son crane, pour qu'il enfouisse encore plus son visage au creux de mon cou.

Bill : Putain Tom ...

Le murmure que je viens de sortir ne passe pas inaperçu à ses oreilles. Je n'ai pas pu m'en empécher, trop heureux de l'avoir retrouvé.

Tom : Faut plus refaire ça Bill ... Faut plus repartir comme ça ... sans même dire ou tu vas ... En plus t'as pas ton portable ... Il aurait pu t'arriver n'importe quoi ...

___Son front se pose sur le mien, et ses yeux me fixent ... intensement ... Même si ces mots ne sont pas dit avec colère, je sais au fond de lui qu'il m'en veut ... Je baisse le regard, et aggripe avec force les bords de son T-Shirt, pour lui montrer que même après cet épisode, il m'appartient toujours.

Bill : J'suis désolé Tom ... Mais ... fallait que je vous laisse seul ... pour que tu t'expliques avec ton père !
Tom : Pff tu parles d'une explication ...
Son corps est parcouru d'un violent soupire, avant que son visage ne se referme, comme tout à l'heure.

Bill : Pourquoi ... Qu'est ce qu'il a dit Tom ?

Ses yeux s'ancrent dans la fourure de mon manteau, avant que ses doigts ne viennent jouer tendrement avec une mèche de mes cheveux noir corbeau.

Bill : Tomi ... Dit le moi ... s'il te plait ...

___Lorsque mon mumure lui parvient aux oreilles, il relève la tête, ancrant ses yeux, légérement humide dans les miens. Je me mords la lèvre inférieure, tellement son air triste me prends au ventre. Je n'ai jamais supporté qu'il soit mal ... surtout si j'en suis responsable.

Tom : Je ... Il ... Laisse tomber, ca n'a pas d'importance après tout ...
Bill : Tom dit le moi ! J'ai le droit de savoir !

___Ma voix se fait soudainement plus forte, plus grave ... Je veux savoir ! Tom écarquille les yeux un instant, surement surpris de mon changement d'attitude. J'entoure son visage de mes mains tremblantes, l'embrasse sur le front, comme lui à l'habitude de faire pour m'apaiser. Il ferme les yeux, et lorsqu'il se laisse bercer tendrement, je comprends qu'il a besoin d'un peu de réconfort. Je lui enlève son manteau, avant de faire de même avec le mien. Je prends bien soin de ne pas casser mon cadeau en jettant nos manteaux sur le porte manteau, avant d'enmener Tom dans le salon. A peine assis sur le canapé, je sens ses mains se poser sur mes hanches, avant qu'il ne m'attire vers lui. Installé sur ses genoux, je n'ose bouger, de peur de le blesser. Son visage est collé au creux de mon épaule, et il respire fortement, comme s'il se shootait à l'odeur de mon coeur. Il me sert fort contre son coeur ... Je crois qu'il ne m'a jamais serrer aussi fort qu'en ce moment ... Je deteste encore plus son père, quoi qu'il est fait. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit, pour mettre son fils dans un état pareil. Une de ses mains se pose sur ma cuisse, tandis que l'autre parcourt mon dos. Je le berce tendrement, en laissant mes doigts jouer avec ses cheveux blonds, et en l'embrassant de temps à autre sur diverses endroits de son visage.
___Nous ne parlons pas durant un long moment, de toute façon ce n'est pas à moi de commencer ... C'est à lui ... à lui de voir s'il veut parler maintenant ou plus tard ... Lui ne m'a pas forcé à parler de Stanford ... et même si je sais qu'il mourrait d'envie de savoir, il ne m'a jamais obligé ... Alors pourquoi ferrais-je pareil ?

Tom : Mon coeur ...

Sa voix, si faible, me fait légérement sursauter. Je lui murmure à mon tour un " Oui ? ", et le laisse continuer.

Tom : Je suis tellement bien ici avec toi ... Pourquoi mon père devrait tout gacher ?

Ce n'était pas la phrase que j'attendais ... et Tom l'a bien senti. Même si mon coeur se sèrre soudainement, j'accepte son manque de communication.

Bill : C'est pas grave Tom ... c'est pas grave si tu veux pas en parler.
Tom : M'en veux pas Bill ... Mais je veux pas te faire mal !
Bill : C'est en refusant de parler que tu te fais mal Tom ! Crois moi je sais de quoi je parle !

Nos yeux s'entre choquent, avant que les siens ne s'abaissent, s'embuant de larmes. Je m'installe mieux sur lui, et passe mes jambes de chaque côté de son corps, lui faisant face.

Bill : Ho non ... pardon Tomi ... j'voulais pas te blesser !

___Je me maudis intérieurement, avant de placer un doigt sous le menton de Tom, pour le relever délicatement. Il s'emparre de ma main, l'embrasse tendrement, avant de la porter à sa joue. Il ferme ses yeux, renifle légérement, tout en serrant ma main encore plus fort. Je place ma deuxième main sur son autre joue, colle mon front au sien, et ferme les yeux à mon tour.

Bill : Tom ... Je suis là ... si tu veux ...


POV TOM :

___Nous devions passer une soirée des plus agréable lui et moi ... et pourtant, celle-ci se transforme en cauchemard. Alors, quitte à la rendre encore plus noire, je décide de tout raconter à Bill ... Puisque que c'est cela qu'il veut.

Tom : Il a dit ... que ... qu'il n'était pas d'accord ... qu'il ne voulait pas que son fils devienne un ... un ... un s-sale PD ...

___Je sens le corps de Bill se crisper à l'annonce de ce mot. J'ouvre tout doucement les yeux, et m'apperçois que ceux de Bill sont fermés. Je passe une de mes mains sur son visage d'ange, cherchant à l'apaiser un instant. Même s'il a prit les devant, en m'enmenant sur le canapé, je sais qu'au fur et à mesure de mon récit, toute cette confiance qu'il avait réussi à accumuler va s'envoler. Je l'embrasse le plus tendrement possible sur le bout du nez, avant de continuer.

Tom : Il a enchainé les insultes, les remarques ... et j'ai pas pu répondre ... Comme si ... les mots restaient coincés au fond de ma gorge ... Je ... Tu me donnais la force Bill ... Tu me donnais le pouvoir de déplacer les montagnes quand t'étais à mes côtés ... Mais là ... quand tu es parti ... j'me suis écrasé ... et mon père en a profité ...

___La tête de Bill se déplace légérement, avant d'enfouir son visage dans mon cou. Comme je l'avais prédit, le corps de Bill se recroqueville tellement sur le mien, que j'ai l'impression de tenir un enfant dans mes bras. Son nez se frotte doucement contre la peau de mon cou, avant qu'une de ses mains vienne aggriper mon T-Shirt.

Bill : Et ensuite Tom ... Qu'est ce qui s'est passé ensuite ?
Tom : Ta mère est arrivé mon ange ... Elle pensait te trouver à la maison ... Je ... j'ai pas osé dire que tu t'étais enfui ... j'voulais pas l'inquiéter, je savais que tu serais rentré ... Alors je lui est dit que tu étais allé faire une dernière course de Noêl ... Elle n'a même pas chercher à en savoir plus ... Elle s'est figé tout de suite quand elle a vu mon père ... comme si elle l'avait déjà rencontré ... Et ... et ensuite ils se sont mis à crier ... mais vraiment fort ... très fort même ... Et putain j'ai eu peur Bill ... Mon père est exactement le même que dans mes souvenirs .... Il est froid ... et ... et ... et distant, méchant ... J'ai flippé ... Je me suis revu, tout gamin, en train de me cacher derrière le canapé pour lui échapper ...

___Le visage de Bill s'enfouie encore plus au creux de mon cou, comme si il revivait avec moi ce moment. Ses mains tiennent fermement mon T-Shirt, à s'en faire presque mal aux phalenges. Je sens le bout de son nez se frotter contre ma peau, avant qu'il ne me murmure un " Ensuite Tom ? ".

Tom : Ils ont voulu que je parte ... pretextant qu'ils avaient à parler de choses importantes ... Autant dire que si tu n'aurais pas été là, je me serais retrouvé à la porte ... Dehors un soir de Noêl ... J'crois que je serais aller me suicider !

Bill réagit en deux secondes. Son front se pose sur le mien, et ses yeux légérements embués de larmes me fixent.

Bill : Dit pas ca Tom ! J'veux plus jamais que tu redises ce genre de choses ! Tomi ... Enlève toi ca de la tête immédiatement ! Qu'est ce qui se passerait si un jour ... Putain non tu pourrais pas me faire ca ...
Tom : Mon coeur ... pardon, j'ai pas réfléchi à ce que je disais ...
Bill : Promet le moi Tom ! Promet moi que tu ne m'abandonneras jamais ...

___Une larme ... une seule larme coule le long de sa joue, et je m'empresse de la lui enlever. Je l'embrasse tendrement, avant de lui murmurer un " C'est promis " au creux de l'oreille.
Je ne controle plus mes sentiments. Mon coeur déborde, et je ramène le corps chaud de Bill contre moi, en murmurant une deuxième fois " Je te le promet ma puce ". Je pose une main sur son crane, et vient enfouir son visage dans mon cou. Il se recroqueville une nouvelle fois contre moi, et nous profitons de ce moment de tendresse partagé.


POV BILL :

___Le temps semble avoir suspendu son envol. Je ne sais pas combien de temps nous sommes resté là, dans cette position, mais mes yeux se ferment légérement, et si je ne bouge pas, je risque à tout moment de m'endormir. Je me relève, et pose mon front sur celui de Tom ... Mais son expression me fait peur. Son visage s'est refermé, et ses yeux me fuient.

Bill : Qu'est-ce qu'il y a Tom ? T'es pas bien ici avec moi ?

Une lueur de stupéfaction passe dans ses yeux, comme s'il était surpris que je lise au fond de lui.

Tom : Si si, bien sur que si mon ange ... mais ... c'est notre premier Noêl ensemble ... et j'aurais voulu t'offrir plus ...plus que ca ...

Il ouvre les bras, comme pour parler du salon.
* Dit que ma maison est moche, ca ira plus vite ... *

Bill : Plus que quoi Tomi ?

Un soupire s'échappe d'entre ses lèvres, et il baisse les yeux, comme impuissant.

Tom : Ben ... un Noêl avec des guirlandes, un bon repas, des cadeaux, avec ... avec notre famille ... Un Noêl ... comme tout les gens normaux passent !
Bill : Mais nous on n'est pas normaux Tom ...

Son sourcil se lève, en signe d'incompréhension. Je rigole légérement, l'embrasse sur la joue, avant de passer mes bras autour de ses épaules.

Bill : T'as déjà vu un wesh et un androgyne ensemble ?

Il rigole à son tour, et balance la tête de droite à gauche, comme pour que cette phrase sorte de son ésprit.

Tom : J'suis pas un Wesh d'abord !
Bill : Si !
Tom : Non !
Bill : Si !
Tom : Mais non heuu !

___J'éclate de rire, et laisse ma tête retomber dans son cou, laissant Tom bouder encore un peu. Je joue légérement avec ses dreads, les écarte de son visage, avant de lui laisser un baiser sonore sur sa joue.

Bill : Si t'es un Wesh Tom ... Mais c'est pas grave, c'est pas ta faute tu sais !

Il marmonne dans son coin, en murmurant des " Même pas vrai ". Je décide d'abréger ses souffrances, sans pour autant arréter de rigoler.

Bill : Mais c'est comme ca que je t'aime Tomi ...

___Ses yeux s'ancrent dans les miens, avant qu'un sourire vienne s'accrocher sur ses lèvres. Mais un sourire est quelque fois trompeur ... Je sens bien qu'au fond de lui, il est déçu. Lui qui avait tout préparé pour que nous puissons passer une soirée inoubliable ...

Bill : Et c'est pas parce qu'on devait passer Noêl chez toi, qu'ici il n'y a rien !

___Je me lève, sous son regard intérogateur, et me dirige vers le sapin. Je m'abaisse, passe derrière, et avec du mal, branche la prise de la guirlande éléctrique. La pièce s'emplie alors de couleurs chaudes et vives. Je me recule, toujours à quatre pattes, réprime un cri de douleur quand je sens les épines du sapin s'insinuer dans mes cheveux, avant de me redresser. Je lance un " TADAAA ", en désignant le sapin décoré. Les yeux de Tom brillent un instant, avant de me lancer un magnifique sourire.

Bill : Les décorations c'est bon, pour le repas si tu veux j'ai des chips, et pour les cadeaux ...

___Je me dirige en vitesse jusqu'à l'entrée, laissant résonner derrière moi le rire de Tom. Je reviens au canapé, la petite boite de la bijouterie bien serré dans ma main. Je m'assoie à côté de Tom, qui a les yeux rivés sur le paquet. Tout d'un coup, mon cadeau me semble absolument ridicule. J'hésite même à lui donner ... Au moment ou l'idée de m'enfuir en courant me traverse l'esprit, la voix de Tom se fait entendre.

Tom : T'as un cadeau pour moi Bébé ?

L'utilisation d'un autre surnom, plus la peur de le décevoir me tord le ventre. Je bafouille un vague " Oui " avant de lui fourrer le cadeau dans les mains.


POV TOM :

___Les mains légérement tremblantes, les yeux qui me piquent soudainement, j'arrache le papier cadeau, très impatient de savoir ce qu'il m'a offert. Je n'ai pas le temps de m'attendrir davantage que Bill m'intérrompt.

Bill : Tu sais ... Je ... je l'ai pas payé chère le cadeau ... Il ... Il m'a couté que ...

Je ne lui laisse pas aller à la fin de sa phrase, et pose un doigt sur ses lèvres, l'obligeant à se taire.

Tom : Je m'en fiche Bill ... qu'il t'ai couté 20 ou 300¤ ... c'est la même chose pour moi ! L'important c'est qu'il vienne de toi, et de ton coeur !

___Et comme pour approuver mes paroles, je place ma main sur son coeur, et lui sourit tendrement. Bill sourit à son tour, avant de s'installer mieux sur le canapé. Il s'agenouille, place ses pieds sous ses fesses, et me dit, d'une voix presque hystérique.

Bill : J'espère que ca va te plaire hein ! Parce que j'y ai mis toutes mes économies.

___A l'annonce de cette phrase, mon coeur se serre. Je me fais alors la promesse de ne pas laisser la déception apparaitre sur mon visage, si Bill m'offrait un vulgaire stylo, ou un bon d'achat quand une quelqu'onque boutique.

Tom : J'suis sur que ca va me plaire mon coeur.

___Je me penche légérement, et emprisonne ses lèvres. Je laisse ma main glisser dans sa nuque, et laisse glisser ma langue sur la sienne. Je fais durer ce moment, aussi longtemps que possible. Peut être pour retarder le moment ou je devrais ouvrir le cadeau ... Oh non pas que je n'ai pas envie de savoir, j'ai juste peur que ma déception se lise sur mon visage ... lui faisant mal ... Je sais qu'il n'a pas beaucoup d'argent, et pourtant il vient de tout dépenser ... juste pour moi ... Je suis pris d'un excès de tendresse, et je fais tout pour lui donner. Je le ressère encore davantage dans mes bras, et après une énième caresse sur sa langue, je cesse le baiser. Bill a encore les yeux fermés, et la peau légérement rougie. Il passe sa langue sur ses lèvres, comme pour récupérer un peu de ma chaleur, avant d'ancrer son regard plein d'étoile dans le mien, qui ne tarde pas à briller aussi.

Bill : Allez ouvre ton cadeau Tomi !

___Je me place face à lui, et ouvre la boite rectangulaire ... Je n'ai même pas besoin de faire semblant d'être surpris ... car je le suis vraiment ! Je laisse échapper un juron, et sort, de ma main tremblante, le médaillon de la boite. Je laisse mon pouce caresser doucement le médiator argenté qui se trouve accroché à une chaine, et me mort la lèvre, en découvrant qu'il y a fait graver dessus un T et un B, côte à côte. Je regarde ce cadeau, simple aux yeux des gens, et pourtant si important à mes yeux ... car il représente quand même son amour pour moi. Mes yeux me piquent, me ramenant sur Terre.
* Putain tu vas quand même pas pleurer Tom ! *

Bill : J'avais pas assez d'argent pour faire graver nos deux prénoms en entier ... C'est pour ca ... que c'est aussi nul ... Mais ... quand j'aurais plus d'argent, si tu veux je ... je pourrais t'en racheter un autre ... Un ... U-Un plus beau ...

___Je relève mes yeux vers son visage, et quand nos regards s'entre choquent, il baisse le sien, horriblement géné. Ses doigts s'entremellent à son propre T-Shirt, et il bafouille encore des mots que je n'arrive pas à saisir. J'attache la chaine, avec le médiator accroché au bout, avec un peu de mal, tellement mes mains tremblent. Je reste un moment à le contempler, laissant mon pouce redessiner les initiales de nos deux prénoms. Je sens le regard de Bill se poser timidement sur moi, comme pour voir ma réaction.

Bill : Tu sais ... si ... s-si t'aimes pas ... tu ... tu peux aller l'échanger hein ...

___Quand son faible murmure me parvient aux oreilles, je comprends que je suis resté trop longtemps silencieux. Je comble la distance qui nous sépare encore, ma main toujours posée sur son bijou. A genoux sur le canapé de sa mère, j'approche mon visage du sien, qui est toujours baissé.

Tom : Bébé ... regarde moi ...

___Ses yeux s'encrent timidement dans les miens, et avant qu'il ne dise un mot, je pose mes lèvres sur les siennes. Je sens la langue de Bill titiller un instant mon piercing, avant de la glisser contre la mienne. Je passe une main derrière sa nuque, pour accentuer encore plus ce contact. S'en suit alors un baiser des plus langoureux ... Je passe à travers celui-ci tout mon amour pour lui. Le corps de Bill se cambre légérement, alors que mon corps se presse encore plus contre le sien. Et avant que je n'ai eu le temps de dire ouf, nous nous retrouvons allongé sur le canapé. Le rire de Bill résonne dans la pièce, m'emportant avec lui. J'enfouie mon visage dans son, tandis que je sens ses mains s'insinuer dans mes dreads en bataille. Il se bat un court instant avec l'élastique, avant de l'enlever, laissant mes dreads retomber sur mes épaules.

Bill : T'es plus beau comme ca Tom ...

Son murmure me colle un frisson, alors que je me recroqueville plus contre lui. Je comprends alors qu'il cherche à détourner la conversation.

Tom : Merci pour ton cadeau mon coeur ... Ca me touche ... sincérement.
Bill : Je ... t'iras pas l'échanger alors ?

___Je retire mon visage, qui était bien niché dans son cou, avant de le regarder, laissant nos yeux s'illuminer quand ils rencontrent leurs doubles.

Tom : Et pourquoi j'irais l'échanger ? Un cadeau ca ne s'échange pas, ca se garde précieusement ...

___Je porte ma main à son cou, et fais glisser le médiator le long de mes doigts, comme pour lui montrer que je ne vais pas aller le jeter.

Tom : Je le garderais pour moi Bill ... rien que pour moi ... comme toi mon coeur ...


POV BILL :

___Le coeur plus léger, je vole vers la cuisine chercher un pacquet de chips, comme si c'était la chose la plus excitante du monde. Le fait de voir les yeux de Tom s'illuminer à la vue de mon cadeau me rend absolument heureux. Et peut m'importe si le cadeau qu'il m'offrira demain vaut deux fois, même trois fois plus chère que le mien. Il voulait retourner chez lui, pour aller le chercher. Mais nous n'allons pas prendre le risque de gacher cette soirée qui commence. Je reviens au salon, et vois Tom, qui caresse pour la énième fois le médaillon.

Bill : Tu vas l'user à force, fais gaffe !

___Nous rigolons, comme deux copains qui viennent de se raconter une vanne vaseuse, avant que je ne me réinstalle sur le canapé. J'allume la télé, et zappe lentement, espérant trouver une bonne émission. Que pourrait-il y avoir à 20h00 passé un soir de Noêl ?

- C'est moi Simba, C'est moi le roi du royaume animal ...

J'entends Tom murmurer un " Ho mon dieu ! ", avant de se cacher le visage, à l'aide de ses grandes mains.

Bill : Alleeeeeeez Tomi ! Regarde avec moi le Roi Lion !

___Je rigole en voyant la tête qu'il fait ! Il soupire avant de rigoler à son tour. Ce Noêl n'est vraiment pas comme les autres ... alors pourquoi s'embêter à regarder une émission débile, ou des personnalités répondent bêtement à des questions, et qui sont censé faire rigoler tout le monde ?
Non, pour ce Noêl exeptionnel, nous allons regarder le Roi Lion, en mangeant des chips ... Avouez que plus original vous ne trouverez pas ... J'ouvre le pacquet, plonge ma main dedans, en ressort une grande poignée de chips, et fourre le tout dans ma bouche. Je recommence une fois, puis une autre ... avant de me rendre compte que je monopolise le pacquet pour moi tout seul ...

Bill : T'en veux ?

Je tends le pacquet à Tom, qui me regarde, les yeux ronds.

Tom : C'est à se demander comment tu fais rentrer toutes ces chips dans ta bouche ...
Bill : J'ai la bouche large tu sais ...

___Je l'entends s'étouffer à moitié avec les chips qu'il avait prit, avant de me regarder. Je lui fais mon sourire le plus charmeur, avant de me reconcentrer dans le dessin animé. Je suis en train de m'attendrir devant Simba, alors que Tom a toujours les yeux rivés sur moi, comme s'il venait de rêver. Je prends mon air le plus innocent possible, me retourne et lance un " Quoi ? ".

Tom : Je ... rien ! Je ... je ... je mange des chips !

___Et comme pour se le prouver à lui même, il absorbe une grande quantité de chips, manquant même de s'étouffer. Je ne peux plus me retenir, et éclate de rire. Je laisse Simba de côté et me rapproche de lui. Je lui donne une claque dans le dos, pour qu'il fasse descendre la chips dans son estomac, avant de m'assoir à califourchon sur lui.

Bill : C'est Simba qui te met dans un état pareil ?

Les yeux de Tom commencent à devenir fievreux, suite à ma remarque.

Tom : C'est pas Simba ... mais c'est un autre lionceau ...

___Les mains sur mes hanches, il colle son bassin au mien, tandis que nos souffles se mèlent. Nous nous affrontons un moment du regard, tandis que je donne de léger coup de bassin. Aujourd'hui je me sens grand ... térriblement grand ... Et je veux qu'il le remarque lui aussi. J'entoure son visage entre mes deux mains, et l'embrasse le plus tendrement possible, avant que le baiser ne devienne fougueux. Après tout nous devions passer cette soirée pour nous retrouver n'est-ce pas ? Entre deux gémissements, et tandis que nos langues s'enroulent encore et encore sur elles mêmes, Tom me murmure d'une voix assez rauque :

Tom : Tu regardes plus le Roi Lion ?
Bill : Non, j'ai autre chose à faire là ...

___Je pousse légérement ses dreads, et lui embrasse rapidement le cou, le laissant gémir de plaisir. Après tout ces moments de tendresse, j'ai juste envie de passer à la vitesse supérieure ... et ce n'est pas Tom qui va m'arreter pas vrai ?

Bill : Et toi ? Tu veux pas regarder ?
Tom : Non hmm ... J'ai des choses à faire avec mon lionceau ... Haaa ...

Je viens de lui mordre légérement la peau de son cou, laissant après ma langue chaude tourbillonner sur la petite blessure que je viens de lui faire.

Tom : Et ... hmm ... qu'est-ce que mon petit lion veut faire ?
Bill : Ben ... l'amour !


POV TOM :

___Il dit cette phrase, de façon tellement naturel ... que j'en rigole légérement ... Ce qu'il prend comme une remarque.

Bill : T-Tu veux pas ? Oh ... sinon c'est pas grave ... je ... j'ai un jeu de cartes ... Ou ... ou on peut regarder le Roi Lion si tu veux ...

J'éclate de rire, et serre le corps de Bill contre le mien, sentant sa chaleur me quitter brusquement.

Tom : Tu crois que Moi, Tom Kaulitz, va jouer aux cartes au lieu de faire l'amour ?

Je le sens rigoler dans mon cou, avant que sa voix, soudain devenu timide, me parvienne aux oreilles.

Bill : Je ... Tu veux bien le faire avec moi Tom ?

Il empoigne une de mes dread, avant de jouer tendrement avec, attendant ma réponse.

Tom : Bien sur que je veux mon coeur ... mais t'es sur de toi ? Tu le regretteras pas ?

___Je passe mes une main sous son T-Shirt, et lui caresse doucement le dos, tandis que ma deuxième main vient se loger derrière sa nuque, la massant délicatement., comme pour l'apaiser. Nos paroles ne sont que murmures, comme si nos mots n'étaient que des secrets, comme si personne n'avait le droit de savoir ...

Bill : Oui je veux Tom ...

___Je sens son coeur s'accélerer, tandis qu'il s'accroche plus à moi, comme pour me demander un peu plus de réconfort ... Ce que je lui donne bien volontier ... malgré le fait que je sois mort de trouille ! J'ai quand même une très grande responsabilité ... Ce sera surement la première fois pour Bill ... la première fois depuis Standford ... Je ne voudrais pas lui faire mal, le faire souffrir ... involontairement bien sur ...

Bill : Tom ...
Tom : Oui mon ange ?
Bill : Je ... Tu l'as déjà fait toi ?

La conversation prend alors une toute autre tournure. Je lui caresse tendrement les cheveux, lui embrasse la clavicule à travers son vêtement noir, avant de répondre.

Tom : Oui je l'ai déjà fait ...
Bill : Et tu l'as déjà fait ... avec ... a-avec un homme ?

Je reste un moment silencieux, laissant mes grandes mains caresser tendrement son dos, cherchant à calmer son rythme cardiaque, qui ne cesse d'augmenter.

Tom : Non ... pas avec un homme ...

Je n'ai pas le temps de respirer que Bill enchaine les questions, comme si ca lui été vital de savoir ma vie sexuelle.

Bill : Et ... et ... et quand tu le faisais Tom ... je ... est-ce que tu ... tu ... tu te protegeais ?

Si Bill n'était pas collé à moi, et que son visage n'était pas près de mon oreille, je n'aurais rien entendu.

Tom : Toujours mon coeur ... J'me suis toujours protegé ! T'as pas à t'inquiéter ... Et si ca te dérange tant que ça, on utilisera un préservertif si tu veux ...

___Bill était déjà très à fleur de peau, et cette phrase l'acheva. Je savais très bien que ce sujet était un point sensible chez lui, alors je compris que j'avais fait un boulette en prononcant ma phrase. Il se recroquevilla encore plus si c'était possible contre moi, avant de murmurer encore et encore :

Bill : Non pas le preservatif Tomi ... ca ... ca fait mal ...

___Je sens mon cou qui commence à devenir humide, et le corps de mon amour commencer à trembler. Je pose une main sur son crane, et le berce comme un enfant, qui aurait fait un cauchemard ... Son esprit est hanté des souvenirs de son passé, et si je ne le calme pas maintenant, il sera trop tard ensuite ...

Tom : Ca fait pas mal Bill ... j'te jure ... Le preservatif ne fait pas mal ... C'est juste ceux qui le mettait qui te faisait mal ...

___La question qui me brûle les lèvres depuis des jours et des jours, qui hante mes nuits, revient à la charge. Et si j'en croit les paroles de Bill, je n'ai plus à m'inquiéter. Néanmoins, je continue de l'interroger, tout en le berçant, comme si j'avais le pouvoir de le faire parler, rien qu'en le balançant légérement de gauche à droite.

Tom : Et ... à Standford ... ils ... ils se sont toujours protégés Bill ? Ou bien ils changeaient de partenaires ... comme de chemise ?

Je sens Bill prendre une grande respiration, comme pour se donner du courage, avant de parler, mais toujours sans me regarder.

Bill : La règle à Standford ... c'était de ne jamais changer de partenaire ... Ils avaient trop peur de choper ces saloperies de maladies ... Moi ... J'étais avec Julien ... " sa proix " comme il le disait ! Il utilisait toujours un préservatif Tom ... toujours ! Il évitait en même temps de me refiler une quelqu'onque maladie, bien qu'il n'en avait rien à faire de moi, et il evitait aussi que j'aille porter plainte ... Parce que ... y'avait pas ... y'avait pas ... de ... de son ... s ... sp ... s-sperme en moi ...
Tom : Pourquoi t'as pas porté plainte Bill ?

Le corps de Bill tremble tellement contre moi, que j'ai du mal à le retenir. Il débite un tel flot de parole en un temps record, que je ne saisie que la moitié de ses mots.

Bill : Et qui m'aurait cru Tom hein ? Si j'avais été porté plainte, qui m'aurait cru ?

Sa voix, soudainement plus forte, résonne dans la pièce, à travers ses sanglots.

Bill : Personne ne m'a cru Tom ... Et pourtant je l'ai dit ... à ... à-à mon meilleur ami ... Chaque fois que Ju...Julien me touchait, me ... m-me salissait, je l'appellais ... J'le suppliais de venir me chercher ... M-Mais il m'a pas cru ... Il m'a pas cru Tom ... Et pourtant ... je ... je continuais à croire qu'un jour il viendrait me chercher ... Chaque fois que Julien en ... entrait dans ma chambre, qu'il éteignait la lumière ... qu'il ... qu'il posait ses mains déguelasses sur moi ... j'espérais que ... qu'il vienne ... m'arracher aux griffes de Julien ... ou même ... qu'il ... qu'il le tue ! Tom ... j'en étais arrivé à un tel point ... que ... que ... que je voulais que Julien meurt ... J'le haissait tellement ... Je l'ai attendu Tom ... J'ai attendu que quelqu'un vienne me chercher ... m'enlever de cet endroit ... mais personne n'est venu ... T'entends Tom, personne !

___Bill s'arrache de mon étreinte, avec une violence que je ne lui connait pas, et des larmes de rage coulent le long de ses joues. Il marmonne des choses que je ne comprends pas, avant que sa voix ne se fasse plus forte. Il se met soudainement à crier, avant que ses poings ne se serrent. Ses hurlements se transforment à présent en mot, et je comprends qu'il insulte le garçon qui l'a sali à jamais.
Je n'avais jamais vu Bill comme cela. Toute la colère qu'il ressent, s'échappe de son corps maintenant. Il frappe mon torse avec ses poings, en hurlant. Si je ne l'arrète pas, dans deux secondes je suis mort !
Je lui attrape ses mains, et les écartent de moi, de façon à ce qu'il ne puisse pas nous blesser. Je le force légérement à venir se réinstaller contre moi, sans prendre en compte les diverses gros mots qui me sont destinés.
___Les secondes qui suivirent furent attroces. J'ai cru que jamais je ne pourrais le calmer. Il était dans une telle crise de nerf ... Je me sentais impuissant ... tellement impuissant ... Je répetais inlassablement de nombreux " Shh c'est fini ", mais qui était loin d'être suffisant. Et puis, alors que je pensais le laisser s'échapper pour qu'il aille calmer sa colère ailleurs, je le sentis se calmer. Il se détendit dans mon étreinte. Ses tremblements diminuèrent, ses sanglots se calmèrent, et je sentis ses deux mains se détendrent à leur tour. Je les lacha légérement, et il se dépécha d'aggriper mon T-Shirt, avec une telle énergie ... l'énergie du déséspoir ... Comme s'il avait peur que je le laisse, qu'il se rende compte à quel point il était minable et que je l'abandonne ... Je tenta une approche, et prit ma voix la plus douce :

Tom : Bill ...
Bill : Je suis désolé Tomi ... Tellement désolé ... S'il te plait ... Me ... m-me déteste pas ...

Sa voix était hachée, il avait du mal à parler tellement sa gorge était serrée et des sanglots continuaient de lui échapper involontairement.

Tom : J'te deteste pas mon coeur ... j'pourrais jamais te detester ... Calme toi ma puce ... mon p'tit ange ...

Cela faisait longtemps que je ne l'avais plus appeller par ce surnom ... Aujourd'hui, en ce moment, je veux montrer à Bill que je suis là ... que je l'ai toujours été.

Tom : Je sais que c'est rien Bill ... Mais moi je te crois ... Je t'ai toujours cru ...
Bill : Et ca me suffit Tomi ... Si toi tu me crois ... ca me suffit ... Si tu es là ... ca me va ...

Il pose son front sur le mien, ancre son regard dans mes prunelles, comme pour me sonder, avant de fermer les yeux, en soupirant ... de plaisir ?

Tom : Ca va mon coeur ?
Bill : Oui ... C'est bête hein ... mais ... mais j'me sens bien Tom ... J'me sens bien avec toi ... Ca m'a fait du bien de parler ...

Je lui souris tendrement, dégage quelques mèches, collées sur sa joue mouillé, avant de l'embrasser sur le front.

Tom : Tu sais que j'suis là Bill. Si t'as besoin de parler n'hésite pas ... J'suis pas psychologue, mais je sais quand même écouter ... Je te jugerais pas tu l'sais ... quoi que tu dises ...

Ca doit être les mots que Bill attendaient depuis longtemps. Il se calme totallement, avant d'essuyer les dernières larmes qui coulent sur son visage.

Tom : Haa regarde pas la télé ! Y'a le père de Simba qui est en train de mourrir !

Il rigole, et remet quelques mèches de ses cheveux en place.

Bill : Me dit pas ca ! Faut plus que je pleure Tom !
Tom : Ben pourquoi ?
Bill : J'suis pas un bébé Tom ! J'suis un homme tu sais !

Il dit cette phrase, de façon tellement naturel, comme s'il avait découvert qu'il était du sexe masculin hier, que je ne peux me retenir de rigoler.

Bill : Mais heu ! Rigole pas !

Il me donne une légère claque sur le torse, avant de rigoler à son tour.

Tom : T'es un homme ? T'es sur ? Faut que je vérifie ca !

___Il n'a pas le temps d'assimiler mes paroles, que je me jette sur le bouton de son pantalon. En trois secondes, ma main se glisse légérement dans son boxer, et les rires de Bill se transforment bientôt en gémissement. Il ondule son bassin, augmentant la force de mes vas et vients sur son membre.

Bill : Tom ... hmmm ... on va ... on va dans la chambre ?

___Je lui murmure un " Oui " d'une voix assez grave, avant de remettre en place son calecon. Il reboutonne son Jean, éteint la télé à l'aide de la télécommande, et m'enmène en courant, dans sa chambre.
La pièce est plongé dans le noir le plus total, je vois l'ombre furtive de Bill s'approcher du lit, avant qu'un bruit de colision se fasse entendre.

Bill : Haa putain ! Mais ca fait quoi ca en plein milieu de la pièce !

___Je l'entends chouter dans un carton, avant de jurer encore. Je m'approche de lui, en prenant bien attention à ne rien bousculer, et l'enlace par derrière. Je l'embrasse tendrement dans le cou, avant de le retourner, pour qu'il soit face à moi. La lune éclaircit en partie sa chambre, il plisse un instant les yeux, laissant ses mains remonter vers mon visage, avant de l'encercler. Son pouce caresse mon piercing à la lèvre comme pour s'assurer de mon identité. Lorsqu'il s'est assuré qu'il n'a pas en face de lui un psychopathe, il soupire de plaisir, avant de poser tendrement ses lèvres sur les miennes. Nos langues se rejoignent bientôt, et je fonds sous l'intensité de son baiser. Nous prenons à peine le temps de respirer, comme si ce contact était devenu vital. Nos langues s'enroulent ensemble, tournent, explorent la bouche de l'autre. Mes mains sont entremellé à ses cheveux, et je lui maintiens la tête, de peur qu'il ne m'échappe. Je sens la main de Bill se glisser derrière ma nuque, et la caresse très tendrement, comme pour me montrer qu'il n'a aucure raison de s'en aller !


POV BILL :

___Toujours debout, près du lit, le visage de Tom vient se nicher dans mon cou. Je rejetta la tête en arrière, pour lui donner un meilleur accès. Au début, il ne fit que frôler du bout du nez et du bout des lèvres sur ma peau. Ce simple et doux contact était déjà suffisant ... Très suffisant ! Le souffle chaud de Tom parcourant ma peau me donne d'étranges sensations dans le bas ventre. Un gémissement sort de ma bouche, quand je sens la langue de Tom se poser sur la peau de mon cou, avant de l'aspirer dans sa bouche, pour la suçoter comme une friandise. Ce n'était rien ... rien du tout ... et pourtant je me sens déjà très à l'étroit dans mon boxer. Tom continue de dévorer mon cou, en y laissant de nombreux baisers mouillés et plaçe ses mains sur ma taille. Il les placa ensuite sous mon T-Shirt, avant de les faire glisser dans le creux de mes reins pour rapprocher encore davantage nos deux corps. L'érection de Tom qui se presse contre mon ventre a quelque chose ... de térriblement exitant ! Je lache un autre gémissement de plaisir, pas sur de résister encore longtemps.
___Tom lacha mon cou, et remonta tout doucement. Il passa sur ma pomme d'Adam, retraçant ma machoire, et finit sous mon oreille. Il aspire le lobe dans sa bouche, et la mordille ... Ce contact ne me fait pas mal ... au contraire ... C'est bon, tellement bon si vous saviez ...
Je suis pris d'une soudaine envie, et l'embrasse à pleine bouche. Nos bassins sont collés l'un à l'autre, laissant tout le loisir à Tom de voir mon exitation. Les baisers se firent de plus en plus mouillés, désirant le contact de l'autre plus que tout. Je batailla un instant avec la ceinture de Tom, mais finit par en triompher et le baggy tomba au sol. Tom prit quelques secondes pour s'en débarrasser ainsi que de ses chaussures et chaussettes, puis se réempara de ma bouche avec violence. Nous nous déshabillons comme cela, à l'arrache, horriblement vite, que Tom arracha même mon T-Shirt, et je me surpris à gémir de plaisir ... En boxer, et sous le poids de Tom, nous tombons tout les deux sur le lit. Son poids sur moi, me plaquant contre le lit avait quelque chose d'enivrant. Nos jambes étaient entremêlées, peau à peau ... L'odeur de Tom m'emplie un instant les narines, me faisait décoller.
___Je caresse le dos de Tom, laissant quelque fois mes ongles glisser sur sa peau, mais toujours sans aucune violence. Je finis par atteindre ses fesses, passe mes mains dans son boxer, et malaxe la peau nu de Tom. Je sens le souffle de Tom accélerer, et son bassin ondulé contre le mien, laissant se frotter nos sexes, toujours séparé par les bouts de tissus. N'y tenant plus, et à travers un baiser plus que langoureux, nous enlevons, avec du mal nos boxers. Ils glissent le long de nos jambes, avant de s'en débarasser, les jettant au hasard dans la pièce, toujours plongé dans l'obscurité. Complétements nus l'un contre l'autre ... c'est une sensation indéscriptible. Comme si nous étions reliés corps et âmes lui et moi.
___Tom donne un léger coup de bassin, me faisant reprendre contact avec la réalité. J'ondule mon bassin, et nos membres gonflés qui s'entre choquent nous tirent à tout les deux un gémissement de plaisir. Tom colle sa bouche sur la mienne, et débute un baiser tendre. De tendre, le baiser devint passionné, puis carrément sauvage. Je remonte ma main, et cherche à taton celle de Tom, avant de la rencontrer. Nos doigts s'enmèlent ensemble, comme pour rester connectés avec la réalité ... Ce passage, cette montée aux cieux, nous allons la franchir ... Ensemble !

# Posté le mercredi 28 mai 2008 09:54

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:18

_*/ Chapitre 26 _ « Emmène-moi avec Toi ... »_

_*/ Chapitre 26 _ « Emmène-moi avec Toi ... »_
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POV BILL :

___Nos mains cessent de se tenir, et c'est à partir de ce moment là que je prends peur. Je ne vois rien, la nuit a prit entièrement possession de ma chambre, m'empêchant même de voir ce corps chaud, qui ondule sur moi, tel un reptile. Je sens un souffle chaud contre mon cou, alors qu'une main grande et rugueuse vient frôler mon bas-ventre. Même si je suis terriblement excité, je sens mon rythme cardiaque accélérer. Je ferme les yeux, tentant par tout les moyens de me calmer, mais rien n'y fais ! Tant que je ne me serrais pas assurer de l'identité de Tom, je ne pourrais pas me calmer.

Bill : Je ... je ... Allume la lampe Tom ...

___Je l'entends grogner, avant de chercher à taton le bouton de ma lampe de chevet. La lumière vive m'aveugle un moment, et je suis obligé de me cacher les yeux avec le revers de ma main. Le souffle coupé, le c½ur battant horriblement vite, je sens le corps de Tom se soulever en même temps que ma respiration.

Tom : Ma puce ...

___Il enlève délicatement ma main, posée devant ses yeux, avant d'ancrer son regard dans le mien. Il m'embrasse tendrement sur le coin des lèvres, avant de poser sur mon épaule, de façon à me regarder.

Tom : Ça va ?
Bill : Oui ... Mais ... J'ai pas envie d'être dans le noir ... J'ai envie ... de voir ton visage Tomi ...

___Ma voix se casse dans un murmure. Je ne veux pas retourner dans les Ténèbres. Je ne veux plus avoir cette peur de me demander qui est sur mon corps, et qui est en train de le toucher. Je veux voir Tom, je veux voir ses yeux, certes remplis de malice, mais aussi remplis d'amour ... Cet amour qui m'est destiné. Tom bouge légèrement sa tête, me murmure un " D'accord ", avant de m'embrasser, le plus tendrement possible.

Tom : Si tu veux on arrête là Bill ...

Mon c½ur saute un battement, tout mes sens s'affole quand sa phrase atteint mes oreilles.

Bill : Mais ... tu ... tu me jettes ? ... Oh ... mais j'ai rien fait pourtant ...

___Il ouvre grand ses yeux, avant de rigoler légèrement. Il retombe sur moi, enfouissant son visage dans mon cou.

Tom : Non bébé, je voulais dire que si jamais t'es pas encore prêt à sauter le pas, on peut attendre. J'veux en aucun cas te forcer.
Bill : Haa tu parlais de ça ... haa ...

Il rigole plus fort dans mon cou, avant que je ne le repousse gentillement, rigolant avec lui. J'entoure son visage de mes mains, et lui dit, le plus sérieusement possible :

Bill : Non Tom j'suis prêt ... J'te jure que je suis prèt ... J'ai juste ... un peu peur ... Ce sera pas pareil qu'à Standford ... Tu sais, on ... on m'a jamais fait l'amour Tom ...

Mes yeux brillent un instant,, et les prunelles marrons chocolats de mon amour sont parcourues d'étoiles.

Tom : Tu m'autorises à être le premier ?

Je passe une main tremblante sur sa joue, et quand son front se colle au mien, je laisse mes longs doigts parcourir la peau si douce de son visage.

Bill : Le premier ... et le dernier Tomi ...

___Ses yeux brillent en même temps que les miens, alors que nous prenons conscience que nous allons nous offrir l'un à l'autre cette nuit. Il me laisse un tendre baiser sur la joue, avant de se recoller dans mes bras, laissant son nez parcourir la peau fine de mon cou.

Tom : J'serais le dernier ... Je laisserais plus personne te toucher Bill ... Je laisserais plus personne lever la main sur toi mon Ange ...

___Si son murmure me fait frissonner de la tête aux pieds, il sonne comme une promesse. Il a promit de ne jamais me faire de mal, et malgré nos caractères si différents, il l'a toujours tenu. Alors cette nouvelle promesse, je lui fais entièrement confiance, il va la tenir. Et comme pour sceller ses paroles, il capture mes lèvres, pour un baiser tendre, qui devient très vite fougueux.


POV TOM :

___Saviez-vous que Bill était beau ? Nu il l'est encore plus ... Je laisse mes yeux gourmands vagabonder sur lui, m'attardant sur toutes les parties de son corps ... Je ne me lasse pas de suivre les courbes de son corps, ses longues jambes fines, ses hanches, son étoile, sa taille, son torse se soulevant au rythme de son souffle irrégulier, son cou gracile, presque féminin, son visage d'ange, ses yeux si profonds, coquins en ce moment, mais qui reflètent en même temps une passion débordante ...
___Allongé sur lui, je sens ses mains se poser sur mes hanches, avant qu'il ondule son bassin sous le mien. Mes lèvres posées dans son cou, je laisse quelques baisers avant d'entrouvrir ma bouche, laissant glisser ma langue sur cette peau si douce. Je suce un instant sa peau, puis entreprit de l'aspirer, de la mordiller.

Bill : Ow Tom ... Hmm ...

___Si j'en crois son langage, aussi bien verbal que corporel, il a l'air d'aimer cela. Ses ongles me griffent légèrement les fesses, avant qu'il ne colle davantage nos bassins, laissant nos virilités se rencontrer, et se toucher.

Tom : Je suis un ... petit ... vampire ... Je vais ... te sucer ... le cou ... jusqu'à prendre ... tout ... ton ... sang ...

___Non mais honnêtement, ma phrase ne vous fait pas peur ? Même pas un petit peu ? En tout cas sur Bill, ça ne marche pas ... Voire même pas du tout. Il rigole légèrement, avant de poser une main sur mon crane, me forçant à lui en donner encore plus.

Bill : Petit vampire, tu ... tu vas me laisser une marque ...

Je souris tout seul, à l'annonce de ce surnom, avant de souffler légèrement sur sa chaire meurtrie.

Tom : C'est le but ... Je te veux à moi ce soir ... et pour toute l'éternité ...

___Le c½ur de mon androgyne s'affole légèrement, avant de plaquer ses lèvres sur les miennes. Mais j'en veux plus ... beaucoup plus ... et Bill également. Il attend beaucoup de cette soirée, et je veux qu'elle soit exceptionnelle ... Pour lui, pour moi, pour nous, pour sa première fois, elle allait l'être ...
___Je me redresse légèrement, et après un ultime baiser sur ses lèvres sucrées, je descends tout doucement. Une main sur son torse qui commence doucement à se muscler, je me penche et embrasse son ventre tout doux. Les mains de Bill se posent sur mes épaules, comme s'il voulait venir avec moi dans l'exploration de son corps. Un gémissement me tire de mes pensées quand mes lèvres se posent sur son étoile tatouée. Je sors ma langue, et la redessine maladroitement, alors que les mains de mon amour retombent lourdement sur le lit, avant de s'accrocher aux draps, comme pour se raccrocher à la réalité. Je sens son sexe dur se dresser contre ma pomme d'Adam, avant que mes lèvres viennent dévier vers son membre. Il se retient de respirer un court instant, comme s'il appréhendait le moment, avant de soupirer de soulagement, quand ma main se pose sur sa fierté. Je le caresse d'abord tout doucement, tandis que ma bouche se rapproche dangereusement de sa cible. Je laisse le ventre de Bill, et vient donner un bref coup de langue sur son gland rougi ... Ce qui à l'air de lui plaire ... Les doigts de Bill s'entortillent dans les draps, alors que de sa bouche grande ouverte, il semble chercher un semblant d'oxygène. Son corps devient chaud, brûlant même. J'ai l'impression que dans peu de temps il va se consumer, tellement le plaisir est grand. Ma langue parcourt maintenant son membre dur, alors que Bill prononce des phrases incompréhensibles. Mes mains viennent caresser un instant ses testicules, laissant le corps de Bill se tortiller de plus belle sur le lit. Après quelques va et vient à l'aide de ma bouche, et quand je sens la délivrance arriver pour Bill, je pose mes lèvres sur son gland, et le sucotte légèrement, comme une friandise.

Bill : Ohh T-Tom ... je ... je viens !

Je reçois le message cinq sur cinq, et remonte tout doucement sur son corps trempé. Je me positionne entre ses jambes, et lui demande à l'oreille, d'une voix devenue rauque :

Tom : Est-ce que t'as un tube de lubrifiant mon c½ur ?

Ses sens se mettent en éveil, avant que la panique s'empare de lui.

Bill : Je ... Je ... Oh mais non j'en ai pas !

Il se crispe, comme si c'était la chose la plus grave du monde, et le fait d'être horriblement stressé n'arrange rien.

Tom : C'est pas grave ma puce.

Je lui caresse du bout des doigts son visage, avant de l'embrasser tendrement sur le bout du nez.

Tom : Dans tes placards, t'aurais un tube d'huile, ou une lotion ... quelque chose comme ca ?
Bill : Je ... Oh mais c'est pour faire quoi Tom ?

Ses yeux s'agrandissent, ne comprenant visiblement rien à ce que je lui demande.

Tom : A ton avis, qu'est-ce que je compte faire avec un tube de lotion ?
Bill : Tu vas me ... m-me l'enfoncer ... par l'anus ... C'est ça hein ? ... Ohh non Tom ça fait mal ça !
Tom : Je ... Hein ?

___Je reste sur le cul, et c'est le cas de le dire. Les yeux de Bill brillent un court instant, avant de s'embuer de larmes. Je sers les poings, bien conscient que Julien l'a sali et détruit à jamais. Je pose mon front sur le sien, et prends ma voix la plus douce pour lui répondre. Chose qui s'avère difficile car je suis à présent rempli de colère, et de haine pour ce salopard.

Tom : Mon p'tit ange, j'vais pas te l'enfoncer, j'vais pas te faire mal ... Si je voulais un tube de lotion, c'était pour en induire mon sexe, pour que la pénétration soit plus facile ... Putain mon c½ur ... Ça m'fait mal de te voir dans cet état ...

Je lui laisse un baiser sur le front, avant de me dégager, chose qui le fait paniquer.

Bill : Mais ... tu vas ou Tomi ?

Son visage d'ange reflète l'angoisse, et surtout la peau. Il se redresse, et s'assoie, posant son bras sur le mien, comme pour m'empêcher de partir.

Tom : J'veux pas te forcer Bill ... J'veux pas te forcer à faire l'amour, surtout si c'est pour que tu ressasse tout ces souvenirs douloureux ... J'ai pas envie de te faire mal mon c½ur !
Bill : Mais Tomi ... toi ... t-toi t'as envie de faire l'amour ...
Tom : Mais est-ce que tu as envie Toi ? C'est ça la question ! ... Bill je ... J'veux pas te forcer, et si en le faisant je te fais mal, je te fais revivre tout ce que tu as enduré ... Je m'en voudrais ... horriblement ...

___Je n'ai pas le temps de dire autre chose, que le corps de Bill se colle au mien, comme pour empêcher la chaleur de nous quitter. Il entoure mon visage de ses tremblantes, avant de m'embrasser légèrement le front, comme le ferrait une mère pour apaiser son enfant. Ses yeux brillants s'ancrent dans les miens, avant que sa voix, devenu plus faible, me parvienne aux oreilles.

Bill : Tomi ... Si tu crois que tu vas me faire mal, que je vais revivre ... tout ça ... et à cause de toi ... Tu te trompes ... Standford, et malgré tout ton amour ... ça ferra toujours parti de moi ... De moi, de mon corps, de mon âme et de mon coeur ... T'y peux rien Tomi ... Je ... Tu m'as promis Tom ... Tu m'as promis de m'apprendre l'amour ... et sous toutes ses formes ... Si toi tu m'apprends pas ... Si tu me montres pas que l'amour peut être bon, que l'amour peut donner du plaisir ... Qui me l'apprendra ? ... Parce que moi je sais pas ... Montres moi Tom ... s'il te plait ...

Mes yeux s'embuent un instant de larmes, avant que ma bouche s'ouvre, voulant parler ... mais ma gorge se noue, sous des sanglots qui ne demandent qu'à sortir.

Tom : Ma puce ...

La main de Bill caresse doucement ma joue, avant de reparler, et cette fois, sa voix se fait plus forte, comme s'il aspirait toute ma confiance, au fur et à mesure que je la perds.

Bill : Et si t'as pas confiance en toi ... c'est pas grave ... Moi j'ai assez de confiance en toi ... pour nous deux ... Tom ... J'pourrais te confier ma vie, car je sais que tu en prendras soin ... Tu te souviens, je t'ai confié mon c½ur ... Et t'en a pris soin ... Comme si c'était le tien ... T'as pris soin de moi, et ça, dès le jour ou on s'est rencontré ... Alors aujourd'hui, laisse moi te rendre la pareil ...

Les secondes qui suivent se font dans le plus grand silence, laissant à nos deux c½urs, qui ne formons qu'un, le temps d'assimiler ses belles paroles.

Bill : Est-ce que l'amour c'est bon Tom ? Est-ce que c'est comme dans les films ? Est-ce qu'on crie très fort, et qu'à la fin, on voit des étoiles ?

Je souris, à travers mes larmes, et l'embrasse le plus tendrement possible. Notre baiser est mouillé, mais pourtant il est rempli d'amour. Je remet quelques mèches de ses cheveux, avant de répondre.

Tom : Oui c'est bon ... C'est très bon même ... On n'est pas obligé de crier comme des bêtes ... mais pour les étoiles, je te garantie que tu en verras ... des tonnes même ...
Bill : Alors emmène-moi Tom ... Emmène-moi voir les étoiles avec toi ... Me laisse pas ...


POV BILL :

___Je laisse Tom se lever du lit, pour aller chercher dans la salle de bain, quelque chose qui pourra faire office de lubrifiant. Est-ce ma faute si je n'en ai pas ici ? Je pensais que pour notre première fois, nous le ferrions chez Tom ... Malheureusement, nous ne pouvons pas retourner chez lui, et aller prendre la petite bouteille ... Pour la bonne et simple raison que je ne suis même pas sur de rentrer dans mon pantalon ... La cause ? Mon entre jambe ... Je suis tellement excité ... Que j'ai l'impression qu'elle a doublé de volume ...
Le temps que Tom farfouille dans mes placards, je me sens me calmer ... D'un doigt, je parcours mon membre, m'imaginant que c'est Tom qui me caresse. Il ne faut pas que je débande, avant qu'il soit revenu ... Alors je parcours mon sexe brulant d'une main, tellement l'envie et le désir prennent le dessus. J'ai tellement attendu ce moment, de cette première fois avec Tom ... Que j'en frémis d'avance !
___Un gémissement sort de ma bouche, alors que Tom revient dans ma chambre. Il s'arrête, et me fixe, les yeux ronds. Quoi ? Ce n'est pas mal de se caresser en attendant son partenaire ... Si ? Ses yeux se fixent sur mon entre-jambe, alors que ma main est enroulée autour ...

Tom : Alors mon c½ur, tu voulais te soulager sans moi ?

Je ne sens pas de reproches dans sa voix, pourtant je ressens le besoin de m'excuser.

Bill : Non je ... Je voulais juste être sur d'être bien ... en forme ... Pour ne pas tout gâcher ...

Son regard se fait plus tendre, avant qu'il ne vienne se rassoir sur le lit, face à moi ...

Tom : Tu ne vas rien gâcher Bill ...

___Il plaque ses lèvres sur les miennes, et c'est dans un baiser fiévreux que nous retombons sur le lit. Allongé sur moi, je remonte mes jambes de chaque côté de ses hanches, laissant se rencontrer nos virilités. Un léger coup de bassin suffit pour refaire naitre en Tom le désir, qui s'était envolé, suite à notre discussion. Nos sexes enflent rapidement, ne faisant qu'augmenter notre envie. La peau de l'autre devient subitement indispensable, nous avons besoin de la sentir l'une contre l'autre, comme si elles étaient devenus vitales.
___La main de mon amour se glisse entre nos deux corps, et vient toucher doucement mon sexe gonflé. Je lève mon bassin, l'encourageant à continuer. Il accepte, et commence de lent va et vient. Une main sous ma nuque, il la lève légèrement, avant de m'embrasser fiévreusement. Je m'accroche à ses épaules, quand je sens sa main accélérer. Dans peu de temps je vais me libérer si il continue. Tom à du le sentir aussi, car il cessa d'un coup tout mouvement. Un gémissement plaintif sorti de ma gorge, tandis que je donne un coup de bassin violent, faisant se rencontrer nos deux sexes. J'entends Tom gémir à son tour, avant de placer ses mains sur mes hanches, me plaquant au matelas, m'empêchant même de bouger.

Tom : Ce serait dommage de finir comme ça mon c½ur ...
Bill : Mais j'en ai trop envie Tom ...

___J'essaye d'onduler mon bassin contre le sien, mais rien n'y fait. Tom me tient fermement, de façon à ce que nos bassins ne s'entre choquent plus. Je commence à grogner, tellement l'envie et le désir ont pris place dans mon corps. Tom consent enfin à se pencher sur moi, avant de m'embrasser, le plus tendrement possible. Le fait-il exprès ? Cherche t-il à me tester ? En tout cas c'est réussi ! Je m'empare de sa bouche avec passion, et inverse nos positions. A califourchon sur lui, je donne un violent coup de bassin, avant de gémir dans notre baiser.

Tom : Bébé ... hmmmmm ... Arrêtes je ...

___Trop tard ... un coup de bassin trop fort ... et avant que Tom n'aille au bout de sa phrase, je me sens pousser des ailes ... Je me déverse entre nos deux corps en feu, dans un long gémissement ...
Hé merde ! Je pensais pouvoir me retenir plus longtemps.
Je m'assoie sur son bassin, et avant qu'il me fasse des reproches, je préfère m'expliquer immédiatement.

Bill : Hoo merde ... Hooo je ... J'suis désolé Tomi ... Je ... J'ai pas pu ... m-me retenir ...

Je tente de capter un instant son regard, pour essayer de deviner son état d'esprit, mais au bout de quelques secondes, je baisse le regard, trop honteux. Je viens de tout gâcher ... N'est-ce pas ?


POV TOM :

Comme un con ... Mais je me retrouve comme un con !

Bill : Tom ... Ohh ... On fait quoi là ?
Tom : Ben ... l'amour mon c½ur ! Viens par là !

La peur qui se lit dans la voix de Bill me fait revenir sur Terre. Je le sert un instant dans mes bras, pour le calmer un peu, avant d'inverser de nouveau nos positions.

Tom : T'es prêt mon c½ur ?
Bill : Euhh ... Mais c'est pas grave si moi j'me suis libéré et pas toi ?
Tom : C'est pas grave mon ange ... T'auras juste eu deux fois plus de plaisir ... Mais t'en fais pas, c'est pas ta faute !

___Je lui embrasse le front une dernière fois, avant de prendre le tube d'huile de massage que j'ai trouvé dans la salle de bain. Assis sur son bassin, j'en étale une grande quantité sur mon membre en feu, sous le regard chaud de mon androgyne. Son regard devient insistant, avant que ses joues ne prennent une horrible teinte rouge.

Tom : Quoi ?
Bill : Je ... Rien ... C'est ... Gros ! T'es sur que ça va rentrer ?

___Je met quelques secondes avant de comprendre le sens de sa phrase. Le temps que mon cerveau comprenne qu'il parlait de mon sexe Bill a eu le temps d'entortiller ses doigts dans les drapes, et de baisser le regard. Je rigole comme un con, avant de me pencher, lui mordillant sensuellement la lèvre inférieure.

Tom : Ça va rentrer ... T'inquiètes pas mon c½ur !

___Je rassemble le maximum d'air dans mes poumons, avant de me lancer. A genoux entre ses jambes, je lui relève un peu le bassin, et le pénètre lentement, avec toute la douceur dont je suis capable. Le corps de Bill se crispe automatiquement, et je n'ai pas le temps de m'enfoncer davantage en lui qu'il contracte ses muscles, m'empêchant d'avancer plus loin. Je caresse tout doucement son ventre et son torse, cherchant à le relaxer. Je me penche en avant, lui dévore le cou de baisers humides, avant de continuer à entrer en lui, le plus lentement de monde.
___Mais là encore, je m'arrête. Un gémissement sort de la gorge de Bill, et pas de plaisir. De douleur ... Il a mal ... Je lui fait mal ... Je me tiens prêt à le pénétrer doucement, mais lorsqu'une larme coule le long de sa joue, je perds alors toute confiance en moi. Je prends appuie su mes coudes, afin de le regarder.

Tom : Tu veux que j'arrête Bill ?
Bill : Non non n'arrêtes pas ! Ça fait juste ... bizarre ... Va z'y doucement ... s'il te plait ...
Tom : D'accord ma puce ... Regarde moi s'il te plait !

___Ses yeux s'ancrent alors dans les miens, me faisant tomber dans la profondeur de son regard noisette. Je décide alors d'utiliser une autre méthode. Il est clair que Bill n'arrivera jamais à se détendre.

Tom : T'es tellement beau Bill ... Y'a tout qui me plait chez toi, tes petites manières de princesse, ton comportement enfantin ... et ton corps ... Putain, si tu savais comme tu as un corps magnifique ... Tes yeux, ton sourire, tes mains, ton torse, ton ... tes fesses ! Hmm j'aime tes fesses !

Lorsque je l'entends rigoler doucement, je me retire légèrement, et le pénètre à nouveau. Il n'a pas le temps de s'en rendre compte que je continue sur ma lancée.

Tom : T'es comme un Ange Bill ... un petit ange ... Mon petit ange ... que j'ai rattrapé au vol, avant que tu ne tombes d'avantage ...

___Je le pénètre une nouvelle fois ... C'est exactement comme j'avais imaginé. Chaud, doux et incroyablement étroit. Je fronce un instant les sourcils pour me contenir. Je n'ai qu'une seule envie à présent : Bouger dans ce corps si parfait qui m'est réservé ... Mais je ne le ferrais pas sans sa permission ... Mes doigts s'agrippent à ses hanches, alors que je me saisis de sa bouche. Nos lèvres se frôlent, nos souffles se mêlent ... Jusqu'à ce que Bill soupire de plaisir, et se rende compte de ma présence en lui.

Tom : Ça va ?
Bill : O-Oui je crois ... Ça fait presque plus mal ...

___Mes lèvres se posent enfin sur les siennes, et tandis que ma langue va à la rencontre de son muscle percé, j'entame un mouvement de retrait. Je ne vais pas très loin, et le pénètre entièrement ... toujours avec cette lenteur, qui contrairement à ce que je croyais, est extrêmement bonne ...
Bill ne prenait pas encore son pied, mais pourtant c'était déjà incroyable ! Son corps était tellement chaud et étroit ... Un vrai bonheur ! Sans quitter ses lèvres, je répète l'opération, encore et encore, rendant mes mouvements un peu plus amples à chaque fois, mais toujours à un rythme lent pour ne pas le blesser.
Un soupire de soulagement m'échappe quand Bill accompagne mes mouvements, et que ses gémissements ne sont plus dus à la gène du début, mais au plaisir que je lui procure ...

Tom : C'est bon ?
Bill : Ow oui Tom ... Oui ... Encore Tom ... encore ...

___Les mains toujours agrippées à ses hanches, je fonds encore en lui. Je crois que jamais je n'ai fait l'amour aussi lentement, aussi sensuellement ... avec ... autant d'amour ... Bill enroule ses jambes autour de ma taille, et donne lui même un coup de bassin, assez fort, me faisant frôler un endroit sensible ...
Son corps se crise d'un coup, un cri sort de sa bouche, si bien que la panique s'empare de moi, ayant peur de lui avoir fait mal.

Bill : Oh putain refait ça Tom !

Je bafouille quelques mots, avant de faire ce qu'il me dit. Je fais des vas et vient lents, avant d'un plus fort, frappant sa prostate.

Tom : Comme ça ?
Bill : Hoo oui ... C'est bon Tom ! Recommence ...

___Suivant ses ordres, je continua ... encore et encore ... La cadence était devenu infernale, la chaleur insoutenable. Le plaisir se consume entre nous ... Si Bill me demandait d'arrêter maintenant, je ne crois pas que je le pourrais ... Lui non plus d'ailleurs ... Je pourrais jouir, rien qu'en l'entendant gémir ... Une chaleur annonciatrice d'un orgasme puissant s'enroula dans mon ventre, me faisant trembler. Bill semble être entrer dans une sorte de transe. C'est pourquoi je suis surpris quand les genoux de Bill se resserrent autour de ma taille.

Bill : Tu crois que je pourrais être au dessus ?

___Je comprends immédiatement ou il veut en venir ... Ou alors je suis tellement frustré d'avoir été interrompu que je veux continuer au plus vite, faisant tout ce qu'il me demande. Je nous retourne tout doucement, et la vue de Bill au dessus de moi, comme s'il me chevauchait ... Je suis obligé de me mordre la lèvre tellement cette vue est excitante. Le dos cambré, le torse luisant de sueur, une sourire énigmatique sur ses lèvres, ses yeux à demi clos ... Il entame au bout de quelques secondes d'immobilité, un roulement de hanche extrêmement lent ... abominablement frustrant, mais terriblement délectable.
Mes yeux quittent un court instant le visage de Bill, pour aller se bloquer ailleurs ... Plus bas ... La vue de mon membre entrer et sortir du corps de Bill était terriblement excitant. Je sens les fesses de Bill s'écraser inlassablement contre mon bassin ... Et dans peu de temps je vais venir ...

Tom : Aurais-tu dans l'intention de me chevaucher ?
Bill : Ha oui ... je serais Lucky Lucke et toi Jolly Jumper ... Mon fidèle destrier ...
Tom : Et je suis hmmm ... une bonne monture ?
Bill : Si tu savais ... Aide moi Tom !

___Je pose mes mains sur ses hanches, l'aidant à monter et descendre sur mon sexe en feu. Il se pose à chaque fois délicatement sur mon bassin, comme s'il avait peur que je ne le transperce.
Une fois que Bill a bien compris la tactique, je délaisse ses hanches, et pose mes mains sur son membre, qui a recommencé se durcir. Je fais de lents va et vient sur son sexe en feu, et quand je sens la délivrance arriver, Bill commence à faiblir dans ses mouvements. Le corps se soulevant au rythme de sa respiration, le souffle coupé, il ne tient plus cette cadence infernale. Je le replaque sur le lit, et capture à nouveauses lèvres, pour un baiser fiévreux. Je lui écarte les cuisses légèrement, et le pénètre lentement. Il n'en faut pas plus pour que nous atteignons le paroxysme du plaisir ... Le corps de Bill se cambre, sa tête part en arrière, et la pièce se remplie d'un long et fort gémissement. Mêlés au miens, les voisins ont du certainement nous entendre. L'orgasme chez Bill est la plus belle chose qui m'a été donné de voir ... Ses cheveux collés à son visage en sueur, ses yeux clos, sa bouche entre-ouverte ... Il pousse un long soupire, essayant par tout les moyens d'emmener un peu d'air dans ses poumons.
Je me retire de son corps, nous faisant encore gémir une dernière fois. Je tombe un peu lourdement sur lui, enfouissant mon visage dans son cou. Ses mains viennent se poser dans mon dos, avant de me serrer fortement contre lui.

Tom : Ou est-ce que t'as appris ça bébé ? Le fait de me prendre pour un canasson ?

Il rigole légèrement, avant de me répondre, les mains entortillées dans mes dreads.

Bill : J'ai vu ça ... dans un film ...

Je prends appuie sur mes coudes, le regarde droit dans les yeux, avant de répondre.

Tom : Dans un film ? Tu me tapes une crise pour un magasine cochon, et toi tu regardes un film porno !

Je dis ça sur le ton de la plaisanterie, mais Bill ressent le besoin de se justifier.

Bill : C'était juste pour ... apprendre ... J'voulais pas paraître bête à côté de toi Tomi ...

Je caresse un instant son visage d'ange, encore sous le choc de son orgasme, avant de lui répondre.

Tom : Tu paraitras jamais bête Bill ... Et tu sais que si t'as des questions, tu peux me les poser, j'suis ton prof particulier quand même !

Il sourit timidement, avant de porter son attention sur mes cheveux.

Bill : En faite je voulais te demander ... si ... si c'était bien ...

Malgré le fait que mon visage soit tout proche du sien, je n'ai rien entendu.

Tom : J'ai pas entendu bébé !
Bill : C'est pas grave !
Tom : Non non Bill, dit moi ! J'ai pas entendu ...

___Je cherche à taton sa main, avant de la plaquer légèrement au dessus de sa tête, comme pour le retenir prisonnier. J'entremêle mes doigts aux siens, mais laisse sa deuxième main de libre, comme pour lui montrer que je ne le force en rien.

Bill : J'voulais savoir ... si ... si c'était ... bien ... Tomi ...

Il détache les syllabes, comme si j'étais un enfant, comme s'il avait peur que je ne comprenne pas à nouveau. Son visage prend une horrible teinte rouge, avant que son visage ne se baisse.

Tom : Non, dit moi d'abord Toi ce que tu as ressenti ... Dit moi si c'était bien ou pas bien ... Ce que t'as aimé, adoré, ou détesté ... Dit le moi mon c½ur ... Dit moi tout ...

___Mon murmure s'éteint dans la pièce redevenue silencieuse. Je frotte le bout de mon nez contre son visage, et attrape à l'aide de mes pieds la grosse couette du lit de Bill. Je la fait remonter sur nos deux corps, étroitement enlacés, avant de la rabattre sur nous, voulant garder jalousement cette chaleur entre nous.

Bill : Ben moi ... je ... j'ai trouvé ça bien ...
Tom : Seulement bien ?

Pour que Bill reprenne encore plus de confiance en lui, il faut qu'il puisse parler de sexe, sans taboo ! Sans avoir l'impression de pécher, ou de dire quelque chose de mal.

Bill : Non ... en faite ... j'ai adoré ... j'ai adoré te sentir en moi ... sentir ton corps contre le mien ... Mais j'ai préféré ... être au dessus ... J'ai eu l'impression que personne ne pouvait m'atteindre, que je contrôlais tout, que je t'emmenais avec moi dans les étoiles et ...

Un sourire vient s'afficher sur mon visage, et c'est surement ce qui le fait taire.

Bill : Quoi ? Pourquoi tu t'moques de moi ?
Tom : J'me moque pas mon c½ur ! J'me le permettrais pas tu le sais bien ...

Il marmonne un " C'est ca " sans son coin, avant que mes mains viennent glisser sur son corps, pour une partie de chatouilles.

Bill : Ha non Tom ... Non arrêtes !

___Il ne peut aller à la fin de sa phrase, tellement prit par un fou rire. Juste un contact, juste un petit moment de rigolade, pour faire retomber toute cette pression, qui s'était accumulé en nous.
J'arrête soudainement de le chatouiller, quand Bill échange nos positions, se retrouvant sur moi. Les cheveux détachés, retombant sur moi, quelques mèches me chatouillent doucement les épaules. Ses yeux remplis d'étoiles me fixent, avant de me demander, dans un murmure.

Bill : Et toi Tom ? Est-ce que toi aussi t'as touché les étoiles ?

Je fais remonter mes mains, et le tient fermement par les hanches. Je laisse mes lèvres glisser sur les siennes, avant de répondre.

Tom : Oui ... Oui j'ai vu les étoiles mon c½ur ... Tu m'as emmené avec toi ...

___Je crois que Bill ne m'a jamais fait un sourire aussi magnifique ... Et après un dernier baiser, nous nous enroulons dans la couverture. Un dernier " Je t'aime " échangé, nos corps qui s'enlacent, comme si nous avions peur d'être séparé pendant la nuit, et le marchand de sable passe nous prendre, nous emmenant une fois de plus dans les Etoiles ...


X x ____________________________________ x X

Un chapitre entierement lemonesque !! = )
lôôl !
J'espère que ca vous a plu ! ;-)

Comment vous vous fouttez de la tronche de Bill,
Quand il a peur avec le tube de lotion ! _ xDD
C'est puissant ! ; )

Contente que ca vous plaise ! :-)

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:36

Modifié le mardi 16 décembre 2008 07:10

_*/ Chapitre 27 _ Malgré tout ton amour, Je saigne encore ..._

_*/ Chapitre 27 _ Malgré tout ton amour, Je saigne encore ..._
X x ____________________________________ x X

POV TOM :

- Même si c'est ton fils, ici tu n'as aucun droit Jorg ! Tu m'entends, aucun !!

___Je me réveille en sursaut, un instant effrayé de me retrouver dans une chambre qui n'est pas la mienne. Mais la présence de Bill m'aide à me calmer, instantanément. Allongé sur le ventre, la couverture à moitié par terre, cachant furtivement une partie son corps, il dort paisiblement, n'ayant surement pas entendu le ramdam qui est en train de se préparer en bas. Et cette nouvelle épreuve, je ne veux pas lui imposer ! Je ramène la couverture sur son corps nu, l'embrasse délicatement sur les cheveux, m'habille en vitesse, avant de descendre les escaliers. Je suis en train d'attacher mes dreads en queue de cheval, lorsque je pénètre dans le salon. A mon apparition, les discussions, ou plutôt les engueulades cessent d'un coup.

Anna : Oh bonjour Tom ! Désolé si on t'as réveillé !

___Les traits tiré, les cernes apparaissant sous ses yeux rougis m'indiquent que la mère de Bill n'a pas dormi beaucoup. Alors je ne vois pas l'intérêt de provoquer encore plus de conflits.

Tom : C'est pas grave, j'étais déjà réveillé !

___Je préfère mentir plutôt que de faire souffrir encore la mère de mon petit copain. A mon avis, la merveilleuse soirée que nous devions passé tous ensemble à du se finir en bagarre général chez moi ...
Je viens embrasser la mère de Bill sur les deux joues, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Je recommence avec ma mère, et part m'assoir dans le canapé, sans un regard vers mon père.

Tom : Alors, vous avez fini de " parler " ?

___J'insiste bien sur mon dernier mot, et croise mes bras, laissant mes mains rentrer dans les manches de mon T-Shirt. La mère de Bill baisse soudainement la tête, avant de murmurer un deuxième " Désolé Tom ".

Tom : Ce n'est pas votre faute, je ne vous en veux pas ...

___Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me mettre en colère contre la mère de mon petit ami, même si elle est tout aussi responsable que mes parents ? Tout simplement car elle prend en ce moment cet air fragile et si sensible ... le même que Bill quand il est mal à l'aise.
A défaut de m'expliquer, tout les regards sont ancrés dans le sol ... Même celui de mon père. Je soupire bruyamment, me lève, écrasant par la même occasion le paquet de Chips que nous avons mangé hier. Je le ramasse, et me dirige vers la cuisine, avec l'intention de le mettre à la poubelle.

Simone : Qu'est ce que tu fais avec un paquet de chips Tom ?
Tom : On en a mangé hier et il est vide !
Simone : Vous avez mangé ... un paquet de chips ?

___La voix de ma mère résonne dans la pièce, sonnant comme un reproche. Je me retourne pour lui faire face, et à mi chemin de la cuisine, je ne retiens plus ma colère, que je tente de dissimuler depuis le début.

Tom : Oui on a mangé des chips hier, ça te dérange peut être ? Putain, tu me fais des reproches, alors que c'est vous qui m'avez mis à la porte hier soir, le soir de Noël ! Mais merde maman, si Bill n'avait pas été là, ou est-ce que je serais allé ? J'aurais trainé dans les rues, alors que toutes les personnes " normales " seraient en train de fêter Noël en famille ... Peut être même que je me serais fait agresser ... Après tout tu t'en fout n'est-ce pas ? ... Alors oui hier on a mangé des chips, en regardant le Roi Lion à la télé ! Youhou quel super Noël nous avons passé ! J'avais tout préparé maman, TOUT ! Les décorations, le repas, le cadeau que je devais offrir à Bill ... Tout était à la maison !

___Ma voix résonne encore quelques secondes dans la pièce silencieuse, avant qu'elle ne s'éteigne ... Je n'ai plus la force de hurler, j'ai l'impression que toutes mes forces m'ont abandonné. Ma voix se casse dans un murmure, alors que je tente de continuer mon discours.

Tom : Maman ... notre Noël ... Notre premier noël à Bill et à moi ... On a toujours passé Noël ensemble maman ... Pourquoi cette année c'était différent ? C'est à cause ... de Bill ? Je croyais que tu ne t'opposerais pas à notre relation ... Maman ... Tu l'avais promis ...

___Ma gorge se noue, mes yeux brillent un court instant, avant que je ne me ressaisisse. Je n'attends même pas de réponse à mes questions. Je veux juste vider toute la colère que je ressens, avant d'aller rejoindre Bill ... Je sers les poings, espérant me redonner un semblant de courage, et finit en beauté, devant mes parents et la mère de Bill.

Tom : J'attendais tellement de cette soirée maman ... J'ai rien eu à lui offrir ... Rien du tout ! ... Vous avez eu ce que vous vouliez n'est-ce pas ? Vous avez tout gâcher ! Tout ! Merci beaucoup !

___Je jette violemment le paquet de chips à travers la pièce, espérant surement atteindre la poubelle ... Manque de pot, le paquet s'écrase contre le mur, laissant les différentes miettes se répandre sur le sol. Je jette un dernier regard noir derrière moi, avant de monter les escaliers en quatrième vitesse.


POV BILL :

___C'est la voix de mon Tom qui me réveille. Je redescends du nuage sur lequel je suis depuis hier, avant qu'un deuxième cri ne se fasse entendre. Je ne sais pas contre qui Tom hurle, mais je n'aimerais pas être à sa place. Je sors du lit en vitesse, voulant aller prêter main forte à Tom, quand une douleur me prend, me faisant tomber à genoux par terre.
Ha putain ... ... ... J'ai mal au cul ! A défaut de trouver ça hilarant, je me relève, en grimaçant. J'enfile difficilement un caleçon, histoire de ne pas rester les fesses à l'air, et réprime un cri de dégout quand mes yeux se posent sur les draps de mon lit ... Ils sont souillés de sang ... J'ai recommencé à saigner ...
La panique s'empare de moi, à l'instant ou j'entends les escaliers grincer, m'indiquant que quelqu'un arrive. Et ce quelqu'un, je prie pour que ca ne soit pas Tom, surtout pas lui ! J'arrache les draps du lit à une telle vitesse, que je les déchire presque. Je tire dessus comme un malade, tandis que mon c½ur s'emballe de plus en plus. Il ne faut pas que Tom voit ça ... Mon Dieu faites qu'il ne vienne pas ...
___Je sens mes yeux s'embuer de larmes, au fur et à mesure que les bruits de pas se rapprochent de ma chambre. Le c½ur en feu, les larmes dévalant maintenant mes joues, je tourne en rond dans ma chambre, draps à la main, ne sachant pas comment cacher ce problème. Je développe une espèce de crise d'angoisse, et sursaute violemment quand la porte de ma chambre s'ouvre à la volée. Je ne peux retenir un cri, pas très masculin certes, et me colle au mur, le drap devant moi. Comme si un drap pouvait me sauver ... Tom apparait dans l'encadrement de la porte, et je sens qu'il est rempli de colère. Il ne perçoit pas tout de suite ma présence. Ce n'est que lorsqu'il claque la porte, me faisant une nouvelle fois crier qu'il me remarque. Le dos totalement collé au mur, je recule encore plus, espérant passer au travers, et m'enfuir loin de là !

Tom : Mais ... mais Bill tu saignes !

ll s'approche de moi, tente une esquive pour m'enlever le drap, mais quand il s'aperçoit que je m'accroche à lui, avec l'énergie du désespoir, il cesse ...

Tom : Qu'est-ce qui se passe mon c½ur ? Dit moi ...

Sa voix, douce et mielleuse, calme un instant mon c½ur en feu. J'entremêle mes doigts aux draps, baisse la tête, et répond d'une toute petite voix :

Bill : Ben ... J'ai saigné Tom ...
Tom : T'as saigné de où ?

Je baisse encore plus la tête si c'est possible, et tandis que je sens le rouge me monter aux joues, je murmure :

Bill : J'ai saigné ... dans ... dans mon intimité Tomi ...

Je sens tous mes membres trembler, alors que mes yeux me piquent à nouveau ...

Tom : Oh putain Bill je ... C'est moi qui t'es fait saigné ? Je t'ai fais mal c'est ça ?

Je relève la tête, ancrant mon regard dans le sien, et bafouille un :

Bill : Mais non Tomi, c'est pas toi ...

Ces sourcils se froncent, ne comprenant visiblement rien à la situation.

Tom : Alors qu'est-ce qui se passe ? Et pourquoi tu trembles ? ... T'as pas peur de moi quand même mon c½ur ?
Bill : Je ... je ... mais non !

___A quoi bon mentir ? Il arrive toujours à deviner mes pensées et émotions de toutes façons ... Je soupire un bon coup, et part m'assoir sur un bord du lit. Deux secondes n'ont pas le temps de s'écouler que Tom se pose à genoux devant moi. Si je n'étais pas en train de pleurer, je croirais qu'il me demande en mariage ... Il pose ses mains sur mes genoux, caresse un instant ma peau à l'aide de son pouce, avant de murmurer un " Alors ? " ...

Bill : A Standford Tomi ... Julien me faisait tellement mal quand ... quand ... quand il me ... salissait ... que j'en saignais à chaque fois ... Je pouvais même plus marcher d'la journée après ça ! Et ... et un soir, il est revenu ... alors que j'étais en train de changer les draps ... Il a vu mon sang ... et ... et il a du avoir peur que je n'aille me plaindre ou quoi que ce soit ... Et ... Putain il m'a fait mal ce soir là Tom ... Il m'a fait trop mal ...

___Une larme coule le long de ma joue, et instinctivement, je porte ma main à mon c½ur, comme pour me protéger ... Tom reste stoïque quelques secondes, avant de s'assoir à côté de moi. Il pose sa main sur son crane, pour diriger ma tête dans le creux de son cou.

Tom : Alors t'avais peur que je me fâche parce que t'as saigné ... C'est ça mon c½ur ?

___Son murmure me colle un frisson, avant que mes mains n'empoignent le bord de son T-Shirt. Je ferme les yeux, me laissant tendrement bercé, avant de murmurer un vague " Oui ".

Tom : Pourquoi tu veux que je t'en veuille Bill, d'un truc dont je suis coupable ? C'est moi qui m'en veut, c'est de ma faute, et ça, quoi que tu en dises !
Bill : Mais c'est pas toi Tomi ... Faut juste ... que mon corps se réhabitue ... ça faisait deux ans Tom ... Deux ans qu'on ne m'avait pas ... touché comme toi tu l'a fait ! Et j'le regrette pas ... J'regrette rien Tomi ! S'il fallait recommencer, j'le ferrais ! ... Et en plus j'ai pas saigné beaucoup ... A Standford, je saignais beaucoup plus que ça ...

___L'étreinte de Tom se resserre d'un coup, quand je prononce le mot Standford. Ses lèvres se posent sur ma joue, avant de les glisser tendrement vers mon cou, m'embrassant ici et là, de temps à autre.

Tom : Tu me jures que je ne t'ai pas fait mal mon c½ur ...
Bill : Je te le jures Tomi, j'te le promets ! J'ai pas eu mal ... Je ... J'ai jamais eu autant de plaisir Tom ...

Je rougis légèrement, et laisse Tom rigoler de ma gène soudaine.

Tom : Ça t'as plu alors ?

___Je murmure un " Ow oui " avant que Tom ne me serre contre lui. Il exerce une légère pression, nous faisant basculer sur le lit. Nous entremêlons nos jambes, avant que Tom ne se place sur moi, m'offrant la chaleur et le réconfort que je demande. J'enfouis mon visage dans le creux de son cou, et m'enivre de son parfum si rassurant.

Tom : Ça m'a plu aussi mon c½ur ...

___Nous restons dans cette position, lui sur moi, m'écrasant de tout son amour, avant qu'un éclat de voix me ramène sur Terre.

Bill : Oh je ... Il se passe quoi en bas ?
Tom : Nos parents en ont eu assez de s'fritter chez moi. Alors ils sont venus ici, comme ça pas de jaloux !

Je laisse un rire sortir de ma bouche, avant de glisser mes doigts dans les dreads de mon amour.

Bill : Et tout à l'heure pourquoi t'as crié Tom ?
Tom : J'me suis légèrement embrouillé avec ma mère ... Mais t'inquiètes pas, c'est pas grave mon coeur.

___Il passe ses lèvres chaudes sur la peau de mon cou, avant de laisser un tendre baiser. Je souffle un bon coup, bien décider à me détendre, mais quand la voix grave du père de Tom résonne dans la maison, je ne peux retenir un cri. Je me recroqueville encore plus si c'est possible, avant de fermer les yeux, calant mon visage dans le creux de son cou.

Tom : Doucement Bill ...

Il pose une main sur mon crane, avant de caresser doucement mes cheveux couleurs corbeau.

Bill : Tom putain ... J'ai ... J'ai peur ! Il m'fait peur ... J'ai jamais ressenti cette peur, depuis Standfort ... C'est comme si ... Il avait quelque chose de maléfique en lui ... J'ai peur ... Qu'il me frappe, ou qu'il me touche ... Comme à Standford ... Et ces yeux Tom ... putain, t'as vu ses yeux ? C'est comme si, il me tuait avec un simple regard ... Je ... J'veux qu'il sorte Tom ... J'veux qu'il sorte de chez moi ... J'veux qu'il sorte de nos vies ...

Ma voix se casse dans un murmure, avant que mon c½ur ne batte horriblement fort.

Tom : J'aurais préféré qu'il n'y entre jamais ...

___Il se dégage légèrement de moi, avant de se coucher à mes côtés. Allongé sur le lit, côte à côte, il me caresse les cheveux d'un geste doux, tandis que sa deuxième main vient se poser sur mon torse. J'entremêle mes doigts aux siens, alors que les cris résonnent de plus en plus à l'étage en dessous. Et pourtant, je n'ai plus peur maintenant. Comme si nous nous étions installé dans une espèce de bulle, nous protégeant du monde extérieur ... Nous protégeant de Lui ... de toute sa colère, et de toute sa haine qui m'est destiné.


POV TOM :

___J'ouvre un ½il, puis le second, et quand je remarque que le soleil s'est déjà levé, je me rends compte que j'ai du m'assoupir. Je me retourne et mon c½ur loupe un battement quand je remarque l'absence de Bill à mes côtés. Je soulève même les couvertures, croyant certainement que Bill s'était caché en dessous. Forcé de croire que mon petit ami avait quitté la chambre, j'arrange mes vêtements et mes cheveux, avant de descendre à toute vitesse les escaliers, manquant de me rompre le cou, par la même occasion. Un sentiment bizarre s'empare de moi, comme si je savais Bill en danger, comme si je ressentais sa peur ...
Alors que je rentre dans le salon, je vois mon père sortir de la cuisine. Il me lance un sourire que je ne lui rends pas, avant de prendre ma mère à part, surement pour comploter encore contre nous.

Tom : Ou est Bill ?
Jörg : A la cuisine ... Mais avant que tu ne le rejoignes Tom, j'ai quelque chose à te dire. Assis toi s'il te plait.

___J'hausse un sourcil, m'apprêtant à l'envoyer voir plus loin si j'y suis, quand ma mère insiste à son tour. Je ravale mon mépris, et m'assoie, alors que mes parents font de même. C'est dingue ça, ils s'installent et font comme s'ils étaient chez eux ! Je ne sais même pas ou est Anna, alors que nous sommes chez elle ...

Jörg : Tu sais Tom, je crois que nous sommes partis sur de mauvaises bases toi et moi ... Après tout, on ne s'est pas vu depuis de nombreuses années ... On va continuer à se bagarrer comme des enfants de 10 ans ... Tout ça pour une broutille ?

Je me mord la lèvre inférieure, ne voulant pas que la colère prenne le dessus sur moi, avant de répondre, avec tout le calme dont je suis capable.

Tom : Ça ne dépent que de toi. Et s'il te plait, ne qualifie pas mon histoire avec Bill de simple " Broutille " !
* Bien Tom, bien ! Garde ton sang froid ! Inspire, expire ! ... *
___Je joue nerveusement avec mes doigts, les faisant craquer, en priant pour que mon père en finisse au plus vite. Je ne sais ce qu'il cherche à faire, mais son attitude ne me dit rien qui vaille ... Et l'absence de Bill me fait stresser davantage.

Jörg : Ce que je veux te dire Tom, c'est que avant de s'embarquer dans une relation, il faut avoir toutes les cartes en mains ... Qu'est ce que vous allez faire après le lycée ?
Tom : On va s'prendre un appart' en ville.

Ma phrase, sorti au tac au tac, plonge mes parents dans un mutisme total. Je sens mon père inspirer profondément, comme s'il se retenait de ne pas hurler.

Jörg : Et comment vous allez le payer votre appartement ?
Tom : J'ai de l'argent sur mon compte je te le rappelle ! Et ce ne sera surement pas grâce à toi qu'on arrivera à payer le loyer !
Jörg : Tu as de l'argent certes, mais est-ce que LUI a de l'argent ?

La colère s'empare peu à peu de lui, et je me surprends à sursauter quand sa voix se fait plus forte. Je commence à comprendre ou il veut en venir ...

Tom : Et si tu me disais ce que tu penses hein ? De toute façon tu en crèves d'envie !
Jörg : Je ne veux pas que mon fils entretienne un autre garçon, qui n'a pas un sous devant soi ! Pourquoi est-il avec toi hein ? Par amour ? Laisse moi rire Tom ! Bill est le genre de garçon à profiter de tout le monde, et en particulier des plus faibles ... comme toi ! Il va te dépouiller ! C'est ca que tu cherches ?

___Mon menton tremble, non pas de chagrin, mais de colère. Je détourne les yeux, ne voulant même pas voir ma mère ... Elle qui avait réussi à tirer une croix sur mon père, voila qu'elle retombe dans ses filets.

Jörg : Tu ne réponds rien ?

Vous êtes témoin, il cherche le contact ! Et il va le trouver ! J'ancre mon regard noir de colère dans le sien, avant de répondre, laissant ma voix grave résonner dans la pièce silencieuse.

Tom : Qu'est-ce que tu vas me trouver comme excuse la prochaine fois ? Hein ? Après le SIDA, maintenant c'est l'argent ? Mais merde à la fin, c'est quoi ton problème ? Qu'est-ce qui te dérange chez Bill ? Il n'a pas beaucoup d'argent, mais il n'est pas à la rue ! Et même s'il l'était, ça ne changerait rien ! Je ne l'entretient pas, je ne lui donne pas d'argent, rien du tout ! Et je ...
Jörg : Alors comment fait-il pour se payer ses fringues de gonzesse ?
Tom : Il bosse en dehors de l'école ! T'as compris, IL BOSSE !

___Debout tout les deux dans le salon, la respiration saccadée à force d'avoir trop crié, nous nous affrontons du regard. Je ne comprends plus ... Je ne comprendrais jamais mon père ... Pourquoi est-il si borné, si étroit d'esprit ...

Jörg : Il est si ... différent ... de toi ! Pourquoi est-ce que tu es avec quelqu'un comme lui ? Tu ne pourrais pas te trouver une jolie fille dans ton école ?

La voix de mon père se casse dans un murmure, et sonne comme une plainte, comme s'il me suppliait de quitter Bill.

Tom : T'as jamais rien compris n'est-ce pas ? L'amour, les sentiments et tout ça ... T'as jamais connu, alors tu veux nous l'faire payer ... Sort maintenant ... sort de chez Bill ... Et sort de ma vie par la même occasion !

Les yeux de mon père brillent un moment, avant que je ne continue, l'achevant par la même occasion.

Tom : Je ne comprends même pas pourquoi tu es revenu ... Tu voulais encore me détruire c'est ça ? Me détruire comme tu l'as déjà fait ? Manque de pot aujourd'hui j'ai grandi ! Je ne suis pas le petit Tom que tu pouvais frapper quand l'envie t'en prenait ... Quand maman n'était pas là ...

___Je vois ma mère ouvrir grand sa bouche, et regarder mon père, les yeux rivés sur mon père, comme si elle cherchait à savoir si c'était vrai. Maman n'a jamais rien su de ma maltraitance ... De toute façon elle ne m'aurait pas cru, elle l'aimait tellement ... Et aujourd'hui encore, elle l'aime toujours, malgré toutes les choses horribles qu'il a fait ...

Simone : Jörg ... explique moi ! De quoi parle Tom ?
Jörg : Il n'y a rien a expliquer, ton fils est un menteur c'est tout !
Tom : Un menteur ? Moi ? Et ça c'est quoi hein ? C'est quoi ?

___Tant pis pour ma dignité ... Mon cri résonne encore dans la pièce, tandis que j'enlève mon T-Shirt, montrant à mes parents une cicatrice, placé sur mon ventre, comme celle qu'on a lors d'une opération de l'appendicite.

Tom : Tu te souviens de cette journée ? Ou maman était parti faire les courses ? J'ai voulu invité Gustav à la maison, pour qu'il vienne jouer ... Tu as refusé ... Mais j'ai quand même voulu l'inviter ... Tu m'as surpris au téléphone avec lui ... Tu m'a violemment arraché le combiné, raccrocher sans même dire au revoir ... Et tu m'as frappé ... Comme il était facile de frapper un gamin de 6 ans n'est-ce pas ? ...

J'avale ma salive, et tente de calmer mes tremblements répétitifs ... Ma gorge se noue, mais pourtant je ne pleurerais pas ... Non, il ne mérite même pas cela ...

Tom : Tu m'as jeté par terre ... Je me suis pris un coin de la table basse dans le ventre ... Et j'ai saigné ... Trop saigné ... C'est à partir de ce moment là que tu as commencé à avoir peur n'est-ce pas ? Peur que je ne te dénonce ... Alors tu m'as laissé là, dans mon sang, et c'est maman qui m'a emmené à l'hôpital quand elle rentré, une demi-heure plus tard ... Et toi ... tu es rentré à la maison le soir, comme si rien ne s'était passé ... Tu es venu me voir, m'a embrassé sur le front ... Comme si tu étais un père normal ... Quelle excuse tu avais inventé à maman ? Que j'avais glissé sur le tapis en jouant ? ...Deux jours plus tard tu es parti ... En nous abandonnant ... Laissant à maman tout le loisir de payer le loyer, ainsi que l'électricité, la voiture, les courses ... Alors ne vient pas me parler d'argent s'il te plait ... J'ai été dans la même galère que Bill ... J'vais pas faire mon salop comme toi, et l'abandonner ... Maintenant sors ... sors s'il te plait ...

___Ma voix se casse dans un murmure, et les secondes qui suivent se font dans le plus grand silence. Dans pas longtemps je vais m'écrouler, mais je ne veux pas le faire devant mon père, je ne veux pas qu'il me voit comme cela ... C'est finalement la mère de Bill qui me permet de m'enfuir. Elle sort de la cuisine, le visage blanc, et dit d'une voix ferme.

Anna : Jôrg, ai l'obligeance de nous laisser maintenant ! Il ne te reste plus rien à détruire ici, tu peux donc partir.

___Elle soutient son regard, avant de s'avancer vers moi, comme pour lui montrer qu'elle est de mon côté. Après un dernier regard vers moi, mon père tourne les talons, et se dirige vers la porte. Ma mère panique, se lève d'un bond, avant de commencer à faire des allers-retours entre lui et moi. Arrivé dans le couloir, et alors que mon cauchemar allait se finir, Bill sort en trombe de la cuisine, et dit d'une voix forte, que je ne lui connait pas :

Bill : Vous oubliez quelque chose !

Je n'ai pas le temps de comprendre, que Bill lui lance à la figure une bonne quantité d'argent.

Bill : Même pour le triple de votre argent, je ne quitterais pas Tom ...


POV BILL :

___100¤ ... Voila ce que le père de mon petit ami m'a donné ... Et en échange de tout cet argent ? Je dois quitter Tom ! 100¤ aujourd'hui, et le double dans un mois si jamais j'accepte son marché ignoble ... Je venais juste de me réveiller quand j'ai entendu des cris à l'étage du dessous. En ayant assez de rester cloitrer dans ma propre chambre, j'ai laissé Tom dormir, avant de descendre, comme lui avait fait quelques heures plus tôt. Le père de Tom m'a tout de suite pris à l'écart, et m'a offert son argent ... Et alors que je pensais aller passer mes nerfs sur lui, j'ai entendu la voix grave de Tom s'abattre sur lui ... Ma mère est resté avec moi, comme si elle ne voulait pas prendre de position. Ce n'est que lorsque Tom a parlé, ou plutôt hurler son passé que ma mère est sorti de ses gonds ...
___L'argent que je viens de jeter tourne encore quelques secondes dans les airs, avant de tomber au sol. Je me recule légèrement, entre en collision avec Tom, avant de lui prendre la main, entremêlant mes doigts aux siens, comme pour montrer à son père qu'entre son fric, et Tom, il n'y a pas le moindre doute ...
Son père sort de la maison en pétard, et il ne faut pas plus de quelques secondes avant que nos mères respectives ne le suivent. Je me retourne vers Tom, enfin seul, avant de me blottir dans ses bras. J'ai peur qu'il n'ai pas comprit le coup de l'argent, et qu'il le prenne mal. J'enfouis mon visage dans son cou, et le sert fort contre moi ... Contrairement à lui, qui à l'air totalement perdu.

Bill : T-Tom ... Il ... Il a voulu me payer ... Mais j'ai pas voulu de son argent ... T'entends, j'ai pas voulu de son fric ...

___Mes yeux brillent un moment, avant qu'une larme coule le long de ma joue ... suivi d'une deuxième ... et d'une troisième ... Je sanglote contre son épaule quelques secondes, avant que Tom sorte de sa léthargie. Il me sert fort contre son c½ur, tandis qu'une de ses mains vient se poser sur mon crane, me berçant tendrement.

Bill : Il m'a payé ... pour que je te quittes Tom ...
Tom : Je sais bébé ...

___Ses lèvres chaude se posent sur ma tempe, avant de m'embrasser tendrement. Nous ne disons rien, la pièce se plonge dans un silence pesant, tandis que les doigts de Tom jouent avec une mèche de mes cheveux. Seul les cris de nos parents nous parviennent aux oreilles. Mon coeur me serre, comme si l'oxygène ne parvenait plus à cet organe si vital, quand la voix de Jörg résonne plus fort, et ceci pour la dernière fois ...

Jörg : Anna ... Ma douce Anna ... Ce soir, prends donc le dictionnaire, et apprends à ton fils la définition du mot Inceste !


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# Posté le mardi 10 juin 2008 10:07

Modifié le mardi 16 décembre 2008 07:09