_*/ Chapitre 38 _ « Encore une pensée de Standford que j'aimerai oublier. »_

_*/ Chapitre 38 _ « Encore une pensée de Standford que j'aimerai oublier. »_
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POV BILL :

Bill : Han Tom ... Oh ... hmm ... Continue ...
Tom : J'voudrais pas faire d-de mal ... hannn ... au ... au ... bébé.
Bill : Si t-tu continue pas ... c'est ... c'est moi ... qui vais te faire du mal ...

___Prenant légèrement peur, le sexe de Tom entre en moi avec un peu plus de force. Nous faisons l'amour, pour la troisième fois aujourd'hui. Je crois que la grossesse me donne certaines pulsions. Et ce n'est pas Tom qui s'en plaindrait. A moitié sur le canapé, nos deux corps suant se frottent l'un à l'autre, laissant nos gémissements résonner dans la pièce. Mes mains empoignent ses dreads, et je m'amuse même à me caresser le visage avec. Alors que je prends conscience que je fantasme sur ses cheveux, je sens mon érection devenir douloureuse. Avant même que je puisse parler, la main de Tom passe entre nos deux corps, et attrape ma virilité déjà bien humide. Moi qui pensait que Tom ne me désirerait plus à cause de mon ventre qui s'alourdit de plus en plus ... je me suis complètement trompé.
___Je sens ses lèvres se poser sur les miennes, tandis que j'halète comme un malade, ses vas et viens sont de plus en plus vite. Le contact de ses lèvres, doux et incroyablement tendre, contraste parfaitement entre le feu qui nous brule tout les deux. C'est plus une caresse bouche contre bouche qu'un baiser. Les lèvres de Tom passent de gauche à droite sur les miennes, et son piercing m'effleure régulièrement la peau chaude de mon visage. J'ouvre légèrement la bouche, laissant Tom me happer la lèvre inférieure. Une mais derrière sa nuque, nos langues se rencontrent enfin. Le baiser devint lent et sensuel, envoûtant et délicieux, comme un goût de Paradis.
___Même si le côté macho de Tom me rassure quelque fois, là je ne suis plus d'accord. Je presse à mon tour contre la langue de Tom, le forçant à reculer, jusqu'à venir explorer sa bouche. Je caresse l'arrière de ses dents et le palais avec le bout de ma langue, avant de la faire davantage pénétrer dans sa bouche. Je fais rouler la petite bille de mon piercing contre sa langue, tandis que Tom étouffe un gémissement entre nos deux bouches. C'est le signal que nous attendions pour accélérer.
___Nous poursuivons le baiser, et même à bout de souffle, nous ne nous arrêtons pas. Nous décollons juste nos lèvres de quelques millimètres, avant de partir à nouveau dans l'exploration de nos bouches. Ce contact est devenu pratiquement vital ... Alors que Tom me lèche sensuellement la lèvre inférieure, je lève légèrement mon bassin, afin que la pénétration soit meilleure. Une boule de chaleur annonciatrice d'orgasme se forme dans le creux de mon ventre, et je peux sentir la même dans celui de Tom. Un dernier coup de rein puissant, et je sens la chaleur gagner l'intérieur de mon ventre. Je souris même en pensant que c'est comme cela que notre enfant a été fécondé. Mais le sourire que j'arborais s'efface aussi vite, quand je sens mon érection presser contre son ventre.

Bill : Tomi ... Han putain !

___Je n'ai pas joui, et pourtant j'y étais presque. Alors que je me tortille sous son corps chaud pour essayer de me libérer, je sens Tom sortir de mon corps, me faisant légèrement peur. Je n'aime pas jouir le dernier, j'ai toujours peur qu'il me laisse me terminer tout seul, qu'il me repousse ... Encore une pensée de Standford que j'aimerai oublier. Dans cet établissement, ressemblant davantage à l'Enfer qu'à un lycée, il fallait absolument que je me libère avec lui. Sinon je ne le désirais pas ... selon ses mots ... Alors j'ai appris à me familiariser, et à éjaculer avant lui, même si je devais me concentrer horriblement fort. Avec Tom, j'ai appris à tout oublier, et à apprendre à nouveau, suivant ses cours à la lettre ...
___Je suis rassuré quand ses lèvres se posent dans mon cou, qu'il butine de baiser mouillé, alors que sa main s'enroule autour de mon sexe gorgé de sang. Il y effectue des vas et viens rapides, me faisant vite perdre pied. A l'aide de son pouce, il appuie sur ma verge, laissant un peu de liquide séminal en sortir. J'y suis presque ... Tout mon corps sue, je me cambre à chacune de ses caresses, alors que je me sens pousser des ailes, m'emmenant tout doucement aux portes du paradis. Alors que le front de Tom se pose sur le mien, je le vois s'humidifier sensuellement les lèvres, avant que ses doigts ne viennent titiller mon antre.

Tom : Bébé, t'es trop h-hot !

___Je n'ai pas le temps de répondre, que son long doigt entre en moi, me faisant gémir fortement. Il l'enfonce profondément, sachant pertinemment que j'adore ça. Je n'ai besoin que d'un doigt pour jouir puissamment contre son ventre. Mon cri résonne quelques secondes dans le salon, alors que je retombe lourdement sur le canapé. Tom quitte définitivement mon corps étroit, avant que son regard ne se pose sur moi. Les yeux à moitié clos, la poitrine se gonflant et se dégonflant rapidement, je reprends calmement ma respiration. Lorsque nos yeux se captent, c'est toute la galaxie entière qui à élue domicile dans ses yeux. Il dégage quelques cheveux collés sur mon visage à cause de la sueur, avant de m'embrasser tendrement sur le bout du nez. Il se couche à mes côtés, recouvrant mon corps de tout son amour. Sa main se pose sur mon ventre rebondi, qui ne cesse de grossir.
___Je suis maintenant enceinte de deux mois. J'ai définitivement lâché l'idée d'entrer à la Fac. Peut être m'y intéresserais-je après l'accouchement ... si cela se passe bien. Nous entrons maintenant dans la première semaine du mois de septembre, il est trop tard pour m'inscrire dans n'importe quel établissement. Et je ne me vois pas prendre un congé maternité ... Je vois d'ici la tête de mon patron ... et vu mon look, je doute que quelqu'un voudrait m'embaucher. Mais cela n'a pas empêcher Tom de se trouver un job. Il travaille dans un magasin de musique, non loin de là. Et avec l'argent qu'il avait réussi à économiser, il a passé son permis ... aujourd'hui même ! Sa mère l'a aidé à payer sa première voiture. Ce n'est pas une grosse Cadillac, ni une BMW ... Juste une simple voiture. Elle roule, c'est le plus important.
___Nous sommes désormais entièrement libre ... Un appartement, une voiture, et notre majorité. Etant semblable, nous avons aujourd'hui 18 ans. Nous avons souhaité notre liberté par trois orgasmes consécutifs. Je crois que jamais je n'ai été aussi vidé, et dans les deux sens du terme. Nous n'avons reçu qu'un coup de fil de nos parents respectifs. Nous ne les avons pas invité. Je ne sais toujours pas comment ils vont prendre le fait qu'ils soient bientôt grands parents. Je pense que ça ne dérangerais pas maman, ni même Gordon, qui sort désormais avec elle. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que maman n'aille habiter avec lui, à Berlin, dans son somptueux appartement. Même si je suis un peu sceptique, maman m'a bien laissé partir, alors pourquoi je ne pourrais pas faire la même chose avec elle ? Si elle se sent bien avec Gordon, pourquoi ne pas essayer ... La mère de Tom en revanche, je pense que cela va poser problème. Et encore plus son père. Oui son père et sa mère, moi j'ai déjà des parents. Et je suis sur que Gordon ferra un très bon père pour moi.
___J'entrelace mes doigts à ceux de Tom, alors que je l'entends parler tout doucement à notre enfant. Je souris, attendri. J'aime quand il fait cela. Il ferra un très bon père, cela ne fait aucun doute. Je lui caresse tendrement ses dreads, alors que ses mains chaudes se baladent sur mon ventre nu, me provoquant mille et un frissons.

Tom : Hé mon bébé. On t'a acheté une peluche l'autre jour. Elle est très douce tu verras.
- ...
Tom : Oh c'est un petit éléphant. Bill est déjà fou de ses longues oreilles. Ils les frottent contre son visage. Je suis même sur qu'il te piquera la peluche quand tu dormiras !

___Je rigole légèrement, passant mes grandes mains dans ses cheveux blonds, le c½ur battant maintenant plus fort. Les larmes me montent aux yeux, tellement je suis attendri devant son comportement. Je savais que Tom ferrait un bon père ... Je ne savais pas qu'il serait excellent dans ce domaine ... Le médecin m'avait informé sur les différents risques de la grossesse. Généralement, les hommes ne savent plus ou ils en somme durant cette période, et délaissent leurs compagnes. Heureusement, ce n'est pas mon cas !

Tom : On a même déjà commencé à aménager ta future chambre. Tu verras elle sera très belle.
- ...
Tom : On ne sait pas encore quelle couleur utilisait. On ne veut ni du bleu, ni du rose. Tout le monde fait ça, c'est nul de faire comme les autres. Et on veut avoir la surprise, le jour de ta venue au monde ... on ne veut pas savoir avant si tu es un p'tit mec ou une fille. Mais on sait une chose ... C'est qu'on t'aimera fort, très fort même. On a hâte que tu sois là bébé.

___Je sens les lèvres de Tom effleurer doucement mon ventre, avant de venir me l'embrasser tendrement. Il revient vers moi, m'embrasse délicatement sur les lèvres, avant d'ancrer ses prunelles dans les miennes, si différentes, et pourtant si semblables. Sa main se pose sur ma hanche, dans une attitude protectrice, alors que ses yeux ne me quittent plus. Son regard brille comme jamais, et même si le soir tombe, je pourrais m'éclairer rien qu'avec l'intensité de ses prunelles. Un immense sourire vient s'accrocher sur mes lèvres, avant qu'il ne frotte le bout de son nez au mien. Ce moment aurait pu être parfait, idilique, rien que lui et moi ... mais mon estomac vient tout gâcher. Un bruit aussi discret qu'un éléphant en train de courir résonne dans le salon, laissant Tom rigoler doucement.

Tom : T'as faim mon c½ur ?

___Je réprime une irrésistible envie de sortir une vanne sur son merveilleux sens de déduction, et me contente d'hôcher la tête, pour approuver ses paroles. Sa main vient trouver la mienne, et alors que nos doigts s'enlacent, me provoquant des frissons légers sur ma peau nu, sa voix s'élève dans la pièce.

Tom : Alors va te préparer, je t'emmène manger en ville !

___Je n'ai que le temps d'écarquiller les yeux, que le corps chaud de Tom quitte le mien. Il remet son caleçon, et ramasse ses affaires, que j'ai jeté aux quatre coins de la pièce. Tom ... veut m'emmener ... diner ... en ville ? Pardonnez ma surprise, mais depuis l'événement d'il y a quelques semaines dans le centre commercial, nous ne sortons plus beaucoup de l'appartement. Et lorsque nous le faisons, Tom agit envers moi, comme un véritable garde du corps. Certains passants m'ont même demandé si j'étais une célébrité ...
___Mes yeux brillent légèrement, lorsque je prends conscience qu'il fait cela pour moi, pour mon anniversaire. Mais cette journée, elle appartient à nous deux. C'est son anniversaire, autant que le mien. Alors que mon c½ur bat de plus en plus vite, songeant que je n'ai même pas de cadeau pour lui, il me sort de mes pensées.

Tom : Bébé, ça va pas ?
Bill : Je ... heu ... si si ! Tu ... Tu m'emmènes ou Tom ?
Tom : C'est une surprise !

___Je laisse retomber mes souvenirs et mes doutes, laissant la place à l'excitation. Je saute du canapé, passe un temps fou à retrouver mon sous vêtement, avant de le dénicher coincé en haut du rideau. Je ne comprends même pas comment il a attéri là ... Je l'enfile, ne voulant pas gambader joyeusement, totalement nu dans notre appartement, et avant que mes lèvres ne forment un mot, voulant absolument savoir l'endroit de notre destination, Tom me devance.

Tom : Va t'préparer mon c½ur, ou on va être en retard !
Bill : Han ... mais ... han mais je m'habille comment ?
Tom : Habille toi normalement !

___J'hôche la tête frénétiquement, avant de partir à toute vitesse dans la salle de bain. Je ne sais pas ou on va, ni dans combien de temps, ni comment m'habiller, mais j'aime cette excitation, ce sentiment de stress, mélanger à l'attente d'une surprise, qui se forme dans un coin de mon ventre.


POV TOM :

Tom : Non Nala rends moi ma chaussette !

___Je crois que le vendeur nous a refilé un chat avec une intelligence limitée ... très limitée ! Vous ne me croyez pas ? Alors pourquoi se fatigue t-elle à tourner en rond sur elle même, dans l'espoir d'attraper sa queue, avant de venir mordiller ma chaussette sale ? Si ça c'est pas débile, il faut m'expliquer ce que c'est ! Je n'ai pas le temps de débattre plus sur l'intelligence des matous, que Bill déboule dans le salon. Il attrape son pantalon d'une main, son T-shirt de l'autre avant de repartir aussi vite. Son comportement enfantin me fait sourire une nouvelle fois. Je l'entends d'ici grogner sur ses vêtements, avant que l'écoulement de l'eau de la douche ne se fasse entendre.
___Pour nos 18 ans, notre majorité, enfin, j'ai réservé une table dans un restaurant en ville. Oh pas un très cher, ni très classe. Juste un endroit ou je suis sur que nous passerons une bonne soirée ce soir. Avec tous les achats pour le bébé et pour notre appartement, je n'ai pas pu lui acheté un cadeau, digne de sa majorité. Alors j'espère lui avoir au moins donné un moment de plaisir, lorsque nous avons fait l'amour. J'ai voulu invité également nos parents à ce diner, plus pour qu'ils payent l'addition qu'autre chose, mais je me suis résigné au dernier moment. Cette journée est la mienne, la notre. Je ne veux que rien ne la gâche. Je pense les mettre au courant bientôt, demain pour être exact. Ils doivent venir déjeuner à l'appartement, voulant voir par la même occasion si nous sommes bien installés.
___N'ayant plus la force de me battre avec ce chat de malheur, je lui laisse ma chaussette, qu'elle s'empresse de renifler. Deux secondes plus tard, Nala détalle à l'autre bout de l'appartement, abandonnant mon vêtement. Je m'efforce de me répéter que c'est le chat de Bill, et qu'il ne voudrait surtout pas qu'il lui arrive quelque chose, pour ne pas penser à la foutre dehors. Je ramasse mes derniers vêtements, et part en direction de la salle de bain. Une serviette enroulée autour de la taille, une autre entourant ses cheveux, planté devant la glace, la langue sorti, Bill maquille avec précision ses yeux chocolats. Je l'embrasse tendrement dans le cou, laissant le parfum de notre gel douche saveur vanille m'enivrer.
___Alors que je savonne toutes les parties de mon corps, des bruits suspects provenant de la pièce voisine se font entendre. Lui, il serait en train de démonter l'armoire que cela ne m'étonnerais pas. Je l'entends murmurer de temps à autres des " Trop petit " , " trop moche " , " trop grand " , " ça c'est à Tom ! " , " ça c'est pour faire le ménage " ... Et je me félicite intérieurement de ne pas l'emmener manger au Mc Do. Je crois qu'il m'aurait littéralement tuer.
___Tandis que je sèche les pointes de mes dreads légèrement mouillées, je demande à Bill de me choisir des vêtements. Si je le fais, et le connaissant, nous allons débattre durant des heures sur quel T-shirt irait le mieux avec le pantalon ... Alors autant qu'il choisisse lui même. Je l'entends farfouiller dans mes commodes, et après quelques secondes, il me crie un " Ça y est !!! " avec enthousiasme. Oui, je crois que cette sortie est une bonne idée ...
___Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit, que la beauté de Bill me submerge. A peine sorti de la douche, j'ai limite couru comme un dingue jusque dans la chambre, pour voir ce qu'il m'avait préparé ... et le résultat est stupéfiant ! Les cheveux légèrement ébouriffés, qui lui donne l'apparence d'un petit lion, ses yeux maquillés à la perfection, son T-shirt rouge à motif, son pantalon noir lui collant parfaitement à la peau, sans oublier ses traditionnels bijoux ... Oui ce look lui va comme un gant ! Il tourne la tête vers moi, sourit à s'en décrocher la mâchoire, avant de mordre légèrement sa lèvre inférieure, comme s'il avait conscience de trop sourire.

Tom : T'es magnifique mon c½ur !

___Le rouge lui monte un instant aux joues, avant qu'il ne me passe mes propres vêtements. Un t-shirt rouge, et un baggy bleu foncé, je l'aurais parié ! Nos vêtements s'associent parfaitement, contrastant avec nos looks, totalement différents. Nous nous admirons quelques seconde dans le reflet de la glace, avant de partir ... difficilement, car Nala s'entête à planter ses griffes dans mon pantalon. Je profite d'un moment d'inattention de Bill pour lui coller mon pied au derrière, la laissant miauler de mécontentement. Lorsque Bill se retourne à ce cri, je fais mime de chercher les clés de la voiture, avant de le presser, prétextant que nous sommes en retard.


POV BILL :

___De mes yeux gourmands, je regarde Tom conduire tranquillement jusqu'en ville. J'aime sa façon de conduire, son regard se faisant sérieux, les traits de son visage se contractant à la moindre secousse. Sa main, grande et chaude, empoigne le pommeau de vitesse, alors que son regard s'ancre au loin. Il me jette de temps à autre un bref regard, comme pour voir si je ne me suis pas volatilisé ... Un de ses regards posé sur moi a pourtant bien failli nous faire perdre la vie ... La voiture devant nous à soudainement pilé, nous faisant nous arrêter violemment. La ceinture me cisaille l'épaule, alors que mon corps part brusquement en avant. Instinctivement, mes mains se posent sur mon ventre, alors que j'entends Tom pousser un horrible juron sur le conducteur. Je retombe lourdement sur le siège, ma tête claquant contre le dossier. Tom se retourne aussitôt vers moi, son regard se faisant inquiet.

Tom : Ça va t'as rien ?
Bill : Je ... Oui ... Non ... ç-ça va !

___Ma tête me tourne légèrement, avant que je ne respire calmement, essayant de dompter ce c½ur qui ne cesse de battre violemment dans ma poitrine. Je rassure Tom d'un sourire, en lui disant que tout va bien, avant qu'il ne reprenne le volant, indifférent aux nombreux klaxons que nous entendons derrière nous.
* Oh ça va j'ai failli mourir ! Accordez nous un peu de temps ! *
___Le reste du trajet se fait en silence, je n'ose même pas parler, de peur de déconcentrer Tom sur son itinéraire de route. Alors j'appuie ma tête sur la portière, et regarde le paysage nocturne défiler lentement devant mes yeux. Je détaille chaque détails, chaque recoins de notre ville natale. Je me demande si un jour nous déménagerons ... Si nous voyagerons pour nous installer dans une autre ville, ou pourquoi pas un autre pays ... Cette allusion me conduit à un défilé de question, concernant mon avenir avec Tom ... Si je pourrais avoir d'autres enfants ... Si nous aurons d'autres animaux ... Peut être qu'un jour, nous nous marierons ... Après tout, quand deux personnes s'aiment, ils se lient pour toujours et à jamais non ? Mais quand les deux personnes s'avèrent être deux hommes, comment cela se passe t-il ? Je crois qu'on appelle cela le Pacs ... La même chose que le mariage, mais en moins compliqué ...
___Alors que j'essaye d'imaginer comment Tom prendrait cette demande, le fait d'être lié à tout jamais à lui, et inversement, la preuve d'amour la plus belle au monde, je sens la voiture s'arrêter devant un restaurant en bordure de ville. Mon c½ur s'accélère d'un coup, alors que je me retourne vers Tom. Il éteint le contact de la voiture, avant de me sourire tendrement. Mon c½ur déborde d'un amour tellement grand, que j'ai du mal à le contenir. Il sort de la voiture, en fait le tour, avant de m'ouvrir la portière, comme un véritable gentleman. Si le reste de la soirée se déroule dans la même ambiance, je crois que je vais passer le plus bel anniversaire de ma vie. Pour finir en beauté, peut être que ce soir ferons nous l'amour ...
* Putain Bill, tu l'as fait trois fois aujourd'hui ! Calme tes pulsions ! *
___Je ferme les yeux, respirant calmement. Ce n'est vraiment pas le moment, ni même l'endroit pour avoir une érection ! Je me laisse conduire par Tom, sa main s'étant posé sur ma hanche. Nous entrons dans le grand bâtiment coloré, et je souffle, heureux, en voyant que ce n'est pas un restaurant chic ... Un de ces bâtiments ou tout les coincés se retrouvent ne parlant que de politique et de réactions nucléaires. Tous se mélange ici, les jeunes, ainsi que les hommes d'affaires. Le restaurant a l'air convivial, et chaleureux. Les tables sont installés dans la grande salle, et les couleurs chaudes me rassurent davantage. Alors que mes yeux gourmands vagabondes sur les rideaux couleurs pourpres, une voix me fait me retourner.

- Messieurs, bonsoir.

___Nous saluons le serveur, et une fois le nom de Tom trouvé dans son registre, il nous conduit à notre table. Les regards se tournent bien évidemment sur moi. Je crois que je n'aurais pas du mettre un T-shirt aussi moulant, qui dévoile parfaitement mon ventre rebondi. Les personnes vont certainement croire que j'ai pris trois fois de la choucroute, avant de m'attaquer à un gros gâteau au chocolat. Mais un regard de Tom leur suffit pour qu'ils éprouvent une certaine attention à leurs assiettes. Nous nous installons, alors que le serveur nous donne les menus, s'éloignant satisfaire d'autres arrivants. Je m'assure que personne ne nous écoute avant de parler.

Bill : Tomi, c'est trop beau ici !



POV TOM :

___Lorsque ses yeux brillent de cette intensité que j'aime tant, avec cette douceur qui le caractérise si bien, je comprends que j'ai eu une très bonne idée ! J'approche ma main de la sienne, posée sur la table, et entrelace nos doigts. Nous nous sourions amoureusement, alors que nos yeux semblent ne plus vouloir se quitter. Je me noie dans cet océan de couleur chocolat, extrêmement chaud et coquin, lorsque le serveur vient me repêcher. Je commande rapidement, prenant plus au hasard qu'autre chose pour qu'il s'en aille au plus vite, alors que Bill n'a pas encore l'air décidé. Il se mord la lèvre un instant, concentré, se demandant s'il doit se fier à la quantité ou au prix.

Bill : Tomi, tu crois que c'est bon un ... sauté de porc au pruneaux ? ... En faite non j'aime pas les pruneaux !

___Je rigole légèrement, et tente de me cacher dans mes grandes mains. Le serveur ne sait pas dans quoi il s'est embarqué. Ses yeux défilent sur le menu, passant tout en revue, alors que je sens le serveur s'impatienter.

- Si je peux me permettre monsieur, vous devriez vous laissez tenter par le ragout de mouton, et ses légumes.

___ Je suis obligé de me mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire sur la table, devant l'air de Bill. Il est clair que lui, plus tard, sera surement végétarien ! Après avoir fait tourner en bourrique le serveur pendant plusieurs minutes, Bill jette son dévolu sur une aile de poulet accompagné de riz japonais. Je me retiens de lui dire qu'il aurait pu manger la même chose à la maison. Le serveur parti, nos doigts se retrouvent, et s'entrelacent, tandis que nos regards s'ancrent l'un dans l'autre. Comme si c'était la première fois que nous nous regardions, nos prunelles brillent d'un amour si fort, qu'il en parait presque indestructible.

___Nous passons une soirée merveilleuse, surement la plus belle que j'ai passé avec lui. Nous avons parlé de notre avenir, de notre futur enfant, choquant surement les personnes autour de nous. Je crois que le serveur à démissionné juste après notre départ, ne supportant probablement pas les clients comme Bill, qui hêle le serveur pour faire réchauffer son plat, ou pour se plaindre du manque de sel. Nous sommes sorti du restaurant sur les coup de 22h00. Nous ne sommes qu'au mois de septembre, et pourtant la nuit était tombé depuis bien longtemps. La simplicité de la soirée nous avait donné notre dose de bonheur pour les jours à venir, il n'y avait donc rien qui pouvait venir gâcher ce moment ... Rien ? Pas même les ombres furtives qui tournaient autour de la voiture, nous attendant ... plus Bill que moi ? Cette soirée d'anniversaire, que nous attendions avec impatience, qui symbolisait notre majorité, notre liberté, notre indépendance, cette soirée magnifique, ou Bill m'avait regardait avec la plus grande tendresse et un amour si fort, cette soirée ou je pensais sans arrêt finir le restant de ma vie avec lui ... s'est terminé à l'hôpital, plongeant ma vie dans le néant, alors que Bill plongeait dans un coma sans fin.



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Han comment vous flippez, j'adore ! XD
Il y a coma & coma hein ! = )
* Vive les heures de biologie ! __' *
J'essaye de poster la suite le plus rapidement possible !
Pour ne pas que vous me detestier ! :P

( Et si j'arrive à vous faire peur, à faire accélerer votre coeur en lisant mon chapitre, à tomber de haut ... Als ça me touche, parce que c'est exactement ça que je recherche ! <33 )
& tout sera expliquer dans le prochain chapitre, ne vous inquietez pas ! ;)

483ème amie !!

10 000 Commentaires !!!
Merci à toi ! Merci à tous ! Putrée ça m'fait plaisir !! <33

# Posté le vendredi 29 août 2008 10:39

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

_*/ Chapitre 39 _ « Un parfum de haine a flotté autour de nous, se mélangeant à l'odeur de sang. »_

_*/ Chapitre 39 _ « Un parfum de haine a flotté autour de nous, se mélangeant à l'odeur de sang. »_
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POV TOM :

Tom : Putain ... Putain ... Mais putain !!

___La colère et la haine m'aveuglent un instant, laissant disparaitre pour quelques minutes seulement, ma peine et ma tristesse. De mon poing, je cogne violemment contre le mur de l'hôpital, laissant les différents soignants me regarder avec incrédulité. C'est de ma faute, tout est de ma faute. Jamais je n'aurais du demander à Bill de diner à l'extérieur, jamais il n'aurait du sortir, jamais il n'aurait du revoir celui qui l'a sali et blessé à jamais.

Tom : Putain t'as pas le droit de me laisser Bill t'entends ? J'te l'interdit !

___Ma voix résonne dans le couloir de l'hôpital, là ou m'a placé le médecin, il y a de ça quelques minutes ... ou quelques heures. J'ai perdu toutes notions du temps. Mon poing s'abat encore une fois sur le mur, laissant une marque rouge apparaitre sur mes doigts. Je cogne, encore et encore ... jusqu'à ce que le sang dévale le long du mur, contrastant avec la blancheur du mur. Le rouge et le blanc se mélangent, la violence et l'innocence se mêlent, alors que je continue de salir la pureté de ces murs. Les larmes dévalent maintenant mes joues, sans que je ne parviennent à les retenir.

Tom : T'as pas le droit Bill ... T'as pas le droit de partir sans moi ...

___Je cogne, encore et toujours, indifférent aux cris des aides soignants essayant de me calmer. Je cogne pour lui ... Je cogne sur lui ... tous ces coups qui l'auraient du se prendre, pour avoir osé le toucher. La haine que je ressens pour lui ressort d'un coup. Ses yeux d'un vert profond m'éc½ure un instant, me soulevant le c½ur. Mes entrailles se tordent violemment, avant que tous mes muscles ne se tendent.
___Un coup plus violent sur le béton, une veine qui éclate, et je m'écroule au sol, pleurant comme jamais, les sanglots restant bloqué le long de ma gorge. Je ne ressens même pas la douleur de ma blessure. Toute ma souffrance se trouve à l'intérieur de mon corps, comme si un poison coulait dans chacune de mes veines, et me rongeait de l'intérieur, m'enlevant chaque fragments de bonheur. En position f½tale, mes bras entourant mes jambes, grossi par mon large baggy, je maudis cet anniversaire, qui m'a tout enlevé.
___Comment cela c'est-il passé ? Comment ma vie s'est transformé en cauchemar ? ... Nous sortions du restaurant quand tout cela c'est produit ... Je me souviens encore mot pour mot des paroles de Bill ...



{ Flash Back }

« Mon ange, c'était délicieux ! Surtout le gâteau à la vanille ! Hmmmm ! »
___Il a fermait ses yeux marrons et s'est humidifiait les lèvres, comme s'il voulait goûter à nouveau à ce dessert, si délicieux. Nous avons continué à parler des différents plats que nous avions ingurgiter, avant que nos lèvres ne se scellent, comme pour clôturer cette soirée. Alors que notre baiser a prend de l'ampleur, en plein milieu du trottoir, près de la voiture, j'ai senti le corps de Bill me quitter. Quelques secondes ont été nécessaire pour que je me rende compte que nous n'étions plus seul. Trois hommes, plutôt jeunes, nous ont rapidement encerclé. J'ai tout de suite reconnu l'homme du magasin, celui qui n'arrêtait pas de déshabiller Bill du regard. Même à quelques centimètres de Bill, j'ai senti son c½ur s'accélérer violemment, au point d'exploser quand le plus grand d'entre eux l'a touché de sa main sale et répugnante. Bill a immédiatement reculé, en criant légèrement, ses yeux sortaient presque de ses orbites. Sa respiration s'étant accélérer aussi, je n'ai eu aucun mal à reconnaitre Julien.
___Alors que mon menton tremblait sous l'effet de la rage, mes poings serrés, je me suis demandé un court instant de ce que je devais faire ... Le tuer, ou partir ... Je ne pouvais pas me permettre de passer mes nerfs sur lui, de déverser toute la haine que je ressentais pour lui, en mettant la vie de Bill et du bébé en danger. Alors j'ai voulu m'en aller. J'ai pris Bill par le bras, et fais un pas en arrière. Mais Julien nous a devançé. Il avait déjà attrapé Bill par l'autre bras, et tirer dessus, comme s'il espérer me le prendre. A ce moment là j'ai vite compris que je devrais l'affronter, pour la vie de Bill.
___Je me suis avancé, me plaçant devant Bill, le protégeant lui et notre enfant de mon corps. J'ai placé une main sur le torse de Julien et l'a poussé sans ménagement, jusqu'à ce qu'il lâche le bras de Bill.

Tom : D'où tu touches mon mec putain ?
Julien : Ton mec ? Tu as toujours d'aussi bon goût Billou. Je me demande même comment tu as fait pour le séduire ...

___Il a plongé son regard dans celui de Bill, alors que j'entendais déjà les reniflements de Bill. Je ne voulais pas qu'il le regarde à nouveau, qu'il le refasse souffrir !

Julien : Tu l'as déjà baisé ? Parce que je peux t'assurer qu'il est bon !
Tom : Et mon poing dans ta gueule il sera bon aussi ?

___Je me souviens avoir totalement perdu mon self contrôle. J'ai empoigné Julien par le col de sa veste, ancrant mes yeux embué de haine dans les siens. Je l'ai alors secoué comme un prunier, lui hurlant de fermer sa grande bouche. Chose qu'il n'a bien évidemment pas faite. Alors que mon poing s'est écrasé près de son nez, j'ai entendu Bill crier de m'arrêter, en m'appelant par mon surnom.

Julien : Oui " Tomi ", lâche moi.

___Bill a alors fait la plus grosse erreur de sa vie ... inconsciemment bien sur. Il a posé ses mains sur son ventre, en reculant devant les deux gorilles qui accompagnaient Julien. Les yeux de Julien se sont immédiatement posé sur son ventre, et au vu de son étrange sourire, il avait comprit.

Julien : Putain Billou, me dit pas que t'es enceinte. En plus d'être PD, t'es un monstre !

___Tout est allé très vite après cela. Sa phrase n'a pas eu le temps de résonner dans mon esprit, que je l'ai rué de coup. Nous nous sommes battus, comme des chiens, tellement les coups se sont fait violent ... Moi pour l'honneur de Bill, et lui pour le plaisir de faire à nouveau du mal à quelqu'un. Un étrange liquide à remplacé mon sang dans mes veines. Un parfum de haine a flotté autour de nous, se mélangeant à l'odeur de sang, de notre sang. Je n'ai pas eu le temps de le tuer ... j'étais pourtant bien parti pour. Plus rien d'autre ne comptait pour moi. Je n'entendais même pas les cris de Bill, ni même ses sanglots et ses pleurs. J'ai toujours détesté le voir pleurer, et souffrir. Mais cette fois, c'était à Julien de souffrir, et je ne voulais pas laisser passer une occasion pareil. Je n'ai pensé à rien d'autre, que mon poing s'écrasant sur sa vilaine face, à présent déformé.
___Puis, agissant comme deux petits chiens bien élevés, voyant enfin que leurs maitres se prenaient une véritable raclée, ses deux camarades nous ont séparés, avant qu'ils ne me tiennent fermement debout, face à un Julien le nez en sang, et le menton tremblant de colère. Je savais très bien ce qui allait se passer. Je n'ai pas eu le temps de crier à Bill de s'en aller, qu'un poing s'est écrasé sur mon nez, me le cassant violemment. Le sang est venu se confondre avec la couleur de mon T-shirt rouge, tandis que les larmes me sont montés aux yeux.

Julien : Je ferrais très attention si j'étais toi Tomi. Tu ne voudrais quand même pas que tes enfants aient une putain comme mère !

___Je lui ai craché à la figure, le faisant entrer dans une rage folle. Il m'a empoigné comme je l'avais fait tout à l'heure, avant de me ruer de coup, à l'aide de ses jambes.

Julien : T'entends ce que je te dis ? C'est une pute ! Ton mec est une pute ! Est-ce qu'il jouit encore comme une fille ? En poussant des petits cris ? Comme ça ? Haaa ! Haaa !

___Si les serveurs du restaurant ne seraient pas sorti, nous séparant moi et Julien, alors que ses deux acolytes me ruaient de coups, et tandis que je lui claquais violemment la tête contre le trottoir, désormais rougie par son sang, je n'aurais plus répondu de moi. J'aurais certainement fini en prison ... Alors que le serveur de tout à l'heure me demandait ce qu'il s'était passé, j'ai entendu un cri ... une faible plainte, qui m'a déchiré le c½ur, et a fait naitre sur ma peau des frissons horribles, comme un jour d'enterrement.
___J'ai retrouvé Bill à genoux sur le trottoir, caché entre deux voitures, les larmes dévalant ses joues, ses deux mains tenant son ventre, comme s'il avait peur de le perdre. Il se balançait d'avant en arrière, avant de murmurer ses quelques mots :

Bill : Le bébé Tomi ... l-le ... le b-bébé ... putain j'ai mal au ventre Tom ...

___Nous sommes parti immédiatement, indifférents aux plaintes de Julien, comme quoi je l'avais agressé. J'ai placé Bill sur le siège arrière de la voiture, et j'ai foncé à l'hôpital, en enfreignant une demi-douzaine de règles du code de la route. Nous avons bien failli ne pas arriver vivant. Les larmes dévalant mon visage me bouchait la vue, m'empêchant de voir à trois mètres devant moi. Je regardais sans cesse Bill dans le rétroviseur. Totalement recroquevillé sur lui même, ses mains sur son ventre, il sanglotait en silence, et priait qu'on lui laisse son enfant. J'étais en train de les perdre, lui et notre enfant.
___Arrivé à l'hôpital, et après avoir réveillé tout le monde en hurlant dans le hall d'entrée, une équipe a emmené Bill, qui venait de perdre connaissance. Je me suis écroulé en voyant les différents médecins et infirmiers, piqure à la main, masque à oxygène, et employant des noms incompréhensibles.

{ Fin Du Flash Back }




___Recroquevillé à présent sur moi même, et tandis que l'épisode passe en boucle dans ma tête, je pense soudainement à ma mère. Pourquoi, dans les moments de doute, ou d'extrême tristesse, pense t-on à la femme qui vous a donné la vie ? A celle qui vous a aimé, qui vous aime, et qui vous aimera tout le long de votre existence ... Je fouille un court instant dans mon pantalon taché de sang, avant de composer le numéro de ma mère. Il faut absolument que je me focalise sur autre chose, le médecin m'ayant interdit de pénétrer dans ma chambre. Je ne pense pas un seul instant que vu l'heure tardive, ma mère pourrait dormir. Mais lorsque sa voix paniquée retenti dans mes oreilles, mes larmes coulent à nouveau le long de mes joues, et c'est dans un sanglot que je parle :

Tom : A-A-Allo m-maman ? ... Je ... Non ... Non, c'est B-Bill ... On ... On est à l'hôpital ... Oui ... N-Non on a pas eu d'accident a-avec la voiture ... On a ... été a-atta-qué ... Je ... je ... M-maman s'il te plait, tu ... tu peux venir ?

___Je raccroche, alors que ma mère doit déjà être en route pour l'hôpital. Je plonge mon visage dans mes mains, et pleure à chaude larmes. Je crois que je n'arriverais pas à me calmer, jusqu'à ce que je vois Bill et notre enfant en bonne santé. Je me rend compte à l'instant que je vais devoir annoncer moi même à ma mère qu'elle va devenir grand mère ...
___Un courant d'air froid passe dans le couloir, m'obligeant à me recroquevillé davantage sur moi même. Comme si j'étais encore en état de choc, je me met à grelotter violemment, comme si j'étais resté des heures dans la neige, avec pour seul vêtement un T-shirt. Je tente de me camoufler dans mes bras, du mieux que je peux, mais sans succès, mes tremblements accélèrent de plus en plus. Je paraît en ce moment, comme un chaton blessé, meurtri de froid. Je frotte mes avants bras avec force, dans une vaine tentative de réchauffer mon corps désormais glacé.
___Alors que je me voyais déjà mourir de froid, dans les couloirs de l'hôpital, avec pour seuls mots de fin mes sanglots, retentissant à travers le silence, je sens une présence s'assoir à mes côtés. L'instant d'après, je suis dans les bras de ma mère. Elle pose sa main sur le sommet de mon crane, avant de me diriger lentement dans le creux de son cou.

Tom : Ma ... ma ... m-maman.

___Je m'accroche à elle avec l'énergie du désespoir, alors que ses mains me frictionnent avidement mes avants bras. Je niche mon visage dans son cou, laissant mes larmes couler à nouveau, mais cette fois, j'ai une épaule sur lequel me reposer. Alors qu'elle me berce tendrement, je me sens redevenir un petit garçon ... Toutes ces fois passées dans ses bras, lorsque papa avait été trop violent avec moi ... lorsque j'étais fiévreux ... lors de mon premier chagrin d'amour ... Elle qui a toujours été là pour moi, même lorsque nous lui avons dit, Bill et moi, que nous restions ensemble, malgré notre gémellité ... Ma mère, qui ne sait pas à l'heure qu'il est, qu'elle va peut-être devenir grand mère.

Simone : J'ai appelé Anna et Gordon. Ils arrivent bientôt ... Tom, qu'est-ce qui s'est passé ?
Tom : Je ... je ... le restaurant et ... et ... et Julien ... et ... et puis ... et ... et le bébé ... et putain ...

___Rien n'y fait. Même dans ma volonté de tout raconter à ma mère, les mots restent bloqués au fond de ma gorge, m'empêchant de cracher ce flot de haine. Les sanglots m'étouffent un instant, alors que ma respiration s'accélère dangereusement.

Simone : Tom ... Tom je ne comprends rien. Calme toi mon chéri. Quel bébé ?
Tom : N-notre bé-bé ... B-Bill est ... est ... Bill est enceinte !

___On dit souvent le calme avant la tempête ... le silence qui précède le chaos ... Ma mère a même cessé de respirer. Sa main ne frictionne plus mon bras, faisant renaitre sur mon corps des milliers de frissons. Lorsque je sens son étreinte se desserrer, je suis obligé de m'agripper à elle avec force pour ne pas la perdre. Mais le manque de sommeil, la tristesse et la haine se mélangeant dans mon c½ur, me font abandonner très vite. Ma mère me regarde, avec des yeux effrayés, avant de me demander :

Simone : Tom, d-de quoi ? Bill est ... Non c'est impossible Tom, tu le sais bien !
Tom : Non c'est possible ! il est ... il est ... il est hermaphro ... phrodite ...
Simone : Non Tom non ... c'est impossible ! Tu as du mal comprendre. Bill ne peut pas ... Non quelle idée voyons ... Ecoute mon chéri tu es fatigué, essaye de te calmer un peu et ...

___Les forces m'abandonnent encore davantage, et les mots de ma mère n'arrangent en rien mon état. Même si elle doit être la seule capable à me calmer en ce moment, je n'ai pas envie d'entendre le son de sa voix ... Je n'ai pas envie de lui donner plus d'explications, alors que je sais déjà qu'elle ne comprendra pas. J'essuie mes larmes naissantes aux bords de mes yeux avec rage, avant de me séparer d'elle.

Tom : Putain non, c'est toi qui comprends pas ! J'te dis que Bill est enceinte ! Il peut porter la vie ! Et en ce moment il est sur ce putain de lit d'hôpital, à cause de son putain d'ancien camarade de classe. J'ai voulu le tuer parce qu'il a violé Bill il y a deux ans, il l'a sali à jamais, et encore aujourd'hui il a voulu le toucher ! Et putain tu voudrais que je me calme ?

___Je me lève, donne un violent coup de pied dans un banc, restant insensible à la douleur. J'ai peur que mon explication n'est été un poil trop excessif ... Mais mon c½ur n'en peut plus de retenir tout ce flot de haine et de chagrin, que j'éprouve depuis trop longtemps. Ma mère est toujours au même endroit, l'air choqué ... Quoi de plus naturel quand on apprends que son deuxième fils a été violé, et qu'il est enceinte ... Je n'ai pas le temps de donner un énième coup de poing dans le mur, que le médecin qui suit Bill depuis le début arrive devant nous. Le temps que j'ouvre la bouche, le c½ur battant horriblement vite, tellement les questions se bousculent dans ma tête, le médecin m'a déjà devancé.

- Tom, veuillez me suivre s'il vous plait !

___Le regard de l'homme qui a fait de ma vie un paradis, qui m'a annoncé que nous allions être parents Bill et moi, est différent aujourd'hui. Ses yeux, d'ordinaire si bleu, si malins, si joyeux, sont ternes, vides, et sans expression. Mais dès qu'ils se posent sur moi, ils sont froids, durs, et horriblement méchants. A peine entré dans le bureau, la porte se referme violemment, me faisant sursauter.

- Tom, ne vous avais-je pas dit de prendre soin de Bill ? Surtout pendant les deux premiers mois ? Il y avait déjà un risque qu'il fasse une fausse couche, mais là, je ne sais pas ce qu'il vous a prit Tom ! Il aurait pu y rester ! Lui et l'enfant !

___Sa voix résonne encore quelques secondes dans la pièce silencieuse, avant qu'elle ne retombe dans le silence, coupé par mes faibles reniflements. Je tremble de nouveau, alors que mon c½ur palpite lentement dans ma poitrine.

Tom : Alors ... Il ... Il va bien ?
- Oui il va bien ... Ils vont bien. En arrivant ici, Bill a fait une syncope. Une brève perte de connaissance qui aurait pu dégénérer si vous n'étiez pas arrivé à temps. J'ai fais une échographie, et tout me semble normal. Tom, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais nous sommes passé à deux doigts de la catastrophe ! Si Bill avait perdu l'enfant, les conséquences auraient pu être désastreuses. Et je ne parle pas seulement des séquelles physiques ! Bill est en ce moment très fragile, et surtout extrêmement vulnérable. J'ose espérer que cela ne se reproduira plus Tom !
Tom : Non ... non ça n'arrivera plus docteur ...

___Je retombe en enfance, et baisse les yeux devant le médecin, comme un enfant prit en faute devant son instituteur. Je suis partagé entre deux sentiments. L'envie de sauter partout, et de courir au chevet de Bill, ou l'envie de m'enterrer, tellement le regard du médecin me met mal à l'aise. J'entends le médecin soupirer , avant de respirer calmement.

- Tom, avant de vous laissez aller rejoindre Bill, puis-je vous demander ce qu'il s'est passé ?
Tom : Aujourd'hui c'était ... l'anniversaire ... notre anniversaire. On est allé au restaurant, et ... et à la sortie ... on a ... on a vu d'anciens camarades de classe de Bill ... Il lui avait fait du mal ! Beaucoup de mal ... Et ... On s'est battu et ... assez violemment ...
- Est-ce que quelqu'un a levé la main sur Bill ?
Tom : Non ! Non bien sur que non ! J'ai pris les coups pour nous deux !

___Même après avoir donné mon explication, je sens le regard du médecin sur moi. Il me soigne très rapidement, et j'ose espérer qu'il a était plus doux avec Bill. Surement pour me punir de ne pas avoir veillé entièrement sur Bill, je serre les dents, et ne montre pas le moindre signe de douleur. Je sors de la salle en courant, passe devant ma mère, qui est maintenant avec les parents adoptifs de Bill, sans même leur accorder un regard, et entre comme un fou dans la chambre n°483.
___Je reste un petit moment sur le bas de la porte, observant le corps de Bill qui semble dormir. A cette seule vue, on pourrait penser que rien ne c'est passé ... Pas d'agression, pas de sang, pas de perte de connaissance, pas de risque ... rien ! Mes yeux me piquent à nouveau, alors que je prends conscience que Bill pourrait me détester, me haïr, et qu'il en aurait parfaitement le droit. Je m'avance le plus silencieusement possible de lui, et m'assoie au bord du lit. Paradoxalement, j'ai peur de le réveiller, de ce qu'il pourrait me dire, ou me reprocher. Dos à moi, couché sur le côté, je passe ma main tremblante sur son corps, avant de remonter vers son visage. Je l'embrasse tendrement sur le front, laissant ma main s'enfouir dans sa masse de cheveux couleur ébène.

Tom : Ma puce, j'suis tellement désolé. Si tu savais combien je m'en veux. Jamais j'aurais du t'emmener au restaurant ... jamais j'aurais du me battre avec Julien ... On aurait du s'enfuir tout de suite. Mais j'ai pas pu. Putain, j'ai pas pu effacer de ma mémoire tout ce qu'il t'avais fais ... Je t'ai revu, quelques mois auparavant ... en Angleterre ... Tu t'en souviens ? Quand tu m'as tout raconté, et que je t'ai retrouvé recroquevillé dans un coin de la salle de bain ... J'ai pas pu me retenir ... J'suis désolé Bill. Pardonne moi mon p'tit c½ur ...

___Alors que je sanglote silencieusement, je sens Bill se retourner. Ses yeux rougis par ces pleurs, les trainées noir de son maquillage sur le haut de ces pommettes, le visage blanc, il me regarde, les yeux suppliants, comme si c'était lui qui avait fait une bêtise.

Bill : T-Tom ...

___J'entoure son visage de mes mains glacées, avant de pratiquement le supplier de me pardonner.

Tom : Bébé, p-pardonne moi. J'voulais ... pas ...

___Ces mains chaudes se posent sur les miennes, se rapprochent de mon visage, et alors que je pensais me prendre une gifle, je ne reçois qu'une douce caresse sur ma joue. Je niche mon visage dans sa main, profitant de cet instant de tendresse, lui embrassant tendrement les doigts.

Bill : Pourquoi tu t'excuses Tomi ? T'as rien fais ... si ce n'est me sauver la vie ... à moi et au bébé.

___Même un milliard de raison ne suffirait pas à pardonner ce que j'ai fais. Alors que mes larmes coulent désormais sur mes joues, les sentiments me tiraillant le ventre, ce petit mélange de haine et d'amour mélangé, je vois Bill se redresser lentement, avant qu'il ne vienne se blottir dans mes bras. Je le sert automatiquement avec force, nichant mon visage mouillé dans le creux de son cou. Je parviens sans peine à entendre les faibles plaintes de Bill.

Bill : J'ai eu tellement peur ... Si tu savais ... J'ai eu peur de ... p-perdre le bébé, et ... et de te perdre aussi Tomi. J'croyais que si ... si j'avais perdu l'enfant ... tu ... tu voudrais plus d'moi ...

___Mon cou s'immerge de larmes, m'indiquant que Bill est en train de faire ressortir toute cette peur et cette colère qu'il a ressenti. Une main dans ses cheveux, je lui caresse tendrement, comme je le fais si souvent pour le calmer. Il frotte son nez mouillé contre ma gorge, alors que je continue de le bercer tendrement. Il sanglote encore durant quelques instants, me répétant des dizaines de " J'ai eu peur ". Je le rassure du mieux que je peux, mais dans l'état ou nous sommes, je ne sais plus qui réconforte l'autre. Nous nous berçons tous les deux, comme deux enfants venant de faire le même cauchemar. Sauf que le notre est devenu réalité.
___Les secondes se déroulent dans le plus grand silence, dérangé par quelques uns de nos sanglots, alors je parviens sans mal à entendre les bruits de pas de nos parents, entrant eux aussi dans la chambre. Je pose alors une main sur le ventre de Bill, comme pour le protéger de nos parents.

Tom : Je l'ai dis à ma mère Bill ... qu'on allait avoir un enfant ! Et Anna et Gordon sont surement au courant eux aussi.

___Mes paroles ne sont que murmures, comme si je ne voulais pas que nos parents entrent dans notre cocon, que nous avons mis si longtemps à mettre en place, et qui désormais est brisé. La main de Bill vient s'enfouir dans mes dreads blondes, alors que l'autre me caresse tendrement la nuque, m'apaisant quelque peu.

Bill : J'm'en fiche de ce qu'ils vont penser Tomi. Mais promet moi ... promet moi de ne pas t'en aller aussi. De toujours veiller sur moi, comme tu l'as fais aujourd'hui.

___Ses yeux s'embuent de larmes un court instant, avant que je ne les enlève. Front contre front, nos nez se touchent, avant de se caresser tendrement, comme lorsque nous nous sommes rencontrés. Nous avions besoin de contact l'un et l'autre, et ce geste nous fait toujours du bien. Je l'embrasse du bout des lèvres, avant d'ancrer mes prunelles dans les siennes, si marrons, si brillants en cet instant.

Tom : Mon c½ur, j'serais toujours là ! Toujours.

___Les trois petits mots que j'ai sorti par la suite ont sonné comme une promesse, comme un engagement ... Celui de ne jamais le quitter et de veiller sur lui, quoi qu'il arrive. Nos yeux ont joué le rôle d'arbitre. Même si les mots peuvent mentir, les yeux, eux, ne le peuvent pas. Les miens ont toujours tenu leurs promesses, alors celle là, je compte la tenir également. Je ne sais pas ou est Julien en cet instant. Lui et ses deux gardes du corps. Je sais qu'une longue procédure va suivre dès notre sortie de l'hôpital. Chacun de nous va faire pression sur le camp adverse, et proclamer haut et fort que l'autre est coupable. Je crois qu'il est temps aujourd'hui, de lever le voile sur le passé de Bill, et de dire à tout ceux qui voudront l'entendre que plus personne maintenant, ne lèvera la main sur lui.



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Purée, arrêtez, vous allez vraiment me faire pleurer ! lol
Merci beaucoup beaucoup pour vos commentaires ! Ca m'touche !
D'autant plus que j'me suis vraiment appliquée pour écrire ce chapitre,
j'voulais vraiment marqué le coup, & vous emportez dans un autre monde,
le tps de quelques instants ! <33


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# Posté le lundi 08 septembre 2008 12:52

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

_*/ Chapitre 40 _« Ne me regarde pas comme ça Tom ... Avec tes yeux, qui ont honte ! »Ière Partie_

_*/ Chapitre 40 _« Ne me regarde pas comme ça Tom ... Avec tes yeux, qui ont honte ! »Ière Partie_
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POV BILL :

___Le silence était devenu, pour nous, quelque chose de naturel. Il n'était pas gênant, ni même dérangeant. Nous nous comprenions, sans même nous parler. Seul nos yeux avaient besoin de se rencontrer. Et pourtant aujourd'hui, en ce lundi, trois jours après ma sortie de l'hôpital, ce manque de communication est horriblement exaspérant. Chacun de nos invités à la tête baissée, et ne la relève que lorsque quelqu'un se racle la gorge, espérant qu'il va prendre la parole, faire le premier pas pour engager la conversation. Et cela fait une heure que nous attendons cela. Assis sur un l'accoudoir du fauteuil, les mains sur mon ventre, Tom à côté de moi, je regarde un à un les personnes présentes. Maman et Gordon se donnent la main, et me regardent, d'un air inquiet. Simone, elle, ne me regarde pas, et c'est tant mieux. Son regard d'incompréhension a vite laissé place à un autre sentiment. Maintenant, quand ces yeux se posent sur moi, une atmosphère de dégout de dégage d'elle. Et puis il y a Georg et Gustav, qui je crois, nous en veulent un peu de ne pas les avoir mis au courant de ma grossesse. Seul Andréas a les yeux posé sur nous, et son éternel sourire me fait chaud au c½ur. Il me fait un clin d'½il, et reporte son attention sur le soleil, qui commence doucement à descendre, pour aller à son tour se coucher. Sauf que ce soir, je ne crois pas que nous irons nous coucher. Nous avons des choses à dire ... Énormément de choses. Et certaines seront moins facile à raconter que d'autres.
___L'histoire c'était arrêté à l'hôpital, juste après mes retrouvailles avec Julien. Nous n'avons pas voulu parler immédiatement avec nos parents. Alors nous nous sommes concentré sur mon ex compagnon de Standford. Nous avons porté plainte, pour coups et blessures volontaire sur une personne enceinte. Je me souviendrais toujours de la tête du policier, quand Tom lui a annoncé que c'était moi qui était enceinte, alors que l'homme qui représente la loi cherchait désespérément une personne féminine avec nous. Son regard d'incrédulité m'avait fait réagir. Je ne pourrais pas supporter que maman ai un tel regard sur moi ... Un regard, ou se mélangeait la peur, l'incompréhension, mais surtout le dégout ... Je me souviens avoir eu les larmes aux yeux, pensant que le monde était contre nous, que personne ne voulait que je puisse donner la vie. Après tout, avoir un enfant n'est pas la plus belle chose au monde ? Si ? Alors qu'est-ce que ça peut bien faire qui le porte ... Homme ou femme ...
___En attendant les résultats de l'enquête, Julien ayant mystérieusement disparu de la circulation, nous avons invité, Tom et moi, nos familles et nos amis afin de leur expliquer ... tout leur expliquer. Il est temps maintenant, de faire ressortir les démons du passé, afin de les faire disparaitre ... Une bonne fois pour toutes. Alors même si ça fait mal, même si mon c½ur explose une nouvelle fois, même si mon âme mutilée et souillée voudra encore une fois sortir ... Je sais que Tom s'occupera de moi, et qu'il me relèvera ... une nouvelle fois. Je n'ai même pas besoin de m'entretenir avec Tom, sur le déroulement de la soirée, je le sais depuis bien longtemps. Je me lève, indifférent aux regards, qui se sont levés vers moi, et marche d'un pas tranquille jusque dans la chambre. Là, je m'agenouille en face de notre armoire, et entre deux boites de chaussures, je ramasse un fin carnet, glissé dans l'obscurité du meuble. Quel meilleur moyen de révéler son passé, que de donner celui qui renferme le moindre de mes secrets. Lui et moi, nous nous sommes rencontré juste avant mon entrée à Standford, il y a trois ans. Maman me l'avait acheté, pensant que j'y dessinerais ou que j'y coucherais quelques paroles de chansons, ou de poème, tout droit sorti de mon c½ur. Elle ne pensait pas qu'elle venait de m'acheter celui qui allait me sauver la vie.
___Lorsque je reviens au salon, le silence est toujours dominant. Les yeux de Tom me suivent, jusqu'à ce que je vienne me rassoir à ma place initiale. Là, je sens sa main chaude se poser tout doucement sur la mienne, et ses prunelles briller légèrement. Il a comprit, aussi bien que moi, que ce soir allait être le plus douloureux de tous. Comme un prisonnier attendant son jugement, comme un condamné attendant sa peine de mort, je pose le carnet sur la petite table basse, laissant six paires de yeux suivre le trajet du petit carnet de cuir. Les yeux de Tom, eux, sont toujours posés sur moi, et me procure un mince filet de chaleur, me permettant de me raccrocher à la réalité.
___Alors que les secondes passent, personne ne prend l'assurance de se lever, et de lire à haute voix le contenu de ce carnet. Je sers la main de Tom dans la mienne, et le supplie des yeux.

Bill : Tom ... S'il te plait ...
Tom : J'peux pas faire ça Bill ... C'est ... C'est comme si c'était une partie de toi que j'allais violer.
Bill : Tomi ... Moi je ne pourrais jamais l'lire ... J'pourrais pas l'expliquer avec des simple mots. Il faut que vous compreniez ... Que tu comprennes Tomi ... S'il te plait ...

___Voir les yeux de celui que vous aimez le plus au monde, s'embuer de larmes, est la chose la plus douloureuse au monde. J'en demande beaucoup à Tom, j'en suis conscient, mais seul lui peut le faire. Sa main se détache de la mienne, et passe doucement dans mes cheveux. Je ferme les yeux, et me laisse emporter par cet instant de tendresse, qui pourtant ne dure que quelques secondes. Je sens ses lèvres se poser sur mon front, et l'instant d'après, je le sens se lever très brièvement, pour s'emparer de mon carnet ... pour s'emparer de ma vie.
___Je ferme les yeux, me laissant entendre la respiration de Tom qui accélère de plus en plus. Je ne veux plus voir le regard des autres, inquiets, qui visiblement, ne comprennent pas mon comportement. J'entends le bruit des pages se tourner, et je devine que Tom a déjà mit un pied dans les ténèbres que sont mon passé. Sur la première page, y est écrit en gros
" BILL TRUMPER KAULITZ TRUMPER ".

Je me souviens avoir rayé mon propre nom de famille, pour le remplacer par celui de Tom, avant de le réecrire. La voix de Tom, légèrement tremblante, résonne alors dans notre salon, alors qu'il commence à lire le récit des trois dernières années de ma vie.


O1/O9/O5 :
___Cher toi ; Donne t-on généralement un nom à son journal ? Je ne crois pas. Tu pourrais très bien t'appeler Bernard ou Dave que cela reviendrait au même. Si nous devons nous présenter, alors je préfère commencer. Je m'appelle Bill Trumper, et je viens d'avoir mes 15 ans aujourd'hui même. Qu'est-ce qui pousse un jeune garçon à écrire son journal ? Le fait d'arriver dans une nouvelle école fait-il parti de ses raisons ? Maman ne voulait plus que j'étudie en France, trop turbulent disait-elle. Alors, pour se rapprocher de mon pays natal, elle m'a inscrite ici, dans cette école du nom de Standford. J'espère que les rumeurs que l'on entends de cette établissement sont fausses. On y raconte des choses affreuses. Des élèves se seraient fait agresser sexuellement ... Et toutes les histoires que j'ai pu entendre parlent d'un arbre central, au milieu de la cour. Je te laisse imaginer toutes les atrocités qui soit disant se seraient déroulés sur cet arbre. Et pourtant, quand le principal m'a fait visiter le lycée il y a de ça quelques jours, tout me semblait normal, paisible. Et l'arbre me semblait tout ce qu'il y a de plus normal. Mais aujourd'hui, enfermé dans ma chambre à l'internat, je ne peux m'empêcher de repenser à toutes ces choses, ces mots, ces impressions ... et même si je ne suis pas peureux, un sentiment d'angoisse s'est développé ici. Pour ce premier jour de cours, certains élèves ont rasé le mur, fuyant un groupe de trois garçons, fuyant les plus populaires de ce lycée. Je ne sais pas ce qu'ils ont de plus, mais ils terrorisent même les plus âgées d'ici. J'espère que tout ira bien ici. Sinon maman va encore dire que je suis un enfant à problème.



___Mes yeux sont toujours fermé, repassant cet épisode dans mon esprit, replongeant dans mon propre passé. J'entends juste le bruit des feuilles qu'on tourne, alors que Tom lit la suite de ma vie. Sa voix tremble, il sait très bien ce qui va suivre au fil des pages. Et comme pour retarder cette échéance, il raconte doucement et lentement comment Julien et moi avons fait connaissance. Oui, comme si c'était hier, je m'en souviens ...


O3/O9/O5 :
___Je suis passé du pauvre garçon qui débarque au lycée, au garçon le plus populaire du bâtiment. Comment ? Grace à un seul garçon. Il s'appelle Julien, et à 17 ans. Il fait parti de ce groupe que tout le monde craint, il en est même le chef. J'étais dans le hall, en train de lire un livre. J'aime livre, j'aime l'odeur que ces livres dégagent, comme si je faisais un bon dans le passé. Ce crissement de feuille, ce parfum de poussière, est en moi depuis tout petit. Et puis, il est arrivé, m'a demandé si j'avais une pièce de monnaie, pour pouvoir s'acheter à boire. J'ai toujours été sensible à la douleur humaine. Et il semblait vraiment assoiffé. Alors je lui ai donné une pièce. Il m'a remercié, et m'a dit qu'il passerait me voir pour me rembourser. A partir de ce moment là, les autres étudiants n'ont plus été pareil avec moi. Leurs yeux ne rencontraient jamais les miens, ils m'évitaient dans les couloirs. Ils avaient peur, ils me craignaient. Pour moi qui avait toujours été le bouc émissaire, je me suis mis a aimé cette soudaine gloire ...



___Oh oui j'avais aimé cette popularité nouvelle. Je me sentais grand, et heureux ... qu'on me fasse confiance, qu'on m'accepte dans un groupe. J'étais simplement heureux ... d'avoir des amis ... J'entends une nouvelle fois ce bruit de page qu'on tourne, et cette fois les larmes dévalent mes joues. Cette partie sera la plus dure. Je pose une main sur la cuisse de Tom, et quelques secondes après, je sens ses lèvres se poser sur ma tempe. Je l'entends me murmurer une énième fois " T'es sur ? " , avant que je ne hoche la tête, en signe d'affirmation.


O6/O9/O5 :
___Cher journal, je ne sais pas si je peux te raconter ce qu'ils m'ont fait aujourd'hui. Peut-être que toi au moins tu vas me croire, et que tu ne me traiteras pas de menteur comme tout ceux ici. Ils sont venus dans ma chambre. Je pensais qu'il allait me rendre ma pièce de monnaie. Mais si tu savais à quel point je m'en fichais qu'il me rembourse ou pas. J'étais assis sur mon lit, en train de faire mon exercice d'histoire. A ce moment là, la seule chose qui me préoccupait était de savoir comment Napoléon avait envahi les terres de son ennemi. J'avais déjà quelques lacunes dans cette matière, alors je m'appliquais du mieux que je pouvais, pour que maman soit fière de moi.
___Il s'est assis à côté de moi, à commencé à me toucher les cheveux, en me disant que j'étais la plus belle personne qu'il n'avait jamais vu. Et le pire dans toute cette histoire, c'est que j'appréciais ces caresses au début. Ses mains étaient douces sur moi, et ses paroles étaient d'or. Elles étaient belles et agréables. Elles étincelaient ma nuit, et faisaient battre mon c½ur. Jamais je n'aurais pensé tomber amoureux aussi rapidement.
___Il m'a touché, de plus en plus bas, et ses gestes n'ont plus jamais été doux. Je l'ai repoussé.
- " Arrête " , je lui ai dit. " Pas ici, pas maintenant, pas devant tes amis ".
Je croyais au grand amour tu sais. Je croyais que ma première fois allait se dérouler comme dans les contes de fées, avec amour et douceur. Et même si j'avais très bien pris le fait d'être attiré par les hommes, jamais je n'avais eu de petit copain. Je pensais que Julien allait être le premier, qu'il allait m'apprendre l'amour doucement. Je ne voulais pas précipiter les choses. Je ne le connaissais que depuis quelques jours, et même s'il était très beau, je voulais attendre.
___Sauf que lui ne voulait pas. Je n'ai rien fait, je te le jure. Je ne l'ai pas séduit ou charmer, comme tout le monde le pense. J'étais bien trop timide pour faire le premier pas. Je croyais que je lui plaisais, et que lui viendrait à moi. Il m'a levé, et embarqué avec lui. Je pensais qu'il m'emmener faire une promenade. Il m'avais dit qu'il adorait les ballades le soir tombé. Mais lorsque j'ai vu que nous nous dirigions vers l'arbre central, au milieu de la cour, je me suis mis à avoir très peur. Toutes ces choses horribles dites sur cet établissement sont ressortis, et ont résonné dans mon esprit, avant que Julien ne m'attache à l'arbre. Ils étaient trois, je n'ai rien pu faire. Je n'ai pas compris tout de suite ce qu'il m'arrivait. Ou alors je ne voulais pas comprendre. Je ne voulais pas croire que ce lycée était bel et bien l'enfer qu'on m'avait décrit. Et puis, des élèves sont arrivés, et nous ont entourés jusqu'à formé un cercle autour de nous, comme pour que personne ne rentre ... ou ne sorte.
___Si tu savais à quel point je les aient haïs ces élèves. Tous me regardaient, mais personne n'a bougé. Quand les mains sales de Julien ont ouvert ma chemise, j'ai enfin compris ce qui allait se passer. J'ai supplié qu'on vienne m'aider. Mais personne n'a rien fait. Ils nous regardaient comme si nous étions des bêtes de foire, comme si nous étions au spectacle, comme s'ils avaient payé pour voir quelqu'un se faire violer ... J'ai crié, j'ai pleuré. Mais cela a énervé Julien plus qu'autre chose. Il m'a dit alors des choses horribles, et ses paroles restent dans mon esprit encore maintenant, même si cela c'est passé il y a trois jours. Il m'a dit que je l'avais mérité, que je l'allumais depuis le premier jour, et que je n'attendais que ça ...
- " N'ai pas peur Billou " , m'a t'il dit. " Tu verras, tu ne sentiras rien. Je vais te faire que du bien ! "
Il avait menti, une fois de plus. Je crois que j'aurais préféré mourir, plutôt que de vivre cela. Il m'a sali à jamais. La douleur était tellement forte, que je me suis évanoui. Toutes mes entrailles se sont ouvertes au même moment. Elles criaient, elles hurlaient leurs colères. Je brulais de l'intérieur, comme si on m'avait appliqué une barre de fer plongé dans de la braise sur le corps. Il me déchirait l'âme, et me transperçait le corps, à chacun de ses mouvements. La haine et la colère, la douleur et les larmes m'ont aveuglées. Je n'ai rien vu de plus.
___C'est le jardinier qui m'a trouvé sur le sol, entièrement nu ... nu et vulnérable ... nu et sale. Je ne sais même plus ce qu'il m'a dit. De toute façon, je n'étais pas en état de lui répondre. Même le principal à été incapable de me faire parler. Les mots avaient peur de sortir, et mes yeux avaient honte. Alors comme je ne disais rien, et comme les autres élèves feignaient de n'avoir rien vu, le principal à classer l'affaire, préférant me faire passer pour l'illuminé de service, plutôt que de faire une enquête, qui pourrait lui couter son poste. Il m'a raccompagné jusque dans ma chambre. Chambre que je n'ai pas quitté depuis trois jours. Je ne veux plus jamais sortir d'ici. Je ne veux plus le revoir.
___Les portes de nos chambres ne ferment pas à clé. Alors j'ai déplacé ma commode, de façon à bloquer la porte, pour ne pas qu'il revienne. J'ai encore assez de nourriture pour tenir quelques jours de plus. De toute façon, je ne me nourris plus. La nourriture ne reste pas dans mon estomac. Mon corps rejette tout ce que j'essaye d'avaler. Depuis que Julien l'a touché, mon corps ne m'obéit plus. Je tremble tout le temps, j'ai froid. Je suis meurtri de froid, et même le polaire que maman m'avait acheté pour nos vacances au ski n'arrive pas à me réchauffer. Je pleurs tout les soirs, emmitouflé sous mes couvertures, sursautant aux moindres bruits. Ils m'ont prit mon portable, je ne peux même pas appeler maman, pour qu'elle vienne me chercher. Nous ne sommes que mercredi. Je ne pourrais pas attendre trois jours de plus ... Je veux partir maintenant. Peu m'importe que maman ai payé l'internant pour le restant de l'année. Je ferrais n'importe quoi pour être loin de cet endroit ...



___Je crois que c'est à partir de ce moment que je me suis mis à prier, à appeler l'aide d'un être supérieur, à le supplier de venir me chercher. Les larmes ne coulent plus sur mes joues. Elles n'ont que trop coulé ces trois dernières années, et tout ça à cause de lui. Ce n'est que lorsque je sens une douleur dans le bas de mon ventre, que je comprends qu'il faut que je me calme, et en vitesse. Je n'ai pas voulu expliquer tout cela de vive voix, pour ne pas risquer la vie du bébé, tellement la douleur m'aurait submergé. Mais entendre sa propre histoire, raconté par l'être que vous aimez, est bien plus horrible.
___Tom a arrêté de lire. De toute façon, je n'ai pas écrit la suite. L'histoire reprends quelques jours plus tard. Entre temps, j'ai quitté l'internant, et je suis retourné à la maison. Maman n'a jamais rien su ... jusqu'à aujourd'hui. C'est sa voix, enroué de sanglots, qui me ramène dans le présent.

Anna : B-Bill ... M-Mon dieu, m-mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?

___Je relève la tête vers ma mère, et c'est dans son regard embué de larme que je me noie. Je reprends contact avec la réalité, et réalise que tous attendent des explications. Maman est ravagé par le chagrin, je sais qu'elle mettra du temps à s'en remettre. Gordon a l'air totalement avachi par cette nouvelle. Je n'ose pas imaginer sa réaction quand il découvrira la suite. Simone à la tête baissé, quand à Georg, Gustav et Andréas, les larmes débordants de leurs yeux, ils me regardent, avec ce sentiment de reproche, qui me fait penser que j'ai eu tord de leur cacher.

Bill : Tu te souviens ce que tu m'as dit, quand tu m'a trouvé à la maison ? Tu avais des ennuis au travail, on licenciait pas mal de monde. Tu m'as dit que la seule chose qui te ferrait plaisir, c'est que je ramène un bon bulletin de note ... Je n'allais pas arriver et dire " J'ai eu un 18 en histoire, un 15 en maths ... et au faite, j'me suis fait violer ! "

___Même la dérision a un goût amer. Mes yeux me piquent, ma gorge se noue, et c'est avec un effort considérable que je finis ma phrase.

Bill : J'voulais juste ... que tu sois fier de moi maman.

___Je cache mon visage dans mes mains, et sanglote doucement, alors que j'entends différents reniflements dans la pièce. Je ne sais pas qui pleur, qui est choqué, qui s'en fout. Je sens une main tremblante se poser sur mon épaule, je glisse de l'accoudoir du fauteuil, et tombe sur les genoux de Tom, qui s'empresse de me serrer contre son c½ur, battant trop vite à mon gout. Son torse se soulève de façon irrégulière, et de faibles plaintes me parviennent. Je passe mes mains autour de ses épaules, et enfoui mon visage mouillé dans son cou.

Tom : Mon c½ur, mon p'tit c½ur ... J'suis désolé ... Tellement désolé de te faire revivre tout ça.
Bill : J'ai rien fais ... Tu le sais ça ... que je n'ai rien fais ... n'est-ce pas ? C'est lui ... lui ...
Tom : Je le sais ma puce. T'as rien fais, rien du tout !

___Les lèvres de Tom se posent sur mon front, dans une attitude protectrice, tandis qu'une main se faufille entre nos deux corps, pour se poser sur mon ventre, qui commence tout doucement à s'alourdir.

Tom : Mon amour, ne me demande plus de lire, ça m'fait trop mal !
Bill : L'histoire est commencé, il faut la finir. Tomi, nous devons expliquer notre histoire. Pour que tout le monde comprenne. Je ne veux plus vivre dans le mensonge. J'ai envie que maman assiste à mes prochaines échographies, qu'elle est Gordon nous aide à décorer la chambre. Mais pour ça, il faut leur expliquer. Et commencer ... par le commencement.

___De toute façon, nous n'avons pas le choix. Au vu des têtes de nos invités, je doute que même si nous les mettions dehors, ils s'en iraient. Ils ont tout subi en même temps, la nouvelle de ma grossesse, la découverte de Julien ... A présent nous ne pouvons plus cacher ce lourd secret. Je me décale légèrement, de façon à ce que Tom puisse continuer sa lecture. Nos regards s'entrechoquent durant quelques secondes, et cela est suffisant pour me troubler. Au delà des larmes et de la tristesse, de la colère et de la peine qui emplissent ses yeux, un autre sentiment de dégage. Un sentiment, que je ne connaissais pas, venant de sa part. Je n'avais rien dit, dans le seul but de ne pas voir apparaitre cette honte et cette pitié dans les yeux des autres.

Bill : Ne m'regarde pas comme ça Tom.
Tom : Comment ?
Bill : Avec tes yeux ... qui ont honte !

___Comme une baffe donnée par surprise, ma phrase fait réagir très rapidement Tom.

Tom : Pourquoi tu dis ça ? Je n'ai pas honte. Jamais je ne pourrais avoir honte. Mon p'tit c½ur, même si je ne connaissais pas tout ces détails, je savais ce qu'il t'étais arrivé. Jamais je n'ai eu honte Bill.

___Nos visages se frottent doucement l'un contre l'autre, tandis que les lèvres de Tom me frôlent tendrement la peau. Et comme pour m'achever, pour prouver ses paroles, et sa présence depuis le début, il me murmure :

Tom : Je t'aime ... Je t'aime tellement mon p'tit ange ...




X x ____________________________________ x X

Moi qui pensait que vous alliez detester cette suite ... Mdrr
Parce que moi je ne l'aime pas beaucoup ! 'Fin j'en suis pas entiérement satisfaite !
Mais als là ... merci pour vos commentaires, qui m'ont énormement touché !! <33
La suite est déjà en cours d'écriture ! = )
& oui, quand on est motivé ... ben on est motivé !

Edit 13/1O : La suite ? Elle arrive, elle arrive !
Elle sera surement là d'ici peu de temps !
Merci encore pour vos nombreux commentaires ! (L)

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 13:57

Modifié le mardi 16 décembre 2008 05:45

_*/ Chapitre 41 _« Ne me regarde pas comme ça Tom ... Avec tes yeux, qui ont honte ! » 2ème Partie_

_*/ Chapitre 41 _« Ne me regarde pas comme ça Tom ... Avec tes yeux, qui ont honte ! » 2ème Partie_
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POV BILL :

___Alors, si tu n'a pas honte Tom, continue mon histoire. A partir d'ici, les mots m'ont manqué. Les pages n'ont jamais été rempli comme au début. Je pouvais très bien de rien écrire pendant un long moment, ou bien juste marqué quelques mots, qui résumaient très bien mon état d'esprit. J'éprouvais même de la honte, vis à vis de mon journal.


13/09/05 :
___Cher journal, maman m'a forcé à reprendre les cours aujourd'hui. Après une semaine ou j'ai fais semblant d'avoir toutes les maladies possibles et inimaginables, je crois qu'elle a comprit que je jouais la comédie. N'allant plus à l'internat, j'ai mis mon réveil plus tôt, de façon à prendre le bus de 07h00. Mais cela n'a servi à rien. Je n'ai pas dormi de la nuit, trop occupé à penser encore et toujours à Julien, à sa réaction quand il me verra, s'il recommencera ... lui, ou un autre ...
___Je n'ai rien dit à maman ... Non, j'ai bien trop honte pour cela. J'ai essayé de lui dire pourtant, mais les mots sont resté coincés au fond de ma gorge. Je ne voudrais pas que ses yeux deviennent honteux quand ils se posent sur moi. Je ne voudrais pas qu'elle croit que tout est de ma faute, et qu'elle me rejette. Je n'ai toujours pas trouvé le courage de lui dire que j'étais homosexuel. Comment une mère réagit-elle quand elle apprend que son fils aime les garçons ? Comment une mère réagit-elle quand elle apprend que le garçon dont est secrètement amoureux son fils ... l'a violé ? Alors, pour ne pas la décevoir encore une fois, je me tairais. Personne ne doit savoir, même si je dois mentir toute ma vie.


15/09/05 :
___Cher journal, j'ai tellement honte si tu savais. Même le regard des autres est différent. J'ai l'impression que la terre entière est au courant. Le monde me dévisage. J'entends les moqueries sur mon passage. Leurs yeux ont pitié de moi. Ils rigolent, et se moquent de mes blessures. Je me sens seul ...


___Je me souviens qu'à ce moment précis, je m'étais inventé un ami imaginaire. Quelqu'un qui m'écoutais, sans me juger, sans se moquer ... sans me toucher. J'avais toujours été seul, dans ma solitude, trop timide pour aller vers les autres, trop introverti pour plaire aux autres, mais là, cette solitude me tuait ... A défaut d'être transparent, j'étais différent.


21/09/05 :
___Cher journal, après une semaine, Julien est revenu. Ne dormant plus à l'internat, je pensais être tiré d'affaire. Il était midi, et assis à ma table de cantine, je ne l'ai pas vu arriver. Ses yeux d'un vert émeraude, qui m'avaient tant chamboulé autrefois, m'ont donné la nausée. Il a prit tout mon repas, et l'a mangé devant mes yeux. Même si je n'étais plus en état de manger, je n'ai rien fait. Mes membres sont resté bloqué, comme s'il me paralysait par un seul de ces regards. Même lorsqu'il s'est levé, qu'il m'a emmener avec lui jusqu'au toilette, je n'ai rien fait. Les élèves que nous avons croisé avaient tous la tête baissée, comme s'ils se forçaient à ne pas regarder la vérité en face. Il m'a fait mal, encore plus mal que la première fois. J'ai crié, j'ai crié ... Mais personne n'entend rien ici. Je l'ai supplié. Je lui ai même donné de l'argent pour qu'il arrête. Mais il a continué.
- " Normalement, c'est aux putes qu'on donne de l'argent Billou ! " , m'a t'il dit. " Combien je te dois ? "
___Il est parti avec cela, m'a laissé sur le sol sale des toilettes, en me jetant mon argent à la figure. Je n'ai pas pu me relever. La douleur m'a tuée. Je suis resté seul avec ma honte. Je me suis replié sur moi même, le corps parcouru de spasmes, et j'ai attendu ... que quelqu'un vienne me chercher.


___Sauf que personne n'ai venu me chercher. J'ai du courir horriblement vite pour ne pas qu'on m'enferme dans le lycée. Je ne savais que trop bien ce qu'il se passait le soir. Cette journée en a précédé beaucoup d'autres. Et toutes celles qui ont suivi se sont déroulé exactement pareil. Avec la même indifférence, la même haine, la même tristesse, et la même honte. Mes appels aux secours n'y ont rien changé. Personne n'y a répondu. Pas même Lucas, celui que je croyait être mon meilleur ami. Il n'a rien voulu savoir, et a préféré coupé tout contact avec moi, prétextant qu'avoir un ami mythomane ne lui servirait à rien.
___Je me rappelle avec dégout et tristesse du nombre de fois ou j'ai voulu quitter ce monde. Mais le manque de courage m'a une nouvelle fois fait défaut. Je me souviens que cette année passée en enfer m'a totalement changé. Je n'étais plus le jeune garçon jovial, heureux et pressé de vivre. Je n'étais plus qu'un garçon sali, solitaire et misérable, qui tenait à la vie, comme il croyait en l'amour.
___Je me souviens de ce dernier jour de cours. Nous faisions visité le lycée aux nouveaux élèves. Je les aient vu entrer, mais je n'ai pas eu le courage de les voir ressortir. Je ne voulais pas voir leurs visages radieux, et leurs sourires qui illumineraient la journée de n'importe qui, comme moi je l'avais été. Je me souviens m'être posé la question, sur quel garçon me remplacerait. Peut-être ce petit blond aux yeux si bleu ... ou bien ce brun au sourire si charmant ... Je n'ai même pas eu pitié d'eux. Il ne m'ai pas venu à l'esprit de les avertir, de leur dire quel danger ils courraient en entrant dans ce lycée ... Comme je me l'étais promis, je n'ai rien dit ... et je suis parti, pour ne jamais revenir.
___Car je n'avais pas du tout l'intention de retourner en cours. Ou tout du moins, pas dans cet établissement. Maman avait du mal à payer le loyer, j'ai suivi des cours par correspondance, tout en enchainant les boulots, plus misérables les uns que les autres. Nous avons vécu comme cela pendant une année. Un an à revivre ces images chaque soirs, à avoir peur au coucher du soleil, à sursauter à chaque mouvement brusque ... jusqu'à ce que maman obtienne sa mutation, ici, à Magdebourg, la ou une nouvelle histoire commence.

___Je me décale une nouvelle fois, et colle directement mon visage dans le cou de Tom. Cette fois, je ne veux pas voir ses yeux. Une de ses mains tortille une mèche de mes cheveux, avant de la glisser dans toute ma chevelure. Je ferme les yeux, et par ce simple geste, il me rassure. C'est une des premières choses qui m'a plu chez lui : sa douceur. Paradoxalement à son style vestimentaire, il a toujours eu cette douceur, et cette tendresse envers moi. Je ronronne presque de plaisir contre son cou, et me presse davantage contre lui, comme un chaton se peloterait au coin du feu. La pièce, plongée dans le silence, j'entends facilement la respiration rapide de maman, qui sanglote silencieusement.

Tom : Mon c½ur, les pages suivantes sont vides.

___Sa voix, cassée et enrouée de sanglots, renforce ce sentiment de culpabilité au fond de moi. Oui, les pages qui précèdent ce dernier aveu sont restées vierges. Le courage m'a une nouvelle fois fait défaut. Je n'ai écrit que quelques mots après cela. Même coucher mes sentiments sur un simple carnet me remplissait de honte. Je voulais oublier, simplement oublier ...

Bill : J'ai pas eu le courage Tom. D'écrire à nouveau. Il a fallu un moment fort pour me redonner envie. Et l'histoire recommence quand je t'ai rencontré.

___Nos yeux se captent, et ce sont des larmes qui emplissent ses prunelles. Il m'embrasse le plus tendrement possible, avant que son nez ne frôle ma joue avec douceur. J'avance timidement ma main, et la pose sur son bras, comme si j'avais peur qu'il ne me rejette, qu'il soit choqué par mes écrits.
- " Mon amour touche moi ", me chuchote t-il, " J'ai besoin de sentir que tu es là ! "
___Rassuré par ses paroles, je pose mes deux mains sur sa taille, ou j'agrippe fortement son T-shirt, et mes lèvres contre son cou, ou je l'embrasse silencieusement, comme si je voulais me faire le plus discret possible. Si maman n'avait pas eu un sanglot plus fort, me ramenant à la réalité, me faisant voir que nous n'étions pas seul, je crois que j'aurais demandé à Tom de me faire l'amour. J'ai besoin de sa chaleur, de sa tendresse et douceur, de son corps contre le mien, plus que n'importe qui en ce moment. Je rassemble le peu de courage et de dignité qu'il me reste, et m'empare du carnet. Les doigts de Tom glissent contre les miens. Sa chaleur contrastant avec la froideur de mon corps. Seul mon c½ur est chaud. Tom le réchauffe par un seul de ses regards, comme s'il me maintenait en vie.

Bill : Tomi, tu veux bien que je raconte notre histoire ?

___Il approuve, et je décèle une sorte de soulagement quand le carnet quitte ses mains. Je comprends, surement un peu tard, que lire toutes mes souffrances l'a marqué. Je lui prends la main, embrasse avec amour sa paume, et c'est avec les yeux embués de larmes, et la gorge nouée que je murmure :

Bill : Pardonnes moi Tom ... pardon mon ange.

___Ses doigts me relèvent le visage, et tandis que je plonge dans son regard chocolat, si troublé en ce moment même, sa main se pose doucement sur ma joue, et y effectue une douce caresse. Je ferme les yeux, encore trop honteux pour affronter son regard, et niche mon visage dans sa main, recherchant la moindre parcelle de douceur.

Tom : J'peux pas t'pardonner Bill ... Y'a rien ... rien du tout ... Toi t'as rien fait mon c½ur. J'peux pas te pardonner ... de quelque chose que tu n'as pas fais. S'il te plait mon amour, arrête de t'excuser.

___Les larmes qui avaient menacé de couler pendant toute la lecture de mon passé, ne sortent que maintenant. La bonté, la douceur, la tendresse, et la gentillesse de Tom me dépassent. Je niche mon visage dans son cou, ou il s'empresse de me serrer contre son c½ur. Jamais je n'aurais pensé qu'il prenne tout cela de ce côté, sans même m'en vouloir, ou me faire des reproches. Je pleurs, mais je n'ai pas de peine ...

Bill : T-Tom ... tu ... tu sais que t'es l'homme parfait hein ?

___La pièce résonne de quelques rires, permettant de faire passer cette tension douloureuse. Le plus dur est maintenant derrière nous.

Tom : Oui, on me le dit quelque fois.

___Il sourit, avant de porter ses lèvres à ma tempe, qu'il embrasse affectueusement. Nos mains se lient, nos doigts s'entremêlent, comme s'il me transmettait toute sa force. Nos yeux se captent une dernière fois, un énième " Je t'aime " échangé, avant que je ne m'éclaircisse la voix pour parler. Je tourne plusieurs pages, là ou sont griffonné à la va vite des mots de détresse. Et c'est entre un mot de maman, ou elle me dit qu'elle m'aime, que j'avais collé dans le carnet, et un texte totalement illisible à cause de mes larmes versées, que je trouve l'écrit de ma nouvelle vie.


15/08/07 :
___Cher journal, je pensais ne jamais t'ouvrir de nouveau. J'avais peur que tout ces sentiments et cette colère ne sortent, faisant ressurgir ma honte. Deux ans se sont écoulés maintenant. J'ai quitté Berlin, et nous sommes parti nous installer à Magdebourg, avec maman. A peine arrivé, des garçons m'ont regardé comme si je sortais d'un cirque. Si tu savais comme j'ai eu peur. Surtout quand un m'a couru après, alors que je rentrais à la maison. Il s'appelle Tom, et a des trucs bizarres sur la tête. Il a insisté pour que je vienne avec eux, tout ça pour son stupide gâteau. A travers lui, je revoyais Julien. Lui et sa manière de m'approcher avec sa pièce de monnaie, Tom faisait de même avec son gâteau. J'ai refusé, et j'étais à deux doigts de lui jeter la pâtisserie dans ses cheveux emmêlés, qui ne ressemble à rien. Mais quand ses yeux se sont posé sur moi, je n'ai pas pu dire non. Si tu les avaient vu ... Même Julien pour m'amadouer, n'avait pas réussit à porter un tel regard sur moi. Ses yeux étaient doux et chaud, tendre et réconfortant. Son regard ne me donnait pas la nausée. Il faisait apparaitre sur mon corps de petits frissons, contrastant avec la chaleur du mois d'aout. Jamais quelqu'un ne m'avait regarder comme cela, comme la chose la plus importante à ses yeux. Il n'a pas insisté plus longtemps, pour que je vienne avec eux, quand il a vu que cela me rendait mal à l'aise. Pour la première fois j'ai eu la possibilité de choisir. J'ai écouté mon c½ur, plutôt que ma tête, qui me forçait de prendre mes jambes à mon cou, et je l'ai suivi.



___Je me souviens de cette première rencontre. Je ne lui aurait pas confié ma vie, comme je le fais aujourd'hui. Mais un sentiment de confiance s'était installé en moi. Surement parce qu'il était le premier adolescent à me parler, à me regarder dans les yeux, sans que je ne décèle dans les siens, la moindre trace de dégout. Même quand je lui ai parlé de Standford, il ne m'a pas rejeté. Sans doute est-ce pour cela que je l'ai tout de suite apprécié. Et pourtant, dès ce premier jour, je lui avais menti. Conformément à ma promesse, je n'avais rien dit. Mentir, encore et toujours. Jusqu'à ce que je me sente assez en sécurité et en confiance pour lui dévoiler quelques une de mes secrets. Comme ce jour peu avant la rentrée des classes, ou je lui ai avoué mon homosexualité. Je voulais confirmer mes sentiments à propos de lui, savoir s'il était toujours aussi tolérant et compréhensif, comme une sorte de test. S'il réussissait, je m'étais promis de m'ouvrir davantage à lui.


28/08/07 :
___Cher journal, je n'arrive pas à y croire. Tom, tu sais Tom, ce garçon avec des choses étranges sur la tête, m'a donné un surnom ! Et ce n'est pas le même surnom dénigrant que me donnait Julien. Sait-tu comment il m'appelle ? Oh mon dieu, c'est absolument magnifique. Et impensable de voir à quel point il est sincère quand il prononce ces mots là. Il me surnomme son petit ange ... Un surnom surement banal aux yeux des autres, grotesque pour certains, mais tellement précieux pour moi ... Il ne me dit pas que je descends du ciel, pour provoquer une multitude de joie et de gaité, que je transmet par un seul de mes sourire une once de bonne humeur, ou tout autre phrase à l'eau de rose, comme le faisait Julien pour m'amadouer. Non, il me dit simplement que je suis son ange, le sien à lui ... Alors, puisque nous en étions au confidence, je me suis lancé. Je risquais de tout mettre en l'air, de tomber de très haut, mais je ne voulais pas être dupé une seconde fois.
- " Tom ? " ai-je dis timidement. " Faut que je t'avoue quelque chose. "
- " Dis moi. "
___Nous nous sommes installé dans le parc, là ou nous avions mangé le gâteau pour notre première rencontre. Je me souviens ne pas l'avoir regardé dans les yeux, ayant trop peur de voir sa réaction de dégout, que je ne voulais surtout pas voir apparaitre sur son visage. Je ne l'aurait pas supporté.
- " Tu sais je ... j'ai jamais eu de petite amie ... ou de ... de copain. "
___Mon visage est passé de blanc pale à rouge vif. Aussi rouge que la couleur de son T-shirt.
- " Et tu préférais avoir une petite amie, ou un petit copain ? " m'a t'il demandé.
___Je n'en revenais pas de l'intonation de sa voix. Elle était douce et rassurante. Pas la moindre trace de dégout, ou d'allusion douteuse.
- " Ben ... ben en faite ... J'préfererais ... un ... un petit copain. " avais-je soufflé le plus doucement possible, comme si je craignais que le monde entier entende. J'ai tout de suite baissé la tête après cet aveu, collant mon menton à mon torse, les yeux regardant l'herbe verte. C'est la main de Tom qui m'a relevé le visage. Il a la main terriblement chaude, comme si une boule de chaleur l'habitait. Julien, lui, avait toujours les mains froides.
- " Ne baisse pas la tête Bill, y'a aucune honte à avoir. "
___Et ses yeux m'ont fixé intensément. Si fort, tellement fort ... que j'ai cru que j'allais me mettre à pleurer devant la tendresse de son regard.
- " Tu sais, ça ne change rien pour moi si tu es ... si tu préfère les garçons. Tu seras toujours mon petit ange. "
- " Mais les anges ne sont pas homosexuels Tomi. "


___Je me souviens que ma remarque l'avait fait beaucoup rire. Et aujourd'hui encore. Je vois Tom rigoler doucement, avant que ces mains chaudes, comme à leurs habitudes, ne se posent sur ma cuisse, comme pour me prouver aujourd'hui, que j'avais eu tord. Les anges eux aussi ont le pouvoir d'aimer. Même quelqu'un du même sexe que vous. Nous en étions la preuve vivante.
___A partir de ce jour là, tout s'est enchainé très vite. Tom est devenu tout ce que j'avais de plus cher. Il était tour à tour le grand frère que je n'avais jamais eu, le confident qui m'écoutait sans jamais me juger, et comblait l'absence d'un père, que je n'avais jamais connu. Il m'acceptait tel que j'étais, et c'était la plus belle chose au monde. Jusqu'à ce jour de novembre, ou l'excursion en Angleterre était le sujet à la mode dans la cour du lycée.


12/11/O7 :
___Cher journal, jamais je n'aurais voulu connaitre Tom. Pourtant, tout allé très bien entre nous. J'ai été bête de croire que tout cela durerait toute la vie. Pourquoi me suis-je habitué à ce bonheur, à ses sourires, à son regard chaud et tendre posé sur moi, à ses surnoms ... Pourquoi me suis-je habitué ... à être quelqu'un d'important à ses yeux. Parce qu'aujourd'hui, je ne le suis plus. Je suis redevenu ce garçon misérable, abominablement seul et sans le moindre sous. Maman n'a pas pu payer mon voyage en Angleterre. Si tu savais comme je la déteste de m'avoir humilier devant Tom. Que vas t-il penser de moi maintenant ? Contrairement à lui, moi, je n'ai rien à lui donner ...


___L'argent, depuis Standford, est devenu quelque chose de répugnant à mes yeux. La cause vient surement du fait que je n'en ai jamais eu beaucoup. Juste le strict minimum, juste de quoi vivre. Et puis, l'argent de poche que me donnait maman, croyant que j'allais acheté avec un sachet de bonbon, ou quelque chose d'autre, dans le but de me faire sourire un tant soit peu ... j'ai tout donné à Julien, dans l'espoir qu'il accepte de me laisser tranquille. A chaque billet que je lui donnais, c'était un repas en moins à la cantine. C'est sans doute de là que vient mon faible poids. Et même si j'aurais eu le pouvoir de manger, je n'aurais pas pu. Tout là bas me coupait l'appétit, et me donnait la nausée. L'argent était quelque chose de sale ... comme moi.
___Un sanglot me tire de mes pensées. Je n'ai pas besoin de lever la tête pour deviner qui je suis en train de faire souffrir.

Bill : Maman, je ne te déteste pas ... tu le sais hein ? C'était ... sur le coup de la colère que j'ai écris ça.

___Elle hoche la tête, avant d'enfouir son visage dans ses mains, éclatant en sanglots pour de bon. Nos invités ont eu trop de choses à assimiler d'un seul coup. Ce retour dans le passé à ouvert une nouvelle fois ces blessures, que je croyais enfouies à jamais. Mais il a aussi blessé maman, plus que je ne l'aurais imaginer. Les larmes me montent aux yeux, en me demandant quel fils je suis pour faire pleurer sa mère. Le genre misérable et sale ... le genre de fils ... dont on a honte. Je me lève des genoux de Tom ou j'étais installé depuis tout à l'heure, chancelle légèrement tellement les émotions ont prit le dessus sur mon corps, avant de prendre place entre maman et Gordon.

Bill : Maman, s'il te plait ... N'ai ... N'ai p-pas honte de moi ...

___Je me met soudainement à pleurer, ayant honte de moi même, comme un enfant qui se serait fait disputé, avec ce même sentiment de culpabilité qui vous ronge de l'intérieur. La main de maman se lève soudainement, et alors que je recule, craignant de me recevoir une gifle, comme tout mauvais garçon en recevrait, elle me tire légèrement le bras, de façon à ce que je tombe dans les siens. Je m'empresse de la serrer fort contre moi, et sanglote dans son cou.

Bill : Pardonne moi maman ... Pardonne moi.
Anna : Arrête Billy, arrête ... Ne t'excuses pas. Je n'ai pas honte de toi ... au contraire. Je suis si fière ... si fière de toi mon grand.
Bill : Mais ... M-Mais maman ...
Anna : N'ai pas honte de toi même Bill. N'ai pas honte de ce que tu étais ... de ce que tu es devenu. Tu es quelqu'un de bon. Tu l'as toujours été. Moi je n'ai pas honte, je n'ai pas honte de mon fils.



X x ____________________________________ x X

Je pensais raconter toute leur histoire comme cela,
Mais je suis forcé de constater que cela durerait pendant 20 ans ! lool
Als dans la prochaine partie, je changerais radicalement de style !
BREF, j'espère que la deuxième partie vous a plu !
Ça fait une semaine que j'suis sur ce chapitre quand même ! = )

11 OOO ème commentaires, mit par ELLE
Merci beaucoup ! = ) _ La surprise arrive !
& petite dédicasse à ma Perverse, fan de Matt ! XD
Tu n'as pas mis le 11 OOO ème commentaires, mais j'me suis bidonné avec tes romans !
D'ailleurs au début je l'avoue j'ai eu un peu peur en lisant ! Mdrr - (L)

EDIT 18/1O : Suite demain !! = )
Avec une petite grande surprise sale perverse ! :P

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 07:54

Modifié le mardi 16 décembre 2008 05:45

_*/ Chapitre 42 _« Toi et moi c'est pour toujours pas vrai ? » _

_*/ Chapitre 42 _« Toi et moi c'est pour toujours pas vrai ? » _
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POV TOM :

Georg : Alors Bill tu es ... tu es enceinte ?
Bill : Oui ... J'attends un bébé ... là !

___Pour approuver ses paroles, pour démontrer à nos invités que tout ceci n'est pas une blague, qui selon moi serait loin d'être hilarante, Bill pose doucement sa main sur son ventre rebondi. Son regard, après être passé par tout les sentiments, de la colère à la tristesse, en passant par la honte et l'humiliation, s'adoucit. Il caresse doucement sa peau tendue, devenu encore plus douce qu'à l'ordinaire, tandis que son regard se porte loin, comme enfermé dans son propre monde. La ou la douleur et la haine n'existe pas. Ce geste que nous faisions pour nous calmer tout les deux est devenu vital aujourd'hui. Bill a passé le reste de la soirée à lire ses propres mots, à revivre ses souvenirs, à regarder une nouvelle fois sa vie se dérouler devant ses yeux. Nous nous sommes mis à nus devant nos parents et amis, et je crois que le récit de notre première fois restera longtemps gravé dans leurs mémoires. Pourquoi a t-il fallu que Bill détaille chaque instant de cette nuit là ... Je me souviens encore que ses joues avaient prit une jolie couleur rosée.
___Mes lèvres se posent doucement dans son cou, ou je laisse un tendre baiser sur sa peau blanche. Installé sur une de mes cuisses, les jambes reposant sur l'accoudoir du fauteuil, il continue de fixer son ventre, de fixer le fruit de notre amour, tandis que ma main se pose elle aussi sur son ventre. Nous nous sourions tendrement, alors que nos invités tentent d'assimiler tout ce flux d'information. Nous leur avons tout dit, enfin presque tout ... Notre gémellité est, et restera à jamais un secret. Le fait de donner la vie n'est certes pas interdit, mais l'inceste oui. La justice et l'amour n'ont jamais fait bon ménage. Alors qu'importe que deux êtres s'aiment d'un amour si fort, qu'il en est presque indestructible. Si ces deux personnes sont de la même famille, cela reste un acte odieux. Qu'importe les sentiments, qu'importe la douceur et la tendresse, dans notre société aujourd'hui, l'amour n'est réservé qu'à un homme et une femme, surtout pas à deux hommes, surtout pas à deux frères ...
___La dure réalité me frappe brutalement, me faisant doucement gémir. J'appuie légèrement en dessous de mes yeux pour ne pas que les larmes ne coulent et respire calmement, tandis que Bill pose sur moi un regard des plus inquiet. Et puis, pour une fois dans sa vie, Georg parle au bon moment, me sauvant d'une certaine honte certaine aux yeux des autres.

Georg : Et est-ce que vous croyez ... que ... que je pourrais être le parrain ?

___Le problème avec lui, c'est qu'on ne sait jamais quand il est sérieux ou non. La pression accumulée depuis tout à l'heure, la colère et la tristesse se bousculant à l'intérieur de moi, je ne contrôle plus rien, et éclate de rire, tandis que Gustav entre dans son jeu.

Gustav : Pourquoi ce serait toi le parrain et pas moi ?
Georg : Parce que je l'ai dis le premier.
Gustav : Mais j'y pensais depuis tout à l'heure.
Georg : Fallait le dire plus tôt ! La place est prise !

___Tandis qu'ils se chamaillent, comme deux enfants se disputeraient pour la même friandise, allant même jusqu'à se donner de petite tape pour faire taire l'autre, Bill les regarde les yeux ronds, avant que les traits de son visage ne se décrispent, riant à pleine gorge, le moment de stupeur passé. Après toutes ces larmes versées, ces mots murmurés, qui pourtant ne demandaient qu'à sortir, ces éclats de voix, ces incompréhensions, cette haine et cette honte, le rire de Bill résonne comme le chant d'un oiseau après un enterrement. Tendre et rassurant, triste mais avec une pointe de douceur comme pour marqué la fin de l'histoire, et le début d'une nouvelle.
___Toute cette pression sortira de cette manière. Nous rigolons comme si on nous avait raconté la blague la plus drôle de l'Univers. Nous voulons rire pour ne plus jamais pleurer. Et lorsque que Gustav et Georg se calment petit à petit, jusqu'à retrouver leurs sérieux, j'en suis presque déçu. Je suis même prêt à les payer, comme on payerait des vulgaires clowns, pour qu'ils continuent à nous faire rire. Tandis que Bill essuie ses yeux rieurs, pouffant encore légèrement de rire, mon regard capte celui de ma mère. Le sien ne reflète pas la joie, ni même l'amour. Il reflète la douleur ... la douleur d'avoir raté quelque chose, de nous avoir mal éduqué. Ses yeux se baissent soudainement, comme pour essayer d'échapper au cauchemar dans lequel elle s'est embarquée.
___Tout le monde a très bien prit cette nouvelle, trouvant que la différence de Bill est une chose merveilleuse ... tout le monde sauf elle. La mère adoptive de Bill est tout son contraire. Ses yeux, rougis à force d'avoir tant pleuré, brillent d'une lueur intense. Un sourire attendri se dessine sur ses lèvres quand ses yeux se posent sur le ventre de son fils. Pour elle qui n'a jamais pu avoir d'enfant, cette différence est un don du ciel. Si Bill avait peur de la réaction de sa mère, aujourd'hui les rôles sont inversés. Maman n'a plus reparlé de la soirée. Elle avait déjà du mal à accepter notre relation, maintenant, elle doit comprendre le fait qu'elle va devenir grand mère. Gustav, Georg et Andréas sont absolument ravis, de vrai papas poules. Je sais que dans quelques mois, après l'arrivée du bébé, ou même avant, nous pourrons compter sur eux aux moindres problèmes.
___Alors que la soirée se prolonge, le soleil étant couché depuis longtemps, seul le sourire de Bill maintenant rassuré, illumine mon c½ur. Il diminue légèrement lorsque nos invités prennent congé, et s'efface complètement en voyant le visage de ma mère. On ne peut pas dire qu'elle montre beaucoup d'enthousiasme. Pour combler ce manque d'amour maternel, je m'accroche un peu trop à Anna, lorsqu'elle me dit au revoir. Elle me sert un instant contre son c½ur, étant sensible à ma douleur, avant de me murmurer :

Anna : Si vous avez un problème, appelez moi. D'accord ? Je viendrais aussi vite que possible.

J'hôche la tête doucement, alors qu'elle m'embrasse tendrement sur le front.

Anna : Et félicitation mon grand, tu vas être papa.


Ellipse


Tom : Aie ! Putain de volets !

___Je peste contre ces satanées planches de bois, avant de porter mon doigt fraichement blessé à ma bouche. Je ferme tout à double tour, la terreur m'ayant gagné une fois nos invités parti. Bill est tout de suite parti dans notre chambre, prétextant une fatigue extrême. Il ne m'a pas accordé le moindre regard, ne m'a même pas donné mon bisou du soir, comme il le fait quotidiennement. Je ne peux pas supporté l'idée qu'il ai honte de lui, de son corps, de nous ... Alors que je vérifie à nouveau, et ce pour la troisième fois en l'espace de quelques secondes que la porte d'entrée est bien vérouillée, la voix timide et faible de Bill me parvient aux oreilles :

Bill : T-Tomi, tu ... tu viens pas te coucher ?
Tom : Si j'arrive ma puce, je ferme les volets !
Bill : D'accord !

___Son timbre de voix vient de changer, un mélange de joie et d'euphorie, de soulagement, comme s'il redoutait ma réponse, craignant que je ne refuse de dormir avec lui. Je m'empresse de le rejoindre après avoir éteint toutes les lumières, Nala sur les talons. Mon entrée dans la chambre, malgré le fait que je n'ai pas fait beaucoup de bruit, le fait sursauter. Il sourit timidement pour cacher sa gène, mais ses yeux s'ancrent dans le sol. Il retire ses vêtements, et se jette presque sur son pyjama, les joues horriblement rouges.

Tom : Tu n'met pas de pyjama d'habitude ,
Bill : Mais ... mais c'est pas que là ... j'ai froid.
Tom : Tu veux que j'aille chercher une autre couverture ?

___Je sais très bien que le froid n'est pas la vraie raison de ce changement d'habitude. Alors, lorsque je vois Bill refuser timidement mon offre, je ne suis pas surpris.

Tom : Tu veux que j'augmente le chauffage ?
Bill : Non ... C'est bon Tom, ça va.

___Il tremble légèrement, alors qu'il ouvre les draps du lit, se glissant dedant aussi vite que possible, remontant la couette jusqu'à son nez. Je me déshabille à mon tour, me glisse à ses côtés, et c'est sans un mot que nous partons aux pays des rêves ... sauf que je ne suis pas sur de trouver le chemin. Alors, quelques heures plus tard, j'entends très bien Bill se retourner encore et encore dans le lit, marmonnant un flot de paroles, que j'aurais préféré ne pas entendre. Son esprit doit certainement lui repasser une scène dont j'aurais préféré qu'il n'en fasse pas parti, au vu de ses sanglots. Il se bataille un instant avec les draps, avant de se réveiller en sursaut, les larmes ravageant son visage, le corps suant et brulant d'une haine, trop longtemps contenue. Complètement perdu, il regarde affolé la pièce, et se calme doucement, en comprenant que la chambre de l'internat de Standford n'est plus qu'un lointain souvenir. Je sens son regard se poser sur moi, et me croyant profondément endormi, il déplace timidement mon bras, s'allonge à mes côtés, et niche son visage humide dans mon cou. Je respire de soulagement, et je pourrais même crier de joie, si je n'avais pas peur de l'effrayer. Il vient vers moi, et c'est déjà un grand pas. Je n'aurais pas supporté qu'il me repousse.

Tom : Ça va mon c½ur ?

___Il sursaute légèrement, alors que je referme mon bras pour laisser ma main glisser le long de son dos.

Bill : Je t'ai réveillé, pardon.
Tom : C'est pas grave j'dormais pas.

___Il se pelote davantage contre moi, avant que mes mains ne sentent l'humidité de son T-shirt.

Tom : T'es tout transpirant, enlève ton haut.

___Il hésite légèrement en se redressant, avant que je ne saisisse les coins de son T-shirt pour lui retirer tout doucement. Il se laisse faire, avant que je ne le fasse rallonger contre moi, le voyant frissonner. Son visage plonge dans mon cou, et son nez se frotte doucement contre ma gorge, tandis que je plonge ma main dans sa masse de cheveux soyeux.

Tom : Ça va mieux là ?
Bill : Oui, maintenant ça va ...

___Mon doigt s'entortille autour d'une de ses mèches de cheveux, tandis que je mes lèvres se posent tendrement sur sa tempe. Et pourtant, même après quelques minutes, Bill parait toujours autant agité, comme s'il se forçait à ne pas dormir. Il ne cesse de grelotter contre moi, et même notre chaleur corporelle n'arrive pas à le réchauffer. Je le recouvre du mieux que je peux avec notre couette épaisse, et lui caresse les cheveux d'un geste apaisant.

Tom : Tu devrais essayer de dormir un peu mon c½ur.
Bill : Mais j'arrive pas à dormir ... Et toi, pourquoi tu n'dors pas ?
Tom : Tu m'as pas donné mon bisou du soir. Tu sais très bien que sans ça, je n'peux pas dormir !

___Je l'entends rigoler tout doucement contre mon cou, avant qu'il ne relève la tête vers moi. L'obscurité est presque totale. Je ne peux pas voir ses joues rosir quand son regard croise le mien. Néanmoins, je parviens à distinguer cette étincelle dans ses prunelles, la même que le jour ou je lui dit que je l'aimais ...

Bill : Tu veux ... m'embrasser ?
Tom : Y'a aucune honte à embrasser son p'tit ami ...

___Nos visages se rapprochent dans une extrême lenteur, alors que je me redresse légèrement, passant au dessus de lui. Nos nez entrent en contact, s'écrasent l'un contre l'autre, ce qui a le don de faire glousser Bill. Je penche légèrement la tête, laissant nos souffles se mêler. J'entends sa respiration s'accélérer d'un coup, alors que ses yeux se ferment tout doucement. Je passe une main derrière sa nuque, et scellent nos lèvres. Nous restons bouche contre bouche un petit moment, juste pour que Bill comprenne que je n'ai pas honte de lui. Ma langue frôle doucement les lèvres de Bill. D'abord sa lèvre supérieure, puis celle inférieure. J'emprisonne ses lèvres entre les miennes, les aspirant légèrement, laissant un bruit de succion résonner dans la pièce. Nos lèvres s'attrapent, se relâchent, s'aspirent et se goutent. Nos ventre nus et maintenant chauds collés l'un à l'autre, les mains de Bill qui caressent mes cheveux, font répandre dans la pièce une odeur d'amour, une odeur de désir. J'ouvre un peu plus la bouche, de manière à ce que nos langues se rencontrent enfin. Elles se caressent lentement, s'effleurant à peine, alors que la douceur et la sensualité prennent place à leur tour dans nos esprits. Le baiser prend de l'ampleur, mais nos langues se câlinent toujours avec la même tendresse. Je glisse mes mains dans ses cheveux, me positionne mieux sur lui, de façon à ne pas écraser son ventre, tandis que je joue sensuellement avec son piercing. Après quelques minutes, nos langues se calment, et finissent pas se quitter. Mes lèvres embrassent furtivement sa mâchoire, avant de s'attaquer à son cou, mordillant légèrement sa peau si légère et sensible. Haletant légèrement, je pose mes mains sur ses hanches maintenant nues, et chuchote dans l'obscurité :

Tom : Putain Bill, comment t'as pu imaginer un seul instant que je n'avais plus envie de t'embrasser ?

___Bill est totalement emmené dans ce tourbillon de plaisir, tandis que je frotte tendrement mon nez contre son visage, le faisant ronronner de plaisir. Alors, tout doucement, comme si je voulais être sur d'avoir son accord, je commence un roulement de hanche, dans une lenteur extrême. L'effet est immédiat. Il empoigne mes fesses avec force, me faisant gémir.

Bill : Tomi, dis moi ... Dis moi que tu as envie ... envie de faire l'amour avec moi.

___Le voir me supplier pratiquement de lui faire l'amour me fend le c½ur. Ses jambes s'enroulent autour de ma taille, alors que ses mains encerclent mon cou, comme s'il m'empêchait de partir. Sauf que je n'ai pas l'intention de bouger.

Tom : Mais tu ne le sens pas que j'ai envie de toi ?

___J'appuie légèrement mon érection naissante contre son ventre pour qu'il comprenne enfin. Il rougit timidement et rigole, étant un peu gêné.

Tom : Bébé, j'ai envie de toi. Même quand tu auras 90 ans, des rides partout et les genoux qui craquent, tu m'donneras toujours envie.

___Il pouffe de rire gentillement, et même si ses joues sont toujours aussi rouges, je sais qu'il boit mes paroles, comme il boirait les explications d'un grand homme. Une main près de son visage, je lui déplace toutes ces mèches de cheveux lui tombant devant les yeux. Nos regards ne se lâchent plus. Ils sont la bouée de sauvetage de Bill, la seule chose qui le tient encore en équilibre. Comme si sa seule chance de s'en sortir était une ficelle, je l'attache avec et le tire vers le haut, pour le sortir une bonne fois pour toute de cette enfer que représente son passé.

Tom : Tu m'plais Bill. Tu m'plais depuis le début, et ça ne cessera jamais. Toi et moi c'est pour toujours, pas vrai ?

___Et puis, comme si ma voix avait sonné avec hésitation, Bill me sert brusquement contre lui, comme un boa enserrerait sa proie.

Bill : Bien sur que oui putain. Pour toujours.

___Et pour la première fois depuis le début de la soirée, sa voix est forte, remplie d'assurance, comme si la perspective de m'avoir perdu lui avait fait retrouver son état normal. Ses mains descendent furtivement, après quelques minutes ou nous avons murmuré des dizaines de " Pour toujours " , jusqu'à arriver à mon boxer. Il joue avec l'élastique un court moment, avant de le faire descendre, le plus discrètement possible.

Tom : Dit le tout de suite si tu veux voir mon corps d'apollon !

___Il rigole légèrement, et me donne une claque sur le torse en guise de réponse. Je retire mon dernier vêtement ainsi que le sien, avant que je ne recolle nos deux corps, maintenant entièrement nu. Je l'embrasse dans le cou, avant de commencer à descendre. Je retrace son aine avec ma langue et sourit en sentant son érection brûlante contre ma joue. Ma main droite glisse le long de sa cuisse, laissant Bill haleter légèrement en sentant mes longs doigts l'entourer pour commencer de longs mouvements. Il se redresse lentement sur ses coudes, juste au moment ou je m'apprête à passer ma langue contre le sommet de sa verge. Je souris malicieusement et frotte mon piercing contre sa peau fragile, le faisant couiner de plaisir et retomber en arrière.
___J'enfonce tendrement Bill dans ma bouche, créant de petites vibrations qui le font trembler. Je colle mes joues à sa verge en aspirant doucement alors que mes doigts glissent doucement vers le périnée de Bill. Je caresse sa peau sensible du bout de l'index et glisse vers le fondement de Bill qui se cambre automatiquement. De la douceur ... ce soir, je veux juste lui donner de la tendresse et de la douceur. Pas de sexe violent. Peut-être quelque chose ... de nouveau ? Prit d'une soudaine idée, je sépare ma bouche de son érection et descend mes lèvres entre ses cuisses. Il grogne un moment, sentant la chaleur le quitter, puis sursaute en sentant ma langue glisser contre son antre.

Bill : Han Tom ... qu'est-ce que tu fais ? C'est Han, c'est sale.
Tom : C'est pas sale, c'est toi.

___J'appuye un peu plus mon visage entre ses cuisses, et enfonce mon bout de langue en lui. Juste quelques secondes, juste pour m'assurer qu'il réagit à ce nouveau plaisir. La réponse arrive immédiatement, lorsqu'il resserre inconsciemment ses jambes autour de ma tête. Bill enfonce les pointes de ses pieds dans le matelas, avant que sa voix ne parte dans les aiguës.

Bill : Oh mon dieu ... oh mon dieu ... oh mon dieu !

___Je le regarde furtivement, le temps pour moi de voir ses joues rosies, mélange de gêne et de plaisir.

Tom : Tu veux que j'arrête ?
Bill : Han putain non !

___Comme pour me retenir de partir, il glisse ses mains dans mes cheveux, avant de refermer davantage ses cuisses autour de moi. Je continue ma nouvelle découverte, ce trop plein de plaisir fait vibrer Bill comme jamais. Une de ses mains quitte mes dreads blondes, avant d'empoigner son sexe. Je lui donne une petite tape, et pose ma main sur la sienne, lui faisant comprendre que je vais prendre soin de lui jusqu'au bout. Les mouvements deviennent de plus en plus rapides, laissant la pièce se remplir des gémissements de Bill. Il s'empale presque sur ma langue, alors que je sens son membre devenir de plus en plus humide. J'inhale profondément, poussant ma langue profondément en lui. Un gout tellement frais et familier m'atteint. Jamais je n'aurais cru prendre autant de plaisir en lui faisant ceci. Je suis presque obligé de me frotter contre le matelas, tellement je sens mon érection devenir douloureuse.
___Je retire alors ma langue, insensible aux divers grognements de Bill. Je lui laisse de tendres baisers sur le torse, avant de revenir à son visage, pressant mon bas ventre contre le sien. Nous nous frottons avidement l'un contre l'autre, laissant l'humidité et la chaleur se répandre, jusqu'à ce que Bill me chuchote à l'oreille.

Bill : J'étais si près.
Tom : Je sais mon c½ur.

___Je caresse ses cheveux avec toute la tendresse du monde, et laisse mes lèvres glisser sur sa tempe, comme pour l'apaiser après ce moment.

Bill : Tomi ... tu ... tu le fais ?

___Ses joues s'empourprent légèrement, devant mon regard attendri. Je cherche le tube de lubrifiant dans la table de nuit, et après quelques minutes de fouilles intense, je trouve enfin l'objet de mes convoitise. J'en applique suffisamment sur mon membre en feu, et rien que le contact de mes mains dessus me ferrait presque venir. Nous nous sourions tendrement, et haletons quand mon érection effleure son entrée. Je cherche sa main à taton, et nous entremellons nos doigts, tandis que je pousse mes hanches contre celles de Bill, pénétrant profondément à l'intérieur de lui. Nos mains se serrent quand j'arrive au plus profond. Je commence à me retirer, plongeant mon regard dans celui de Bill, soufflant fort contre son visage, avant de m'enfoncer encore une fois en lui. Les yeux de Bill s'embuent alors de larmes. Il se blottie davantage contre moi, et niche son visage dans mon cou, reniflant silencieusement. Je prends peur un instant, et arrête tout mouvement. Même lors de notre première fois, il n'avait pas pleuré comme cela, en gémissant de douleur, peloter contre moi comme un chaton meurtri de froid.

Tom : Mon c½ur, tu veux que j'arrête ?
Bill : Non ... Non surtout pas ! Ne t'arrête pas !
Tom : Bill j'veux pas te faire mal ! J'voulais juste te faire plaisir !

___Un sentiment de culpabilité s'empare alors de moi. Mon rythme cardiaque accélère soudainement, et le fait de ne pas savoir ce que je dois faire me fait perdre tout mes moyens. Ma lèvre inférieure tremble légèrement, alors que je tente de sortir de son corps chaud et étroit. Mais Bill m'en empêche. Il emprisonne ma taille à l'aide de ses jambes, et commence des roulements de hanche pour me faire entrer de nouveau en lui.

Bill : Enlève les Tom ... Enlève moi ces souvenirs. Fait disparaitre ses mains, qui m'ont fait du mal.

___Mes yeux me piquent un moment, avant que je ne m'abaisse légèrement, pour l'embrasser chastement au coin des lèvres. Je laisse mes grandes mains chaudes parcourir son corps, le caressant avec une extrême tendresse, faisant disparaitre comme il me l'a demandé, la souffrance que Julien lui a causé. Je laisse ma bouche déposer une multitude de baiser mouillé dans le creux de son cou, avant d'y frotter mon nez. Bill me donne un très léger coup de bassin, me faisant comprendre que je peux continuer. Nous faisons l'amour comme pour la première fois, avec tendresse et douceur.

Tom : Mon ange, je t'aime tellement ! Pardonne moi ... de ne pas avoir été là, pour te protéger comme j'aurais du le faire !

___Mes mouvements sont de plus en plus amples, tandis que mes hanches se cognent lascivement aux fesses de Bill, le faisant doucement gémir. Alors, comme pour me faire pardonner de mon absence durant son année scolaire à Standford, je veux lui donner un maximum d'amour et de plaisir. Mon visage niché dans son cou, je ne cesse de murmurer des dizaines de " Pardonne moi ", alors que les larmes coulent maintenant sur mes joues. Et après quelques minutes de ce plaisir interdit, Bill atteints le ciel, lieu qu'il n'avait jamais visité avec Julien. Il se crispe silencieusement, avant que sa semence ne se répande entre nos deux corps brulants d'une passion intense. Totalement perdu, croulant sous un flot de nouveaux sentiments, je cesse à mon tour mes mouvements, alors que je ne me suis pas libéré. Avant que je n'ai eu le temps de prononcer le moindre mot, je sens Bill se redresser, alors qu'il échange nos positions. A genoux, au dessus de moi, ses cheveux me tombant sur le visage, me chatouillant le nez, il me sourit timidement, avant de me chevaucher, comme il adore le faire. Je le sens resserrer ses muscles autour de ma verge, me faisant couiner de plaisir.

Tom : B-Bill ... Encore. R-refait ... le !

___Un sourire se dessine sur ses lèvres, alors qu'il contracte ses muscles à chaque entrée. Il frotte doucement son nez contre le mien, et je l'entends ronronner de plaisir. Je pose mes mains sur ses hanches, et caresse ses flancs tendrement, alors que son nez se frotte toujours contre mon visage, avec tendresse. Je finis par jouir puissamment en lui, me retirant presque. Je le serre instantanément contre moi, alors qu'il retombe sur mon torse, et pose mes lèvres contre son front, moite de sueur. Nous restons un moment silencieux, laissant résonner dans la pièce nos respirations saccadées. Bill sort de mon corps doucement, toujours avec cette rougeur aux joues, avant de rouler à mes côtés, remontant la couette jusqu'à son cou. Il me tire timidement jusqu'à lui, avant que je ne l'enlace, posant mes lèvres sur sa tempe, dans une attitude protectrice.

Bill : Ne t'excuses pas Tom, d'accord ? Si y'a bien quelqu'un qui n'doit pas s'excuser, c'est bien toi !

___Je n'ai pas le temps de dire à quel point je m'en veux, que même s'il ne le veut pas je me sens coupable, qu'il continue. Ses mains se posent doucement sur mes épaules, avant qu'il ne les caresse tendrement.

Bill : Maintenant que le passé est révélé, je ne veux plus en parler ... Laissons le partir. Loin, très loin d'ici. D'accord Tomi ?

___J'hoche la tête doucement, avant que je ne capture ses lèvres, comme pour sceller cette autre promesse. Je les aient toujours tenu, alors celle là également.


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Comparé aux autres chapitres, les commentaires ne se bouscullent pas sur celui là ! J'pensais qu'avec un lemon, plus de personnes se manifesteraient ... J'me plaint pas attention ! J'suis pas du genre à exiger un certain nombre de commentaire avant de poster la suite ! ( Et heureusement pour vous ! lool Vous imaginez ? " 500 commentaires avant la suite ! " _ XDD )
Bref, sinon, en c'moment ça n'va pas fort ! Beau père à la maison = Depression !
Que celles qui ont aussi un beau père avec lequel elles se s'entendent pas, se manifeste ! J'me sentirais moins seul ! _ lool _ Double bref, la suite est en cours d'écriture ! Mtn que c'est les vacances, profitez en pour vous reposer ! = )
Prenez soin de vous, et à très vite !

EDIT 29/1O : Suite demain les gens ! = )
Je sais que j'ai un peu de retard, mais j'ai affreusement galeré pour écrire ! J'ai pas mal de problèmes en c'moment ! Bref, j'sais pas si elle va vous plaire ! Moi perso ... :S C'est bof !
Rendez vous demain ! A très vite !

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 12:03

Modifié le mardi 16 décembre 2008 05:43