___Dans un demi sommeil, je tends une main au hasard, et reste quelque peu surpris quand celle-ci vient toucher le matelas de notre lit. J'ouvre péniblement les yeux, et remarque que je suis seul dans ce grand lit. Même Nala a déserté. Je regarde furtivement l'heure ... 03h06 ! Je repousse les couvertures, un peu trop brusquement, et m'engouffre dans le couloir. Je ne sais pas ce qu'il fait, et d'ailleurs c'est ça qui m'inquiète le plus. Depuis qu'il est enceinte, Bill a beaucoup de mal a rester en place, comme le médecin le lui a ordonné. Cela fait un mois que nous avons appris la petite différence de Bill. Nous n'avons encore rien dit à personne, voulant protéger le doux cocon dans lequel nous nous sommes enfermé. Je ne sais pas si un jour celle-ci éclatera ... En tout cas, le plus tard sera le mieux.
___Je pousse la porte de la cuisine, apercevant un mince filet de lumière filtrait en dessous de la porte. Comme je l'avais imaginé, Bill est là, devant le micro-onde, faisant surement réchauffer quelque chose, au son de l'appareil. Habillé en tout et pour tout d'un simple caleçon, il caresse tendrement Nala derrière les oreilles, attendant que les secondes se passent, son regard ancré dans l'appareil réchauffant son repas. La sonnerie du micro-onde me fait sursauter malgré moi, alors que Bill se retourne.
Bill : Han Tomi c'est toi ?
Tom : Ben oui ... qu'est-ce que tu fous avec ... un concombre ?
___Mes sourcils se froncent, alors que je vois Bill sortir du micro-onde un concombre, au préalable épluché. Il souffle dessus lentement, avant d'en manger un bout. Il remarque mon air surpris, très surpris, avant de dire :
Bill : Quoi ? J'avais envie d'un concombre chaud.
Tom : A 03h du matin ?
Bill : Y'a une heure pour manger un concombre maintenant ?
___Je le regarde un moment sans faire le moindre mouvement, avant de soupirer, riant légèrement. Le médecin m'avait prévenu que Bill allait certainement avoir des comportements alimentaires bizarres. Généralement les femmes ont envie de fraises ... Mais non, Bill lui, a juste envie d'un concombre chaud ... Je passe une main sur mes yeux fatigués, me sert un verre d'eau, avant de venir m'assoir sur un chaise, laissant mes yeux gourmands vagabonder sur le corps de Bill, maintenant face à moi. Son corps a prit quelques formes, et ce ne sera plus qu'une question de temps avant que nous soyons obligé de le révéler. Je ne peux m'empêcher de sourire en pensant que d'ici quelques mois, nous serons quatre. J'ai déjà très envie d'entendre notre enfant parler, marcher, regardant de ses grands yeux innocents le monde dans lequel il va vivre. Sans le vouloir, un rire s'échappe de ma bouche, en imaginant notre enfant courir après Nala dans tout l'appartement.
Bill : Pourquoi tu rigoles ? Tu veux un coup de concombre sur la tête ?
___J'éclate de rire, le faisant doucement sourire. Je vous jure que la vue d'ici est absolument comique. Bill à moitié nu, me menaçant avec un légume, son faux air fâché accroché au visage, tandis qu'il se mord la lèvre pour ne pas éclater de rire ... On dirait que les rôles se sont inversé depuis quelques semaines. Je suis retombé en enfance, alors que Bill semble avoir murit. Comme si le fait d'attendre un enfant l'avait fait prendre ses responsabilités. Je tends une main à Bill, et en deux pas, il a franchit la distance qui nous séparait. Il plonge son visage dans mon cou, délaissant pour un petit moment, son nouveau copain vert. Je le sert doucement contre mon c½ur, avant de poser une main sur son petit ventre rebondi. C'est une chose que le médecin m'a dit également. Bill allait avoir besoin de tendresse, que je lui montre que je suis là, pendant toute les phases de sa grossesse.
Bill : Dis Tomi, quand je serais gros et moche, tu m'aimeras toujours ?
___Je rigole contre son épaule, alors que je sens ses mains se poser sur mon dos nu. J'aime ce côté enfantin qui le caractérise si bien, qui me permet d'avoir un peu de douceur dans ce monde ou la violence et les critiques sont maitres.
Tom : Je t'aimerais même quand tu seras ridé et que tu sentiras mauvais.
___Il pouffe de rire dans mon cou, avant de me pincer légèrement les côtes, me faisant me dandiner sur ma chaise, pour échapper à ses mains.
Bill : Je sens pas mauvais Tomi, c'est pas vrai.
Tom : Je sais ma puce, tu sens très bon.
___Et comme pour prouver mes dires, j'inspire profondément dans le creux de son épaule, comme si je me shootait à l'odeur de son corps ... Framboise ... Il sent les fruits des bois, comme s'il sortait tout juste d'une excursion en pleine nature. Je remonte une de mes mains accrochées à sa taille, avant de l'enfouir dans ses longs cheveux couleur ébène. Quelques secondes plus tard, un deuxième ronronnement vient s'accorder à celui de Nala. Je murmure doucement, comme si je ne voulais pas briser cet instant de douceur :
Tom : Tu ronronnes mon ange.
___Pour toute réponse, Bill se pelote encore plus contre mon corps, comme s'il cherchait à trouver la meilleure position pour dormir. Je sens soudainement son c½ur s'accélérer, alors qu'il ressert notre étreinte. Il frotte le bout de son nez contre ma gorge, avant de parler, toujours dans un murmure :
Bill : S'il m'arrivait quelque chose Tomi, tu t'occuperais bien de notre enfant pas vrai ?
___Mon c½ur qui battait délicieusement avec douceur cogne violemment dans ma poitrine. Inconsciemment, comme si les paroles de Bill étaient prémonitoire, je resserre mon étreinte.
Tom : Pourquoi tu dis ça bébé ? Il va rien t'arriver.
Bill : Tom, j'en ai peut être l'air, mais j'suis loin d'être débile. Toute grossesse porte un risque, et encore plus quand c'est un homme qui porte l'enfant.
___J'ouvre la bouche pour répliquer, pour lui dire haut et fort qu'il a tord ... Mais rien ne sort ... Il a raison, entièrement raison. Même si Bill sera anesthésié pour l'accouchement, il y a un risque ... il y a toujours un risque ... Je sens les larmes me monter aux yeux en pensant à un appartement vide sans Bill, quand celui-ci reparle.
Bill : Tom ... Promet le moi mon c½ur, que tu t'occuperas bien de lui ...
Tom : J'te le promet à une seule condition ... que toi tu m'promettes en retour de faire attention, très attention. Et de suivre tout ce que le médecin t'as dit d'faire.
Bill : J'ferrais attention Tom ... J'te le promet ...
___Je caresse encore plus tendrement ses cheveux, refermant de mon autre bras sur sa taille, comme pour l'empêcher de s'en aller, dans le danger de la vie. Puisque Bill avait promit, il fallait également que je fasse la même chose.
Tom : J'te le promet aussi mon c½ur. J'vais bien m'occuper de lui ... On va bien s'occuper de lui. Parce que t'as pas intérêt de me laisser seul avec Nala. J'te promet de bien t'occuper de notre fils, mais pas du chat tout seul. Elle passera par la fenêtre au bout de cinq minutes.
___Je l'entends rire doucement contre mon cou, avant de poser son front contre le mien. Ses sourcils se froncent soudainement, se rappelant mes paroles.
Bill : Comment tu peux savoir que ce sera un garçon ?
Tom : J'sais pas, j'disais ça comme ça ...
Il frotte délicieusement son nez contre le mien, avant d'enlacer mon cou à l'aide de ses bras.
Bill : Tu préférerais que ce soit un garçon pas vrai ?
___Ses yeux s'ancrent dans les miens, comme s'il cherchait à me sonder. Je baisse les miens timidement avant d'hôcher la tête. De toute façon à quoi bon nier, je viens de me faire prendre au piège. Pourquoi voudrais-je avoir plus un petit garçon qu'une petite fille ? Bill vient de mettre le doigt dessus ... Et je dois dire que c'est assez exaspérant de voir qu'il arrive à lire en moi comme dans un livre ouvert.
Bill : Mon ange, tu ferras un très bon papa. On s'occupera bien de lui, il aura une enfance de rêve. Pas comme les nôtres.
___Il joue tendrement avec une de mes dreads, avant de m'embrasser tendrement sur la joue. Il me sert fort contre son c½ur, avant que je ne me laisse bercer par les battements de son c½ur. Je veux que notre enfant grandisse dans l'amour et la joie, pas dans la peine et la douleur comme moi je l'ai connu. Je ne veux pas que notre enfant vive les mêmes choses que j'ai enduré. Et si c'est un garçon, j'aimerai lui apprendre le foot. Peut être même que Bill lui transmettra son gout pour l'art. J'aimerai voir dans ses yeux l'amour qu'il nous portera, tout comme j'aurais aimé voir cette étincelle dans les yeux de mon père.
___Alors que Bill me sert plus fort contre lui, mes pensées m'amènent dans le futur. J'imagine notre vie si jamais notre enfant est une fille ... Une petite fille avec laquelle nous jouerions à la poupée ... Je souris en imaginant Bill se déguiser en princesse pour jouer avec elle, et finit par me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. Et puis, comme si Bill avait lu dans mes pensées ...
Bill : Et si c'était une fille Tomi ?
Tom : Ce sera la même chose mon c½ur. Fille ou garçon, j'veux lui donner tout ce que j'ai. J'veux juste que notre enfant soit heureux Bill.
Bill : Tu penses qu'il ne le serra pas ?
Tom : Si ... On sera heureux tout les trois ... Pas vrai ?
Ma phrase sonne comme une question, à laquelle je ne peux pas répondre seul. J'ai horriblement peur de ne pas être à la hauteur.
Bill : Tout les quatre !
___Je rigole légèrement, tandis que Nala vient se frotter à nous, réclamant quelques caresses. Nous repartons dans notre chambre, une fois que Bill ai fait sa fête au concombre. Une fois sous les couvertures, nous nous endormons comme deux masses, fatigués par nos aveux. Je me blottie instantanément contre le dos de Bill, posant ma main sur son ventre, là ou palpite maintenant la vie. Je plonge mon visage dans le cou de Bill, et m'enivre de son parfum si rassurant.
Bill : Je t'aime Tomi tu sais ?
Tom : Je t'aime aussi ma puce ... Et j'aime aussi notre bébé.
Je le vois sourire dans l'obscurité, avant de poser une main sur la mienne, recouvrant son ventre rebondi. Il le caresse tout doucement, avant de murmurer :
Bill : Moi aussi je l'aime.
Nous finissons par nous endormir, étroitement serré l'un contre l'autre, bercé par nos coeurs, battant à l'unisson.
Ellipse - Lendemain matin
Tom : Ha putain !! Mais qu'est-ce que ça fout là c'truc ?
___Je shoote sur le porc-épic en plastique de Nala sur lequel je viens de marcher. Je jure pendant un moment, me tenant le pied d'une main. Mon dieu mais qu'est-ce qui m'a prit d'acheter un animal ... Qu'est-ce qui m'a prit de prendre un appartement avec quelqu'un qui ne supporte pas de dormir la fenêtre ouverte alors qu'il a fait horriblement chaud cette nuit ... Qu'est-ce qui m'a prit de me lever aussi ce matin ? Et à 9h00 du matin en plus !
___Je ramasse le jouet de Nala, lui fait sa fête et une fois bien amoché, je le laisse tomber à terre. Je rentre dans le salon, et à la seule vue de Bill, ma mauvaise humeur se dissipe d'un coup. Il a déplacé un des fauteuil, le plaçant devant la baie vitrée, regardant le soleil briller, et le monde se lever, se préparant à affronter une journée supplémentaire dans leur vie. Un carnet posé sur ses genoux, il a remonté son T-Shirt, et caresse son ventre en fredonnant une chanson pour enfant. Il cesse tout d'un coup sa berceuse, ouvre son carnet, et s'arme d'un stylo. Il y marque quelques mots, avant de le refermer, reprenant ses caresses sur son ventre. Je ne sais pas ce qu'il y marque ... De toute façon je crois que cela ne me regarde pas. Bill a toujours eu un monde à lui, un jardin secret ... Et les seules fois ou je me suis approché de lui quand il écrivait, il m'a clairement fait comprendre d'aller voir dans la cuisine si il y était ... Les couvertures de son carnet sont en cuir marron, et des lanières l'entourent pour le fermer, comme pour empêcher quiconque de le lire. C'est en quelque sorte son carnet de voyage. Je payerai cher pour le lire, mais ce serait surement la dernière chose que je ferrais dans ma vie, Bill m'étriperait après cela ...
___C'est la musique d'un générique télé qui me sort de mes pensées. Bill se retourne instantanément, avant de fixer ses yeux sur l'écran. Il murmure un " Yes ", avant que ses lèvres s'étirent en un magnifique sourire. Il plonge carrément sur le canapé, et augmente le son de la télé, laissant le chant des Bisounours résonner davantage dans la maison. Il ramène ses jambes contre son torse, les entourant de ses bras, avant de poser sa tête dessus. Je vais donner à manger à Nala, la caresse tendrement, laissant son ronronnement raisonner dans pièce. Je jette un coup d'½il à Bill, totalement à fond dans son dessin animée, il ne remarque même pas ma présence. Je souris légèrement, avant de préparer le petit déjeuner.
___Un quart d'heure après, alors que je suis en train de me battre avec la cafetière, j'entends les pas de Bill se rapprocher de la cuisine. J'en déduis que son dessin animée vient de se finir. Il chantonne encore le générique avant de se rapprocher de moi. Il m'enlace, collant son torse à mon dos, avant de poser sa tête sur mon épaule.
Bill : Salut toi.
___Je souris légèrement, frissonnant un peu lorsque Bill pose ses lèvres dans mon cou. Il me laisse des baisers mouillés dans le creux de mon épaule, avant que je ne me retourne. Je l'embrasse tendrement sur les lèvres, avant de murmurer un :
Tom : Bonjour ma puce.
___Un magnifique sourire apparait sur ses lèvres quand mes mains se posent sur son ventre. Je remonte légèrement son T-Shirt, avant de caresser tendrement son ventre rebondi.
Tom : Salut mon bébé. T'as bien dormi ?
___Je reste sans réponse, avant que les yeux de Bill ne rencontrent les miens. Son regard est tendre, chaud, brulant même. Ils débordent d'un amour si grand que j'en frissonne. Nos souffles se rapprochent, alors que nos bouches se frôlent. Nos yeux cessent de rencontrer leurs doubles, avant de baisser lentement nos paupières. Alors que je goute légèrement à ses lèvres, un gout de cerise m'enivre. C'est pas la peine de demander qui a mangé tout les gâteaux à la cerise que j'avais acheté la semaine dernière ... J'entre ouvre la bouche lentement, laissant ma langue aller rejoindre celle de Bill. Nos mouvements sont lents, extrêmement lents, mais toujours rempli d'amour. Bill ouvre sa bouche lentement, et caresse ma langue à l'aide de la sienne, toujours avec cette douceur qui le caractérise si bien. Mes mains se posent sur sa taille, avant de lui empoigner tendrement les fesses, pour le rapprocher encore plus si possible de moi. Alors que nos langues dansent sensuellement ensemble, les mains de Bill viennent se poser derrière ma nuque, me caressant quelques fois les cheveux.
___Nous nous séparons au bout de quelques minutes, laissant nos poumons retrouver un peu d'air. Lorsque les yeux de Bill se réouvrent, les étoiles dans ses prunelles illuminent ma journée. J'entoure son visage de mes mains, l'embrasse sur le bout du nez, le faisant glousser, avant de parler à voix basse. Parler à haute voix aurait été comme un sacrilège.
Tom : T'as déjeuné ma puce ?
___Il hoche la tête pour me dire oui, avant que mes lèvres ne s'étirent en un sourire, le trouvant plus qu'attendrissant.
Tom : Alors va te préparer, on va aller faire des courses.
Ellipse
Bill : Han Tomi, on a plus de concombre.
Tom : La faute à qui ?
___Bill me tire la langue un court instant, avant qu'il ne mette dans le caddie un paquet de céréales au chocolat. Je le laisse faire tranquillement ses petites emplettes, avant de partir dans le rayon légumes, faire une réserve de concombre. Au train ou il est parti, il va devenir végétarien avant la fin de sa grossesse ... Je reviens vers le rayon ou j'ai laissé Bill, le sac rempli, et m'arrête subitement lorsque je remarque l'allée vide. Je fais quelque pas, tentant de calmer les battements de mon c½ur qui se font de plus en plus fort, et le trouve dans le rayon enfant, regardant différents vêtements, une peluche dans sa main. Je reste attendri quelques secondes, mes yeux brillant légèrement, quand je m'aperçois que je ne suis pas le seul à le regarder.
___Un jeune homme se tient de l'autre côté du rayon, ses yeux sont grands ouverts, comme horrifiés de voir Bill. Je sers soudainement les poings, bien conscient que ce mec matte ouvertement mon copain. Je détache mes yeux de son visage sombre, qui ne reflète aucune douceur, et m'attarde sur ses vêtements. Son jean et son T-shirt lui colle à la peau, un peu comme à Bill, sauf que lui n'a pas l'air d'avoir son caractère ... c'est même le contraire. Il me donne le coup de grâce lorsque je le vois s'humidifier sensuellement les lèvres, les yeux toujours fixés sur Bill. Alors que je me préparais mentalement à aller lui faire sa fête, il tourne les talons, sortant son téléphone portable de sa poche. Mon menton tremble soudainement, mes poings n'arrivent pas à se desserrer, mes muscles se tendent un maximum et n'attendent qu'une seule chose ... Que je ne lui cours après, pour enlever de son visage ce regard pervers poser sur mon mec. Bill est beaucoup plus jaloux que moi, mais je ne supporte pas qu'un autre mec pose un tel regard sur lui. Ses yeux étaient méchant, comme si de son simple regard, il parvenait à lui faire du mal. Mais surtout, il semblait le connaitre ... De ou ? Ce n'était pas un élève de notre classe, ni de notre lycée, je l'aurais reconnu sinon. Peut-être était-il dans l'ancien lycée de Bill, de S ...
___Mon cerveau arrête de fonctionner, à cette seule pensée. J'avais pratiquement oublié ... Se pourrait-il que ce garçon soit un de ceux de Standford ? Au vu de son regard, je dirais que oui ... Le sang pulse violemment dans mes veines, les faisant ressortir. La rage m'aveugle un instant, alors que certaines personnes passant près de moi me regarde étrangement. Je ne contrôle plus rien, la souffrance de Bill me revient en mémoire, alors que mon visage se ferme. Je marche d'un pas vite, bien décidé à lui faire cracher toutes ses sales dents, quand mes yeux se reposent sur Bill, me faisant me calmer instantanément. Il suffit que je pense à notre futur enfant pour que je relâche toute cette pression.
POV BILL :
___Tom a eu une bonne idée de venir faire les courses tôt. Il n'y a pas beaucoup de monde, donc aucun risque que quelqu'un nous reconnaisse. Je me balade dans les rayons, prenant diverses choses dont nous avons besoin, avant d'attérir dans le rayon enfant. Mes yeux brillants parcourent les vêtements si petits, avant de regarder les jouets. Un léger sourire aux lèvres, je touche une peluche, avant de la prendre, la serrant un instant contre moi. Elle est toute douce, vraiment très agréable à toucher. C'est un petit élephant gris, petit, mais terriblement mignon. Je frotte ses grandes oreilles contre moi, avant qu'une dame âgée ne passe devant moi, me souriant tendrement. Je rougis lentement, bien conscient d'être passé pour un imbécile, quand mes yeux se posent sur Tom, à quelques pas de moi. Je souris et m'avance vers lui, un sourire aux lèvres, la peluche sous le bras. Je passe mes bras autour de son cou, avant de l'embrasser tendrement sur la joue. Mais je remarque bien vite que quelque chose ne va pas.
Bill : Tomi ... ça va pas ?
___Il relève la tête vers moi, avant que ses yeux embués de larme, rempli de tristesse ne s'ancre dans le mien.
Tom : Y'avait un type ... qui arrêtait pas de te mater !
___Je le regarde, attendant la suite ... mais rien ne vient. Je rigole légèrement, laissant retomber la pression, avant de parler :
Bill : Et c'est seulement pour ça que t'es en colère ?
Tom : Je ... oui !
___Lorsque ses yeux rencontrent les miens, je me rends compte que ce n'est pas tout. Il peut mentir, mais ses yeux, eux, ne trompent pas. Une lueur de douleur et de tristesse passent dans ses prunelles, avant qu'il ne me prenne dans ses bras, enfouissant son visage dans mon cou. Il me sert avec une force que je ne lui connait pas, m'écrasant pratiquement les côtes.
Bill : Tom, dit moi la vérité, y'a pas que ça !
Tom : Je ... rien, y'a rien ! On va finir de faire les courses, et on va rentrer !
___Je n'ai pas le temps de dire quelque chose, que Tom m'a déjà embarqué vers la caisse. Sa main se sert autour de mon poignet, à m'en faire presque mal, comme s'il avait peur que quelqu'un ne m'enlève.
Bill : Mais attends Tom, j'ai pas remis la peluche à sa place.
Tom : C'est pas grave on l'achète.
___Nous sommes sorti du magasin, pratiquement en courant. Tom n'arrêtait pas de regarder de droite à gauche, comme si tout d'un coup il avait peur de tout et n'importe quoi. De retour à l'appartement, il a fermé la porte à clé, et a soupiré fortement, comme si il se sentait enfin en sécurité ici. J'ai bien essayé de lui parler durant le trajet, mais rien n'y a fait. Il s'est renfermé sur lui même, son visage ne trahissant aucune émotion. J'ai rangé les courses nerveusement, les battements de mon c½ur ne se calmant pas. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais son comportement m'intrigue, il me fait presque peur. C'est limite si il ne me cloisonnerait pas entre les quatre murs de cet appartement. Après avoir mis les concombre dans le frigo, je me suis approché de lui, la peluche dans la main, et je l'ai enlacé par derrière, collant mon torse à son dos. Nous avons regardé le ciel bleu, de notre baie vitrée, mes yeux brillaient encore, comme chaque fois que je regarde le paysage, mais les yeux de Tom étaient différents. Ils étaient fuyants, distants, comme s'il cherchait quelque chose à travers les buissons du parc.
Standford ? Pas Standford ?
Vous avez été nombreuses à me demander le retour d'un gars de Standford ...
Notez que c'est vous les sadiques hein ! = )
Vous verrez bien si c'est lui ou pas au prochain chapitre !
Suspens ...
Oui j'aime bien mélanger les genres de ma fiction ... Yaoi / Twincest / M-Preg / Angst / Guimauve
( Je sais pas si la guimauve est un genre ! lol )
Il en faut pour tout les goûts !
>> Ne sont prévenus que ceux qui laissent une trace !!
Edit O5/O9 : Suite probablement ce Week end !!
{ En faite je sais pas quand je pourrais la corriger et la poster ! /:
J'suis pas là de tout le WE ! __'
Mais lundi au plus tard vous l'avez ! ;) }

